Stalingrad (métro de Paris)

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Stalingrad
Un quai de la ligne 5.
Un quai de la ligne 5.
Localisation
Pays France
Ville Paris
Arrondissement 10e, 19e
Coordonnées
géographiques
48° 53′ 03″ nord, 2° 21′ 57″ est

Caractéristiques
Position par
rapport au sol
Ligne 2 : Aérienne
Lignes 5 et 7 : Souterraine
Voies 6
Quais 6
Accessibilité Non
Zone 1 (tarification Île-de-France)
Transit annuel 4 924 583 (2021)
Historique
Mise en service (2) :
(7) :
(5) :
Nom inaugural Ligne 2 : Aubervilliers
Ligne 7 : Boulevard de la Villette
Gestion et exploitation
Propriétaire RATP
Exploitant RATP
Code(s) de la station 22-11
Ligne(s) (M)(2)(5)(7)
Correspondances
Bus RATP (BUS)RATP4854
Noctilien (BUS)NoctilienN13N41N42N45
(2)
(5)
(7)

Stalingrad est une station des lignes 2, 5 et 7 du métro de Paris, située à la limite des 10e et 19e arrondissements de Paris.

Situation[modifier | modifier le code]

La station est implantée aux abords de l'intersection du boulevard de la Villette avec l'avenue de Flandre d'une part et la rue du Faubourg-Saint-Martin d'autre part, les quais étant établis :

  • sur la ligne 2 (entre les stations La Chapelle et Jaurès), en aérien au-dessus du boulevard de la Villette à sa jonction avec le boulevard de la Chapelle, entre la rue de Tanger et le croisement avec la rue d'Aubervilliers et la rue du Château-Landon ;
  • sur la ligne 5 (entre Jaurès et Gare du Nord), légèrement plus à l'est sous le même boulevard et orientés est-ouest, en alignement avec ceux de la ligne 2 ;
  • sur la ligne 7, (entre Riquet et Louis Blanc) plus au nord-est sous l'amorce de l'avenue de Flandre et orientés nord-est/sud-ouest, cette ligne étant ainsi relativement éloignée des deux précédentes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La station est ouverte le avec la mise en service du tronçon de la ligne 2 Nord entre Anvers et Bagnolet (devenue Alexandre Dumas), qui deviendra plus simplement la ligne 2 le à la suite de l'absorption de la ligne 2 Sud (laquelle correspond à une large part de l'actuelle ligne 6) par la ligne 5 le de la même année.

Établie à l'air libre, elle doit da dénomination initiale de Rue d'Aubervilliers à sa proximité avec l'amorce de cette même voie, ainsi dénommée parce qu'elle conduisait au village d'Aubervilliers[1].

Le , la station souterraine de la ligne 7 est ouverte en même temps que cette dernière, entre Opéra et Porte de la Villette, sous le nom de Boulevard de la Villette[2]. D'abord desservie par l'ensemble des circulations de la ligne, sa desserte est assurée par un train sur deux à compter de l'inauguration du tronçon entre Louis Blanc et Pré-Saint-Gervais le , exploité sous la forme d'un embranchement. La correspondance avec le point d'arrêt de la ligne 2 n'est alors possible que par la voirie, grâce à la remise d'une contremarque[2].

Le , la station de la ligne 5 est ouverte à son tour avec la mise en service du prolongement de celle-ci depuis Gare du Nord jusqu'à Église de Pantin[3]. À cette occasion, les trois points d'arrêt fusionnent en un même pôle par la création de couloirs de liaison, mettant fin à la correspondance par la voie publique entre les lignes 2 et 7. L'ensemble prend alors logiquement le nom d'Aubervilliers - Boulevard de la Villette[2].

Le , la station prend son nom actuel de Stalingrad[4],[5] du fait de sa proximité avec la place de Stalingrad (actuelle place de la Bataille-de-Stalingrad), nouvellement créée en référence à la bataille de Stalingrad qui, durant la Seconde Guerre mondiale, se déroula entre et et a vu la victoire de l'Armée rouge soviétique sur celle du Troisième Reich.

Depuis le , la station de la ligne 7 est de nouveau desservie par l'ensemble des circulations de cette dernière à la suite du débranchement de l'antenne vers Pré-Saint-Gervais, laquelle constitue depuis lors une navette indépendante, la ligne 7 bis.

Comme un tiers des stations du réseau entre 1974 et 1984, les quais des lignes 2 et 5 sont modernisés en style « Andreu-Motte », selon un traitement particulier pour la station aérienne de la ligne 2 avec une peinture bleu turquoise sur les huisseries des baies vitrées et la pose de carrelage blanc plat sur les allèges, tandis que les quais de la ligne 5 sont simplement traités en bleu avec le maintien des faïences biseautées d'origine. Le point d'arrêt de la ligne 7 est choisi quant à lui pour constituer le prototype des aménagements du style « Ouï-dire » dont la mise en œuvre s'est achevée en [6] avant d'être reconduits à une vingtaine d'autres stations à rénover[6].

Dans le cadre du programme « Renouveau du métro » de la RATP, les couloirs de la station ont été rénovés à leur tour le [7].

Selon les estimations de la RATP, la station a vu entrer 6 891 050 voyageurs en 2019, ce qui la place à la 42e position position des stations de métro pour sa fréquentation[8]. En 2020, avec la crise du Covid-19, son trafic annuel tombe à 3 396 898 voyageurs, la reléguant alors au 46e rang[9], avant de remonter progressivement en 2021 avec 4 924 583 entrants comptabilisés, ce qui la classe à la 36e position des stations du réseau pour sa fréquentation cette année-là[10].

Services aux voyageurs[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Quais[modifier | modifier le code]

Les stations des trois lignes sont de configuration standard avec deux quais séparés par les voies du métro. Les quais de la ligne 2 sont aériens, implantés sur un viaduc, tandis que ceux des lignes 5 et 7 sont souterrains, sous une voûte elliptique.

Les quais de la ligne 2 sont équipés de marquises, comme toutes les stations aériennes de la ligne. L'éclairage est réalisé grâce à des tubes transparents recevant les néons. Les pieds-droits sont constitués de vitraux dépolis surmontant des allèges recouvertes de carreaux en céramique blancs et plats. Les quais, dépourvus de publicité, sont équipés de sièges du style « Motte » blancs et le nom de la station est inscrit en police de caractère Parisine sur plaques émaillées.

Les quais de la ligne 5 sont aménagés dans le style « Andreu-Motte » de couleur bleue : ils possèdent deux bandeaux d'éclairage dans cette teinte, ainsi que des banquettes et les tympans recouverts de carrelage plat de même teinte. Ils sont équipés de sièges « Motte » bleus et blancs. Cette décoration est mariée avec le carrelage blanc biseauté qui recouvre les piédroits, la voûte et les débouchés des couloirs. Le nom de la station est inscrit en faïence dans le style de la CMP d'origine. Les cadres publicitaires sont particuliers : en faïence de couleur marron et avec des motifs simples, ils sont surmontés de la lettre « M ». Ces mêmes cadres ne sont présents que dans sept autres stations du métro parisien.

Les quais de la ligne 7 sont aménagés dans le style « Ouï-dire » de couleur bleue : les deux bandeaux d'éclairage, de même couleur, sont supportés par des consoles courbes en forme de faux. L'éclairage direct est blanc tandis que contrairement à la plupart des bandeaux de ce style, il n'y a plus d'éclairage indirect multicolore, pourtant présent à l'origine[6]. Les carreaux en céramique blancs plats recouvrent les piédroits, la voûte et les tympans mais pas les débouchés des couloirs qui sont recouverts du carrelage blanc biseauté, ce dernier point constituant là aussi une entorse au style « Ouï-dire ». Le nom de la station est inscrit en police de caractère Parisine sur plaques émaillées et les sièges « Motte » sont bleus. Les cadres publicitaires sont métalliques au lieu d'être formés de demi-cylindres bleus ou blancs, ce qui constitue encore une exception au style « Ouï-dire ».

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La station est desservie par les lignes 48 et 54 du réseau de bus RATP et, la nuit, par les lignes N13, N41, N42 et N45 du réseau de bus Noctilien.

À proximité[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor [détail de l’édition], p. 150-151.
  2. a b et c Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor [détail de l’édition], p. 222-226.
  3. Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor [détail de l’édition], p. 198.
  4. Clive Lamming, Métro insolite [détail de l’édition], p. 45.
  5. « Un jour, une station : Stalingrad », sur ratp.fr, (consulté le ).
  6. a b et c Jean Tricoire, op. cit., éd. 1999, p. 82-83.
  7. « SYMBIOZ - Le Renouveau du Métro », sur www.symbioz.net (consulté le )
  8. « Trafic annuel entrant (2019) », sur data.ratp.fr, (consulté le )
  9. « Trafic annuel entrant 2020 », sur data.ratp.fr, (consulté le )
  10. « Trafic annuel entrant 2021 », sur data.ratp.fr, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]