Saint-Georges (Cantal)

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Saint-Georges
Saint-Georges (Cantal)
Vue panoramique de Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Jean-Jacques Monloubou
2020-2026
Code postal 15100
Code commune 15188
Démographie
Population
municipale
1 183 hab. (2018 en augmentation de 6 % par rapport à 2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 10″ nord, 3° 07′ 42″ est
Altitude Min. 740 m
Max. 1 001 m
Superficie 33,14 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Flour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Neuvéglise-sur-Truyère
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Georges
Liens
Site web saintgeorges15.fr/

Saint-Georges est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Georges, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

La commune est située dans le sud-est du Cantal, à proximité de Saint-Flour, de part et d'autre de l'Ander. L'A75 la traverse du nord au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du nord au sud par l'Ander, rivière qui se jette dans la Truyère. Elle est grossie des eaux du ruisseau de Viadeyres en rive gauche.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Georges est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Flour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac du Barrage de Grandval, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[6]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44,3 %), zones agricoles hétérogènes (27,9 %), forêts (23,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2 %), zones urbanisées (1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %), eaux continentales[Note 3] (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans le passé, la ville a porté l'ancien nom de Broussadol (ou Brossadel)[11]. En 1010, une église est donné par Jean de Turlande au chevalier Alboin de Brossadel. Ce dernier la donne au monastère de Saint-Flour. La famille de Brossadel est une importante famille de la noblesse auvergnate[12]. Le chateau de Brossadel fût un lieu de résidence de Robert de Turlande.

Guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

La commune est particulièrement impactée par la période de la guerre de Cent Ans. Elle est située sur la route reliant la ville de Saint-Flour à la sénéchaussée de Beaucaire. La maîtrise de ces lieux est donc stratégique.

En 1359, des archers picards au service de Robert III d'Artois prennent le chateau de Brossadel. La ville est ensuite reprise mais elle provoquera la ruine de la famille Brossadel.

En 1382, la révolte des Tuchins atteint la région de Saint-Flour. Le sieur Borgha, meneur de la révolte tente une première prise du chateau de Brossadel en 1382. Celui-ci est alors défendu par les archers de la ville de Saint-Flour.

En 1384, les Tuchins désormais alliés aux Anglais effectuent une nouvelle tentative et réussissent la prise du 15 au par Jean de Dienne. Cette dernière date marque une contre-offensive des sanflorains qui reprennent et détruisent le château. La famille Brossadel cherche alors à obtenir réparation pour la destruction du chateau mais une ordonnance de Jean de Berry prononce l'amnistie des sanflorains et la fin des poursuites[12].

Période moderne.[modifier | modifier le code]

La période des guerres de religion dans la seconde moitié du XVIe s connait des développements dans la région de Saint-Georges.

Tout d'abord en 1578, le château de Varillettes est pris le par le capitaine Merle pour les protestants.

En 1591, le château de Saint-Michel est pris par le seigneur de Lastic pour les forces de la Ligue. Il est repris par Annet de Fontanges en 1593.

Le château de Saint-Michel sera parfois utilisé ensuite pour améliorer la perception de la dîme.

En 1700, le village Le Pirou accueille une école.

Epoque contemporaine.[modifier | modifier le code]

Les fusillés du pont de Soubizergues, le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 31 mai 2020)
Jean-Jacques Monloubou SE Cadre
Conseiller départemental
du canton de Neuvéglise-sur-Truyère

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 1 183 habitants[Note 4], en augmentation de 6 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
991744811951954997962912973
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
931914915944914974986967944
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
990920940913905916882764824
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
7627748931 0361 0399391 1281 0941 178
2018 - - - - - - - -
1 183--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zone d'activités de Crozatier (à proximité de la sortie 29 de l'autoroute A75) : entreprises liées au transport routier (garages automobiles et poids-lourds, centres de contrôle automobile, entreprises de transports) ; centre commercial.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle du Pirou.
  • Église Saint-Étienne et Saint-Georges
  • Chapelle du hameau du Pirou.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  8. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Monographie des communes du Cantal. Saint-Georges (lire en ligne)
  12. a et b Déribier du Chatelet, Dictionnaire Statistique du Cantal
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Notice no PA00093638, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no PA00093639, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Notice no PA00093640, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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