Vieillespesse

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Vieillespesse
Image illustrative de l'article Vieillespesse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Saint-Flour
Canton Saint-Flour-1
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Joël Lagloire
2014-2020
Code postal 15500
Code commune 15259
Démographie
Population
municipale
275 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 40″ nord, 3° 09′ 10″ est
Altitude Min. 880 m – Max. 1 131 m
Superficie 24,91 km2
Localisation

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Vieillespesse

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Vieillespesse
Liens
Site web vieillespesse.fr

Vieillespesse est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située à 15 km au nord/nord-est de Saint-Flour (sous-préfecture du Cantal) via le col de la Fageole (1 114 m).

Elle est composée d'un centre bourg (église romane) et de 9 hameaux dispersés dans le paysage vallonné environnant : le Pradal,Le Vialard, la Fageole, le Soul, Loubinet, la Gare, le Pont de Léry et la Moureyre.

La rivière qui la traverse d'est en ouest est l'Arcueil, affluent de l'Alagnon puis de l'Allier et enfin de la Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Vieillespesse est près de la voie romaine reliant Toulouse à Clermont et passant par Anterrieux et Brioude. Cette route vient de la Lozère et passe par Montchamp et Celoux (communes limitrophes).

Le hameau de Pont de Léry révèle des traces d'occupation dès le XIe siècle. En 1052, l'existence de terres appartenant à des moines est avérée[1]. Une communauté de moines venant de l'abbaye des îles de Lérins (en baie de Cannes) s'est implantée dans cette vallée. Ils ont construit une chapelle dédiée à sainte Anne. Le portail est encore visible dans le bourg de Lastic.

L'église romane du bourg date du XIIe siècle. Elle a été plusieurs fois remaniée.

Au XIIIe siècle, la Haute Auvergne est divisée en 4 grands fiefs dont le duché de Mercœur et le mandement de Lastic / Cistrières[2]. Vers 1295, Pont de Lérins / Pont de Léris appartient aux barons/ducs de Mercœur. Ainsi, dépendant à l'origine des seigneurs de Lastic (commune sise sur une éminence notable et proche), la paroisse a constitué au cours des siècles un enjeu de pouvoir qui finit par échoir aux évêques de Saint-Flour.

En 1329, toutes les propriétés appartenant à Lérins sont données au chapitre de l’église Sainte-Marie de Saint-Flour (désaffectée aujourd’hui).

Vers 1652, Pont de Lérins et Vieillespesse figurent sur la première carte connue du Cantal : « Carte générale des montagnes de Haute-Auvergne par l’Ingénieur Sieur de Clerville ».

La carte dite de Cassini, établie autour de 1770, mentionne « le Pont de Léry ». Autres sites proches : « la Vastre » (?), « Pradal », « Lobinet ».

1778 : le duché de Mercœur démembré depuis longtemps, les possessions sont passées au prince de Conti. À cette date, elles sont réunies au domaine royal[3].

En 1789, il y a encore un chapelain et des revenus correspondants.

1897 : Vieillespesse fait partie des 15 communes du canton Nord de Saint-Flour qui compte 10 240 h.

Le développement du chemin de fer dans les premières années du XXe siècle amène la création d'une ligne omnibus qui traverse la commune (création du quartier dit de la Gare). D'importants terrassements sont réalisés pour franchir ce paysage très vallonné. La firme américaine Westinghouse choisit d'ailleurs ce site pour effectuer des essais pour certains de ses systèmes de freins électriques. La ligne est désaffectée au milieu du siècle.

27 janvier 2011 : secousse tellurique de magnitude 3,4 (échelle mobile de Richter) sur la commune de Challiers (13 km au sud de Saint-Flour)[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1812 Jean Baptiste Vayron    
1813 1814 Jean Pierre Gaix    
1815 1817 Vayron Chaban    
1818 1826 Jean Resche    
1827 1831 Jean Bonenfant    
1832 1835 Pierre Jean Jaix    
1836 1853 Pierre Resche    
1854 1854 Antoine Emile Bec    
1855 1855 Antoine Boyer    
1855 1856 Pierre Coutel    
1859 1874 Joseph Ferlut    
1875 1881 Pierre Renaud    
1881 1900 Jean Flour Chanson    
1900 1901 Pierre Jasselin    
1902 1908 Baptiste Cathelat    
1908 1912 Antoine Boyer    
1913 1919 Jean Verniere    
1920 1921 Henri Marliac    
1922 1944 Louis Chastaing    
1944 1947 Joseph Roueyre    
1948 1948 Jean Marliac    
1948   Louis Chanson    
         
  mars 1989 Alphonse Banel    
mars 1989 janvier 2000 Jean Douet    
2000 mars 2008 Maurice Monier    
mars 2008 avril 2014 Michel Constant    
avril 2014 en cours
(au 17 août 2014)
Joël Lagloire[5] DVD Employé

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 275 habitants, en augmentation de 7,84 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
826 746 738 841 712 743 780 836 703
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
744 668 615 557 601 626 686 646 623
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571 548 573 536 506 543 483 450 415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
375 347 317 302 254 248 253 263 275
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, dédiée à saint Sulpice (XIIe-XVe siècle), est sise au sein du bourg principal. Malgré de nombreuses transformations au cours des siècles, le portail, la travée centrale de la nef, le chœur et les modillons réemployés demeurent dans le plus pur style roman. Le village est également riche en petit patrimoine avec, entre autres, la fontaine restaurée Saint-Sulpice.

Offre commerciale et artisanale[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Un restaurant (la Gare)

Commerces itinérants[modifier | modifier le code]

  • Un boulanger, primeur de la Chapelle-Laurent, une fois par semaine
  • Un épicier de la Chapelle-Laurent, une fois par semaine
  • Un poissonnier, une fois par semaine
  • Un boulanger de Talizat, une fois par semaine

Entreprises artisanales[modifier | modifier le code]

  • Un garage auto (vente et réparations)

Zone d'activité et lotissement sur la commune[modifier | modifier le code]

  • Lotissement communal "Joli Village"

Événements[modifier | modifier le code]

  • Une foire le 16 mai (bestiaux, matériel agricole, fleurs...)
  • Une fête patronale le dernier week-end d'août

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 1Abbé Yves Merle 1993
  2. Abbé Yves Merle 1993
  3. Emile Amé 1897
  4. « Article », La Montagne,‎ Document utilisé pour la rédaction de l’article
  5. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 17 août 2014).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Yves Merle, Le Val d'Arcueil,
  • Emile Amé, Dictionnaire Topographique du Cantal,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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