Rézentières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rézentières
Rézentières
Vue panoramique de Rézentières.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Philippe Echalier
2020-2026
Code postal 15170
Code commune 15161
Démographie
Population
municipale
109 hab. (2018 en diminution de 5,22 % par rapport à 2013)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 05″ nord, 3° 06′ 15″ est
Altitude Min. 760 m
Max. 1 143 m
Superficie 13,29 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Flour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Flour-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Rézentières
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Voir sur la carte topographique du Cantal
City locator 14.svg
Rézentières
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rézentières
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rézentières

Rézentières est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont surnommés les « Fumas ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Rézentières est située en bordure de la planèze de Saint-Flour, près de Coltines et de Saint-Flour. Rézentières était à l'origine le hameau d'une commune du village médiéval de Fournols, village qui a entièrement disparu de nos jours.

Communes limitrophes de Rézentières
Ferrières-Saint-Mary Saint-Mary-le-Plain
Talizat Rézentières Vieillespesse
Coren

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rézentières est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Flour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (52,4 %), zones agricoles hétérogènes (24,1 %), forêts (19,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune s'appelait Fournols jusqu'en 1866, date à laquelle elle prit son nom actuel[8].

Deux explications sont possibles pour expliquer le fait que les habitants du village sont appelés les Fumas : l'une est que le brouillard est abondant et fréquent dans cette vallée ; l'autre est que ce village étant particulièrement froid, ses habitants devaient se chauffer abondamment et la fumée noircissait leur visage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1792 M. Aldigier    
1793 1812 Jean-Baptiste Delort    
1813 1814 M. Tremeuge de la Roussière    
1815 1815 Victor de la Fage    
1816 1831 Pierre Dessauret    
1831 1843 Jean Chadelat    
1844 1883 Alexandre de la Roussière    
1884 1888 Edmond Baldram    
1888 1891 Victor de la Roussière    
1892 1900 Edmond Baldram    
1901 1910 Victor de la Roussière    
1911 1914 Pierre Gardelle    
1919 1925 Auguste Chapy    
1926 1932 Pierre Merle    
1965 1971 Pierre Chastang    
1972 1978 Louis Échalier    
mars 2001 En cours Philippe Échalier[9] LR Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.
Mairie de Rézentières.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2018, la commune comptait 109 habitants[Note 3], en diminution de 5,22 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
412363386334354380388363376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
347365333339322346344387327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368356363309284282273250220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
213182161147129115124126127
2013 2018 - - - - - - -
115109-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Église de Rézentières.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La croix celtique du cimetière :

Il y aurait eu à Fournols, primitivement au château, un monastère, dont il ne reste absolument rien, sinon la croix (1er document : 1283). Ouvragée et très artistique, elle occupe le milieu du cimetière actuel de Rézentières. Elle y fut transportée en 1895 avec les restes du cimetière de Fournols.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Annuaire des maires du Cantal, site de l'AMF15 (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.