Cheny

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Cheny
Image illustrative de l'article Cheny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Migennes
Intercommunalité Communauté de communes de l'agglomération Migennoise
Maire
Mandat
Georges Friedrich
2014-2020
Code postal 89400
Code commune 89099
Démographie
Gentilé Chinacusiens
Population
municipale
2 440 hab. (2013)
Densité 251 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 13″ Nord, 3° 32′ 06″ Est
Altitude Min. 82 m – Max. 145 m
Superficie 9,72 km2
Localisation

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Cheny

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Cheny

Cheny est une commune française située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne-Franche-Comté. C'est une ville fleurie récompensée d’une fleur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Migennes Rose des vents
Charmoy
Bassou
N Ormoy
O    Cheny    E
S
Bonnard Beaumont

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire formé, pour sa plus grande partie de couches d'alluvions successives plus ou moins épaisses, est presque partout limoneux et fertile. Le lit de l'Armançon est une espèce d'argile noire très dure que les paysans appellent lave et qui imite bien la cendre durcie. Le sable de la rivière ne contient que très peu de granit. La montagne de calcaire moyennement dur, renferme quelques coquillages de l'espèce des Ammonites. L'étranger ne peut s'empêcher de remarquer la teinte et la grenure des soubassements des plus vieilles maisons et des assises de l'église et du pont, c'est une sorte de poudingue ou conglomérat, appelé vulgairement caille, coagulatum. Cette masse, composée de graviers de toutes sortes, d'une incroyable dureté, forme sur une vaste étendue, un banc imperméable, recouvert de terre végétale. Cette couche, impénétrable avec l'épaisseur des laves inférieures, peut expliquer l'humidité qui se maintient sur un sol élevé de sept ou huit mètres au-dessus du niveau de l'Armançon, puis les suintements fréquents à la Croix-Rouge, et l'existence d'un grand nombre de sources qui jaillissent sur le territoire en Ferte-Rive, au Coignot, aux Cavons, près l'église Saint-Pierre, vers le pont, au Vivier, aux Voèvres, au Port des Fontaines.

Du côté du cimetière et en Ferte-Rive, le sous-sol mobile contient d'intéressantes pétrifications, imitant la meulière, et où l'œil reconnaît facilement des herbes, des débris de mousse, de joncs, et des feuilles d'ormes et d'aulnes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On a proposé diverses explications pour donner l'étymologie de Cheny. Quelques-uns ont dit : C'était un lieu planté de chênes, l'orthographe primitive n'admet pas cette supposition. D'autres ont dit: C'était le Chenil des hauts et puissants seigneurs les de Montmorency. Cela se peut, au XVIIe siècle ; mais, bien avant les de Montmorency, Cheny avait son nom et son existence. Si j'osais, je hasarderais une autre version, et je dirais: Cheny, Kainée et Chiniacus, au neuvième siècle, est l'Echine du Mont, le Coin de terre où finissent à l'Yonne les vallées du Serein et de l'Armançon. Il paraît que cette opinion ne vaut rien, et doit céder devant celle des savants affirmant que Cheny, Canixcus est le fonds de terre échu par droit de conquête, ou autre, au romain Canius. Maintenant, qu'était-ce que Canius? Un guerrier frisé des légions de Jules César ? Un magistrat, un littérateur des siècles suivants ? Je l'ignorerai longtemps.

Ce qui paraît évident à des gens judicieux, c'est que les Romains, soit aux jours de l'invasion, soit lors de l'occupation qui suivit, s'établirent certainement entre Bonnard, Bandritum, et Cheny, dans le quadrilatère formé par l'Yonne, le Serein et l'Armançon, dans un emplacement où des sources d'eaux vives abondent, et où les positions se défendaient d'elles-mêmes. J'ai ouï dire que c'est là précisément que J. César concentra ses légions avant l'effort suprême contre Vercingétorix, à Alise.

- En 833, Chiniacus (Cart. gén. de l'Yonne, t. 1er, p.41). En 853, Caniacus (id., p. 66). En 864, Calniacus. En 1020, Caniniacus. En1141, Caniacum (Cart. de Pontigny, fol. 8, Vo, Bibi. nat., N° 03). En 1151,Seneasium (Bulle du pape Eugène III). En 1258, Chiniacum (abbaye Saint-Marien d'Auxerre). Au IXe siècle, Kainée (Liber Sacramentorum, des archevêques de Sens. BibI. de Stockholm). En 1143, Chaney (Cart. de Pontigny, fol. 18, VO). En1202, Cheni. En 1414, Chigny. En 1452, Chegny (abbaye Saint-Marien). En 1560,Cheny (Emigrés De Montmorency). En 1670, Cheniacum (Pouillé du diocèse de Sens). Définitivement, Cheny.

Cheny, au neuvième siècle, est du pays sénonais, du diocèse de Sens ; avant 1789, du doyenné de Saint-Florentin, de la conférence de Brienon-l'Archevêque ; de l’élection de Joigny, du bailliage de Villeneuve-le-Roi, de la province de l'Ile-de-France. En 1668, il est compris dans le bailliage de Seignelay. En1790-1793, Cheny fit partie du district de Mont-Armance, du canton de Mont-Fertile (Mont-Saint-Sulpice), mais en 1802 il fut rattaché au canton, justice de paix et doyenné de Seignelay.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Antiquité[modifier | modifier le code]

Et, en effet, dans les travaux de terrassements nécessités par la voie ferrée de Laroche à Auxerre, et dans d'autres touilles très restreintes, près le Thureau des Prés, on a trouvé et l'on trouve assez communément des monnaies romaines à l'effigie de Tibère, Claude, Marcienne, Commode, des ossements de boucherie, et des cendres de bivouacs ou autres ;des squelettes, des poteries, des objets de bronze. Cette année, le 15 mars, j'y ai trouvé une hache de fer très grossière. L'an dernier, au chemin des vignes, on déterra une magnifique petite pièce d'or, à l'effigie de Tibère ;au revers, un génie debout. Le château de Cheny aura, tout simplement, pris la place d'un premier poste fortifié, formant tête de ligne, dominant l' Armançon, et, au besoin pouvant inquiéter le cours de I'Yonne.

Population.- En 1615, la moyenne des naissances est vingt-cinq et la population stationnaire depuis cette époque est d'environ sept cents âmes. Un pouillé de Sens, de 1670, énonce pour Cheny, quatre cent cinquante communiants. L'almanach Tarbé, de 1776, donne cent cinquante feux et quatre cents communiants. En août1795, lors du partage des communaux de Cheny, on compte six cent quarante-quatre individus. Depuis 1880, à la suite de la création d'un dépôt de machines aux abords du pont, une centaine d'ouvriers sont venus résider à Cheny avec leur famille, et la population s'est trouvée subitement grossie de plusieurs centaines d'habitants. Aujourd'hui, d'après le dernier recensement, elle atteint le chiffre de onze cent six.

Noms des familles. - Je pourrais citer quelques noms épars dans les archives des XlIème et XIlIème siècles. Ils se retrouvent à peu près au XVIème et sans recourir aux anciennes chartes, je copie dans les registres de catholicité, et dans l'ordre où je les rencontre, ceux qui figurent avant 1650 : Pasquet, Rollin, Champvin, Charon, Chambon, Moreau, Bonnard, Martin, Choppin, Garnier, Rougemont, Frontier, Bondoux, Valodin, Carré, Legros, Cornu, Huyard, Pierret, Gonnard, Chat, Rondot, Lefebvre, Millon, Cappé, Dangau, Mocquot, Bourrelet, Viollet, Miré, Gallois, Callé, Durand, Laforest, Vinot. En 1667, le 14 octobre, cent quatre personnes de Cheny vont recevoir la confirmation à Brienon. Dans la liste, se trouvent: M Lebœuf, M Creveau, M Jean Deplame, recteur des Ecoles, Arnoult, Aulmont, André, Arpé, Bailly, Baudrier, Besanger, Beugnon, Beaunois, Bondoux, Butin, Bonneau, Carré, Chat, Chanvin, Du Bois, Denis, Danvau, Fontaine, Frontier, Gourdeau, Gallois, Guillaumard, Gallimard, Grosley, Gonneau, Gaillard, Gagnon, Garnier, Gounon, Jusseaulme, Lefebvre, Lièvre, Liardot, Marie, Martin, Mérat, Moreau, Moussé, Pasquet, Prin, Pruneau, Rollin, Reignot, Rougemont, Rondot, Renard, Roy, Valodin, Viollet.

CHAPITRE II:

L'église de Cheny n'a rien d'extraordinaire, mais sa grosse tour carrée du XIIIème siècle, ses contreforts, à ressauts, sa situation pittoresque sur le bord de l'Armançon, lui donnent un cachet particulier qui plaît au regard. Pour être bien proportionnée, la tour devrait être exhaussée de quelques mètres. Le monument primitif a dû fortement souffrir de l'occupation anglaise. La tour seule pouvant être plus utilisée comme moyen de défense, a survécu. Le corps de l’édifice actuel date de la seconde moitié du XVe siècle ; c'est une nef unique, avec annexes formant croix de chaque côté. Il est très régulier et l'œil se complait dans la symétrie des arceaux et l'ensemble des proportions. Les dimensions sont trente-quatre mètres de longueur, sept mètres cinquante de largeur, et neuf mètres sous la voûte. Les fenêtres de style flamboyant ont conservé leurs meneaux et réseaux variés, mais elles ont perdu les vitraux historiés qui en faisaient la principale ornementation. A peine s'il en reste quelques vestiges dans les trilobures d'une baie ; quelques petits anges aux ailes éployées, dont le mérite ne fait qu'augmenter nos regrets pour tout ce qui a disparu. - De temps immémorial l'église est dédiée à Saint-Pierre-ès-liens. Elle relevait de l'abbaye bénédictine de Saint-Rémy de Sens, qui devait entretenir le chœur, sinon toute l'église.

En 1879, M. Carré, curé, pour rendre à l'église son caractère primitif, enlève le grand rétable à la romaine qui formait le maître-autel. C'était une de ces œuvres communes de l'époque Louis XV: colonnes de pierre, encadrant un tableau, reliées par des guirlandes peintes et accostées d'anges adorateurs de grandeur naturelle. Les débris en sont misérablement entassés, au pied de la tour, du côté nord, dans l'ancien cimetière. L'autel actuel est l'œuvre de M. Piéplu, architecte à Auxerre: coût: cinq mille trois cents francs. Quel qu'en soit le mérite, je pense que, pour ce prix, on pouvait au lieu de guirlandes de feuillage avoir des personnages en relief de plus grand art. La grande fenêtre du chevet dégagée a reçu des verrières peintes de la maison Didron ; la baie centrale représente le Bon Pasteur. Toutes ces œuvres sont dues à la libéralité de la famille Durand-Desbordeaux. L'autel a été solennellement consacré par Monseigneur Bernadou, archevêque de Sens, le 29 Août 1881. - En 1890, M. Horson, curé, fait ouvrir les deux fenêtres latérales de l'abside, obstruées depuis des siècles, les meneaux détruits sont rétablis. On y place de belles verrières, dans la fenêtre du sud, saint Edme, et saint Charles Borromée, don de Madame Moutard-Martin, née Durand ; dans la fenêtre nord, saint Augustin et saint Victor, don de Madame Albanel, 1890. En novembre 1889, la chapelle de la Sainte Vierge a été également enrichie d'une verrière qui représente N.-D. des Victoires. Elle sort des ateliers de M. Amand-Durand, natif de Cheny, propriétaire du château. Cette œuvre, obtenue par des procédés scientifiques nouveaux, se recommande par ses teintes chaudes et son coloris spécial. La chapelle de la Sainte- Vierge était autrefois désignée sous le nom de N.-D. du Rosaire. Au XVe siècle, plusieurs notables y sont inhumés. Dans la chapelle nord, dédiée à saint Roch, rien d'intéressant, sinon l'inscription suivante, entourée de moulures formant un vaste cadre ovale. En tête, un cœur ardent, percé de flèches ; à droite et à gauche, un écu armorié :

D. O. M. CY GIST LE CORPS DE NOBLE DAME LOVYSE DE LAMBERT, EN SON VIVANT FEMME ESPOVZE DE MESSIRE PIERRE DE HANNICQVES, SEIGNEVR DE BENJAMIN, CHENY, BONNARD ET AVTRES PLACES, ESCVYER COMMANDANT EN LA GRANDE ESCVRIE DV ROY, ET PREMIER ESCVYER EN CELLE DE MONSEIGNEVR LE DVC D'ORLEANS, ET TENANT L' ACCADÉMIE DE SA MAJESTÉ A PARIS. LACQVELLE DAME DECEDA, EN SA MAISON, A PARIS RVE DES BONS ENFANTS, LE XXIIII JANVIER 1624. Priez Diev povr levrs ames.

Dans la nef, bon tableau, la naissance de Jésus adoré par les Anges, copie d'André del Sarto. Un inventaire du mobilier daté de 1828 ne relate aucun objet d'art. Les archives, registres et paperasses du presbytère furent brûlés joyeusement en 1793, vers la porte du cimetière. Je me demande ce qu'ils contenaient de si effrayant. Aujourd'hui, avec ces documents, il serait plus facile de faire une histoire intéressante. - La grosse cloche est assez belle et son ample voix se répand harmonieusement dans les vallées environnantes. En voici l'inscription :

J. H. S. MAR. D. O. M. JEAN ALlEN BACHELIER N. DECRET PRIEVR DV PRIEVRÉ DE NOTRE-DAME DE JOIGNY ET DAME CLAVDE DE RAGVIER, DAME ET BARONNE DE LACROIX ET DE MIGENNES. 1648.

La petite cloche ne s'accorde guère avec sa sœur aînée. Voici ce qu'on y lit :

J'ai été bénite par M. Jean-André Rappeneau, curé de Cheny. M. François-Amédée Rativeau, maire de la commune. L'an 1835. J'ai été nommée Marie- Victoire par M. Antoine-Joseph-Marie-Auguste de Manen, ancien capitaine de cavalerie, parrain, et par Marie-Gabrielle-Victoire Bonnerot, veuve de M. Ballaguet, marraine.

L'horloge actuelle a été donnée en 1875 par les familles Henry Madelain et Jacob.

Le Presbytère. - Le presbytère, attenant a l'église, est une antique maison, ayant sur la rivière, la vallée et les voies ferrées une magnifique vue. Avant la Révolution tout le bas du jardin et dépendances était baigné par la rivière. Le 8 vendémiaire, an IV de la République, le presbytère est mis en vente : outre les bâtiments, tels qu'ils se comportent encore aujourd'hui, cinquante cordes de concises, tenant d'un long du midi à la rue, du levant aux champs, du septentrion à la rivière, d'autre au cimetière et à une petite ruelle dépendant de la ci-devant cure de Cheny, et désormais appartenant à la République. Il est adjugé au citoyen François-Auguste Ménétrier, propriétaire, demeurant à Auxerre, moyennant 2.160 livres.

Quant aux biens mêmes du presbytère consistant en vingt-deux arpents en diverses pièces, ils sont adjugés, le 20 juin 1792, au citoyen François Mangin, militaire décoré, demeurant à Brienon, moyennant seize mille livres. Une vigne de cinquante-trois cordes est adjugée au sieur Etienne Carré, marchand de vin à Cheny, moyennant mille cinq cents livres. Vingt-cinq cordes de luzerne, près la croix Saint-Vincent, sont adjugés à Edme Durand, pour deux mille six cent-vingt livres.

La cure, estimée d'un revenu de six cents livres, était à la collation de l'abbaye de Saint-Rémy de Sens.

En 1890, le jardin, du presbytère a été encore réduit de ses deux cinquièmes, sur la demande du Conseil municipal, et par décret présidentiel.

Liste des curés.- Nos registres de catholicité commencent en 1615.

Pierre Railly, en 1479, fut frappé jusqu'à effusion de sang, par Pierre de Courtenay, seigneur de la Ferté ; celui-ci fut dispensé par l' Archevêque de Sens, de payer dix livres d'amende auxquelles il avait été condamné.

Mathieu Barnicou qui résigne sa cure en faveur de :

 Edme Moreau,

en 1558.

 Jean Voisin,

1615.

 Michel

Mathieu, 1615-1646, eut pour vicaires Petitier et Foulon.

 J. Constand,

1647-1656, eut pour vicaires Lambert et Goudé.

 J. Huot,

1656-1682, eut pour vicaires Ferrand et Dumarest.

 Rabillet,

1683-1695, eut pour vicaires Brice, capucin de Paris, Laguette de Saint-Jean, cordelier, Prouvansal.

 Marin Dumont,

1696-1718, vicaires Cornisset, Daguenet; neuf ecclésiastiques du voisinage assistent à ses funérailles.

 Cottet, 1719-1766.
 Briquet,

prêtre de La Mission, 1766-1773, huit prêtres à ses funérailles.

 Cropat, 1773.
 Lespagnol,

1773-1792, remet les registres aux mains de Pierre Rondot, officier municipal, le 17 novembre 1792.

 Saffroy,

1805-1812.

 Ravinet, 1814-1824.
 Féméry, 1828.
 Jacob, 1829-1831.
 Rappeneau. 1831-1859,

devient aveugle, se retire à Avallon; il eut pour vicaire son neveu, M. Monot.

 Rousseau,

1859-1863, inhumé au centre du nouveau cimetière, il a laissé deux cent soixante-sept francs à l'église.

Jean-Baptiste Carré, ancien maître de l'institution Saint-Héric à Auxerre, 1863-1889, littérateur émérite. Il a publié la biographie de M. Fortin, archiprêtre d'Auxerre et celle de M. Laroche, curé d'Ormoy et de Saint-Bris. On lui doit aussi un éloge de l'abbé Lebeuf, le 20 Avril 1860, à l'anniversaire séculaire du savant auxerrois, des épisodes de l'Histoire d'Auxerre, un toast remarqué au banquet de Fontenoy, etc.

Pierre-Valentin Horson, 1889, votre serviteur, a publié des recherches historiques sur Pont-sur-Yonne.

Instituteurs. - À côté de la signature du curé, nous voyons le paraphe artistique de l'instituteur, prenant le titre de Recteur des écoles. Longtemps1'école se tint dans une maisonnette toute proche du presbytère. Voici les noms que j'ai relevés : Jusseaulme, 1618. Lejoyeux, 1646. Pierre Bonin, 1687. Jean Deplaine, 1689. Pierre Prin, 1713. Germain Petitjean, 1760. Jean Guillot, 1807. Sebastien Huot, 1808. Petitot, 1814. Depuis sont venus MM. Mathé, Besse, Ythier, Creveau, Roger, Mercier, 1892.

Médecins. - La paroisse de Cheny a régulièrement un médecin, ou chirurgien ou practicien. Edme Bourrelet, 1629. Nicolas Perrettes, 1629. Charles Gervais, 1689. Edme Moret, en 1773. Guillemot en 1805. Dr Albanel, Dr Henry, Dr Bricard. Régulièrement aussi, une sage-femme ou matrone, qui apparaît aux baptêmes ; et dans deux seuls cas de naissances illégitimes, en deux cents ans, elle déclare et fait inscrire d'office le nom du père. Nous avions également un notaire royal, un sergent en la justice de Cheny, un procureur fiscal, des artisans de tout métier; couvreur, cordonnier, charron, .tisserand, pescheur, menuisier, boulanger, charpentier. Le maître boucher semble avoir rang de notable.

Choses religieuses. - En 1636, M. le curé relate les différents services auxquels il est tenu, il doit faire six processions par an, savoir : le lendemain de Pâques, à Hauterive ; le jour de Saint-Georges, au Mont-Saint-Sulpice ; le jour de Sainte-Croix, à Bassou ; les trois jours des Rogations, à différentes croix du territoire, pour trois livres. Actuellement les processions religieuses sont interdites ; M. l'abbé Carré s'étant avisé d'aller processionnellement, au cimetière, le jour de la fête des Morts, 2 Novembre 1881, subit un procès, et fut condamné à un franc d'amende, devant la justice de paix de Seignelay.

En 1636, M. le curé doit célébrer vigiles des morts tous les dimanches de Carême ; pour tout l'octave du Saint-Sacrement, il lui est alloué cinq sols, cinq sols au maître des écoles, cinq sols au sonneur. Il doit un service funèbre aux quatre temps, et un, le lendemain de la Saint-Pierre. Le nombre des anniversaires à célébrer cette année là est de quarante-trois ; beaucoup sont institués à perpétuité par dispositions testamentaires, tels sont ceux de J.-B. Bonnard, Dupuis, Huot, Chat. Pour cette même intention, Claude Fauconnier lègue à l'église deux arpents de terre, lieu dit Guichardon. Michel Mathieu, curé, dix- huit livres de rente sur ses bâtiments sis au Mont-Saint-Sulpice. Pierre Rollinat, cinquante sols de rente sur une vigne, lieu dit Champ-Carré. Antoinette Amyot, un quartier de pré, lieu dit Bouche d' Armançon. Claude Pasquet, deux quartiers de pré même lieu. Marie Bondoux, un quartier de terre aux Coulmines. Antoine Durand, deux arpents de terre sur Migennes. Il ne nous parait point inutile d'exhumer ces témoignages de l'antique foi des habitants de Cheny. Des messes basses sont fondées à perpétuité pour Guillaume Martin, Benoit Lemoine, André Blandin, La Clérin, Brigide Perrettes, Thomas Cornu, Madeleine Fouché, Etienne Goussot, Edmée Rollin, Edme Sauvage, Edmée Bonnard.

Les fondations énumérées plus haut et quelques autres constituaient les biens et revenus de la fabrique. Ils composaient, en 1792, un labourage de onze arpents, terres et prés, affermé à Louis-Germain Sourdillat et J.-B. Gautherin, laboureurs à Cheny, moyennant cent quatre-vingt-quinze francs. Ces biens sont mis en adjudication, au Mont-Armance, le 17 Floréal an III, divisés en six lots.

« 1er lot, adjugé au citoyen J.-B. Beau, propriétaire à Saint-Florentin, moyennant cinq mille sept cents livres.

2ème lot, au sieur Bon Bouvret, quatre mille cents livres.

3ème lot, au sieur Bon Bouvret, cinq mille trois cent vingt-cinq livres.

4ème lot, au sieur Edme Durand, gendre Lafaist, trois mille cinq cent soixante livres.

5ème lot, au sieur Germain Sourdillat, quatre mille cent cinquante livres.

6ème lot, moyennant cinq mille cent soixante-quinze livres. Ce qui fait un total de vingt-huit mille dix francs. »

Avant la Révolution, il y avait à Cheny, une confrérie du Saint-Rosaire, de Sainte-Barbe et de Saint-Roch, invoqué dans les épidémies. La statue de Sainte-Barbe a été mutilée en 1793. Pareillement, il existait une confrérie de Saint-Nicolas, patron des mariniers et des jeunes gens. On a encore le bâton processionnel du XVIIe siècle.

CHAPITRE III : Dicton

Armançon

Mauvaise rivière et bon poisson

Ce dicton se justifie pleinement .ici, parce que la rivière toujours rapide, souvent torrentielle, aime à déplacer son lit et que parfois, en vingt-quatre heures, elle croît de trois mètres, et devient jaune et violente, comme le Tibre, et parce que, même en été, quand elle est calme, elle a, dans certains endroits, comme à Fouchy et en Ferte-Rive, des gouffres qui font peur et où plusieurs ont péri. Il n'est point d'année où elle ne promène, sur ses rives, ses ondes tumultueuses. En 1697, le 24 juin, elle était « si prodigieusement grosse qu'elle bouchait les arches du pont et que les eaux refluaient jusqu'au moulin de Migennes. » Et M. le Curé d'alors croit devoir dire: « ce que je certifie véritable. » La plus grande crue survenue depuis, et qui est celle du 25 septembre 1866, n'a pas atteint tout- à-fait ce niveau, il s'en manquait peut-être vingt-cinq centimètres. On peut voir sur les murs de la fontaine Saint-Pierre, à l'étiage, les marques diverses des crues les plus fameuses de ce siècle: celles de 1836, de 1846, du 25 novembre 1852, du 14 mai 1856 et surtout celle de 1866.

La deuxième partie du dicton n'est pas moins vraie ; bon poisson, de chair exquise tenant à la rapidité et à la nature des eaux vives. On y trouve toutes les espèces d'eau douce connues, depuis le minuscule véron jusqu'aux énormes brochets et saumons. Les meilleures sont l'anguille, la perche, le brochet ; la truite n'y est point rare. Autrefois, dans les baux de location du moulin, et autres fermages riverains, il était stipulé que le preneur, entr’autres redevances, serait tenu de fournir quelque chose comme six belles anguilles ou six livres de beau poisson. Le bon poisson appelle forcément les bons pêcheurs ; ici, ils sont d'une habileté inouïe, usant de tous les artifices et plongeant même au besoin dans les plus profonds repaires. Si les gros brochets de I'Yonne dépassent Cheny et remontent jusqu'à Brienon, ce n'est pas du gré des susdits pêcheurs. Depuis plusieurs années, l'Etat a renoncé à son droit d'amodier la rivière ; le droit de pêche est revenu aux riverains qui, généralement, sont assez accommodants.

Le Pont. - Le pont de Cheny, dit M. Quantin, est du XVIe siècle. Il a six arches. L'Annuaire de l'Yonne (1853), en donne le dessin. Je voudrais bien pouvoir dire depuis combien de siècles existe un pont ici ; les documents positifs me manquent. L'abbé Henry, dans son histoire de Seignelay, prétend trouver à notre pont actuel, tous les caractères d'une construction romaine. Je me demande ce qui, pour lui, constitue ces caractères. Comme si les Romains n'avaient pas eu aussi des ponts de bois. Cependant, j'incline à croire que les Romains avaient un pont à Cheny et à l'emplacement présent. Le gué n'était pas souvent praticable. Je ne veux point entrer dans la discussion relative à Bandritum que la critique moderne place à Bonnard; il y avait certainement entre Bonnard et Cheny qui se touchent presque, une voie très ancienne aboutissant au pont de l'Armançon. Le vieux chemin de Ligny, dont parle un titre de 1228, et qui s'appelle aussi chemin de Bourgogne, aboutissait également au pont. En 1243, le pont existant était en bois. En 1815, la petite arche du côté gauche, était une passerelle mobile qu'on levait et qu'on abaissait à volonté, pour obtenir plus sûrement le péage, sans doute. Aux temps où les pieux pèlerinages étaient dans les mœurs, beaucoup de fidèles se rendant à Alise-Sainte-Reine passaient par Cheny ; les registres relatent, avec circonstances, les décès de plusieurs étrangers et les honneurs religieux que leur furent rendus à cause des chapelets et autres insignes trouvés sur eux.

De temps immémorial, les droits de péage, en dessus et en dessous le pont appartiennent aux seigneurs de Cheny qui l'ont évidemment fait construire. En 1243, Jean de Seignelay permet aux moines de Saint-Rémy d'établir un moulin à courtines près du pont, pourvu qu'ils laissent la voie libre à la navigation. L'usage de moulins sur les ponts était, alors, très fréquent.

En 1484, à la suite des guerres avec les Anglais, Philippe de Savoisy allège la redevance qu'il percevait à Cheny sur la rivière, et la réduit de trente sols à dix sols. « En considération de ce qu'au moyen des guerres qui dernièrement ont eu cours en ce pays, ladite seigneurie, et même ladite rivière sont réduites à une petite valeur. » (Archives de l'Yonne).

Aujourd'hui, un peu en aval de Cheny, on a construit deux nouveaux ponts pour les voies ferrées, un pour la ligne de Nevers, un autre pour la ligne départementale suivant la vallée du Serein.

Le moulin. - Si je parle du moulin de Cheny, c'est parce qu'il est extrêmement ancien et des plus pittoresques. Dès l'origine, il appartient aux religieux bénédictins de Saint-Rémy qui étaient à. Sens, dès le sixième siècle. L'ordre bénédictin est de ceux qui ont le plus contribué au progrès de l'agriculture et à. la civilisation de notre pays. Pour leurs établissements ils savaient choisir toujours des emplacements qui dénotent un sens pratique absolu. Actuellement le moulin de Cheny ne tourne plus. Dans l'intérêt local, je regrette qu'une pareille force reste oisive et inutile. Je sais que les meuniers n'y firent point toujours fortune : mais on pourrait essayer d'une autre industrie ; par exemple, dans notre siècle de lumière, en tirer de puissants foyers d'électricité.

En 1243, Jean de Seignelay, qui avait commencé à bâtir un moulin à. Cheny, sur l'Armançon, au-dessous du moulin Saint-Rémy, ayant vu les titres de celui-ci, par l'intervention de prud'hommes, renonça aux droits qu'il pouvait avoir à cet égard sur l'Armançon, depuis le moulin des moines jusqu'à l'Yonne. Les prés s'étendant au-dessous du moulin portent encore le nom de Saint-Rémy. On y tenait les foires, trois fois par an, le jeudi de la Passion, le 16 août, jour de la fête de saint Roch, et le 4 décembre, jour de Sainte- Barbe. Je remarque que ces trois jours coïncident avec une fête religieuse en honneur autrefois dans le village. Il y avait une confrérie de Saint-Roch, une confrérie de Sainte-Barbe, et un autel dédié à. Notre-Dame-du-Rosaire. L'Armançon a déplacé les prés Saint-Rémy pour les reporter sur la rive droite. En 1781, le moulin n'appartient plus aux religieux, mais aux de Montmorency. Le 4 novembre, il est loué au sieur Lhéritier, meunier de Gurgy, pour 54 ans, qui commenceront à l'expulsion du meunier actuel. Les chômages et accidents, causés par le passage des trains de bois, seront supportés par le locataire. Il a le droit de pêche dans le vannage et dans cinq toises au-dessous : bail conclu moyennant, par an, trois cents francs et six anguilles.

Pour le service de la navigation, il y avait là un éclusier attitré, chargé de la surveillance et du fonctionnement du perthuis. En 1805, c'est un nommé Coignée ; souvent il repêche des cadavres : les registres mentionnent minutieusement ces lugubres trouvailles faites dans l'Armançon et dans I'Yonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1955 Albert Gallois    
1955 1966 Camille Robineau    
1966 1984 Sylvain Bourgoin PCF Conseiller général du Canton de Seignelay (1979-1985)
1984 en cours Georges Friedrich[1] Apparenté PCF Président de la Communauté de communes de l'Agglomération migennoise (1983-2014)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 440 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
616 684 687 737 800 815 808 840 927
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
878 800 793 809 831 1 018 1 128 1 106 1 009
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 089 1 001 1 089 1 193 1 294 1 335 1 315 1 416 1 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
1 556 1 678 2 210 2 523 2 521 2 535 2 588 2 532 2 469
2013 - - - - - - - -
2 440 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges Jacob maître ébéniste du XVIIIe siècle, né à Cheny le 6 juillet 1739, mort en 1814.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.