Jean-Martial Bineau

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Jean-Martial Bineau
Image illustrative de l'article Jean-Martial Bineau
Fonctions
Ministre des Finances
22 janvier 18529 janvier 1855
Monarque Napoléon III
Prédécesseur Achille Fould
Successeur Pierre Magne
Ministre des Travaux publics
31 octobre 18499 janvier 1851
Président Louis-Napoléon Bonaparte
Gouvernement Hautpoul
Prédécesseur Théobald de Lacrosse
Successeur Pierre Magne
Sénateur du Second Empire
27 mars 18521855
Président du Conseil général de Maine-et-Loire
18521855
Prédécesseur Gédéon Florentin de Marcombe
Successeur Charles Louvet
Député de Maine-et-Loire
19 juin 18412 décembre 1851
Biographie
Date de naissance 18 mai 1805
Lieu de naissance Gennes
Date de décès 8 septembre 1855
Lieu de décès Chatou
Parti politique Majorité dynastique

Jean-Martial Bineau est un homme politique français, né le 18 mai 1805[1] à Gennes (Maine-et-Loire) et mort le 8 septembre 1855 à Chatou (Seine-et-Oise).

Il est député, président de conseil général, plusieurs fois ministre, sénateur, membre de l'Académie des sciences morales et politiques et grand-croix de la Légion d'honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Il entre major à École polytechnique en 1824, d'où il sort 5e sur une promotion de cent deux élèves en 1826 et entre à l'École des mines de Paris. Inspecteur général des mines, il se créé une réputation par plusieurs découvertes remarquées.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale constituante, séance du 11 novembre 1848 : conflit entre Bineau, rapporteur de la commission du budget rectifié de 1848, et Victor Hugo, à propos d'une réduction du budget des Beaux-Arts. Depuis cet épisode, les caricaturistes (comme, ici, Cham) représentent Bineau en sauvage ennemi de la civilisation.

En 1841, Jean-Martial Bineau est élu député d'Angers (Maine-et-Loire). Il se montre un farouche défenseur du développement du chemin de fer et obtient successivelent sa réélection. Rapporteur de la commission du budget rectifié de 1848, il devient un des orateurs financiers de la majorité conservatrice les plus écoutés.

Il est nommé ministre des Travaux publics en 1849. Il prend très nettement le parti de Louis-Napoléon Bonaparte lors du coup d'État du 2 décembre 1851 et devient, au lendemain de cet événement, membre de la Commission consultative.

En 1852, il est nommé ministre des finances par Napoléon III. Il fait transformer une rente d'État à 5 % en rente à 4,5 % le 14 mars 1852 ; cette opération permit de renflouer les caisses de l'État, mais fit beaucoup de mécontents chez les petits porteurs.

Président du Conseil général du Maine-et-Loire de 1852 à 1855, il devient sénateur du Second Empire le 27 mars 1852.

Le 4 février 1855, Jean-Martial Bineau est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur[2]. Il entre également à l'Académie des sciences morales et politiques.

Il est contraint, par le mauvais état de sa santé, de se retirer du ministère, le 16 août 1855. Il mourut moins d'un mois après.

Tradition populaire autour du personnage de Bineau[modifier | modifier le code]

Tous les ans, entre février et avril a lieu le carnaval de Bineau dans plusieurs communes de l'Hurepoix : Arpajon, Leuville-sur-Orge, Marcoussis, Nozay, La Ville-du-Bois, Linas… Son effigie est brûlée en place publique après avoir été promenée dans les rues.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]