Polésie

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Le cœur de la Polésie.
Les marges du bassin polésien, en Ukraine, incluant en partie les régions historiques de Volhynie et de Zaporogue.

La Polésie (en biélorusse : Палесьсе, Pales'se ; en ukrainien : Полісся, Polissia ; en russe : Полесье, Polessié ; en polonais : Polesie ; en allemand : Polesien) est une région historique d'Europe. Elle s'étend sur le territoire de trois, voire quatre pays (selon l'étendue minimale ou maximale) : le sud de la Biélorussie, le nord-ouest de l'Ukraine, l'est de la Pologne et, dans le sens maximal, une petite partie de la Russie occidentale[1],[2],[3]. Dans le sens maximal, le sud de la Polésie chevauche le nord de la Volhynie, autre région historique d'Ukraine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs variantes de la toponymie et de l'étendue de cette région selon les sources. Pour la plupart des auteurs, ce nom slave viendrait de Pod-lese, qui signifie « sous la forêt » ou « limitrophe d'une forêt »[4],[5]. Une première hypothèse linguistique propose que l'étymologie du nom remonte à la grande forêt slave, où les clairières naturelles s’appelaient des « poliés » (poljé). Une poljé peut aussi désigner une formation géologique particulière : la doline, qui abonde dans la région karstique située plus au sud : la Podolie (signifiant « sous les dolines » ou « dans les dolines »). Les fines argiles s'accumulent dans le fond des dolines, formant des sols défavorables aux arbres, au profit des herbacées et poacées, qui nourrissent des troupeaux d'herbivores sauvages (comme le bison d'Europe qui ne survit que dans cette zone). Avec l'anthropisation et la disparition des grands troupeaux, ces poljés propices aux activités agricoles et pastorales permettent l'établissement des premières pólis (cette fois au sens indoeuropéen de « localité », initialement en bois et, dans les zones marécageuses, sur pilotis, en palafittes). Le système agricole pratiqué dans ces régions est appelé infield-outfield: l'étendue des activités dépend des fluctuations du climat, du niveau des eaux, des invasions et de la démographie.

Mais il existe aussi d'autres points de vue, suivant lesquels la toponymie proviendrait des racines baltes pol/pal, qui désignent une région de marécages[6].

Selon Féodor Klimtchouk, le nom Polésie signifierait « lieu où les bois alternent avec les marais ».

Pour appuyer l'hypothèse suivant laquelle le nom Polésie désigne, tantôt un territoire sous les bois, tantôt à la limite du bois, on peut rappeler que le mot « polésie » se traduit en lituanien par le mot pagiriai (en lituanien, giria signifie bois, ou forêt et le préfixe pa signifie à côté de, tout près de). En Lituanie, il existe beaucoup de villages et de lieux-dits qui portent ce nom de Pagiriai. Les habitants de ces régions s'appellent, en lituanien, des pagiritaï, c'est-à-dire un nom qui correspond tout à fait à celui que leur donnait les Grecs et qui est mentionné par Claude Ptolémée. Qui plus est, le latin pagus (« peu profond ») semble aussi remonter à la même étymologie indoeuropéenne liée aux marais.

La localisation des anciens pagiritaï correspond à celle de la Polésie historique (territoire situé entre la steppe et les zones de forêts, au centre et au sud d'une région où s'étendaient les hydronymes baltes antiques). De plus, de nombreux voisins des pagiritaï, mentionnés par Ptolémée, sont également des peuplades de Baltes anciens : les Séloniens (Lettonie), les Coures (Courlande), les Galindiens (sud de mer Baltique), les Prussiens, les Esthes (Estonie) et, encore, les Neuris (Scythie, les Mélancliens et les Budines.

Territoire[modifier | modifier le code]

Champ de seigle (Ivan Chichkine).

La plus grande partie de la Polésie s'étend au sud de la Biélorussie et au nord de l'Ukraine, mais une partie se situe dans la voïvodie de Lublin, en Pologne, et, au sens large, jusque dans l'oblast de Briansk, en Russie.

La Polésie se situe dans la zone de bois mélangés : la frontière sud se situe à la limite des bois et de la steppe boisée[7].

La Polésie biélorusse[modifier | modifier le code]

La Polésie biélorusse occupe le sud de la région de Brest et de l'oblast de Gomel. L'ensemble de la région a une superficie de 61 000 kilomètres carrés[8], dont moins de 30% dans le territoire du Belarus. L'étendue de la région, de l'ouest à l'est, est de 500 km, environ, et, du sud au nord, de 200 km[9]. La Polésie biélorusse peut être divisée en partie orientale et occidentale. La frontière théorique entre les deux parties peut être fixée à Iasselda et Horyn, mais on peut également prendre une partie de la rivière Pripiat, entre les embouchures de ces rivières[10].

La région peut être divisée en cinq zones géographiques : d'ouest en est, successivement celles de : Brest, du Pripiat, de Zagorodié (ru), de Mazyr, de Gomel[11]. Загородье — местность на юге Брестской области, основная часть Берестейско-Пинского Полесья[10]. Zagorodié se situe au sud de la région de Brest et constitue la partie Brest-Pinsk de la Polésie. Outre le bassin du Pripiat, la partie supérieure des bassins de la Chtchara, du Moukhavets et de la Braguinka (en) se situe également dans la Polésie biélorusse[9].

Marais, Polésie (Ivan Chichkine).

Polésie ukrainienne[modifier | modifier le code]

La Polésie ukrainienne se présente comme une large bande de près de 100 km, au nord du pays, et représente environ 19% de tout le territoire de l'Ukraine[12]. En fonction de la situation du Dniepr, on peut diviser la région en rive droite et rive gauche (parfois on utilise les toponymes occidentale et orientale ou Polésie du Pripiat et Polésie Nadesnian).

Par rapport à la division administrative de l'Ukraine, la Polésie se divise en cinq oblasts : ceux de Volhynie, de Rivne, de Jitomir, de Kiev, de Tchernigov et de Soumy[13].

La Polésie polonaise[modifier | modifier le code]

En Pologne, plusieurs régions font partie de la Polésie, dans la voïvodie de Lublin, et précisément la vallée du Boug, dans une région de lacs dénommée Polésie occidentale, ou de Lublin[14]. La rivière Wieprz en constitue la limite ouest. Au nord de Lublin la Podlachie est la région naturelle qui suit la Polésie vers le nord de la Pologne, le long de la frontière avec la Biélorussie.

Polésie de la région de Briansk-Jisdrinsky[modifier | modifier le code]

Habitants de la région de Kobryn, en 1916.

Cette région se trouve sur le territoire de l'oblast de Briansk, en Russie[13].

Population[modifier | modifier le code]

Les habitants de la Polésie sont appelés « polietchouki » ou « politchouki ». Le second terme est plus utilisé par les habitants eux-mêmes que le premier. Sur le plan ethnique, les polietchouki de l'ouest présentent un intérêt majeur, tandis que la communauté orientale possède quelques signes originaux, mais ne constitue pas vraiment une ethnie[15]. Déjà, au XIXe siècle, quelques chercheurs (M. Dovnar-Zapolskiy, D.Z Chendrik...) fixent les traits les plus originaux des polietchouki de l'ouest, quant à leur aspect physique. Julien Talko-Grintsévitch sépare les polietchouki, sur base des traits anthropologiques, en un groupe original différent des Biélorusses et des Ukrainiens. Le type polésien, proche du type alpin, est caractérisé par une petite taille, un visage large et des cheveux foncés[16]. Paul Michaïlovitch Chpilevskiy établit une distinction entre la langue polésienne et la langue biélorusse, et détermine de manière suffisamment précise les limites de leur zones de diffusion. Paul Osipovitch Babrovskiy arrive à la conclusion que les polietchouki, tout en se distinguant des Biélorusses et des Ukrainiens, possèdent malgré tout avec eux un grand nombre de ressemblances[17].

Langue[modifier | modifier le code]

Les territoires ukrainiens et biélorusses de Polésie correspondent à l'aire d'extension de parlers polésiens, compréhensibles tant aux Biélorusses qu'aux Ukrainiens, et qui sont appelés « dialectes du nord de la langue ukrainienne » en Ukraine, et « dialectes polésiens de la langue biélorusse » en Biélorussie[18],[17],[11].

Ces parlers comprennent un groupe occidental appelé « polésien » et un groupe oriental plus proche de la langue biélorusse standard, appelé « mazyrien »[19].

Le « polésien » parlé au nord-ouest de l'Ukraine est divisé en trois dialectes : ceux de l'est, du nord et du sud[20]. Féodore Klimtchouk observe que les patois polésiens de la langue biélorusse et le groupe de patois polésiens du nord de l'Ukraine possèdent un noyau originel commun, et que l'on ne perçoit pas bien les frontières entre eux[21].

Des linguistes voudraient dégager une « micro-langue » polésienne. À la fin des années 1980, un groupe d'enthousiastes à la tête duquel on trouve Nikolas Cheliagovitch entreprend de codifier une langue standard basée sur le parler « polésien ». Toutefois cette tentative n'est pas couronnée de succès, en raison du choix très limité des dialectes et du lexiquemanquant de caractères suffisamment distincts par rapport aux autres parlers de Polésie, voire même aux langues biélorusse et ukrainienne[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Polésie est considérée, par les historiens slaves, comme étant au cœur de la région où les peuples slaves se sont différenciés, avant leur expansion dans toutes les directions, aux Ve et VIe siècles[23].

La première mention du toponyme Polésie date de l'année 1274, dans une chronique de Galicie-Volhynie, sous le règne du prince Mstislav[24]. Dans les sources d'origine polonaise, on retrouve le terme poliekhiani (« poliéksanié », ou « poliéchanié »), lié à celui de tribus forestières ayant gardé des « superstitions » héritées du paganisme balto-slave initial. On considère que le terme poliechanié provient directement du toponyme Polésie.

En 1560, à Gdansk, fut éditée la première carte de Polésie (Tabula Paludum Polesie, Dr Ziekera). Dans les travaux historiques de J. Dlugosz[25],Martin Kromer[26] et de Mathias Strykowski[27], le toponyme Polésie est fréquemment utilisé.

Les limites de cette région varient mais la Polésie, dans son ensemble, est inscrite dans le bassin de la rivière Pripiat. Martin Kromer définit la Polésie comme une terre située entre la Russie, la Lituanie, la Prusse, la Volhynie et la Mazovie. En 1613, G. Garrist édite une carte d'Europe orientale sur laquelle la Polésie s'étend de Brest à Mazyr et de Pinsk à Doubrovytsia et Volyn.

Elle connait des rattachements politiques variés, au cours de son histoire : elle appartient, notamment, de 882 à 1061, à la Rus' de Kiev (Russie Kiévienne) ; de 1386 à 1795, à la République des Deux Nations (Pologne et Lituanie) ; de 1795 à 1918, à l'Empire russe. Elle est aujourd'hui partagée entre la Biélorussie, la Pologne et l'Ukraine (dans des proportions diverses selon les définitions : au sens historique, la Polésie effleure à peine l'Ukraine, mais au sens de la géographie physique, le bassin polésien déborde dans ce pays, incluant en partie la région historique de Volhynie).

En septembre 1939, au cours de l'invasion de la Pologne, la région est le théâtre d'âpres combats opposant les forces polonaises aux Soviétiques alors alliés de l'Allemagne conformément au pacte Hitler-Staline. L'union des éléments dispersés des forces polonaises formera ce que l'on appellera la Résistance polonaise de Polésie. Un an et demi plus tard, le pays est envahi par l'Allemagne nazie, devenue ennemie de l'URSS, et comme sa géographie se prête parfaitement aux actions des Partisans, les groupes sont nombreux et la répression nazie féroce : des dizaines de villages sont massacrés et incendiés. En outre, les Einsatzgruppen sillonnent le pays pour y débusquer et y massacrer les Juifs, dont beaucoup rejoignent les Partisans. Le retour de l'Armée rouge en 1944 se traduit aussi par des combats meurtriers, des crimes de guerre et par l'anéantissement des résistants polonais. A la fin des combats, la Polésie est en ruines et les nombreuses mines et obus non-explosés enfoncés dans le sol tuent ou blessent encore durant plusieurs années.

En 1986, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl imprègne durablement le territoire d'isotopes radioactifs, au point que l'extrémité sud-est de la Polésie, à cheval sur la Biélorussie et l'Ukraine, doit être évacuée par les populations et ne redeviendra habitable (sans risque de maladies liées aux radiations ionisantes) que dans plusieurs siècles voire millénaires selon le degré d'imprégnation.

La nature[modifier | modifier le code]

Protection de la nature[modifier | modifier le code]

Pour la protection des lacs de la région du raïon de Chatsk, est créé, en 1983, le parc naturel de Chatsk, d'une superficie de 32 500 hectares. En 2002, s'ajoute la réserve de biosphère de Chatsk, d'une superficie de 48 977 hectares[28]., sous l'égide de l'UNESCO. Du côté polonais est ouvert, en 1990, dans la région de la Polésie, près de Lublin, le parc national Polésien d'une surface de 9 760 hectares. Avec le territoire voisin, jusqu'à la frontière orientale de la Pologne, ils constituent la réserve de biosphère de Polésie occidentale[29].

En 2004, pour améliorer la protection paysagère, est créée la réserve de biosphère Polésie Pribouchki, d'une superficie de 48 000 hectares[30]. Cette réserve est une partie biélorusse du parc transfrontalier international Polésie occidentale, créée à la jonction des frontières biélorusses, polonaises et ukrainiennes (le processus d'intégration n'est pas encore tout à fait terminé)[31]. Cette protection territoriale, constituée par les efforts conjugués de trois pays différents, est unique au monde.

À l'ouest de l'oblast de Gomel, se trouve le « parc national du Pripiat », d'une superficie de 188 485 hectares. Le sud-est de ce parc, dans la région de Gomel en Biélorussie, fait partie de la zone touchée par les radiations de Tchernobyl, et constitue, avec ses 215 000  hectares, la « réserve nationale de Polésie biélorusse pour l'étude de l'écologie des radiations ».

Villes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Бондарчик В К., Кирчив Р. Ф. Введение // Полесье. Материальная культура. — С. 5.
  2. « Международный семинар «Стратегии защиты и использования водных ресурсов и биологическое разнообразие в Полесье». Пинск, 2003. » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le
  3. Площадь Полесской низменности составляет более 270 тыс. км². cтатья автор Рыбин Н. Н. заглавие Полесская низменность ссылка http://www.diclib.com/cgi-bin/d1.cgi?l=ru&base=bse&page=showid&id=55565 советская энциклопедия
  4. автор Климчук Ф. Д. заглавие Географическая проекция внутренней формы названия «Полесье» издание Региональные особенности восточнославянских языков, литератур, фольклора и методы их изучения. Тезисы докладов и сообщений ІІІ республиканской конференции. Часть І место Гомель год 1985 страницы 93–96
  5. автор Крывіцкі А. А. заглавие Назва Палессе – свая ці чужая? издание Роднае слова год 1997 номер 8 pages 35–43
  6. Катонова Е. М. Балто-славянские контакты и проблема этимологии гидронимов издание = Проблемы этногенеза и этнической истории балтов. Тезисы докладов Вильнюс 1981 pages 96-98
  7. Клімчук Ф. Д. Феномен Палесся издание-édition = Загароддзе-1. Матэрыялы Міждысцыплінарнага навуковага семінара па пытанях даследавання Палесся (Мінск, 19 верасня 1997 г.) Minsk 1999 pages = 5—9
  8. « Официальный сайт национального парка «Припятский» », sur pripyatsky.narod.ru (consulté le 3 juin 2010)
  9. a et b книга|автор=Пирожник И. И. и др.|заглавие=Дорогами дружбы: Белорусское и Украинское Полесье|ответственный=И. И. Пирожник, В. С. Аношко, С. И. Кот|место=Мн.|издательство=Полымя|год=1985|страницы=|страниц=207|тираж=20 000
  10. a et b « Общество «Загородье» » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le
  11. a et b Мороз М. А., Чаквин И. В. Полесье как историко-этнографическая область, ее локализация и границы // Полесье. Материальная культура. — С. 40.
  12. « Заповедники Украины. Житомирская область. » (consulté le 31 janvier 2010)
  13. a et b Мороз М. А., Чаквин И. В. Полесье как историко-этнографическая область, ее локализация и границы // Полесье. Материальная культура. — С. 39.
  14. Туристический путеводитель по Люблинскому воеводству.
  15. статья | автор = Антонюк Г. | заглавие = Западные полешуки | оригинал = | ссылка = http://demiurgos.communityhost.ru/thread/?thread__mid=786459387 | язык = | ответственный = | автор издания = | издание = Збудінне | тип = | место = | издательство = | год = 1993 | выпуск = | том = | номер = 6 | страницы = | isbn = | issn =
  16. « Полесский тип европеоидной расы » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le
  17. a et b книга |автор = Терешкович П. В. |часть = |заглавие = Этническая история Беларуси XIX - начала XX в.: В контексте Центрально-Восточной Европы |оригинал = |ссылка = http://pawet.net/files/ceraskowich.pdf |издание = |место = Минск |издательство = БГУ |год = 2004 |том = |страницы = 86 |страниц = 223 ISBN 985-485-004-8
  18. Климчук Ф. Д. Полесские говоры в составе украинского и белорусского языков // Полесье. Материальная культура… С. 56.
  19. Климчук Ф. Д. Полесские говоры в составе украинского и белорусского языков // Полесье. Материальная культура… С. 59.
  20. Климчук Ф. Д. Полесские говоры в составе украинского и белорусского языков // Полесье. Материальная культура… С. 60—61.
  21. Климчук Ф. Д. Полесские говоры в составе украинского и белорусского языков // Полесье. Материальная культура… С. 63.
  22. статья | автор = Коряков Ю. Б. | заглавие = Языковая ситуация в Белоруссии и типология языковых ситуаций | ссылка = http://lingvarium.org/ling_geo/belarus/belorus.pdf | язык = | издание = | тип = Диссертация на соискание учёной степени кандидата филологических наук | место = Москва | год = 2002 | том = | номер = | страницы = 80—82 | страниц = 129
  23. Vladislav Popovic, La descente des Koutrigours, des Slaves et des Avars vers la mer Égée : le témoignage de l'archéologie, Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, volume 12, pp. 596-648, (lire en ligne)
  24. Глава 43. Как Казимир подчинил своему господству полешан // Великая хроника о Польше, Руси и их соседях. / Под ред. В. Л. Янина. — Modèle:М.: Изд-во Московского университета, 1987. — С. 226.
  25. Długosz J. Dzieje Polski. — Kraków, 1866. — T. 2. — S. 417.
  26. Kromer M. Polska czyli o położeniu, ludności, obyczajach, urzendach i sprawach publicznych… — Olsztyn, 1977. — Kn. 1. — S. 15-25.
  27. Stryjkowski M. Kronika Polska, Litewska, Zmódzka i wszystkiej Rusi. — Warszawa, 1846. — T. 1. — S. 238—381.
  28. (en) « Biosphere Reserve Information. Ukraine. Shatskyi », UNESCO MAB Biosphere Reserves Directory (consulté le 3 juin 2010)
  29. (en) « Biosphere Reserve Information. Poland. West Polesie », UNESCO MAB Biosphere Reserves Directory (consulté le 3 juin 2010)
  30. (en) « Biosphere Reserve Information. Belarus. Pribuzhskoye Polesie », UNESCO MAB Biosphere Reserves Directory (consulté le 3 juin 2010)
  31. (en) « West Polesie », UNESCO MAB (consulté le 3 mai 2013)

Lien interne[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr)Virginie Symaniec : La construction idéologique slave orientale. Langues, races et nations dans la Russie du XIXe siècle, Éditions PETRA, Paris, 2012 (ISBN 978-2-84743-045-5).
  • (pl) (en) Anna Radziukiewicz : Na Wschod od Zachodu -To the East from de West, Knieja, Osm Hajnowka (ISBN 978-83-913796-5-3).( A l'est de l'ouest )
  • (fr) Witt Raczka : Aux confins de l'Europe de l'Est - Mare Balticum, L'Harmatan, volume 1 (ISBN 978-2-296-10883-7) et volume 2 (ISBN 978-2-296-10884-4).
  • (ru) Полесье.материальная култура/В.К. Бондарчик, И.И.Браим, И.И. Бураковская.-Киев: Наукова думка ь1988,-448с.
  • (ru) Пирожник И.И. u др.Дорогами дружбы :Белорусское и Украинское Полесье /И.И. Пирожник, В.С.Аношко, С.И.Кот.-Мн Полымя, 1985-207с.-20,000 экс(La Polésie biélorusse et ukrainienne)
  • (ru) Терешкович П. В. Этническая история Беларуси XIX - начала XX в.: В контексте Центрально-Восточной Европы ссылка http://pawet.net/files/ceraskowich.pdf Минск - БГУ - 2004, pg 86, 223 pgs, (ISBN 985-485-004-8).(Histoire ethnique de la Biélorussie au XIXe siècle)

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