Svetlana Aleksievitch

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Svetlana Alexievitch
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Svetlana Alexievitch, en 2016 à Kiev.

Nom de naissance Svetlana Aleksandrovna Alexievitch
Naissance (68 ans)
Stanislav, Drapeau de l'URSS Union soviétique
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture russe
Genres
recueil de témoignages

Œuvres principales

La Fin de l’homme rouge ou le Temps du désenchantement (2013)

Svetlana Aleksandrovna Aleksievitch (en russe : Светлана Александровна Алексиевич, en biélorusse : Святлана Аляксандраўна Алексіевіч, Sviatlana Aliaksandraŭna Aleksievitch) née le à Stanislav[1], est une personnalité littéraire et journaliste russophone soviétique puis biélorusse[2], dissidente soutenue par le PEN club et la fondation Soros.

Le , le prix Nobel de littérature lui est attribué pour « son œuvre polyphonique, mémorial de la souffrance et du courage à notre époque »[3], ce qui fait d'elle la première femme de langue russe à recevoir la distinction[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Svetlana Aleksievitch naît dans une famille d’enseignants de l'ouest de l'Ukraine, où s'est déroulée une partie de la guerre germano-soviétique. Son père est biélorusse et sa mère ukrainienne. Après la démobilisation de celui-ci en 1950, la famille retourne s'installer en Biélorussie à Mazyr. Sa famille a été fort éprouvée. La mère de son père meurt du typhus alors qu'elle est résistante. Sur trois de ses enfants, deux disparaissent pendant la guerre. Le père de Svetlana revient toutefois vivant du front. Le père de sa mère est tué au front[5]. Elle passe toutefois son enfance, avant la démobilisation de son père, dans un village ukrainien de l'oblast de Vinnytsia. Par la suite, durant de nombreuses périodes de vacances, elle retourne en Ukraine, chez sa grand-mère[6],[7].

En 1965, Svetlana Aleksievitch termine l'école moyenne à Kapatkevitchy raïon de Petrykaw (Voblast de Homiel) en Biélorussie. Inscrite aux komsomols (« jeunesses communistes »)[8], elle entreprend ensuite des études de journalisme à Minsk qu'elle termine en 1972[4].

Elle travaille d'abord comme éducatrice et comme professeure d'histoire et d'allemand dans une école du raïon de Mazyr, puis comme journaliste pour la revue biélorusse Pravda du Pripiat à Narowlia en Biélorussie, également dans le voblast de Homiel (Gomel en langue russe). Ce voblast est situé dans la région géographique de Polésie, le long de la frontière biélorusse avec l'Ukraine et à proximité de Tchernobyl. Il a été profondément contaminé par la catastrophe nucléaire.

En 1972, elle commence à travailler dans une revue locale à Biaroza dans le voblast de Brest. Entre 1973 et 1976, elle est journaliste auprès de la revue Selskaïa puis, de 1976 à 1984, dirige le département études et publications auprès de la revue des écrivains biélorusses Neman (en russe, « Нёман »).

En 1983, elle entre à l'Union des écrivains soviétiques[9].

Sa carrière de journaliste la conduit à beaucoup écrire sur des conflits et sur les soubresauts de l'actualité comme la guerre d'Afghanistan, la dislocation de l'URSS ou la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.

Au début des années 2000, elle vit en Italie, en France, en Allemagne[10]. Depuis 2013 elle vit de nouveau en Biélorussie[11]. Parmi ses maîtres, elle reconnaît l'influence des écrivains biélorusses Ales Adamovitch et Vasil Bykov[12].

Son premier livre, Je suis partie du village, recueille des monologues d'habitants des villages biélorusses qui sont partis s'installer en ville. Le livre, prêt pour l'édition, est resté en attente avec une pile de livres au comité central du Parti communiste de Biélorussie[13]. En effet, selon les autorités, elle avait critiqué la politique de délivrance des passeports et avait montré son « incompréhension de la politique en matière agricole du parti »[14],[15].

Très critique à l'égard du « régime » d'Alexandre Loukachenko, Svetlana Aleksievitch s'est toujours systématiquement opposée à la politique du président de la Biélorussie. La maison d'édition qui éditait ses livres cesse de publier après l'arrivée au pourvoir de Loukachenko[16]. Elle critique en même temps les opposants au président qu'elle ne considère pas comme de vrais hommes politiques mais comme des « hommes de culture, des rêveurs, des romantiques »[17].

Après le début de la crise de Crimée en mars 2014, elle condamne la politique russe envers l'Ukraine dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung[18].

Lors d'une rencontre à Varsovie, le , pour la sortie de son livre Un temps de seconde-main[19], elle commente ainsi le conflit armé en Ukraine :

« Il est terrible qu'au lieu de discuter les gens commencent par se tirer dessus. Mais je ne dis pas qu'il ne s'agit que du peuple russe. »

La littérature, dit-elle, « doit servir à écrire qu'il est nécessaire de tuer une idée, qu'il faut discuter, mais pas tuer les gens. » Puis elle rappelle les effusions de sang qu'ont connues ces hommes depuis 200 ans dont 150 en se battant. « Et tout cela pour ne jamais vivre bien. » Quant aux citoyens de l'espace post-soviétique « pendant 70 ans on les a trompés, puis pendant 20 ans encore on les a volés. » Le résultat c'est que sont apparus « des gens très agressifs et dangereux pour le monde » qui considèrent que la vie humaine a peu de valeur et que la grandeur de l'État prime la qualité de vie[20].

Citations et commentaires[modifier | modifier le code]

À propos de la censure dont elle fait l'objet, elle déclare en 2013 :

« Je suis protégée par le fait que je sois connue. Malgré tout, je dis ce que je crois nécessaire de dire. Malgré tout, j’écris ces livres. Que ça plaise au pouvoir ou non. Et je sais qu’il y aura toujours des gens qui vont les lire, pour qui ce sera un soutien. […] Aujourd’hui (car Loukachenko flirte de nouveau avec l’Europe), mes livres publiés en Russie ont été introduits en Biélorussie, […] ma fille qui est professeur dans une école perçoit un salaire de 300 euros […] mon livre coûte 30 euros, c’est aussi un moyen [de censure, ndlr]. Des personnes cependant en achètent plusieurs exemplaires, et se le passent ensuite. Mon lectorat principal, les enseignants, les médecins, les représentants de l’intelligentsia sont aujourd’hui la partie la plus pauvre de la société. »

— Interview à RFI, 2013[21]

Lors de la conférence de presse du , jour de la remise du prix Nobel, elle déclare :

« Le monde russe est bon : son humanité ainsi que tout ce que le monde a toujours vénéré jusqu'à présent : sa littérature, ses ballets, sa grande musique. Ce qui n'est pas aimé, c'est le monde de Beria, Staline, Poutine et de Sergueï Choïgou. »

Cette réaction est due selon elle au fait que, à la suite de la situation provoquée par la Russie, « 86 % des gens ont été heureux de voir comment on tuait les gens à Donetsk, et riaient de ces “combats de coqs”[22]. »

Distinction[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Les livres de Svetlana Aleksievitch ont pour thème central la guerre et ses sédiments. Elle a consacré l'essentiel de son œuvre à transcrire les ères soviétique et post-soviétique dans l'intimité des anonymes qui les ont traversées.

« Très tôt, je me suis intéressée à ceux qui ne sont pas pris en compte par l'Histoire. Ces gens qui se déplacent dans l'obscurité sans laisser de traces et à qui on ne demande rien. Mon père, ma grand-mère m'ont raconté des histoires encore plus bouleversantes que celles que j'ai consignées dans mon livre[23]. Ce fut le choc de mon enfance et mon imagination en a été frappée à jamais. »

— Interview au Figaro, 2013[24]

Elle enregistre sur magnétophone les récits des personnes rencontrées, et collecte ainsi la matière dont elle tire ses livres :

« Je pose des questions non sur le socialisme, mais sur l’amour, la jalousie, l’enfance, la vieillesse. Sur la musique, les danses, les coupes de cheveux. Sur les milliers de détails d’une vie qui a disparu. C’est la seule façon d’insérer la catastrophe dans un cadre familier et d’essayer de raconter quelque chose. De deviner quelque chose… L'Histoire ne s’intéresse qu’aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne[25]. »

Svetlana Aleksievitch a reçu de nombreux prix prestigieux pour son ouvrage La Supplication - Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse (1997) (dont le prix de la paix Erich-Maria-Remarque en 2001). Traduit dans une vingtaine de langues[26], ce livre reste cependant toujours interdit en Biélorussie. L'obtention du prix Nobel en octobre 2015 a toutefois donné à l'écrivaine une notoriété qui semble avoir modifié le comportement des instances à propos de cette interdiction[27].

Elle a aussi écrit La guerre n'a pas un visage de femme (1985), ouvrage retraçant par des entretiens le récit de femmes soldats de l'Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale ; puis Derniers témoins (1985) recueil de récits de femmes et d'hommes devenus adultes qui, enfants, ont connu la guerre et n'avaient que 4 à 14 ans durant la Grande Guerre patriotique ; Cercueils de zinc (1990), qui recueille des témoignages de Soviétiques ayant participé à la guerre soviéto-afghane ; Ensorcelés par la mort, récits (1995), sur les suicides de citoyens russes après la chute du communisme.

En 2013, son livre La Fin de l’homme rouge ou le Temps du désenchantement, qui recueille des centaines de témoignages dans différentes régions de l’espace post-soviétique, remporte le prix Médicis essai et est sacré « meilleur livre de l'année » par le magazine Lire[28].

À la journaliste Anne Brunswic qui lui demande de comparer son travail à celui de la journaliste assassinée Anna Politkovskaïa, Aleksievitch répond que Politovskaiä faisait un travail de journaliste sur la guerre de Tchétchénie notamment, sans chercher à en présenter une leçon de métaphysique mais en présentant les évènements sur lequel elle a investigué. C'est un travail extraordinaire, mais Aleksievitch considère qu'elle ne fait elle-même du journalisme que pour recueillir les matériaux puis en faire de la littérature. Quant à savoir pourquoi elle n'a pas écrit de livre sur la guerre en Tchétchénie, Aleksievitch explique que après ses trois premiers livres elle était épuisée, que la catastrophe de Tchernobyl lui a pris onze année de sa vie et que c'était trop[29].

Critiques[modifier | modifier le code]

Le poète bielorusse, Vladimir Nekliaev (en), analysant les traditions de la littérature de son pays dans l'œuvre d'Aleksievitch remarque que si toute la littérature russe est issue du récit de Gogol (le Manteau), l'œuvre d'Aleksievitch est quant à elle issue des ouvrages d'Ales Adamovitch et de celui de Vladimir Kolesnik (ru) « Je suis d'un village en feu ». Il se félicite que le mérite d'Aleksiévitch rendra possible une percée de la littérature bielorusse dans la littérature européenne[30].

Après la sortie de son livre Les Cercueils de zinc, un groupe de mères de soldats de la Guerre d'Afghanistan (1979-1989) attaqua l'écrivaine en justice pour défiguration de l'image des soldats d'Afganistan[31]. La raison de cette accusation est une pièce de théâtre inspirée du livre et mise en scène au Théâtre national académique de Biélorussie Ianka Koupala[32].

La critique russe apprécie de différentes manières l'œuvre de Svetlana Aleksievitch. Certains la désignent comme « un maître de la prose documentaire artistique », d'autres caractérisent son œuvre comme du « journalisme spéculatif de tendance »[33],[34],[35],[36].

Le critique américain Alexandre Alter place Aleksievitch parmi des maîtres d'une prose documentaire et du roman à large diffusion, tels Truman Capote, Norman Mailer et Joan Didion[37].

Le sociologue suisse, Jean Rossiaud (sociologue au Centre d'écologie humaine de l'université de Genève remarquait en 2000 dans sa critique sur La Supplication, que l'auteure ne donnait pas vraiment d'appréciation sur la catastrophe de Tchernobyl et ne prononçait pas de condamnation, mais incitait le lecteur à travailler sur la mémoire collective qui subsiste de cette catastrophe au point de vue humain et social. Il considère la diffusion de ce livre d'Aleksievitch sur Tchernobyl comme une « obligation éthique »[38].

Des critiques et des universitaires français ont remis en cause la méthode de Svetlana Aleksievich, lui reprochant de dénaturer les témoignages qu'elle prétend rapporter objectivement et de tomber dans une forme de révisionnisme. Ainsi, Galia Ackerman et Frédérick Lemarchand, qui ont eu accès à une partie des entretiens enregistrés en amont de la rédaction des livres, mettent en lumière la réécriture et l’instrumentation de certains témoignages. « Une esthétique du témoignage est-elle possible sans éthique du témoignage ? », s’interrogent-ils, rappelant « les limites d’une littérature de témoignage qui ne serait pas fermement enracinée dans une perspective critique et historique »[39].

Yoann Barbereau souligne lui aussi certaines ambiguïtés : « A force de manier, on finit par remanier – seul le naïf pourra croire à un simple et inoffensif « découpage » à la lecture de la Fin de l’homme rouge. C’est bien de libre réécriture dont il s’agit, et d’une pratique qui prend le risque du révisionnisme le plus classique.» Exemples à l'appui, il reproche à Aleksievitch de reprendre des clichés sans recul ni nuance, et de conforter ainsi les lecteurs occidentaux dans leurs représentations caricaturales. « L'homo sovieticus dont elle veut tirer le portrait, qui la fascine tant – elle et ses lecteurs occidentaux –, n’est au départ qu’un bon mot, une blague potache – née, semble-t-il, dans l’émigration des années 1960 et faite pour railler les prétentions du régime soviétique à vouloir créer un homme nouveau. Quand l’auteur de la Fin de l’homme rouge prend l’affaire au sérieux, elle ne fait que perpétuer, de manière paradoxale, un mythe soviétique, en adoptant une terminologie qui tient littéralement de la caricature. La situation est digne des meilleurs films comiques de l’âge d’or du cinéma soviétique (d’ailleurs totalement absents du livre, alors même qu’aujourd’hui encore, en Russie, ils constituent un univers référentiel très important) ! »[40]

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le ministère des Affaires étrangères de Biélorussie a salué la décision du comité du prix Nobel d'attribuer le prix de littérature en 2015 à Svetlana Aleksievitch. Il a ajouté que c'était le premier prix Nobel attribué à une citoyenne de la Biélorussie indépendante et souveraine et que ce prix entrera dans l'histoire de la formation de la nation biélorusse et de son État[41]. Alexandre Loukachenko, dans son message de félicitation au prix Nobel, a souligné que l'œuvre de Svetlana Aleksievitch ne laissera indifférents ni les Biélorusses ni les nombreux lecteurs de beaucoup de pays du monde[42]. Les œuvres d'Aleksievitch sont publiées dans son pays depuis 1993[43].

Projets[modifier | modifier le code]

« Pendant trente ans j'ai écrit l'encyclopédie de la grande utopie, le communisme. Dans mes cinq livres, je pense avoir tout dit sur le Mal et l'homme. Aujourd'hui, je confronte ma méthode d'interview à des champs nouveaux : l'amour et la vieillesse, ou la mort si vous voulez. Il y a deux moments dans la vie où le langage est proche de l'âme : lorsqu'on aime et lorsqu'on va mourir. Quoi que j'écrive, il est toujours question de l'homme et de son inaptitude au bonheur[44]. »

Prix[modifier | modifier le code]

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

(Ordre chronologique de publication en russe.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) Littérature russe du XXe siècle.
  2. Sa mère est ukrainienne et son père un Russe établi ensuite en Biélorussie.
  3. « Le prix Nobel de littérature 2015 décerné à la Biélorusse Svetlana Alexievitch », sur Huffingtonpost (consulté le 8 octobre 2015).
  4. a et b Le prix Nobel de littérature attribué à la Biélorusse Svetlana Alexievitch sur lemonde.fr, 8 octobre 2015.
  5. Voir sur alexievich.info.
  6. Interview par Anne Brunswic sur alexievich.info.p. 157
  7. (ru)Нобелевский лауреат Светлана Алексиевич: «Бандеровцы» спасли мою жизнь.
  8. À l'époque soviétique, cette inscription se faisait automatiquement pour les adolescent.
  9. (be)Алексіевіч Святлана // Беларускія пісьменнікі (1917—1990) Даведнік.
  10. Интервью для Радио Свобода (27.07.2011).
  11. (ru) Interview (ru) «Ты рядом с котлеткой по значимости и не мечтай встать»: Интервью писательницы Светланы Алексиевич — Meduza, Meduza (consulté le 8 octobre 2015).
  12. (ru) « Cette victoire n'est pas seulement la mienne mais aussi celle de notre culture et de notre région » /Алексиевич: это победа не только моя, но и нашей культуры и страны.
  13. (ru) Светлана Алексиевич, Галина Дурстхофф, « Светлана Алексиевич - биография », Литературное агентство Галины Дурстхофф (consulté le 14 octobre 2015)
  14. (ru) « Biogravie d'Aleksievitch /Биография Светланы Алексиевич », Prix de l'union des éditeurs allemands /Премия мира Союза немецких книготорговцев,‎ (consulté le 14 octobre 2015).
  15. (ru)Скатов, Николай Николаевич, Littérature russe du XX /Русская литература ХХ века. Прозаики, поэты, драматурги: библиографичский словарь в 3 т., Олма медиа групп (ISBN 5-94848-211-1, ["https://books.google.ru/books?id=efZ44dFS1eAC&pg=PA53" lire en ligne]).
  16. (ru)(en) « Svetlana Alexievich », PEN-Zentrum Deutschland (consulté le 8 octobre 2015).
  17. (ru) « Светлана Алексиевич обвинила белорусскую оппозицию », New.tut.by (consulté le 4 juillet 2014).
  18. (ru) Светлана Алексиевич, « Коллективный Путин », Frankfurter Allgemeine (consulté le 4 juillet 2014).
  19. En russe, le titre est Время секонд-хэнд, parfois traduit Vremia second-hand.
  20. (ru) « Светлана Алексиевич: «Путин сегодня в каждом русском сидит» », Хартыя '97,‎ .
  21. Svetlana Alexievitch : « Je voulais raconter la tentation des grandes idées » sur rfi.fr, 3 décembre 2013.
  22. (ru) Ce qu'Aleksievitch pense de Poutine « Что Светлана Алексиевич думает о Владимире Путине », Huffington Post,‎ .
  23. NDLR : La Fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement.
  24. Svetlana Alexievitch, « Nobel de littérature : “Je ne suis pas une héroïne” » sur lefigaro.fr, 8 octobre 2015.
  25. Plaquette de présentation de La Fin de l'homme rouge sur le site d'Actes Sud.
  26. « Svetlana Alexievitch : en lettres rouges » sur lemonde.fr, 3 octobre 2013.
  27. (be)nn.by
  28. « Svetlana Alexievitch : “La souffrance est une tradition russe” » sur lefigaro.fr, 4 décembre 2013.
  29. Interview par Anne Brunswic p. 164.
  30. (be)Les chances d'obtenir le prix Nobel plus élevées que jamais pour la Biélorussie Някляеў: Шанцы Беларусі на Нобелеўскую прэмію як ніколі высокія
  31. Les participants à la guerre d'Afghanistan du côté russe étaient appelés les « internationalistes ». La « guerre internationale » était menée par les républiques d'URSS et ses alliés traditionnels, Cuba, la RDA. Les participants étaient les « internationalistes ». Les mémoriaux en leur honneur font référence à cette appellation.
  32. (ru) Le livre en version électronique russe sur le site de l'auteure Cercueils de zinc /Цинковые мальчики, с. 126—168.
  33. Sergueï Morozov/Сергей Морозов., « Second-hand Time /Сэконд хэнд », 1 /numéro=27,‎
  34. Oleg Poukhnatsev /Олег Пухнавцев., « Литератор нужного калибра », 40(6528),‎
  35. Dmitri Tchiorny/Дмитрий Чёрный., « Prix de la ville noire /Премия «Чёрного города» », 36,‎ =[1]|
  36. (ru) Olga Troukhanina. Honte au prix Nobel !. Déception d'un ancien prétendant au Nobel. (ru) « Ольга Труханина. Нобелевский позор », Наша Ніва, 14 декабря 2015.
  37. (en)Svetlana Alexievich, Belarussian Voice of Survivors, Wins Nobel Prize in Literature.
  38. « Apprendre à entendre l’horreur de Tchernobyl : “La Supplication” de Svetlana Alexievitch ».
  39. Galia Ackerman et Frédérick Lemarchand, « Du bon et du mauvais usage du témoignage dans l’œuvre de Svetlana Alexievitch », Tumultes, no 32-33,‎ (lire en ligne)
  40. Yoann Barbereau, « En finir avec l'âme russe ? Littérature russe d'aujourd'hui. », ArtPress, no 420,‎ (lire en ligne)
  41. (be) Information émanant du service ce presse du ministère sur mfa.gov.by.
  42. (be) Communiqué de presse de la présidence de la République de Biélorussie president.gov.by.
  43. (be)nn.by.
  44. Interview de Svetlana Aleksievitch par Emmanuel Hecht, hebdomadaire Le Vif-l'Express, BEL/LUX n° 46 du 13-19 novembre 2015 (ISSN 0774-2711) p. 12.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]