Saints-en-Puisaye

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saints et Puisaye.

Saints-en-Puisaye
Saints-en-Puisaye
Vue de la mairie ; en arrière-plan, le clocher de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Vincelles
Intercommunalité Puisaye-Forterre
Maire
Mandat
Jean Massé
2014-2020
Code postal 89520
Code commune 89367
Démographie
Gentilé Saintons
Population
municipale
582 hab. (2015 en diminution de 1,85 % par rapport à 2010)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 18″ nord, 3° 15′ 44″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 325 m
Superficie 27,71 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

Voir sur la carte administrative de Bourgogne
City locator 14.svg
Saints-en-Puisaye

Géolocalisation sur la carte : Yonne

Voir sur la carte topographique de l'Yonne
City locator 14.svg
Saints-en-Puisaye

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saints-en-Puisaye

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saints-en-Puisaye

Saints-en-Puisaye, anciennement Saints[1], est une commune française située en Puisaye dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saints est situé au coeur de la Puisaye, dans la partie sud-ouest du département de l'Yonne, avec sa préfecture Auxerre à 38 km au nord-est, Saint-Fargeau à 17 km à l'ouest et Bonny-sur-Loire à 37 km ouest/sud-ouest. Saint-Amand-en-Puisaye est à 22 km au sud-ouest, Toucy à 16 km au nord[2].

Transports[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

La commune n'est traversée que par de petites routes de campagne. La plus importante de celle-ci est la D85, qui traverse le village d'est en ouest en reliant Ouanne et Saint-Fargeau[3].

Le village est placé entre deux routes d'importance régionale : la départementale D965 d'Auxerre (autoroute A6) à Bonny (autoroute A77) passe au nord-ouest, et la nationale 151 d'Auxerre à La Charité-sur-Loire, Bourges et Châteauroux[2].

Autres[modifier | modifier le code]

La gare de trains la plus proche est celle d'Auxerre.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Source de Saint Prix

Le Branlin prend naissance dans le sud-ouest de la commune, vers le hameau des Robineaux de la Malrue. Il coule droit vers le nord, marquant sur environ 6,8 km toute la limite de commune côté ouest avec Saint-Sauveur. Ce faisant, il reçoit en rive droite son affluent le ru d'Ingeron, lui aussi né sur la commune de Saints à 1,5 km au nord-est de la source du Branlin.
Un petit ru saisonnier commence au hameau des Cueillis (nord de la commune), se dirige vers le nord-ouest et rejoint le Branlin aux Dupuits Bas en limite de commune[3].

Typique de la Puisaye, le terroir de la commune inclut de nombreux petits plans d'eau et zones humides, généralement de moins de 1 ha, y compris sur le cours du Branlin[3].

Hameaux[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux et lieux-dits[3].

Sur la carte de Cassini[4], le hameau de la Chapelle est en deux parties : la Grande Chapelle et la Petite Chapelle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Dans la figure qui suit, les distances indiquées sont celles à vol d'oiseau. Les noms en gras sont ceux des communes limitrophes ; Saints-en-Puisaye en a sept :

Distances et positions relatives des communes voisines
Saints-en-PuisayeSaints-
en-Puisaye
Ville de 238 habitants (2015)Levis (6km)
Ville de 298 habitants (2015)Fontenoy (4,6km)
Ville de 117 habitants (2015)
Sementron (6,7km)
Ville de 179 habitants (2015)Lain
(6,2km)
Ville de 442 habitants (2015)Thury (4,6km)
Ville de 475 habitants (2015)Fontaines (7,9km)

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers l’an 274 du temps de l’empereur romain Aurélien, un groupe de chrétiens sous la conduite de leur chef Priscus est massacré à Saints, qui se nommait alors Cociacus. Quelques chrétiens échappés reviennent ensuite et cachent secrètement les corps sanglants de leurs frères. Ces restes demeurent enfouis pendant deux siècles[5].
Au Ve siècle (vers l’an 444), saint Germain, évêque d'Auxerre, découvre le puits mortuaire contenant le corps sans tête de saint Prix et les corps de ses compagnons. Il élève là un monastère qu'il appelle Cociaco (Cociacense ad Sanctos, du nom du bourg existant) ; Cociaco devient alors Coucy-les-Saints, puis Saints. Le pays de Saints a gardé la mémoire de ces événements lointains : fin XIXe siècle, le chemin où saint Prix a été capturé et maltraité est toujours le « chemin de la Male rue » ; il relie le hameau de la Malerue à Saints (ce chemin est de nos jours devenu la départementale D1[3]). Le champ où saint Prix a été décapité s'appelait « le champ de saint Prix » jusqu'à la fin du XIXe siècle[6].

Diocèse d'Auxerre en l'an 580 sous l'épiscopat d'Aunaire (carte établie en 1741)
Cotiacense ad Sanctos est sous le cartouche supérieur.

Le monastère de Coucy-les-Saints (Cotiacense ad Sanctos) est mentionné dans les règlements liturgiques[N 1] de l'évêque Aunaire[7] vers 580/585.

Vers l'an 800 un certain Ermenold, que la Geste des évêques d'Auxerre nomme comme premier comte de l'Auxerrois, remplace l'ermitage de Saint-Sauveur dit "cella Salvii", par un grand monastère qu'il met sous la protection de l'église cathédrale d'Auxerre. L'évêque du moment donne Cociacus à ce monastère de Saint-Sauveur[8].

Au cours de la Révolution française, la commune, qui portait le nom de Saints, fut provisoirement renommée Cousay-en-Puisaye[9]. C'est en 2012 que fut adopté le nom de Saints-en-Puisaye[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1969 mars 2008 Guy Fromentin PCF  
mars 2008 en cours Jean Massé[10] DVG Conseiller général du canton de Saint-Sauveur-en-Puisaye (2008-2015)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2015, la commune comptait 582 habitants[Note 1], en diminution de 1,85 % par rapport à 2010 (Yonne : -0,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1021 0411 0951 3091 2051 3201 3381 3381 364
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3471 3201 3301 2881 2921 3681 3011 1861 176
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1211 1151 015841842834789840827
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
807805632585549570589592587
2015 - - - - - - - -
582--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tombe de Alfred Saison.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Saints-en-Puisaye.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lebeuf, Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne). .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les règles liturgiques instituées par Aunaire concernent toutes les paroisses et tous les établissements religieux du diocèse d'Auxerre de l'époque. Pour la célébration des litanies, Aunaire donne cet ordre parmi les établissements religieux : église Saint-Germain pour les calendes de janvier ; église Saint-Amatre pour celles de février ; monastère Saint-Marien pour mars ; église Saint-Père pour avril ; église Saint-Valérien et monastère de Wulfin pour mai ; église Saint-Martin pour juin ; monastère Saint-Julien pour juillet ; monastère de Decimiacense ad Sanctum Ciricum(1) pour août ; monastère de Fontenoy pour septembre ; monastère de Coucy-les-Saints (Saints-en-Puisaye) pour octobre ; monastère de Saissy pour novembre ; monastère de Mannay pour décembre.
    (1) Decimiacense ad Sanctum Ciricum : probablement Saint-Cyr-les-Colons près de Chitry et d'Irancy.
  2. La Malerue citée dans l'article d'Ambroise Challe se trouve au croisement de la D73 et de la D1, le chemin de la Malerue étant celui qui mène de ce hameau à Saints-en-Puisaye.
Notes sur la population
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Décret no 2012-938 du 1er août 2012 portant changement du nom de communes », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 28 juillet 2018).
  2. a et b « Saints-en-Puisaye », sur google.fr/maps.
    Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) - cliquer sur "itinéraires".
  3. a, b, c, d, e et f Saints-en-Puisaye, carte interactive sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  4. Saints-en-Puisaye, carte de Cassini interactive sur Géoportail.
  5. Communauté de communes de Saint-Sauveur, « Saints en Puisaye »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur cc-stsauveur.fr (consulté le 28 juillet 2018).
  6. a et b Ambroise Challe, « Le bois des Grands Noms - Souvenir du martyre de saint Prix et des vieilles superstitions de la Puisaye », Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne,‎ , p. 115-124 (lire en ligne).
  7. Lebeuf 1743, vol. 1, p. 117-118.
  8. Ambroise Challe, « La Puisaye et le Gâtinais », Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, vol. 26,‎ (lire en ligne [PDF]).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saints-en-Puisaye », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 27 novembre 2012).
  10. Conseil général de l’Yonne, « Ma Commune », sur cg89.fr (consulté le 28 juillet 2018).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Église Saint-Prix », notice no PA00113840, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Cyclorail de Puisaye », sur cyclorail.com (consulté le 28 juillet 2018).
  17. Saint Prix et Saint Cot.