Olga Tokarczuk

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Olga Tokarczuk
Description de l'image MJK32708 Olga Tokarczuk (Pokot, Berlinale 2017).jpg.
Naissance (56 ans)
Sulechów, Drapeau de la Pologne Pologne
Activité principale
Distinctions
Médaille d'argent du Mérite culturel « Gloria Artis », Varsovie, Pologne
Auteur
Langue d’écriture Polonais

Olga Tokarczuk est une femme de lettres polonaise née à Sulechów (voïvodie de Lubusz), en Pologne, le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle étudie lapsychologie à l’Université de Varsovie. Durant ses études elle travaille, bénévolement, avec des personnes souffrant de troubles mentaux. Après avoir terminé ses études, elle est psychothérapeute.

À partir de 1997, elle se consacre entièrement à l’écriture[1].

Elle est inspirée par William Blake[2].

Elle contribue aussi à la revue Granta[3].

Son livre Sur les ossements des morts est porté à l'écran en 2017 par la réalisatrice Agnieszka Hollandsous le titre Spoor ((Pokot). Olga Tokarczuk est co-auteur du scénario.

Son roman, Les Livres de Jakób, est sélectionné pour le Prix Femina étranger 2018[4].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La ville dans les miroirs (Miasto w lustrach), 1989 – recueil de poèmes.
  • Podróż ludzi Księgi, 1993
  • E.E., 1995
  • Dieu, le temps, les hommes et les anges (Prawiek i inne czasy), 1996 - roman.
  • Szafa, 1997
  • Maison de jour, maison de nuit (Dom dzienny, dom nocny), 1998 - roman.
  • Opowieści wigilijne (avec Jerzy Pilch et Andrzej Stasiuk), 2000
  • Lalka i perła, 2000
  • Gra na wielu bębenkach, 2001
  • Ostatnie historie, 2004
  • Anna In w grobowcach świata, 2006
  • Bieguni, 2007
  • Sur les ossements des morts (Prowadź swój pług przez kości umarłych), 2009 - roman.
  • Moment niedźwiedzia, 2012 - essai.
  • Ksiegi Jakubowe (Les Livres de Jakób), 2014, roman[5].
  • Récits bizarres (Opowiadania bizarne), 2018

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

- Prix Nike 2008[8]

Les Pérégrins[modifier | modifier le code]

Le roman[10],[11],[12] est une œuvre composite, de voyages (pérégrinations) de pérégrins à la rencontre d'autres pérégrins, à diverses époques (1600-2005), en divers lieux (Pologne, Saint-Pétersbourg, Amsterdam, Leipzig, île de Vis (Croatie), New-York, Nouvelle-Zélande...), par divers modes de communication (marche, bateau, bus, métro, train, avion, internet...). Les lieux de rencontre sont également des bars, des hôtels, des gares, des aéroports, des musées, des réseaux...

Le voyage, à la recherche de soi-même, concerne les humains, mais aussi les animaux (papillons épinglés, baleines échouées...), les végétaux, les bactéries. « Quiconque s'arrête de bouger sera pétrifié » (p.248). Les voyageurs croisés s'intéressent à la conservation des corps, aux pièces anatomiques conservées, aux animaux naturalisés, aux corps plastinés, aux écorchés, aux cabinets de curiosités.

Parmi les personnages évoqués, Frederik Ruysch et sa fille Charlotta, Philip Verheyen (Lettres à la jambe amputée), Angelo Soliman à travers Joséphine Soliman von Feuchtensberg (Lettres à François 1er, empereur d'Autriche), et divers anonymes, dont la vieille pérégrine anonyme qui hante la gare de Vorkouta...

L'espoir final, ou la promesse, est de « renaître, peut-être, mais cette fois au bon moment et au bon endroit » (p.381), selon le kairos.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Julien Burri, « Olga Tokarczuk marie le ciel et l’enfer », sur Hebdo.ch, (consulté le 5 octobre 2012)
  2. Ibid.
  3. « Olga Tokarczuk », sur le site de Granta (consulté le 5 octobre 2012)
  4. « Le Femina dévoile ses premières sélections 2018 », Livres Hebdo,‎ (lire en ligne)
  5. "J’ai en premier lieu voulu écrire un essai mais, très vite, je me suis aperçue que le sujet est si puissant qu’il pulvérise les limites de la non-fiction" in « Le roman a le pouvoir d’amener le lecteur à une sorte de transe » entretien avec Olga Tokarczuk, propos recueillis par Nicolas Weill, journal Le Monde des livres du 21 septembre 2018 p.2.
  6. Philip Marsden. The Observer, « Poles apart », sur The Guardian, (consulté le 5 octobre 2012)
  7. « Les Pérégrins, Olga Tokarczuk », sur Le Magazine Littéraire, (consulté le 5 octobre 2012)
  8. « Olga Tokarczuk reçoit le Goncourt polonais », sur Le Magazine Littéraire, (consulté le 5 octobre 2012)
  9. Baptiste Liger, « Le polar zoologique d'Olga Tokarczuk », sur L'Express.fr, (consulté le 5 octobre 2012)
  10. https://www.babelio.com/livres/Tokarczuk-Les-Peregrins/191672
  11. https://www.librairieflammarion.fr/livre/1240361-les-peregrins-olga-tokarczuk-les-editions-noir-sur-blanc
  12. http://abonnes.lemonde.fr/livres/article/2010/11/18/les-peregrins-d-olga-tokarczuk_1441697_3260.html

Liens externes[modifier | modifier le code]

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