Paul Johann Ludwig von Heyse

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Paul Johann Ludwig von Heyse
Adolf Friedrich Erdmann von Menzel 042.jpg
Paul Johann Ludwig von Heyse.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Paul Johann Ludwig von HeyseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Karl Wilhelm Ludwig Heyse (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Ernst Heyse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Prix Nobel de littérature ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Liste détaillée
Ordre bavarois de Maximilien pour la science et l'art ()
Prix Schiller (d) ()
Prix Nobel de littérature ()
Citoyen d'honneur de Munich (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Paul Johann Ludwig von Heyse
signature

Paul Johann Ludwig von Heyse (, Berlin - , Munich) est un écrivain allemand, poète lyrique et dramatique, auteur de romans et surtout de nouvelles, Prix Nobel de littérature en 1910.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Heyse est né le à Berlin. Son père Karl Wilhelm Ludwig Heyse, est professeur agrégé de philologie classique et de linguistique générale. Sa mère, Julie Saarling, vient d'une riche famille de joailliers à la cour prussienne. Elle était une cousine de Lea Salomon, la mère de Felix Mendelssohn.

Paul Heyse étudie les langues classiques et traduit de nombreux poètes italiens. Il écrit aussi des nouvelles et publie plusieurs romans — le plus connu étant (de) Kinder der Welt (« Enfant du monde », 1873).

À Berlin, il est membre du groupe de poètes Tunnel über der Spree, et à Munich — avec Emanuel Geibel et d'autres —, du groupe Die Krokodile (« les Crocodiles »).

En 1847 il étudie la philologie classique à Berlin. Au début du printemps 1848, il édite son premier poème. Il entre en contact avec Jacob Burckhardt, Adolph Menzel, Theodor Fontane et Theodor Storm.

En 1849, il étudie l'histoire de l'art et des études romanes à l'Université de Bonn. En 1850, il décide de devenir poète. En raison d'une histoire d'amour avec la femme d'un de ses professeurs il doit retourner à Berlin. Cette même année, son premier livre est publié.

En il obtient un doctorat avec une thèse sur le chœur dans la poésie des troubadours. Il fait un voyage en Italie pour étudier d'anciens manuscrits provençaux. Dans la bibliothèque du Vatican, il est interdit parce qu'il a pris des notes de manuscrits inédits. En Italie il reste une année universitaire et se lie d'amitié avec de nombreux artistes, Arnold Böcklin et Joseph Victor von Scheffel. Heyse est presque autant apprécié en Italie qu'en Allemagne; par une série de nombreuses traductions, il a fait connaître la littérature italienne en Allemagne[1].

En 1854, il est nommé à Munich conseiller littéraire du roi de Bavière Maximilien II, véritable protecteur des lettres et des arts. Il obtient une pension annuelle de 1000 florins, pension destinée à contribuer à l'éveil intellectuel du royaume[2].

En 1910, il reçoit le prix Nobel de littérature pour son activité littéraire abondante composée de recueils de vers, sept romans, une quarantaine de drames, plus de cent cinquante nouvelles, des traductions de poètes italiens, des éditions de chansons italiennes et espagnoles[2].

Il meurt à Munich en 1914 à l'âge de 84 ans.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Deux Prisonniers, Paris, Librairie illustrée, coll. « Chefs-d'oeuvre du siècle illustrés » no 56, 1893
  • Un père, nouvelle, Paris, dans la Revue bleue, pages 560-564, 23 septembre 1928
  • Kolberg (Colberg), drame historique en 5 actes, Château-Thierry, E. Harvich, 1938
  • L'Arrabbiata, suivi de Le Garde-vignes (Der Weinhüter) et de Résurrection (Auferstanden ), Paris, Presses du Compagnonnage, coll. « prix Nobel de littérature », 1960

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C.D. AF WIRSEN, Discours de réception lors de la remise du Prix Nobel de littérature, Editions Rombaldi, préface d'une édition de 1967 des Prix Nobel de littérature
  2. a et b Geneviève Bianquis, La Vie et l'Oeuvre de Paul Heyse, Editions Rombaldi, préface d'une édition de 1967 des Prix Nobel de littérature

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