Ingenico

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Ingenico Group
logo de Ingenico
Logo d'Ingenico Group
illustration de Ingenico

Création 1980
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : ING
Siège social Bezons
Drapeau de France France
Direction Gilles Grapinet
Actionnaires Drapeau de la France Worldline
Activité Monétique; prestations de paiement
Produits Terminaux de point de vente; gestion des transactions, services
Filiales Ogone et Ingenico Payment Services (d)
Effectif 8 003 personnes (2018)
SIREN 317218758Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.ingenico.com

Capitalisation 4 692 M€ (avril 2019)
Chiffre d'affaires 3 370 M€ (2019[1])
Résultat net 241 M€ (2018)

Ingenico Group est une société spécialisée dans les prestations de paiements, figurant parmi les leaders mondiaux du marché des terminaux de paiement.

Le groupe est implanté en Europe de l’Ouest, aux États-Unis, en Amérique latine, en Chine, au Japon, en Australie et en Afrique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé en France en 1980 par Jean-Jacques Poutrel et Michel Malhouitre[2], Ingenico sort en 1984 son premier terminal mixte carte à piste / carte à puce. L'année suivante, Ingenico s'introduit sur le second marché de la bourse de Paris, avant d'être transféré, en 1987, à la cote officielle de la Bourse de Paris.

En 1996, Ingenico acquiert Innovatron Data Systems et EPOS. En 1999, Ingenico acquiert l’activité terminaux sous la marque Fortronic de De La Rue, entreprise britannique, ainsi que les activités sous la marque Telesincro qui appartenait à Bull. En 2000, Ingenico acquiert Saunders Jefferies, entreprise britannique présente dans le commerce électronique. Elle acquiert également la société française Lexem, spécialisée dans le domaine du paiement sécurisé sur Internet. En 2001, Ingenico acquiert IVI Checkmate, troisième fournisseur de systèmes de paiement en Amérique du Nord.

En 2006, Ingenico acquiert Moneyline[3]. Plus de trois millions de terminaux sont vendus par Ingenico en 2007. En 2008, après le rachat de Sagem Monetel auprès de Safran (qui monte alors à son capital), Ingenico décide la fermeture de son centre historique de R&D à Barcelone (Espagne) qui développait jusqu'alors sa gamme de terminaux de paiement et adopte la plateforme Sagem, plus évoluée [4]. La même année, Ingenico acquiert une prise de participation majoritaire dans l'entreprise chinoise Fujian Landi et devient le leader local.

En 2009, Ingenico acquiert pour 290 millions d'euros Easycash, une entreprise allemande de 360 salariés, spécialisée dans les services de paiement[5]. En 2011, Ingenico acquiert pour 67 millions d'euros Xiring, société française spécialisée dans les lecteurs de carte vitale[6]. En 2013, Ingenico acquiert pour 360 millions d'euros la société belge Ogone, composée de 280 employées, elle est spécialisée dans les transactions en ligne[7],[8]. En 2014, Ingenico acquiert pour 820 millions d'euros GlobalCollect, entreprise néerlandaise, employant 500 personnes, spécialisée dans les services de paiement d'e-commerce international[9],[10],[11],[12]. En , Ingenico a rajouté la possibilité de payer en Bitcoin sur certains de ces terminaux. Les activités de ces deux sociétés sont regroupées avec la création de la division Ingenico ePayments, en [13]. En 2016, Ingenico acquiert pour 60 m € la société de paiement Nera basé à Singapour, qui réalise un C.A. de 120 m € dans 17 pays d'Asie, du Moyen-Orient et d'Afrique [14], ainsi que son partenaire de distribution Lyudia au Japon, en [15].

Suite à la démonétisation surprise de l'Inde en [16], Ingenico rachète son revendeur indien TechProcess en pour y multiplier ses forces opérationnelles (en ventes/installation/SAV) sur tout le territoire et non plus seulement depuis New Delhi. Elle rachète deux mois plus tard son revendeur ukrainien SST. En , Ingenico annonce l'acquisition de Bambora, une entreprise suédoise employant 700 personnes, pour 1,5 milliard d'euros[17],[18]. .

En , Ingenico Group acquiert IECISA Electronic Payment System pour renforcer son accès direct au Retail en Espagne[19]. En , Ingenico Group renforce sa présence en Asie avec l’acquisition d’Airlink, distributeur à valeur ajoutée de prestations de paiement[20].

Début , le conseil d'administration  le PDG Philippe Lazare est remercié de ses fonctions et Nicolas Huss [21] est nommé directeur général. En , Michel-Alain Proch, ancien Chief Digital Officer du groupe Atos, est nommé Directeur financier du groupe[22].

En février 2020, Worldline annonce l’acquisition d'Ingenico pour 7,8 milliards d'euros. Les actionnaires de Worldline gardant une participation de 65 % et ceux d'Ingenico de 35 %[23].

Métiers[modifier | modifier le code]

Ingenico propose des solutions de matériels, logiciels et services de transaction sécurisée : terminaux de paiement sécurisés, paiement sans contact ou transactions biométriques, solutions d’acquisition EMV, gestion centralisée des flux de transactions, services aux commerçants… Les clients d'Ingenico sont des banques, distributeurs, mainteneurs, grande distribution, petits commerçants, entreprises. Ingenico les accompagne par le biais de ses activités de conseil, d’intégration et d’exploitation dans la conception et la mise en œuvre de leurs projets monétiques[réf. nécessaire].

Par ailleurs, la société offre une plateforme de ePaiement pour le commerce en ligne, représentant environ 30 % de son C.A[réf. nécessaire].

En 2016 également, Ingenico a créé son lab d’innovation « Ingenico Labs »[24] dont les équipes travaillent à concevoir et anticiper les innovations à venir dans l’écosystème du paiement électronique et notamment l’intégration du paiement dans les objets connectés. Cette orientation a conduit le Groupe à prendre, en 2016, une participation majoritaire au capital de la start-up Think & Go spécialiste des écrans de couponing et de fidélisation.[25]

En , Ingenico annonce la possibilité de payer en bitcoin via ses terminaux de paiements à Singapour et en Indonésie. Cette solution de paiement avec une cryptomonnaie est réalisée en partenariat avec la start-up Pundi X.[26]

Direction[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Directeurs généraux[modifier | modifier le code]

  • 1995, Gérard Compain
  • 2005, Amadéo d'Angelo
  • 2007, Philippe Lazare
  • 2018, Nicolas Huss

Données financières[modifier | modifier le code]

Ingenico Group est coté à la Bourse de Paris depuis 1985 et à Euronext Paris sous le code ISIN FR0000125346 :

Données financières (en millions d'euros)[27]
Années 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Chiffre d'affaires 1 001 1 206 1 370 1 607 2 197 2312 2510 2643
Résultats opérationnel 110 164 186 273 381
Résultat net part du groupe 56,5 96,9 114 171,7 230 244 256 188
Dette financière 19,4 12,7 16,6 17,9

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Au  :

Nom Actions %
Bpifrance Participations 3 317 081 5,25%
Allianz Global Investors. 3 294 324 5,22%
Oddo BHF Asset Management. 2 327 850 3,69%
DNB Asset Management. 2 141 166 3,39%
The Vanguard Group. 1 688 945 2,67%
Moneta Asset Management. 1 356 051 2,15%
Norges Bank Investment Management. 1 038 904 1,65%
Dimensional Fund Advisors. 934 632 1,48%
BlackRock Fund Advisors 834 111 1,32%
Amundi Asset Management. 730 485 1,16%

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Laurent Marie, « Résultats annuels 2019 », sur ingenico.com, (consulté le 1er avril 2021).
  2. « INGENICO », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. http://www.moneyline-bs.com/
  4. « Evolution d'Ingénico », sur L'Usine Nouvelle,
  5. Terminaux de paiement : Ingenico s'offre Easycash, Christophe Dutheil, Usine Nouvelle, 29 septembre 2009
  6. Ingenico lance une offre amicale sur Xiring, L'Express, 14 novembre 2011
  7. Ingenico to Buy Ogone for $484 Million in E-Payment Push, Marie Mawad et Cornelius Rahn, Bloomberg, 29 janvier 2013
  8. Ingenico s'offre le belge Ogone pour 360 millions d'euros, Romain Gueugneau, Les Échos, 29 janvier 2015
  9. Ingenico in exclusive talks to buy GlobalCollect, Adam Thomson, Financial Times, 3 juillet 2014
  10. Ingenico to Buy GlobalCollect for €820 Million, Inti Landauro, The Wall Street Journal, 2 juillet 2014
  11. Ingenico in Talks to Buy GlobalCollect for $1.12 Billion, Marie Mawad, Bloomberg, 3 juillet 2014
  12. Ingenico s’apprête à acquérir GlobalCollect, Les Échos, 3 juillet 2014
  13. « Ingenico Group annonce le lancement officiel de sa nouvelle marque : Ingenico ePayments », sur www.ingenico.com (consulté le 10 janvier 2017)
  14. « Ingenico rachète Nera », sur www.ingenico.fr,
  15. « Acquisition de la société Lyudia Ingenico Group renforce sa présence au Japon », sur www.ingenico.com (consulté le 10 janvier 2017)
  16. « En Inde, une démonétisation brutale et une économie qui accuse le coup », rts.ch,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2017)
  17. « Payments firm Ingenico to buy rival Bambora for 1.5 billion euros », sur Reuters,
  18. « Ingenico rachète l'entreprise suédoise Bambora pour 1,5 milliard d'euros », sur FIGARO, (consulté le 28 décembre 2018)
  19. « Ingenico Group acquiert IECISA Electronic Payment System pour renforcer son accès direct au Retail en Espagne » (consulté le 20 décembre 2017)
  20. « Ingenico Group renforce sa présence en Asie avec l’acquisition d’Airlink » (consulté le 20 décembre 2017)
  21. « Nicolas Huss : « Il n'y a pas de sujet tabou pour Ingenico » », sur Les Échos,
  22. Zone Bourse, « INGENICO : Michel-Alain Proch prend la tête de la direction financière | Zone bourse », sur www.zonebourse.com (consulté le 4 février 2019)
  23. Sudip Kar-Gupta et Gwénaëlle Barzic, « Worldline's $8.7 billion Ingenico deal to create European payments leader », sur Reuters,
  24. « Ingenico Group , Payment Solutions , Ingenico Labs », sur ingenico.ca (consulté le 11 janvier 2017)
  25. « Pourquoi Think&Go est passée dans le giron d'Ingenico », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2017)
  26. « Faire ses courses en bitcoin, le nouveau pari d'Ingenico », sur Les Echos,
  27. Cours Ingenico, Capital.fr