Carla-Bayle

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Le Carla-Bayle
Carla-Bayle
Mairie.
Blason de Le Carla-Bayle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Arize-Lèze
Intercommunalité Communauté de communes Arize Lèze
Maire
Mandat
Jean-Luc Couret
2014-2020
Code postal 09130
Code commune 09079
Démographie
Gentilé Carlanais
Population
municipale
761 hab. (2016 en diminution de 3,18 % par rapport à 2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 05″ nord, 1° 23′ 39″ est
Altitude 396 m
Min. 236 m
Max. 411 m
Superficie 35,52 km2
Localisation

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Le Carla-Bayle

Le Carla-Bayle est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont les Carlanais. C'est une ancienne citadelle huguenote. Le village est localement appelé « Le Carla-Bayle ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Carla-Bayle est située à 50 km de Toulouse, à 30 km de Foix et à 30 km de Pamiers, au nord-ouest du département de l'Ariège.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Bellecoste, Bordenave, Canalès, Gaillard-du-Bosc, le Pigailh, Gouardère…

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carla-Bayle est limitrophe de neuf autres communes.

Carte de la commune de Carla-Bayle et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Carla-Bayle[1]
Sieuras Sainte-Suzanne Le Fossat
Castex Carla-Bayle Artigat
Daumazan-sur-Arize,
Campagne-sur-Arize
Les Bordes-sur-Arize Castéras

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur un piton rocheux perché à 400 m, surplombant les vallées de la Lèze et de l’Arize et offrant une vue sur les Pyrénées toutes proches. Les environs sont constitués de collines et de coteaux boisés en zone de piémont.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e éd., 1978, Carla vient du latin castellare, diminutif de castellum (« château »).

Au XIIIe siècle, le village se nomme Castlardo.

Au XVIe siècle, il prend le nom de (Le) Carla-le-Comte qu'il gardera jusqu'à la Révolution française. (Mais, au XVIIIe siècle, Le grand dictionnaire historique de Moreri nomme le village Le Carla.)

Lors de la Révolution, (Le) Carla-le-Comte prend le nom de (Le) Carla-Bayle puis du Carla-le-Peuple. La commune reprend le nom de (Le) Carla-le-Comte après la tourmente révolutionnaire puis, en 1879, elle redevient (Le) Carla-Bayle, en souvenir de l'écrivain Pierre Bayle, conçu comme un symbole républicain.

La présence de l’article « Le » avant Carla semble assez mal fixée, comme en témoigne la vedette même de cette entrée (« Carla-Bayle »), adoptée par l'INSEE, alors que l’appellation officielle est Le Carla-Bayle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semblerait que le lieu hébergeait déjà un oppidum gallo-romain.

Les premières traces écrites ne remontent cependant qu’à 960 apr. J.-C. et concernent le don de Carla au comte de Carcassonne par l'évêque de Toulouse.

Au XIe siècle, le village fait partie du comté de Foix dont le comte est Roger-Bernard Ier, époux de Cécile Trencavel. Il décide d'y faire construire un château au XIIe siècle.

Au XIIIe siècle, le village s'entoure de remparts et l'église est construite au centre afin de devenir une bastide.

Après la croisade contre les Albigeois, le village devient propriété du roi de France.

Au XVIe siècle, Carla-le-Comte est une forteresse dépendant du comte de Foix, dont l'influence est importante dans la région. Une communauté protestante apparaît au Carla et le village devient un centre de résistance protestant durant les guerres de religion.

En 1663, une partie des remparts est détruite. Catholiques et protestants vivent alors ensemble en relative paix dans le village.

Entre 1790 et 1794, Carla-le-Comte absorbe Martignac, Marens et Niac.

Le Carla a été chef-lieu de canton durant la Révolution (de 1790 au 8 pluviôse an IX ()).

Récemment, le village a réalisé de gros travaux de restauration mettant en valeur ses rues, ses bâtiments municipaux ou religieux et les bâtiments des particuliers arborant de belles couleurs. Une partie des remparts a également été restaurée.

La participation financière de Laurent Fabius (qui possède une résidence sur la commune) sur sa réserve parlementaire a permis de financer la réhabilitation des Flots Bleus, la salle des fêtes du complexe touristique et la réfection des façades de la maison Couloumiès, sur la place de la mairie[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Carla-Bayle Blason De gueules, à un lion d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[3],[4].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes de la Vallée de la Lèze et du canton d'Arize-Lèze (avant le redécoupage départemental de 2014, Carla-Bayle faisait partie de l'ex-canton du Fossat).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 En cours Jean-Luc Couret PS Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 761 habitants[Note 1], en diminution de 3,18 % par rapport à 2011 (Ariège : +0,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4801 8001 4761 7101 8421 9311 9091 9262 030
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0111 9771 9691 8671 8011 6581 5621 5181 415
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3241 2941 2781 012997998961847799
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
720602538469578645722755773
2016 - - - - - - - -
761--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 54 51 44 45 38 35 35 32
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

Quelques entreprises sont installées sur la commune comme une usine d'abattage de volailles ou une entreprise spécialisée dans les technologies de l'information et de la communication. Le tourisme joue aussi un rôle important dans l'économie de la commune. Un village de vacances est installé près du lac du Carla-Bayle. De nombreux artisans et artistes sont présents dans le centre du village et animent les rues durant la saison touristique.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Carla-Bayle fait partie de l'académie de Toulouse.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une église datant de 1687 est construite sur l’emplacement du château féodal dont elle garde le plan et le site. Les pierres des ruines des remparts ont servi à sa construction. Le clocher-mur date de 1896. Elle a été restaurée en 1996.
  • Un temple datant de 1884. Il est constitué de deux étages à double galerie. Cet édifice a été inscrit au registre des Monuments historiques en 1991.
  • Le musée Pierre Bayle a été inauguré le par Lionel Jospin dans la maison natale du philosophe. Il retrace la vie et les œuvres de Pierre Bayle ainsi que l'histoire du protestantisme au XVIIe et XVIIIe siècles.
  • Le lac du Carla-Bayle de 15 hectares.
  • La place de l'Europe avec sa fontaine et le globe consacré à Pierre Bayle et son inscription : "Je suis citoyen du monde"
  • Les remparts entourant le village ont reçu le prix départemental des rubans du patrimoine après leur restauration[13].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le roman "La dame du soir" de l'auteur Dan Franck se déroule au Carla-Bayle.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]