Beaumont (Yonne)

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Beaumont
Beaumont (Yonne)
Blason de Beaumont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Intercommunalité Communauté de communes Serein et Armance
Maire
Mandat
Flavie Bourotte
2020-2026
Code postal 89250
Code commune 89031
Démographie
Population
municipale
637 hab. (2018 en augmentation de 1,59 % par rapport à 2013)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 12″ nord, 3° 33′ 41″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 128 m
Superficie 6,55 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Auxerre
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Florentin
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Beaumont

Beaumont est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Beaumontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Beaumont est à 15 km au nord d'Auxerre[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Beaumont est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auxerre, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 104 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (50 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,9 %), terres arables (34,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,4 %), zones urbanisées (5,9 %), eaux continentales[Note 3] (2,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Citée en 1185 sous le nom de Bellus Mons.

Serait l'ancien Bandritum de la carte de Peutinger.

Le prieuré de Beaumont prend le nom de Saint-Thibaud-des-Bois après que l’abbé Arnoul, frère du saint, lui donne quelque relique de saint Thibaud de Provins à son retour d’Italie[9]. En 1400 du temps de l'évêque d'Auxerre Michel de Creney absent de son diocèse cette année-là, Philippe Froment (†1401, confesseur du duc de Bourgogne Philippe le Hardi, évêque de Bethléem puis évêque de Nevers en 1395) translate les reliques vers l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre[10].

Jean, sire de Cheny, possédait la terre de Beaumont en 1276. Charles de Savoisy, baron de Seignelay, l'acheta en 1394. Il appartenait aux Lenfernat au XVe siècle. Au XVIe siècle, le seigneur du lieu est François Ier de La Rivière, fils de Jean Bureau de la Rivière[11], seigneur de la Rivière, Champlemy, vicomte de Tonnerre et de Quincy, baron de Seignelay, seigneur de Anthiol, Arzembouy, Beaumont, Bennes, Bonnard, Boulon (commune de Lurcy-le-Bourg), Cheny, Chevannes, Colméry, Corvol le Damp-Bernard, La Garde, Lurcy-le-Bourg, Lucy- ou Lurcy-le-Châtel, Norry, Ormoy, Perchin, Poilly, Rebourceau (Rebourseaux, commune de Vergigny), Saint-Martin, Souffin, Vézannes, etc. Enfant d'honneur ou page de Charles VIII, il épouse en 1499[12] Madeleine de Savoisy, dame de Seignelay et héritière de la maison de Seignelay[11] dont il a eu 11 enfants. Son testament date de 1534[12].

Au port du Crot-aux-Moines (ancienne ferme de l'abbaye de Pontigny) étaient embarqués les vins de la région à destination de Paris.

Hameau de Chemilly jusqu'en 1790.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 1995 Daniel Gombert DVG  
1995 2014 Alain Kazmierczak[13]    
2014 2020 Romuald Benoit    
2020 En cours Flavie Bourotte DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2018, la commune comptait 637 habitants[Note 4], en augmentation de 1,59 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
299336257349398365365388415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
427427466443408404398344349
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
333371410389372375387348350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
428496468447514529536603632
2018 - - - - - - - -
637--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Barbe XIIe, refaite XVe dans le style flamboyant : nef unique de quatre travées avec voûtes à nervures saillantes, portail plein cintre à pilastres ioniques, surmonté d'un fronton sculpté XVIe ; fragments de vitraux XVIe, statues.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Beaumont », sur google.fr/maps.
    Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) – cliquer sur "Itinéraires".
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Auxerre », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Antonio Mistrorigo, « Theobaldus - Sur les pas de saint Thibaut », sur theobaldus.org (consulté le ).
  10. [Lebeuf 1743 (1)] Abbé Jean Lebeuf, Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne).
  11. a et b Philippe Le Bas. Famille de la Rivière. Dans France: Dictionnaire Encyclopédique, Volume 10, 1848. pp. 64-65.
  12. a et b Jean Née de la Rochelle, Pierre Gillet, Jean-François Née de la Rochelle. Jean Bureau, dans Mémoires pour servir à l'histoire, politique et littéraire, à la géographie ... du département de la Nièvre, 1827.
  13. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.