Maria Pacôme

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Maria Pacôme
Maria Pacôme en 2008 avant une représentation de "la maison du lac" à Bruxelles.jpg
Maria Pacôme en 2008 avant une représentation.
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Maria Pacôme, nom de scène de Simonne Maria Pacôme, née le à Paris et morte le à Ballainvilliers, est une comédienne et dramaturge française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Simonne Pacôme, née le 18 juillet 1923 à Paris, est la fille de Maurice Pacôme, chauffeur mécanicien, et de Germaine Hivonait, couturière[1]. Sous l’Occupation, elle connaît le drame de voir son père déporté au camp de Buchenwald et son jeune frère Robert, communiste, fusillé[2]. Elle quitte l'école encore adolescente pour aider sa mère en travaillant comme arpète chez André, le chausseur, puis doit défendre sa mère lorsque son père revient violent[3],[4].

Cours Simon et peinture[modifier | modifier le code]

En 1941, à 18 ans, elle entre au cours Simon[3],[5] où elle est condisciple de Michèle Morgan, déjà actrice connue, et de Danièle Delorme. Elle rencontre l'acteur Maurice Ronet, lors de la tournée des Parents terribles, qu'elle épousera en 1950, mettant alors entre parenthèses sa carrière qu'elle ne reprendra qu'après leur divorce en 1956[6],[7]. Ils partent à Moustiers-Sainte-Marie dans les Alpes-de-Haute-Provence peindre et faire de la céramique.

Théâtre[modifier | modifier le code]

En 1956, sa carrière sur les planches commence avec La Reine et les Insurgés d'Ugo Betti, mis en scène par Michel Vitold, puis Oscar de Claude Magnier, aux côtés de Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo en 1958[2],[8], N'écoutez pas Mesdames de Sacha Guitry en 1962, Les Grosses Têtes de Jean Poiret et Michel Serrault en 1969 et Joyeuses Pâques de Jean Poiret en 1981[2].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Sa première apparition à l'écran est en 1959 dans Voulez-vous danser avec moi ? de Michel Boisrond. Elle interprète ensuite beaucoup de seconds rôles comiques, notamment dans : Le Gendarme de Saint-Tropez, Les Tribulations d'un Chinois en Chine, Le Distrait en 1970, avant d'obtenir quelques premiers rôles dans : La situation est grave mais... pas désespérée ! de Jacques Besnard, Les Sous-doués de Claude Zidi et La Crise de Coline Serreau.

Auteur dramatique[modifier | modifier le code]

Elle devient l'une des reines du théâtre de boulevard et de l'émission de télévision Au théâtre ce soir lorsqu'à la fin des années 1970, parce qu'elle en a assez de n'être qu'une bourgeoise exubérante, elle décide d'écrire elle-même ses rôles[3]. Ce seront sept piëces : Apprends-moi Céline en 1977 (avec Daniel Auteuil), Le Jardin d'Éponine, On m'appelle Émilie, Les Seins de Lola, Et moi et moi, Les Désarrois de Gilda Rumeur et l'autobiographique L'Éloge de ma paresse en 2002[3],[9].

Télévision[modifier | modifier le code]

À la télévision, elle a joué dans de nombreux téléfilms et notamment dans la série Docteur Sylvestre.

Maria Pacôme a publié ses mémoires Maria sans Pacôme en 2007.

En 2011, elle a prêté sa voix à la mémé de Titeuf dans l'adaptation cinématographique de la bande dessinée[10].

Elle a eu un fils avec le comédien Serge Bourrier, François Pacôme, né le 26 mai 1965, qui deviendra également acteur puis se spécialisera dans le doublage[3],[11].

Maria Pacôme meurt le , à Ballainvilliers dans l'Essonne, où elle résidait depuis plusieurs années, des suites d'une longue maladie[12],[13],[14],[15].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Au théâtre ce soir[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Au théâtre ce soir.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Auteur de théâtre[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Maria Pacôme, Maria sans Pacôme, Paris, Le Cherche Midi,
  • Maria Pacôme, Maria sans Pacôme, Paris, Le Cherche Midi,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Acte de naissance », sur Cinéartistes (consulté le 1er décembre 2018)
  2. a b et c « Maria Pacôme, une comédienne à l'exubérance hors du commun », Le Point,‎ (lire en ligne)
  3. a b c d et e « Maria Pacôme, une comédienne à l’exubérance hors du commun », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. Maria Pacôme, Maria sans Pacôme, Le Cherche Midi,
  5. Catherine Balle, « La comédienne Maria Pacôme s’est éteinte », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  6. Marie-Laure Delorme, « Maurice Ronet, une hésitation devant la vie », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)
  7. «Souhaitant laisser un complet épanouissement à la carrière de son mari sans lui faire de l'ombre, elle renonce à la scène, décidée à ne faire que de la poterie. Elle pratique ensuite la peinture qui est aussi une de ses passions.»[réf. nécessaire]
  8. Marion Thebaud, « Maria Pacôme, actrice auteur en liberté », Le Figaro,‎ , p. 29
  9. « Maria Pacôme : « Je mourrai révoltée ! » », Le Parisien,‎ , p. 32 (lire en ligne)
  10. « Le film d’animation "Titeuf", réalisé par Zep, avec les voix de Donald Reignoux, Maria Pacôme, ... », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne)
  11. Armelle Héliot, « Maria Pacôme, L'art d'en rire », Le Figaro,‎
  12. « Maria Pacôme : « Je m'échappe au grand air » », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  13. Louise Colcombet, « Entre Maria Pacôme et Ballainvilliers, c'est l'amour ! », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  14. « La comédienne Maria Pacôme est morte à l'âge de 94 ans », sur France Info, (consulté le 1er décembre 2018)
  15. « La comédienne Maria Pacôme, qui a joué dans « La Crise » et « Les Sous-Doués », est morte », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. Actes Sud-Papiers, 1986 (ISBN 978-2-86943-024-2).
  17. L'avant-scène théâtre, no 939, 1993 (ISBN 2-7498-0363-2).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]