Famille de La Chevardière de La Grandville

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de La Chevardière
de La Grandville
Image illustrative de l’article Famille de La Chevardière de La Grandville
Armes

Blasonnement D'argent à la fougère de sinople.
Période XVIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Champagne
Allégeance
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Badge de l'Armée des princes Armée des princes
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de la France France
Fiefs tenus La Grandville, Novion, Mesmont, Le Fréty, Neuvizy
Demeures château de La Grandville
Fonctions militaires Officiers, gardes du corps du roi, colonels, généraux
Récompenses civiles Légion d'honneur
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Ordre de Cincinnatus
Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918

La famille de La Chevardière de La Grandville est une famille subsistante de la noblesse française.

Famille d'extraction dont la filiation prouvée remonte à 1520, elle est maintenue noble en 1699[1]. Elle est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française depuis 1935.

Origines[modifier | modifier le code]

Sa filiation remonte à Thomas de La Chevardière, écuyer, lieutenant-général au bailliage de Rethélois en 1520[2],[3]. Il est l'auteur de deux branches maintenues nobles en 1699 par jugement de Caumartin, intendant de Champagne. La branche cadette, issue de David de La Chevardière, seigneur des Chambrettes, s'éteint avant la Révolution. Son frère aîné, Simon de La Chevardière, seigneur de Jumont et de La Motte, qui rend hommage en 1542 pour son autre fief de Lagrange, est l'auteur des branches encore représentées[2].

Histoire et personnalités[modifier | modifier le code]

La famille de la Chevardière de La Grandville donne de nombreux officiers de l'Ancien Régime[2] à la Troisième République. Elle est membre de la Société des Cincinnati de France (en représentation de Jean-François de La Chevardière de La Grandville[4]).

Sous la Restauration, Clair de La Chevardière de La Grandville fut député des Ardennes, siégeant parmi les royalistes modérés.

Plus récemment, Jean de la Chevardière de La Grandville est un informateur des États-Unis au Quai d'Orsay, d'après le journal Le Point[5]. Entre 1961 et 1967, il est chargé du service des pactes et des affaires spatiales au ministère des Affaires étrangères[6]. C'est à ce poste que la "taupe" aurait informé régulièrement les services américains des intentions du général de Gaulle[5]. Il devient ambassadeur de France à Buenos Aires en avril 1968[6],[7].

Le comédien Yves Brainville et sa fille la chorégraphe Olivia Grandville sont tous deux issus de cette famille.

Filiation[modifier | modifier le code]

1er degré : Thomas de La Chevardière (vers 1480-1542), seigneur du Fréty, Lagrange, Sauleceuilles, lieutenant-général au bailliage de Rethélois, épouse Guillemine de Lambert[8].

2e degré : Simon de La Chevardière (?-?), seigneur de Jumont, La Motte, Lagrange et Céry-en-Porcien, au service du roi jusqu'en 1552, épouse en premières noces Antoinette du Guet[9], et Marguerite du Trep en secondes[3].

3e degré : Nicolas de La Chevardière (?-1605), seigneur du Fréty, Jumont, Herbigny, né du premier mariage de son père, page d'Hercule II d'Este, duc de Ferrare, homme d'armes dans la compagnie d'ordonnance du roi commandée par le duc de Lorraine, commandant du château-fort de Rozoy en 1586, gouverneur du château de Pierrefonds[4], épouse Jacqueline de Pavant[3].

4e degré : Jean-Jacques de La Chevardière (?-1621), seigneur du Fréty, Novion, Mesmont, Jumont, tué au siège de La Rochelle sous les ordres du maréchal de Thémines[10], épouse en 1595 Jeanne de Sandras[11].

5e degré : Charles de La Chevardière (1609-1650), seigneur du Fréty, Novion, Mesmont, Provizy, lieutenant au régiment de Montjeu[4], épouse en 1640 Madeleine Le Cerf[11].

6e degré : Jean de La Chevardière (1641-1691), seigneur du Fréty, Novion, Mesmont, officier au régiment de la Reine, major des ville et citadelle de Mézières, épouse en 1665 Antoinette de Castignaux, héritière des seigneuries de La Grandville et de La Grange aux Bois[11].

7e degré : Charles-François de La Chevardière (1672-1715), seigneur de La Grandville, lieutenant au régiment d'Estrades-dragons, capitaine au régiment de Belle-Isle[4], épouse Marie-Suzanne de Glutz de Blotzheim[12].

8e degré : Guillaume-François de La Chevardière (1708-1769), seigneur de La Grandville, officier au régiment d'Armenonville-dragons[4], épouse Claude-Charlotte de Roucy[12]. Un de leurs fils, Jean-François de La Chevardière (mort en émigration en 1794), capitaine au régiment de la Reine-infanterie, plus tard commandant du fort des Sept-Îles, prit part à la guerre d'indépendance des États-Unis[4]. C'est à ce titre que la famille de La Chevardière de La Grandville est membre de la Société des Cincinnati.

9e degré : Antoine François César de La Chevardière (1734-1777), seigneur de La Grandville, capitaine-commandant la compagnie de chasseurs du régiment de la Reine-infanterie, vétéran de la campagne du Canada, chevalier de Saint-Louis[4], épouse Marie Thérèse Ernestine de Lamock de Botassart de Sohier[12]. De ce mariage sont issues deux branches, la première (qui suit, toujours subsistante) et la seconde (également subsistante).

10e degré : Marie François Charles César de La Chevardière (1763-1804), dernier seigneur haut-justicier de La Grandville, officier au régiment de la Reine-cavalerie, émigré en 1793, officier dans l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis, épouse Félicité de Greder de Wartenfels[12]. De cette union sont issus deux rameaux : le premier (qui suit, éteint à la fin du XIXe siècle) et le second toujours subsistant. Un des frères de Marie François Charles César, Clair de La Chevardière de La Grandville, est officier du génie puis député des Ardennes à la troisième législature de la Seconde Restauration, de 1824 à 1827.

11e degré : François-Frédéric de La Chevardière de La Grandville (1791-1872), officier d'infanterie, blessé à Waterloo, chevalier de la Légion d'Honneur[4], épouse Anne-Marie de Prigny de Quérieux[12].

12e degré : Joseph Guillaume Léon de La Chevardière de La Grandville (1819-1868), fixé en Italie, officier dans l'armée sarde, épouse Francesca di Torno[12].

13e degré : Eugène Thomas de La Chevardière de La Grandville (1841-1899), vice-amiral de la marine royale italienne[13], sans postérité.

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de La Chevardière sont : de Lambert, d'Aspremont, du Guet, de Pavant, de Sandras, Le Cerf, de Castignaux, de Glutz, de Roucy, de Lamock, de Greder, de Rostaing, de Robaulx de Beaurieux, de Prigny de Quérieux, de Milleret, de Tabouret de Crespy, de Mengin-Fondragon, Loisson de Guinaumont, de Niort, etc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de la famille de La Chevardière de La Grandville (sceau du XIXe siècle).
  • Armes : d'argent à la fougère de sinople ;
  • Supports : deux lions contournés ou parfois deux épées posées en sautoir ;
  • Timbre : heaume de chevalier accompagné de ses lambrequins (parfois absents) et couronne comtale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. E de Séréville, F de Saint-Simon Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 577.
  2. a b et c Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. X, Évreux, imprimerie de C. Hérissey, (lire en ligne), p. 299-300
  3. a b et c Pellot 1903, p. 145.
  4. a b c d e f g et h Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes Auteur du texte, Mémoires de la Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes, Impr. de l'Avesnois, (lire en ligne)
  5. a et b Le Point 2009.
  6. a et b Ministère des affaires étrangères 2008, p. 880.
  7. Le Monde 1968.
  8. Pellot 1884, p. 193.
  9. Ardennes) Auteur du texte Société d'études ardennaises (Sedan, Revue d'Ardenne & d'Argonne : scientifique, historique, littéraire et artistique / publiée par la Société d'études ardennaises, impr. Laroche, (lire en ligne)
  10. Georges de Morant, Le "sang royal de France", tome 3, Le Nobiliaire Éditeur, , 120 p.
  11. a b et c Pellot 1903, p. 146.
  12. a b c d e et f Chapellier 2008.
  13. (it) « GRANDVILLE Eugenio - Associazione Nazionale Combattenti FF.AA. Regolari Guerra di Liberazione », Associazione Nazionale Combattenti FF.AA. Regolari Guerra di Liberazione,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. X, Évreux, imprimerie de C. Hérissey, (lire en ligne), p. 299-300.
  • Henri Jougla de Morenas, Le grand armorial de France, tome VII (supplément), Paris, Société du Grand armorial de France, 1952 [lire en ligne], p. 171 (vue 176).
  • Alain Chapellier, Essai généalogique : Les De La Chevardière, Éditions généalogiques de La Voûte, .
  • Philippe Seydoux, Gentilhommières et Maisons fortes en Champagne : Marne et Ardennes, t. 1, Éditions de La Morande, , 320 p. (ISBN 2-902091-30-3), « La Grandville », p. 155.
  • Paul Pellot, « Les familles de La Chevardière & du Guet », Revue d'Ardenne et d'Argonne,‎ , p. 145-152 (lire en ligne).
  • Paul Pellot, « Les familles de Chartongne. Première partie. Documents relatifs à différentes familles autres que les de Chartongne qui ont possédé la terre de Bertoncourt », Revue de Champagne et de Brie, t. 17,‎ , p. 193.
  • Albert Duvaux (Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes), Familles nobles du pays d'Avesnes - Fragments historiques et généalogiques - Robaulx de Beaurieux, in Mémoires de la Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes tome 11, 1924, p. 139-146 ([lire en ligne]).
  • Georges de Morant, de La Chevardière de La Grandville, in Le « sang royal de France » tome 3, Le Nobiliaire Éditeur, 1930.
  • Rédaction Le Point, « Les archives secrètes de la CIA », Le Point,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction Le Monde, « M. Ross ambassadeur de France à Vientiane... et M. de La Grandville à Buenos-Aires », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Ministère des affaires étrangères, Documents diplomatiques français: 1967. (1er juillet - 29 décembre), Peter Lang (maison d'édition), (lire en ligne).

Article connexe[modifier | modifier le code]