William Butler Yeats

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William Butler Yeats
Description de cette image, également commentée ci-après
William Butler Yeats photographié par Alice Boughton en 1903.
Naissance
Sandymount (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande)
Décès (à 73 ans)
Roquebrune Cap Martin (France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais
Mouvement Symbolisme

William Butler Yeats (prononcer /ˈjeɪts/), est un poète et dramaturge irlandais, né le à Sandymount (comté de Dublin) et mort le à Roquebrune-Cap-Martin, en France[1],[2].

Fils du peintre John Butler Yeats, il est l'un des instigateurs du renouveau de la littérature irlandaise et cofondateur, avec Lady Gregory, de l'Abbey Theatre. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1923. Yeats fut aussi un sénateur de l'État libre d'Irlande (Seanad Éireann) pendant deux mandats.

Ses premières œuvres aspiraient à une richesse romantique, ce que retrace son recueil publié en 1893 Crépuscule celtique, mais la quarantaine venant, inspiré par sa relation avec les poètes modernistes comme Ezra Pound et en lien avec son implication dans le nationalisme irlandais, il évolua vers un style moderne sans concession. Vers la fin de sa vie, il se tourne vers le langage de l'ordinaire, contre un certain élitisme contemporain, cherchant une écriture poétique qui soit « aussi directe et naturelle que la conversation »[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

William Butler Yeats naît dans une famille protestante d'ascendance anglo-irlandaise. Il est le fils aîné de John Butler Yeats (1839–1922), alors avocat, et de Susan Mary, née Pollexfen (1841–1900), originaire du comté de Sligo[4]. Quand Yeats a deux ans, sa famille s'installe à Londres, pour permettre à son père John de poursuivre sa carrière de peintre. Les enfants Yeats sont éduqués à la maison. Leur mère, nostalgique de Sligo, leur racontait des histoires et des contes de son comté d'origine, où la fratrie séjourne souvent, dans la famille maternelle.

En 1877, il entre à la Godolphin School, à Hammersmith pour quatre ans et n'y brille pas particulièrement. C'est là que s'éveille son nationalisme irlandais. Pour des raisons financières, la famille retourne à Dublin vers la fin des années 1880, d'abord dans le centre de la ville puis dans la banlieue de Howth.

En octobre 1881, Yeats intègre la Erasmus Smith High School de Dublin. L'atelier de son père est situé non loin et il passe une grande partie de son temps à fréquenter de nombreux artistes et écrivains de la ville. Il reste dans cette école jusqu'en décembre 1883.

Les influences du jeune poète[modifier | modifier le code]

C'est pendant cette période qu'il commence à écrire des poèmes et, en 1885, ses premiers poèmes, ainsi qu'un essai titré La poésie de Sir Samuel Ferguson (en), sont publiés dans la Dublin University Review. De 1883 à 1885, il étudie à la Metropolitan School of Art)[4].

Contemporain de Wilde, il oscille longtemps entre le Londres décadent de la fin du XIXe siècle et l'Irlande en pleine ébullition indépendantiste. Ses premières poésies se caractérisent par un usage marqué de symboles repris de traditions diverses (irlandaise, kabbale, catholicisme, grecque et romaine). La poésie de Yeats à cette période est largement imprégnée de mythes et de folklore irlandais mais aussi de la diction des vers pré-raphaélites. C'est Percy Bysshe Shelley qui exerce alors sur lui la plus grande influence et cela demeurera ainsi tout au long de sa vie.

Fortement influencé par le théâtre , Yeats traduit par ailleurs cette influence dans son style littéraire, contrairement à Brecht chez qui cette influence est principalement théâtrale.

Ce style de jeunesse, marqué par l'imaginaire et le spirituel, laisse peu à peu la place au réel, dans le prolongement de sa rencontre avec Maud Gonne, dont l'influence sur Yeats est considérable tout au long des années.

William Butler Yeats by John Butler Yeats 1900.jpg

Une rencontre déterminante : Maud Gonne[modifier | modifier le code]

En 1889, Yeats rencontre Maud Gonne, une jeune héritière de vingt-trois ans qui commençait alors à se consacrer au mouvement nationaliste irlandais. Maud Gonne, admiratrice du poème The Isle of Statues, avait cherché à rencontrer son auteur. Yeats développera alors une passion immodérée pour sa beauté et ses manières franches, influence qui aura un effet déterminant et durable sur sa poésie et sa vie à venir[5]. En 1891, Yeats propose une vie commune à Maud Gonne, mais elle refuse.

Il rencontre Olivia Shakespear en 1894 et a une longue aventure avec elle, jusqu'en 1897. Elle le quitte à cause de son obsession pour Maud Gonne. Il propose à nouveau à cette dernière une vie commune, par trois fois en 1899, 1900 et 1901. Elle épouse finalement en 1903 le nationaliste catholique John MacBride.

Cette même année Yeats séjourne quelque temps en Amérique.

Le Renouveau de la littérature irlandaise et l'Abbey Theatre[modifier | modifier le code]

Caricature de W.T. Horton (1898)

En 1896, il est présenté à Lady Gregory par leur ami commun Edward Martyn. Lady Gregory encourage le nationalisme de Yeats et le persuade de continuer à écrire des pièces de théâtre. Bien qu'influencé par le Symbolisme français, Yeats se concentre sur des textes d'inspiration irlandaise ; ce penchant est renforcé par l'émergence d'une nouvelle génération d'auteurs irlandais.

Il rencontre Helena Blavatsky à Londres, et est membre de la Société théosophique, et Grand Maître de 1901 à 1903 de l'Hermetic Golden Dawn, la plus grande organisation initiatique du XIXe siècle.

Avec Lady Gregory, Martyn et d'autres écrivains parmi lesquels J M Synge, Seán O'Casey, et Padraic Colum, Yeats fonde le mouvement littéraire connu sous le nom de Irish Literary Revival. Ce groupe acquiert une propriété à Dublin où ils ouvrent l'Abbey Theatre le 27 décembre 1904. L'actrice-administratrice Florence Farr, amie de Yeats, aide au développement de ce théâtre. La pièce de Yeats Cathleen Ni Houlihan et celle de Lady Gregory, Spreading the News, sont données lors de la soirée d'ouverture. Yeats continue à s'occuper de ce théâtre jusqu'à sa mort, à la fois comme membre du comité de direction et comme dramaturge.

Le 20 octobre 1917, quelques semaines après que la fille de Maud, Iseult Gonne, a refusé sa demande en mariage, Yeats épouse Georgie Hyde-Lees, adepte de l'écriture automatique. De cette union naissent deux enfants, Anne et Michael.

Consécration mondiale (Prix Nobel) et dernières années[modifier | modifier le code]

William Butler Yeats, 1933. Photographe inconnu. Bibliothèque du Congrès.

William Butler Yeats reçoit le Prix Nobel de littérature en 1923. Le comité Nobel qualifie alors son œuvre de « poésie toujours inspirée, dont la forme hautement artistique exprime l'esprit d'une nation entière ».

Durant les dernières années de sa vie, à partir de 1935, il entretient une abondante correspondance avec Dorothy Wellesley (1889-1956), duchesse de Wellington qui fut l’amante d’une lady, d’une journaliste et côtoya Virginia Woolf. Publiées pour la première fois en français par les éditions La Coopérative en 2018, ces Lettres sur la poésie donnent de nombreux détails sur la vision littéraire et la vie de l'écrivain, au cours des quatre années précédant sa mort[3].

Yeats, au soir de sa vie, se tient à distance tant de la religion que de la politique pour se consacrer essentiellement à sa poésie : il « renoue avec les traditions les plus populaires de la poésie de langue anglaise et écrit de nombreuses ballades, dont plusieurs font aujourd’hui partie du patrimoine littéraire non seulement irlandais mais aussi anglo-saxon[3] ». Sa volonté est claire, ainsi exprimée à sa correspondante : « J’ai retrouvé la capacité d’émouvoir l’homme du peuple que j’avais dans ma jeunesse. Les poèmes que je peux écrire maintenant feront partie de la mémoire collective. »

Il se concentre par ailleurs sur l'édition de son anthologie de la poésie de langue anglaise de son temps, entreprise qui suscite enthousiasme et mécontentement, Yeats n'hésitant pas à laisser de côté certains poètes anglophones importants, notamment ceux qu'il appelle « poètes de la guerre » tels que Wilfred Owen et Rupert Brooke. Yeats lui-même se réjouit du débat que provoque ses choix, ainsi qu'il l'écrit à Dorothy Wellesley : « Il est agréable de savoir que la poésie peut provoquer de telles frénésies[3] ».

Mort[modifier | modifier le code]

Yeats, sachant sa mort proche et sachant la vanité de tout hommage, écrit dans l’un de ses derniers poèmes intitulé Au pied de Ben Bulben, dans lequel il demande à reposer au pied d'une colline qui surplombe Drumcliff.

« Dans le cimetière de Drumcliff, Yeats repose,

Au bord de la route une antique Croix.

Aucun marbre ne pérore sur une perte publique,

Sur un bloc de calcaire d’une carrière voisine

Sur son ordre on a gravé ces mots :

           Regarde d’un œil froid

           La vie, la mort.

           Cavalier, passe ton chemin ! »

W. B. Yeats meurt à Roquebrune-Cap-Martin le 28 janvier 1939. Il est tout d'abord enterré dans le cimetière du village, avant que ses restes soient transportés en 1948 dans le cimetière de l'église protestante de Drumcliff, dans le comté de Sligo en Irlande.

Sa pierre tombale porte les trois derniers vers du poème précédemment cité :

"Cast a cold Eye

On life, on death.

Horseman, pass by!"

Influences[modifier | modifier le code]

Les influences que subit Yeats sont multiples : d'abord imprégné du symbolisme de Maeterlinck son écriture, d'un nationalisme patriotique aigu (Cathleen Ni Houlihan ; 1902), tantôt fantaisiste (La Terre du Désir et du Cœur; 1894), tantôt dramatique, est ensuite altérée par Axël, la célèbre pièce de Villiers de L'Isle-Adam, pièce qui fera émerger dans l'esprit de Yeats, d'une part, d'un point de vue spirituel ce qu'il qualifiera de « War of Orther », lutte de l'esprit et de la matière, et d'autre part, d'un point de vue esthétique, l'expressivité fondamentale et puissante du symbolisme, esthétique qu'il exprimera notamment à travers sa pièce Les Ombres sur la Mer (1894-1897). Tout en restant essentiellement nationaliste, sa thématique perd de son patriotisme laissant place à un renouvellement de sa technique à travers l'expressivité rituelle du théâtre dont Yeats avait toujours été convaincu, rituel qu'il trouve au Japon, dans le théâtre traditionnel Nô. C'est sous cette influence qu'il écrit le cycle de Curchulain.

Publications[modifier | modifier le code]

  • The wanderings of Oisin, 1889
    • Les Errances d'Oisin,, trad Jacqueline Genet, François Xavier Jaujard et Jean-Yves Masson
  • The Countess Cathleen, 1892
    • La Comtesse Catherine, trad Jacqueline Genet
  • The Celtic twilight, 1893
    • Crépuscule celtique, trad Jacqueline Genet
  • The Land of Heart's Desire, 1894
    • Le Pays du désir du cœur, ou La Terre du désir du cœur
  • The Secret rose, 1897
    • Les Histoires de la rose secrète
  • Crossways
    • La Croisée des chemins
  • The Rose
    • La Rose
  • William Blake and his illustrations to the Divine Comedy, The Savoy, juillet, août et septembre 1896
    • William Blake et ses illustrations pour la Divine Comédie
  • The Wind among the reeds, 1899
    • Le Vent parmi les roseaux ou Le Vent dans les roseaux, trad André Pieyre de Mandiargues, eaux-fortes de Miro, O. L. V., 1972.
  • The Shadowy Waters, 1900
    • Des ombres sur les eaux
  • Cathleen ni Houlihan, 1902
    • Catherine à Houlihan, trad Jacqueline Genet
  • On Baile's strand, 1903
    • Sur le rivage de Baile
  • The Only jealousy of Emer
    • La Seule Jalousie d'Emer
  • The Death of Cuchuchain
    • La Mort de Cuchuchain
  • Deirdre, 1907,
    • Deirdre, trad Jacqueline Genet
  • The Green helmet, 1910
    • Le Heaume vert, trad Jacqueline Genet
  • The Hour-glass, 1914
    • Le Sablier, trad Jacqueline Genet
  • Autobiographies, 1 : Reveries over childhood and youth, 1915 (essai autobiographique)
    • Autobiographie, 1 : Enfance et jeunesse resongées
  • At the hawk's well, 1916
    • Au puits de l’épervier[2] ou À la source de l'épervier
  • The Wild swans at Coole, 1919
    • Les Cygnes sauvages à Coole, trad Jean-Yves Masson
  • Michael Robartes and the dancer, 1921
    • Michael Robartes et la danseuse, trad. Jean-Yves Masson
  • Four Plays for Dancers, 1921
    • Quatre Pièces pour danseurs
  • Per amica silentia lunae
    • Per amica silentia lunae
  • Autobiographies, 2 : The Trembling of the Veil, 1922 (essai autobiographique)
    • Autobiographie, 2 : Le Frémissement du voile
  • A vision, 1925
    • Une vision
  • Autobiographies, 1927
    • Autobiographies
  • The Tower, 1928
    • La Tour, trad Jean-Yves Masson
  • The winding stair, 1933
    • L'Escalier en spirale, trad Jean-Yves Masson
  • Essays and Introductions
    • Essais et introductions
  • A full moon in March, 1935
    • Pleine lune en mars
  • The pot of broth (théâtre)
    • Le Pot au feu ou Le Pot de bouillon
  • Autobiographies, 3 : Dramatis personae, 1936 (essai autobiographique)
    • Autobiographie, 3 : Dramatis personae
  • Last poems, 1939
    • Derniers Poèmes, trad Jean-Yves Masson
  • William Butler Yeats, Essais et introductions, éd. et trad. sous la dir. de Jacqueline Genet, Paris, PUPS, 2011.
  • Poèmes de W.B. Yeats (Ed du Vieux Colombier, préface d'Edmond Jaloux, traduction : Alliette Audra, 1956)
  • Lettres sur la poésie – correspondance avec Dorothy Wellesley, Trad. Livane Pinet-Thélot, Éditions La Coopérative, 2018

Postérité[modifier | modifier le code]

John Singer Sargent, Portrait of W. B. Yeats, 1908.

Littérature[modifier | modifier le code]

Dans son Discours à l'Académie suédoise prononcé à Stockholm le 10 décembre 2014 lors de la remise du prix Nobel de Littérature et publié peu après aux éditions Gallimard, Patrick Modiano cite longuement le poème de Yeats Les Cygnes sauvages à Coole (dans la traduction de Jean-Yves Masson, publiée aux éditions Verdier).

Musique[modifier | modifier le code]

Son poème The Second Coming a été mis en musique et en images par Gestalt Orchestra.

En 1986, Angelo Branduardi consacre un album entier à W. B. Yeats (Branduardi canta Yeats) avec dix poèmes mis en musique et adaptés en italien ; cinq de ces chansons font l'objet d'un enregistrement en public (Senza spina).

En 1994, Loreena McKennitt met en musique son poème The two trees dans l'album The mask and mirror.

La chanson Yeat's Grave[6] du groupe irlandais The Cranberries évoque le poète et sa vie.

William Butler Yeats est également mentionné dans la chanson Cemetery Gates du groupe de rock anglais The Smiths présente sur l'album The Queen Is Dead[7].

En 2010 et 2011, le groupe The Waterboys adapte plusieurs poèmes de Yeats et les présente dans un spectacle intitulé An appointment with Mr Yeats présenté en Irlande et en Angleterre. L'album sort le 19 septembre 2011.

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 2006 et 2007, le personnage d'Anthony John Soprano, Jr. (interprété par Robert Iler) dans la sixième saison de la série Les Soprano d'HBO (épisode 19), lit et récite, allongé sur son lit, The Second Coming.

Dans le film Equilibrium de Kurt Wimmer, Partridge (joué par Sean Bean) récite les derniers vers de He Wishes For The Cloths Of Heaven ; dans la version française :

« Mais tu sais je suis pauvre, et mes rêves sont mes seuls biens
Sous tes pas, j'ai déroulé mes rêves
Marche doucement ; parce que tu marches sur mes rêves. »

Dans le film Memphis Belle, le sergent Danny Daly, joué par Eric Stoltz, récite un poème de W.B. Yeats qui a pour référence un aviateur. L’aviateur en question est Robert Gregory (en), tué par erreur en 1918 en Italie par un pilote allié, et célébré dans quatre poèmes de l'écrivain.

Dans la série HBO The Leftlovers de la saison 1 épisode 8, le personnage de Patti cite le poème He Bids His Beloved be at Place avec les vers : « O vanity of Sleep à their tumultous feet ».

Un aviateur irlandais prévoit sa mort (en)

(Traduit de l’anglais par René Fréchet.)

« L’adaptation cinématographique, compte tenu du scénario, ne fait plus référence à l’Irlande »

Je le sais, que mon destin m’attend
Là-haut quelque part dans les nuages ;
Je ne hais pas qui je combats,
Je n'aime pas qui je protège ;
Mon pays a pour nom Kiltartan Cross,
Mes compatriotes, ses pauvres.
Quelle issue probable leur ferait tort
Ou les rendrait heureux ?
Devoir ni loi ne m’obligeraient,
Pas plus la foule que l’État ;
L'appel d’une joie solitaire
M'a projeté dans ce tumulte ;
J'ai tout bien pesé, fait un bilan ;
L’avenir : un vain souffle ;
Le passé : rien de plus,
Devant cette vie, cette mort.

Je sais que je vais vers mon destin
Quelque part parmi les nuages alentours ;
Ceux que je combats je ne les hais point,
Ceux que je défends n’ont pas mon amour ;
Ni loi ni devoir ne me font combattre,
Ni hommes publics ni foules en délire ;
Le ciel d’où je les vois se débattre,
Loin de tout ce tumulte m’attire ;
J’ai bien réfléchi, mis tout en pensée ;
Les années à venir semblent me donner tort ;
Je n’ai pas eu raison de mes années passées
Et j’ai pour compenser cette vie, cette mort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A Roquebrune Cap Martin près de Menton ("near Menton"), à l'hôtel Idéal Séjour : Obituary « W.B. Yeats Dead », The New York Times, 30 January 1939. Il fut enterré à Roquebrune-Cap-Martin. Son corps fut rapatrié en septembre 1948 à Drumcliff, Comté de Sligo, par la corvette LÉ Macha (01) (en) (Foster, R. F. (2003), W. B. Yeats: A Life, Vol. II: The Arch-Poet 1915–1939, New York, Oxford UP, p. 656 (ISBN 0-19-818465-4))
  2. a et b « William Butler Yeats », sur www.larousse (consulté le 1er mai 2017)
  3. a b c et d Frédéric Dieu, « “Lettres sur la poésie” de W.B. Yeats : la puissante et humble vision de l’immense poète irlandais », sur Profession Spectacle,
  4. a et b Foster 2011.
  5. Uddin Khan, Jalal. Yeats and Maud Gonne: (Auto)biographical and Artistic Intersection. Alif: Journal of Comparative Poetics, 2002.
  6. « Paroles de la chanson Yeat's Grave »
  7. « Paroles de la chanson Cemetery Gates »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline Genet, Cahier Yeats, Éditions de l'Herne, Cahiers de l'Herne, no 40, Paris, 1981, 348 p. (ISBN 978-2-85197-042-8)
  • Richard Ellmann, Yeats: The Man And The Masks (1948; édition corrigée en 1979)
  • Richard Ellmann, The Identity of Yeats (1954; seconde édition en 1964)
  • Richard Ellmann, Eminent Domain: Yeats among Wilde, Joyce, Pound, Eliot, and Auden (1970)
  • Luca Gallesi, Esoterismo e folklore in William Butler Yeats - La rosa segreta, Nuovi Orizzonti, Milano, 1990. (ISBN 978-88-85075-23-8)
  • Kathleen Raine, Yeats et le pouvoir de l'imagination, traduit de l'anglais par Jacqueline Genet, Paris, Hermann, 2002 (ISBN 978-2-7056-6410-7)
  • (en) Marjorie Perloff, Rhyme and Meaning in the Poetry of Yeats, éd. Walter de Gruyter, 1970.
  • (en) R. F. Foster, « Yeats, William Butler (1865–1939) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne) (inscription nécessaire)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]