Mentières

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Mentières
Mentières
Mentières vue de la D50.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Marina Besse
2020-2026
Code postal 15100
Code commune 15125
Démographie
Population
municipale
127 hab. (2018 en augmentation de 4,96 % par rapport à 2013)
Densité 9,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 14″ nord, 3° 08′ 20″ est
Altitude Min. 834 m
Max. 1 128 m
Superficie 13,17 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Flour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Flour-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Mentières
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Mentières

Mentières est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rocheneire : il s'agit d'un petit massif forestier situé au sud-est du village du Bouchet. Son nom signifie « roche noire ». Des livres anciens rapportent l'existence d'une carrière de marbre. Au sommet on découvre en effet, dans un cadre où le lichen abonde, les traces de son exploitation[1].

La Patte du Diable, incrustée dans une paroi rocheuse en tuf volcanique, à la rencontre des ruisseaux de Montagnac et de Valiergues au nord de Mentières. La queue coincée entre deux rochers et prenant appuis pour se libérer sur la petite falaise, le diable a imprimé dans la roche tendre l’empreinte de sa patte avec les griffes déployées.[réf. nécessaire]

La commune est traversée d'est en ouest par l'ancienne voie ferrée Saint-Flour - Brioude[2]. Sur son tracé, on rencontre trois tunnels[3],[4],[5], trois maisonnettes, des poudrières, un réservoir. Elle fut inaugurée le et le dernier train y passera en 1940. Elle sera déclassée et déferrée en 1941 sur décision des forces d'occupation. Les rails ont servi en Algérie et au Maroc à construire la voie ferrée (de) de Bouarfa à Colomb-Béchar et à Khénifra[6]. À Mentières, sa construction fut source de revenus pour les habitants : prestations, location de logement, vente de denrées alimentaires. Ils ont découvert le café grâce à ces travailleurs venus d'ailleurs.[réf. nécessaire] Depuis 1966, les tunnels son aménagés en cave d'affinage pour les fourmes de cantal[7].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mentières
Vieillespesse
Coren Mentières Tiviers
Saint-Georges

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mentières est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Flour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (68 %), zones agricoles hétérogènes (18,8 %), forêts (13,2 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Entrée de Mentières par la D150.
 
Centre du village avec le monument aux morts, la mairie et l'église Sainte-Madeleine.
 

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Étienne Reol    
mars 2008 juin 2020 Michel Amarger SE Agriculteur retraité
juin 2020 En cours Marina Besse[15] DVD Agricultrice
Conseillère départementale du canton de Saint-Flour-1 (2021- )

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2018, la commune comptait 127 habitants[Note 3], en augmentation de 4,96 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
344272297294294330334311327
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
323330292260242235247228219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
235229257250203209201189182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
172176143136120112128130123
2017 2018 - - - - - - -
127127-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

fonctionnement de l'étang

L'église Sainte-Madeleine[20], inscrite au titre des monuments historiques depuis le [21]. Elle représente l'un des édifices romans les mieux préservés de la Margeride. Les chapiteaux, plus tardifs, sont intéressants par leur originalité[22].

lieu-dit « le moulin »

L'Étang ou le « Pichtier » : il s'agit d'un ancien étang artificiel de 4 à 5 ha construit sur le ruisseau de Chadelat. Les vestiges de sa digue éventrée subsistent encore aujourd'hui. Comme son nom l'indique il était destiné à la pêche. Autrefois la consommation de poissons était dictée par les pratiques religieuses : vendredi et 40 jours de carême. Au bord du lit du ruisseau on devine encore le moine, ouvrage qui permettait de régler le niveau de l'étang et de le vidanger. Une grosse pierre de taille, avec saignée de 5 ou 6 cm pour glisser les plateaux de bois ou les rondins, témoigne de son existence. Avec sa digue de 250 m, ce plan d'eau est doublé d'un aménagement très particulier et rare : une nasse. Du côté sud de la digue, un monticule crée une cloison à l’intérieur de l'étang, pareil à une jetée, formant ainsi une cuvette qui d’après la topographie avait sa propre vidange. Cette petite retenue d'eau de faible profondeur, un piège en fait, facilitait la capture du poisson sans vider entièrement le « pichtier ». Elle servait aussi en été de routoir pour le rouissage du chanvre. Ses eaux s'évacuaient par le raza de la « serbe », nom vernaculaire du routoir. Au nord de la digue, un aqueduc ou béal, encore présent, alimentait en eau un moulin situé en contre-bas. Ce complexe hydraulique est-il l'œuvre des moines présents au prieuré de Mentières en 1180 ou de ceux de l'abbaye de Saint Flour ?[réf. nécessaire]

La croix de La Garde

La croix de La Garde en arrivant à Termengros : Dans le Haut Moyen Age, la seigneurie de Montagnac s'étend de La Pierre Plantée, en limite de Vieillespesse, jusqu'à Termengros qui signifie (terminus-agros) « à l'extrémité des terres cultivées ». A proximité de ce village et sur un site dominant, Le seigneur de Montagnac fait aménager un poste de guet pour "garder" ses biens. Comme le veut la tradition, l'endroit est par la suite christianisé par cette magnifique et très originale croix — Mais que signifie le demi-disque riveté sur son axe ?[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aimé Rudel, Curiosités géologiques d'Auvergne et du Velay, édition Volcans, 1970, p. 166
  2. http://www.massifcentralferroviaire.com/fiches/fichegar_s.php?VARobjetID=1162
  3. http://www.inventaires-ferroviaires.fr/tu15/15125.1.pdf
  4. http://www.tunnels-ferroviaires.org/tu15/15259.1.pdf
  5. http://www.tunnels-ferroviaires.org/tu15/15125.2.pdf
  6. Alfred Durand, La vie rurale dans les massifs volcaniques des Dores, du Cézalier, du Cantal et de l'Aubrac, Aurillac, Imprimerie moderne, p. 123 à 128 lire sur Google Livres
  7. https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/actualites/des-tunnels-ferroviaires-devenus-caves-a-fromage-dans-le-cantal_12478375/
  8. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. « Annuaire des Maires », sur le site de l'Amf15 (consulté le )
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Jean Baptiste Déribier du Chatelet, Dictionnaire statistique: ou, Histoire, description et statistique du département du Cantal, vol. 4, Picut, 1856, p. 348 lire sur Google Livres
  21. Notice no PA15000003, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Eglise Sainte-Madeleine à Mentières »