Tannerre-en-Puisaye

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Tannerre-en-Puisaye
Venant de Champignelles, la rue Carreau :église Saint-Martin et mural en trompe-l'œil.
Venant de Champignelles, la rue Carreau :
église Saint-Martin et mural en trompe-l'œil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Cœur de Puisaye
Intercommunalité Puisaye-Forterre
Maire
Mandat
François Guyard
2014-2020
Code postal 89350
Code commune 89408
Démographie
Gentilé Tannerrois
Population
municipale
289 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 09″ nord, 3° 07′ 55″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 242 m
Superficie 28,93 km2
Localisation

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Tannerre-en-Puisaye est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Le village est connu pour son ferrier, l'un des deux plus grands de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ce village est situé en Puisaye, une petite région aux confins de la Bourgogne et de la région Centre qui s'étend sur cinq cantons du département de l'Yonne (Bléneau, Charny, Saint-Fargeau, Saint-Sauveur-en-Puisaye et Toucy), sur un canton du département de la Nièvre (Saint-Amand-en-Puisaye) et en partie sur les cantons de Briare et Châtillon-Coligny (Loiret).

Tannerre se trouve au carrefour de 3 routes départementales fréquentées principalement par le trafic local :

la D 7 (nord-sud) relie Champignelles et Mézilles ;
la D 22 (est-ouest), Villiers-Saint-Benoît et Villeneuve-les-Genêts ;
la D 160 (N-E / S-O), Louesme et Septfonds.

Auxerre se trouve à 40 km à l'Est (autoroute A6 à 45 km pour la sortie n° 20 de Venoy) ; Briare dans le Loiret est à 35 km au sud-sud-ouest (sortie n° 20 de l'autoroute A77 à 40 km). La sortie n° 21 de la A77 est à 30 km près de Bonny-sur-Loire (Loiret).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villeneuve-les-Genêts (3,6 km) Champignelles (7 km) Villiers-Saint-Benoît (8 km) Rose des vents
Villeneuve-les-Genêts N Villiers-Saint-Benoît
Dracy (9 km)
Mézilles
O    Tannerre-en-Puisaye    E
S
Saint-Fargeau (13 km) Mézilles Mézilles (5 km)

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

De nombreux hameaux composent la commune. Certains sont encore le siège d'une exploitation agricole, mais la plupart ne comportent que des "maisons de campagne".

Le moulin de la Forge

A

B

C

  • La Carpe, Rte de Champignelles (D 160)
  • Les Charriers*, Rte des Charriers (vers le sud)
  • Les Cottets*, Rte de Champignelles (D 160)

F

G

J

  • Les Jaluzots, Rte des Pétions par la D 22

L

  • Le Lieu du Gros*, Rte de Septfonds (D 160)
  • Lieusaint*, Rte des Mussots
  • La Loge au Guet*, Rte de Septfonds (D 160)

M

O

P

R

  • Les Rousseaux*, Rte de Mézilles (D 7)
  • Les Ruineaux*, Rte des Charriers (vers le sud)

S

V

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Branlin au moulin de la Forge

Le Branlin traverse la commune du sud au nord sur 7 km, longé d'un bout à l'autre par la D 7. Divisé en de nombreux bras, biefs et canaux aux abords de Tannerre, l'un d'eux y alimente au passage la pièce d'eau du château puis les trois étangs du moulin de la Forge. Il sert de limite de communes avec Villeneuve-les-Genêts sur 2 km (à la Billauderie, où il est séparé en trois bras, c'est le bras du milieu qui sert de limite), puis passe sur la commune de Villeneuve pendant 850 m avant de repasser sur Tannerre vers la Carpe ; encore 1,2 km et il sort définitivement de la commune pour passer sur celle de Champignelles. Toute sa vallée et la plupart de ses coteaux sont compris dans la ZNIEFF de la vallée du Branlin de Saints à Malicorne.

L'Agréau sert de limite de communes au sud avec Saint-Fargeau sur les 1,7 km de longueur de cette limite, mais sans être inclus dans la commune qui n'est donc concernée que par son coteau en rive droite.

Un cours d'eau partiellement souterrain[modifier | modifier le code]

Le ru de l'Orsière, au sortir de de l'étang de la Bruyère sur la commune de Dracy, entre sur Tannerre par l'Est et y coule sur 500 m avant de disparaître dans les pertes notables du lieu-dit les Entonnoirs.

Avant que ne s'ouvrent les pertes qui l'absorbent, ce cours d'eau a laissé son empreinte dans le paysage sous la forme de coteaux sinueux orientés vers le nord-ouest puis le nord en direction de l'étang Neuf et du ru de Louesme, affluent du Branlin. Cependant il est vraisemblablement relié à la rivière souterraine des Usages dont le point d'accès se trouve au hameau des Petites Usages sur Villiers-Saint-Benoît, en limite de communes avec Tannerre. De nos jours la rivière des Usages est quant à elle la continuation probable de l'Orsière ou alimentée par cette dernière[1].

Étangs[modifier | modifier le code]

La commune compte également deux étangs d'environ 1 ha chacun dans le grand bois du Mouton à l'est de Tannerre ; un étang de 6 ha dans le bois des Assises au sud du bourg ; l'étang Neuf, l'une des sources du ru de Louesme, au nord, près de 4 ha dont 1,5 ha sur Tannerre et le reste sur Champignelles ; et nombre de petites pièces d'eau[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme du (IXe siècle) est retrouvée dans un missel du diocèse de Sens : « Tanotra » (forme latine).

Dans une charte du château de Saint-Fargeau datant de 1233 on trouve le mot « Tannodurum » formé à partir de deux mots gaulois :

  • Tann qui signifie chêne mais aussi vallée ;
  • Duros qui signifie forteresse.

On peut donc traduire par « la forteresse de la chênaie » ou « la forteresse de la vallée ».

Cependant, le nom romain était déjà Tanodurus. La terminaison -dorus ou -durus, d'origine celtique der, désigne un lieu sur un cours d'eau dont le passage est difficile (Autissidorus, Auxerre ; Tornodorus, Tonnerre ; Brioderus, Briare ...)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Buttes de scories dans le ferrier

Tannerre, qui était sur le territoire des Sénons, a été connue dès l'époque des Celtes (en Gaule l'âge de Fer débute vers 800 à 700 av. J.-C.) pour son activité métallurgique très importante. Son plus grand ferrier (il en existe beaucoup d'autres sur la commune et dans toute la Puisaye), le ferrier antique de Tannerre-en-Puisaye occupe un peu plus de 30 hectares. C'est le plus grand de France, avec celui des Martys[4], et l'un des plus grands d'Europe[5]. On y a retrouvé de nombreux témoignages de ces temps passés (monnaies, poteries, vestiges des techniques d'alors comme des tuyères...)[6]. Vers la fin de la Tène, tous les sites d'exploitation importants de Puisaye, donc Tannerre dans la foulée, semblent avoir accru leur taille et raffiné leur équipement[4].

Puits romain dans le ferrier de la Garenne

Cette activité, commencée par les Celtes, explose avec la conquête romaine : environ 80% de la production entière du site, toutes époques confondues, est réalisée durant les 300 ans de leur occupation. Accroissant considérablement la taille des ateliers, ils y appliquent un outillage et des techniques perfectionnés qui donnent un matériau de qualité égale à la production des hauts-fourneaux modernes[4]. Un village gallo-romain était certainement construit à flanc de colline.

Un système de défense existait dans le ferrier même, surveillant la "Route du Fer" : une route d'importance puisqu'elle était utilisée par l'Empire pour la collecte de la production des sites métallurgiques et autres villes traversés. Elle passait par Saint-Sauveur, Mézilles, Tannerre, Malicorne, etc, sur la route de Bibracte à Sens[7].

Après le départ des romains, la production de fer décroît pour quasiment cesser vers la fin du haut Moyen Âge[4]. Restent ces immenses buttes dont beaucoup d'entre elles atteignent 15 m de hauteur, faites des scories issues du traitement du minerai de fer. De cette époque de fin d'empire et du début du Moyen Âge, rien d'autre ne reste sauf des tombes en pierre tendre de Thury ; on en trouve des similaires vers Bléneau[8].

N'ayant plus de raison de rester à flanc de coteau, le bourg descend dans la vallée du Branlin[7].

Vers le Xe siècle, une zone dans la partie ouest du grand ferrier (au nord-est de la vallée) est nivelée pour y construire un château-fort : la Motte Champlay, sise sur des scories et sur l'emplacement de l'ancien système de défense. Une enceinte de 180 mètres d'ouest en est et 100 m du sud au nord, entourait deux forts, un fortin, des casernes couvertes d'ardoises, et une basse-cour.

Maison du XVe siècle,
14 Grande Rue

Vers la fin du haut Moyen-Age est également construite la maison-fort dans la vallée du Branlin.

Relevant du fief de Saint-Fargeau ainsi que la Motte-Champlay, le domaine direct de Tannerre au début du XIVe siècle est considérable. Il a droit de haute, moyenne et basse justice, a une prison avec carcan et gibet, et en plus des droits seigneuriaux habituels on note que le seigneur a le droit de faire visiter toutes les bêtes à la boucherie pour en prélever les langues ; et de prélever une gerbe sur cent des blés et grains appartenant à la cure de Tannerre. Tannerre a une maladrerie et un hôpital équipé « de tout le nécessaire pour recevoir les malades »[9] (ce qui n'était pas toujours le cas pour les hôpitaux à l'époque).

Tannerre se trouvant proche du chemin du sel entre Loire et Yonne, route fort empruntée depuis longtemps[10],[11], l'anglais Robert Knolles s'en empare en 1358 pour s'assurer une retraite fortifiée et stratégiquement placée pendant qu'il écume la région (son quartier général est à Malicorne, mais il doit caser ses 1 000 hommes en plusieurs endroits pour répartir la charge de leur approvisionnement - et accroître l'étendue de leurs pillages).
Il fait raser la Motte Champlay, le village et le fort du bas quand il reçoit l'ordre de quitter la Puisaye et la France en 1360[7]. La motte Champlay ne sera pas reconstruite. Tannerre s'éteint pendant plus de deux siècles, et n'a pas recouvré son intense activité passée[5],[12].

Au XIVe siècle Tannerre appartenait à la maison de Courtenay[13].

Lorsque le duché de Saint-Fargeau est créé en 1541, Tannerre et Bléneau ne sont pas citées parmi les villes du nouveau fief : les lettres royales n'indiquent que les villes étant des possessions directes du titulaire et faisant partie de son domaine[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération[15]
Période Identité Étiquette Qualité
1934 1953 Étienne Delamour    
1953 1971 André Baudoin    
1971 1973 Christian Boutillier    
1973 1977 Maurice Bonnin    
1977 1995 Gérard Jacob    
1995 2008 Michel Nachbar    
2008 mars 2014 Daniel Guillaumont    
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
François Guyard    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 289 habitants, en diminution de -5,86 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 690 687 788 810 837 885 927 988
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
950 979 954 918 942 901 905 852 843
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
801 825 838 650 650 646 632 602 546
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
421 373 335 286 256 309 316 299 289
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[20][modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Tannerre en 2006 - pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
Avant 1916
0,0 
14,8 
1917-1931
14,9 
15,4 
1932-1946
20,1 
20,4 
1947-1961
21,4 
21,0 
1962-1976
18,8 
8,6 
1977-1991
11,0 
19,1 
1992-2006
13,6 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Site classé[modifier | modifier le code]

Dans le ferrier, chemin entre buttes de scories et tranchées
Le ferrier antique de Tannerre-en-Puisaye, l'un des deux plus grands de France, a été classé monument historique en 1982 suite aux efforts de Pierre François Chapat pour sauver le site[21].
15,2 hectares, propriété de la commune, sont aménagés par l’« l'association du ferrier de Tannerre » et accessibles au public actuellement[6]. Un terrain de course d'orientation y a été installé, dont l'accès est libre, gratuit et permanent. Le championnat d'Académie UNSS s'y est déroulé le 17 avril 2012, avec 177 participants qui ont unanimement apprécié le terrain et ont assis la réputation des installations[22]. Les autres aménagements incluent une aire de repos sur le site de l'ancienne Motte Champlay, des panneaux explicatifs à l'entrée et le long des parcours de découverte, et des recréations des modes de travail d'antan (bas-fourneau, forge, chemin de fer et son wagonnet d'époque, etc), avec démonstrations ponctuelles[23].

Monuments civils[modifier | modifier le code]

La motte Champlay, une forteresse du XIVe siècle, était composée :

Blocs de calcaire et mortier provenant de la Motte-Champlay
d'une enceinte de 100 mètres sur 180 mètres, entourée par un fossé ;
de 2 forts et un fortin communiquant entre eux par des souterrains, le premier fort était un carré de 33 mètres de côté, le second était un rectangle de 33 mètres sur 40 mètres, et le fortin de 12 mètres sur 12. Ces trois fortifications étaient elles-mêmes ceintes de murs et de fossés ;
de casernes et d'une basse-cour.

La motte Champlay fut prise et détruite en 1360 par l'Anglais Robert Knolles (dit le Mouton). Aujourd'hui il ne reste rien de la forteresse si ce n'est quelques fossés dans le bois de la Garenne, au milieu du ferrier. De gros blocs maçonnés en ont été trouvés en 2009 lors de relevés de terrain[23].

La « maison-fort »

La maison forte était, au Moyen Âge, la deuxième fortification de Tannerre. Elle est située à proximité du Branlin, dans le parc du château Renaissance. Elle fut prise peu après la Motte Champlay par Robert Knolles mais ne fut pas détruite. Aujourd'hui elle est toujours visible.

Le château Renaissance datait de la fin du XVIIIe siècle, début XIXe.
Façades et proportions harmonieuses, pierres blanches et briques rosées sous sa toiture ardoisée, et agrémenté d'une pièce d'eau, véritables douves, il fut construit par la famille de Lestrade, près de l'entrée d'un parc ornée d'un écu avec croix de Saint-André, à proximité d'une maison de bois du XVe siècle. Ce château, propriété de la ville de Vitry, fut détruit par un incendie le 2 mai 1978.

Lavoir inondable le long du Branlin

Les lavoirs : aujourd'hui encore Tannerre dispose de 3 lavoirs couverts sur le Branlin. Ces lavoirs ont été utilisés jusque vers 1960 :

le lavoir public, à proximité du pont, dispose d'un plancher mobile ;
le petit lavoir est équipé de pelle permettant de réguler le niveau de l'eau ;
un lavoir privé avec plancher mobile.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Eglise Saint-Blaise, clocher du début XVIe s.

L'église consacrée à saint Martin :

Cette église a été détruite durant la guerre de Cent Ans lors de la prise de Tannerre. Elle fut reconstruite par Jacques Dupé, seigneur de Tannerre († 1530). Il ne reste de l'église du XIIe siècle que les murs de la nef, de petites fenêtres à plein cintre et le portail intérieur. Un nouveau clocher est construit sur la façade Ouest ; percé de meurtrières, il était un élément de défense important.

L'abbé Fondras, curé de Tannerre entreprit d'importants travaux de restauration en 1888 (remplacement des voûtes en bois par une voûte en pierre). Elle est ornée de vitraux :

Chapelle du château
baptême de Jésus dans le Jourdain
Sainte Marguerite et Saint Hubert
Sainte Madeleine et Saint Henry
Saint Jean et Sainte Françoise
Résurrection de Lazare (rosace)
Saint Eloi et Sainte Colombe
Sainte Marguerite et Sainte Rosalie
Jésus, Saint Martin et l'abbé Fondras en médaillon
Saint Germain et Sainte Adeline
Sainte Suzanne et Saint Charles de Baronée
Saint Joachim et Sainte Anne
Saint Severin et Sainte Rosalie
La chapelle du château
Située à proximité du cimetière, elle a été construite par Étienne TournYol de la Rode. Elle abrite les sépultures des familles De Lestrade et De Montferrand.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par deux ZNIEFF :

La ZNIEFF de la vallée du Branlin de Saints à Malicorne, totalisant 2 464 ha répartis sur 8 communes[note 1]. Elle vise les habitats d'eaux courantes (milieu déterminant); on y trouve aussi des tourbières, marais, prairies humides et mégaphorbiaies, cultures et bocages[24].
Sur la commune, ce sont environ 410 ha sur le fond de vallée du Branlin, tous les coteaux en rive droite sauf en face du moulin de Béon, et une grande partie des coteaux en rive gauche.
La ZNIEFF des étangs, bocages, landes et forêts de Puisaye entre Loing et Branlin, 11 699 ha répartis sur 12 communes[note 2], vise particulièrement les habitats d'eaux douces stagnantes (milieu déterminant) ; les autres habitats présents dans cette ZNIEFF sont des eaux courantes, landes, fruticées, pelouses, prairies humides et mégaphorbiaies, tourbières, marais, bocages et bois[25].
Sur la commune, les terrains concernés représentent environ 7 ha du bois du Ferrier jouxtant la commune de Mézilles.

Tourisme, activités[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par une variante du GR de pays "tour de Puisaye". Il suit grosso modo la rive droite du Branlin, et au nord de Tannerre se dirige vers l'ouest et vers l'Agréau.

Des courses d'orientation sont organisées sur le site du ferrier de la Garenne, un terrain de qualité spécialement aménagé pour ces courses[26].

Le vélorail de Puisaye, le plus long de France, et le train touristique de Puisaye-Forterre, passent à 8 km à Villiers-Saint-Benoît.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Edmé Dupe, baron de Tannerre, décédé le 23 mai 1594, s’illustra comme capitaine d’Henri IV. Ses dons de négociation - et sa réputation - furent à l’origine de la reddition d’Auxerre (qui était sous l'autorité de Charles X)[27].
  • Edme Carreau, né le 8 ventose an VII (27 février 1799), décédé le 4 janvier 1871, fut député de l’Assemblée constituante de 1848 et maire de Tannerre de 1870 à 1871.
  • Alcide Chapeau, né le 25 novembre 1848, décédé en 1927, sabotier de métier, écrivit de nombreux poèmes populaires, des charades et des énigmes dans les revues de l’époque (dont La Diane Artistique[28]).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Déy, Histoire de la Ville et du Comté de Saint-Fargeau, Auxerre, , 435 p. (présentation en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les 8 communes concernées par la ZNIEFF de la vallée du Branlin de Saints à Malicorne sont :
    Champignelles, Fontaines, Malicorne, Mézilles, Saints, Saint-Sauveur-en-Puisaye, Tannerre-en-Puisaye et Villeneuve-les-Genêts.
  2. Les 12 communes concernées par la ZNIEFF des étangs, prairies et forêts du Gâtinais sud oriental sont :
    Bléneau, Champcevrais, Champignelles, Mézilles, Moutiers-en-Puisaye, Saint-Fargeau, Saint-Martin-des-Champs, Saint-Privé, Saints, Saint-Sauveur-en-Puisaye, Tannerre-en-Puisaye et Villeneuve-les-Genêts.
Notes sur la démographie
  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Crots de l'Yonne, spéléo-club de Chablis, 1984. p. 84.
  2. Commune de Tannerre-en-Puisaye, carte sur Géoportail. Cours d'eau et limites de communes surlignés.
  3. Déy 1856, p. 23-24.
  4. a, b, c et d Sidérurgie antique, sur le site de l'association du ferrier de Tannerre. Photos et informations sur l'extraction du fer dans l'Antiquité.
  5. a et b Inauguration du ferrier de Tannerre, sur le site de l'association du ferrier de Tannerre.
  6. a et b Le grand ferrier antique de Tannerre-en-Puisaye, dans Histoire du ferrier, sur le site de l'association « Le ferrier de Tannerre ». Cartes des ferriers répertoriés en Puisaye, de ceux sur la commune de Tannerre, plan du site du ferrier de Tannerre, et nombreuses autres informations.
  7. a, b et c La Motte Champlay, sur le site de l'association du ferrier de Tannerre.
  8. Déy 1856, p. 26-27.
  9. Déy 1856, p. 60 : la seigneurie de Tannerre à l'époque de l'arrivée des anglais.
  10. Ambroise Challe, Ponnessant – Pons Maxientus.
  11. Paul Gache (professeur d'histoire à Orléans). Histoire de Marché Beton. Sur le site de la commune de Marchais-Beton.
  12. Déy 1856, p. 64-65 : témoignage de 1731 sur la destruction à Tannerre.
  13. Généalogie des Courtenay.
  14. Déy 1856, p. 156.
  15. a et b Les maires de Tannerre-en-Puisaye, consulté le 4 janvier 2013.
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. INSEE de 2006.
  21. « Ferrier antique de Tannerre-en-Puisaye », notice no PA00113898, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. parcours permanent d'orientation dans le Bois communal du Ferrier de la Garenne sur le site de l'association du ferrier de Tannerre, avec l'aide du comité de l’Yonne de course d’orientation .
  23. a et b Activités de l'association du ferrier de Tannerre.
  24. ZNIEFF 260014938 - Vallée du Branlin de Saints à Malicorne sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN..
  25. ZNIEFF 260014941 - Étangs, bocages, landes et forêts de Puisaye entre Loing et Branlin sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN. Cette ZNIEFF rassemble plusieurs sites de mêmes caractéristiques, et nombre de ces sites s'étendent sur des parties de plusieurs communes.
  26. Courses d'orientation au ferrier de Tannerre, sur le site de l'association du ferrier de Tannerre.
  27. Déy 1856, p. 161-163.
  28. La Diane Artistique, fin XIXe. Fiche de présentation avec liste des principaux collaborateurs, dont Alcide Chapeau.