Vieillespesse

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Vieillespesse
Vieillespesse
Église de Vieillespesse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Agnès Amarger
2020-2026
Code postal 15500
Code commune 15259
Démographie
Gentilé Fossiles
Population
municipale
245 hab. (2018 en diminution de 8,58 % par rapport à 2013)
Densité 9,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 40″ nord, 3° 09′ 10″ est
Altitude Min. 880 m
Max. 1 131 m
Superficie 24,91 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Flour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Flour-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web vieillespesse.fr

Vieillespesse est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située à 15 km au nord/nord-est de Saint-Flour (sous-préfecture du Cantal) via le col de la Fageole (1 114 m).

Elle est composée d'un centre bourg (église romane) et de 9 hameaux dispersés dans le paysage vallonné environnant : le Pradal, Le Vialard, la Fageole, le Soul, Loubinet, la Gare, le Pont de Léry et la Moureyre.

La rivière qui la traverse d'est en ouest est l'Arcueil, affluent de l'Alagnon, puis de l'Allier, et enfin de la Loire.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vieillespesse est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Flour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (77,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,2 %), zones agricoles hétérogènes (23,6 %), forêts (21,9 %), terres arables (1,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Vieillespesse est près de la voie romaine reliant Toulouse à Clermont et passant par Anterrieux et Brioude. Cette route vient de la Lozère et passe par Montchamp et Celoux (communes limitrophes).

Le hameau de Pont de Léry révèle des traces d'occupation dès le XIe siècle. En 1052, l'existence de terres appartenant à des moines est avérée[8]. Une communauté de moines venant de l'abbaye des îles de Lérins (en baie de Cannes) s'est implantée dans cette vallée. Ils ont construit une chapelle dédiée à sainte Anne. Le portail est encore visible dans le bourg de Lastic.

L'église romane du bourg date du XIIe siècle. Elle a été plusieurs fois remaniée.

Au XIIIe siècle, la Haute Auvergne est divisée en quatre grands fiefs dont le duché de Mercœur et le mandement de Lastic / Cistrières[9]. Vers 1295, Pont de Lérins / Pont de Léris appartient aux barons/ducs de Mercœur. Ainsi, dépendant à l'origine des seigneurs de Lastic (commune sise sur une éminence notable et proche), la paroisse a constitué au cours des siècles un enjeu de pouvoir qui finit par échoir aux évêques de Saint-Flour.

En 1329, toutes les propriétés appartenant à Lérins sont données au chapitre de l'église Sainte-Marie de Saint-Flour (désaffectée aujourd'hui).

Vers 1652, Pont de Lérins et Vieillespesse figurent sur la première carte connue du Cantal : « Carte générale des montagnes de Haute-Auvergne par l'Ingénieur Sieur de Clerville ».

La carte dite de Cassini, établie autour de 1770, mentionne « le Pont de Léry ». Autres sites proches : « la Vastre » (?), « Pradal », « Lobinet ».

1778 : le duché de Mercœur démembré depuis longtemps, les possessions sont passées au prince de Conti. À cette date, elles sont réunies au domaine royal[10].

En 1789, il y a encore un chapelain et des revenus correspondants.

1897 : Vieillespesse fait partie des 15 communes du canton Nord de Saint-Flour qui compte 10 240 habitants.

Le développement du chemin de fer dans les premières années du XXe siècle amène la création d'une ligne omnibus qui traverse la commune (création du quartier dit de la Gare). D'importants terrassements sont réalisés pour franchir ce paysage très vallonné. La firme américaine Westinghouse choisit d'ailleurs ce site pour effectuer des essais pour certains de ses systèmes de freins électriques. La ligne est désaffectée au milieu du siècle.

 : secousse tellurique de magnitude 3,4 (échelle mobile de Richter) sur la commune de Challiers (13 km au sud de Saint-Flour)[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1812 Jean Baptiste Vayron    
1813 1814 Jean Pierre Gaix    
1815 1817 Vayron Chaban    
1818 1826 Jean Resche    
1827 1831 Jean Bonenfant    
1832 1835 Pierre Jean Jaix    
1836 1853 Pierre Resche    
1854 1854 Antoine Emile Bec    
1855 1855 Antoine Boyer    
1855 1856 Pierre Coutel    
1859 1874 Joseph Ferlut    
1875 1881 Pierre Renaud    
1881 1900 Jean Flour Chanson    
1900 1901 Pierre Jasselin    
1902 1908 Baptiste Cathelat    
1908 1912 Antoine Boyer    
1913 1919 Jean Verniere    
1920 1921 Henri Marliac    
1922 1944 Louis Chastaing    
1944 1947 Joseph Roueyre    
1948 1948 Jean Marliac    
1948   Louis Chanson    
Maire en 1967   Richard Chaput MRP-CD Conseiller technique national
Conseiller général du canton de Saint-Flour-Nord (1961-1967)
  mars 1989 Alphonse Banel    
mars 1989 janvier 2000 Jean Douet    
2000 mars 2008 Maurice Monier    
mars 2008 avril 2014 Michel Constant    
avril 2014 février 2019 Joël Lagloire DVD Employé
19 avril 2019 En cours Agnès Amarger[12]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 245 habitants[Note 3], en diminution de 8,58 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
826746738841712743780836703
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
744668615557601626686646623
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571548573536506543483450415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
375347317302254248252253263
2017 2018 - - - - - - -
248245-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

  • Une foire le (bestiaux, matériel agricole, fleurs...).
  • Une fête patronale le dernier week-end d'août.

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Un restaurant (la Gare).

Commerces itinérants[modifier | modifier le code]

  • Un boulanger, primeur de la Chapelle-Laurent, une fois par semaine.
  • Un épicier de la Chapelle-Laurent, une fois par semaine.
  • Un poissonnier, une fois par semaine.
  • Un boulanger de Talizat, une fois par semaine.

Entreprises artisanales[modifier | modifier le code]

  • Un garage automobile (vente et réparations).

Zone d'activité et lotissement sur la commune[modifier | modifier le code]

  • Lotissement communal "Joli Village".

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église, dédiée à saint Sulpice (XIIe-XVe siècle), est sise au sein du bourg principal. Malgré de nombreuses transformations au cours des siècles, le portail, la travée centrale de la nef, le chœur et les modillons réemployés demeurent dans le plus pur style roman.
Four et lavoir de La Fageolle.
  • Le village est également riche en petit patrimoine avec, entre autres, la fontaine restaurée Saint-Sulpice.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. 1Abbé Yves Merle 1993
  9. Abbé Yves Merle 1993
  10. Emile Amé 1897
  11. « Article », La Montagne,‎ Document utilisé pour la rédaction de l’article
  12. Conseil municipal du 19 avril 2019
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Yves Merle, Le Val d'Arcueil,
  • Emile Amé, Dictionnaire Topographique du Cantal,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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