Yves Brainville

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Yves Brainville

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Yves Brainville en 1962.

Nom de naissance Yves René Marie de La Chevardière de La Grandville
Naissance
Paris 16e, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 79 ans)
Paris, France
Profession Acteur
Films notables Entrée des artistes
L'Homme qui en savait trop
Le Clan des Siciliens
La Banquière

Yves Brainville (de son vrai nom Yves René Marie de La Chevardière de La Grandville), né le à Paris XVIe et mort le Paris XIIe, est un acteur de théâtre et de cinéma français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un aristocrate français, Albert de La Chevardière, vicomte de La Grandville, et d'une riche Américaine, Sophronia Reed-Williams, Yves de La Chevardière de La Grandville naît dans un milieu fortuné et après avoir étudié chez les Jésuites, termine ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly et obtient le baccalauréat. Il se prépare à l'École normale supérieure lorsque, irrésistiblement attiré par le théâtre, il fréquente les cours d'art dramatique de Julien Bertheau et de Raymond Rouleau. Dès lors, et sous la pression de sa famille il prend le pseudonyme d'Yves Brainville, formé du mot anglais brain (cerveau) et du suffixe ville pour rappeler à la fois ses origines américaines et françaises.

Dès l'année suivante, en 1938, il devient déjà l'assistant de Rouleau.

Dès lors, sa carrière se partage entre le cinéma et le théâtre avec une nette prédilection pour ce dernier.

Mobilisé en 1940, il est fait prisonnier par les Allemands dans la Sarre et est incarcéré près de Dresde. En stalag IX A au camp de Ziegenhain, il crée le G.A.Z. (Groupe Artistique Ziegenhain), une troupe de théâtre dans laquelle il fait jouer les prisonniers. Il côtoie notamment dans ce camp François Mitterrand.

Peu après son retour en France, en 1946, il épouse une comédienne Léone Nogarède, qui avait collaboré à la conception du Festival d'Avignon avec Jean Vilar. Le couple aura trois filles, qui deviendront toutes artistes (peintre, comédienne et chorégraphe).

Il poursuit sa carrière, et on le trouve dans la distribution de Œdipus Rex de Jean Cocteau; Altitude 3200 de Julien Luchaire, La Comédie du bonheur d'Evreinov Nicolas; Des souris et des hommes de John Steinbeck; Si je vis de Robert Sherwood; Les Justes d'Albert Camus qu'il crée avec Serge Reggiani et Maria Casarès; Shéhérazade de Jules Supervielle; Le Sourire de la Joconde d'Aldous Huxley; L'heure sonnera de Charles Spaak; La neige était sale de Georges Simenon; Maison de poupée de Henrik Ibsen; Procès à Jésus de Diego Fabbri, etc.

Il signe aussi plusieurs mises en scène dont, entre autres, Le Génie des forêts, une pièce peu connue d'Anton Tchékhov (Théâtre Mouffetard) et La Musica de Marguerite Duras (Studio des Champs-Elysées).

Auteur, on lui doit L'Obstacle dont il signe également la mise en scène au Vieux-Colombier (mars 1951). Il confie à Marc Cassot et Louis Velle le soin de défendre sa pièce. Adaptateur, il signe La Reine et les insurgés d'Ugo Betti, représentée par Edwige Feuillère, Michel Vitold, Maria Pacôme et Laurent Terzieff (Renaissance).

Au cinéma, il fait des apparitions dans une cinquantaine de films, comme le rôle du capitaine dans Dernier Refuge d'après un roman de Georges Simenon; du docteur Jégou dans Si tous les gars du monde qui, de la brousse togolaise, sauve les pêcheurs bretons victimes d'un empoisonnement; du révérend Hale dans Les Sorcières de Salem; de Liesowski dans La Nuit des généraux ainsi que de nombreuses apparitions en commissaire ou inspecteur de police, si ce n'est en juge d'instruction.

À la télévision, beaucoup de téléfilms, souvent historiques, dont le dernier Moi, général de Gaulle où dirigé par Denys de La Patellière il incarne le maréchal Pétain aux côtés de Henri Serre dans le rôle-titre; Foch pour vaincre de Jean-François Delassus, lequel le voit plutôt en Clemenceau puisqu'il attribue son Pétain à Jean Davy; Mers el-Kébir, en amiral pour Pierre Cardinal; Le Bunker de George Schaefer qui lui offre l'uniforme du célèbre général allemand Hans Guderian, etc.

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par François Mitterrand et meurt en 1993, à 79 ans, en son domicile parisien.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédien
Metteur en scène

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvan Foucart: Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]