Mentières

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Mentières
Mentières vue de la D50.
Mentières vue de la D50.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Saint-Flour
Canton Saint-Flour-1
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Michel Amarger
2014-2020
Code postal 15100
Code commune 15125
Démographie
Population
municipale
119 hab. (2014)
Densité 9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 14″ nord, 3° 08′ 20″ est
Altitude Min. 834 m – Max. 1 128 m
Superficie 13,17 km2
Localisation

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Mentières est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Mentières est situé sur l'ancienne ligne ferroviaire Clermont-Béziers ; l'ancien tunnel a été réaménagé en cave d'affinage, ouverte à la visite en saison.

  • Rocheneire : il s'agit d'un petit massif forestier situé au sud-est du village du Bouchet. Son nom signifie roche noire. Des livres anciens rapportent l'existence d'une carrière de marbre. Au sommet on découvre en effet, dans un cadre où le lichen abonde, les traces de son exploitation[1].
  • La Patte du Diable, incrustée dans une paroi rocheuse en tuf volcanique, à la rencontre des ruisseaux de Montagnac et de Valiergues au nord de Mentières. La queue coincée entre deux rochers et prenant appuis pour se libérer sur la petite falaise, le diable a imprimé dans la roche tendre l’empreinte de sa patte avec les griffes déployées.[réf. nécessaire]

La commune est traversée d'est en ouest par l'ancienne voie ferrée Saint-Flour - Brioude. Sur son tracé on rencontre trois tunnels, trois maisonnettes, des poudrières, un réservoir. Elle fut inaugurée le 1er juin 1910 et le dernier train y passera en 1940. Elle sera déclassée et déferrée en 1941 sur décision des forces d'occupation. Les rails ont servi en Algérie et au Maroc à construire la voie ferrée (de) de Bouarfa à Colomb-Béchar et à Khénifra[2]. À Mentières, sa construction fut source de revenus pour les habitants : prestations, location de logement, vente de denrées alimentaires. Ils ont découvert le café grâce à ces travailleurs venus d'ailleurs. Depuis 1966, les tunnels son aménagés en cave d'affinage pour les fourmes de cantal[réf. nécessaire].

Galerie[modifier | modifier le code]

Entrée de Mentières par la D150. 
Centre du village avec le monument aux morts, la mairie et l'église Sainte-Madeleine

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Étienne Reol    
mars 2008 en cours Michel Amarger[3] sans étiquette Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 119 habitants, en diminution de -7,03 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
344 272 297 294 294 330 334 311 327
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
323 330 292 260 242 235 247 228 219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
235 229 257 250 203 209 201 189 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
172 176 143 136 120 112 130 123 119
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Étang ou le « Peschier » : il s'agit d'un ancien étang artificiel de 4 à 5 ha construit sur le ruisseau de Chadelat. Les vestiges de sa digue éventrée subsistent encore aujourd'hui. Comme son nom l'indique il était destiné à la pêche. Autrefois la consommation de poissons était dictée par les pratiques religieuses : vendredi et 40 jours de carême. Au bord du lit du ruisseau on devine encore le moine, ouvrage qui permettait de régler le niveau de l'étang et de le vidanger. Une grosse pierre de taille, avec saignée de 5 ou 6 cm pour glisser les plateaux de bois ou les rondins, témoigne de son existence. Avec sa digue de 250 m, ce plan d'eau est doublé d'un aménagement très particulier et rare : une nasse. Du côté sud de la digue (limite rasas de la Serbe) un monticule crée une cloison à l’intérieur de l'étang, pareil à une jetée, formant ainsi une cuvette qui d’après la topographie avait sa propre vidange. Cette petite retenue d'eau de faible profondeur, un piège en fait, facilitait la capture du poisson sans vider entièrement le « peschier ». Entre les moines bâtisseurs d'étangs pour leur subsistance en période de jeûne d'une part,[réf. nécessaire] et le prieuré (petit monastère) de Mentières de 1180[9] d'autre part, une corrélation existe sûrement.[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aimé Rudel, Curiosités géologiques d'Auvergne et du Velay, édition Volcans, 1970, page 166
  2. Aimé Durand, La vie rurale dans les massifs volcaniques des Dores, du Cézalier, du Cantal et de l'Aubrac, Aurillac, Imprimerie moderne, page 123 à 128
  3. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 19 juillet 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Notice no PA15000003, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Jean-Baptiste de Ribier du Châtelet, Dictionnaire statistique, ou Histoire, description et statistique du département du Cantal, volume 4, Aurillac, imprimerie de Mme Vve. Picut, 1856, page 348

Liens externes[modifier | modifier le code]

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