Mentières

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Mentières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Saint-Flour
Canton Canton de Saint-Flour-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Flour
Maire
Mandat
Michel Amarger
2014-2020
Code postal 15100
Code commune 15125
Démographie
Population
municipale
125 hab. (2011)
Densité 9,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 14″ N 3° 08′ 20″ E / 45.0706, 3.1389 ()45° 04′ 14″ Nord 3° 08′ 20″ Est / 45.0706, 3.1389 ()  
Altitude Min. 834 m – Max. 1 128 m
Superficie 13,17 km2
Localisation

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Mentières

Mentières est une commune française située dans le département du Cantal, en région d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Mentières est situé sur l'ancienne ligne ferroviaire Clermont-Béziers ; l'ancien tunnel a été réaménagé en cave d'affinage, ouverte à la visite en saison.

Rocheneire : il s'agit d'un petit massif forestier situé au sud-est du village du Bouchet. Son nom signifie roche noire. Des livres anciens rapportent l'existence d'une carrière de marbre. Au sommet on découvre en effet, dans un cadre où le lichen abonde, les traces de son exploitation[1].

La Patte du Diable, incrustée dans une paroi rocheuse en tuf volcanique, à la rencontre des ruisseaux de Montagnac et de Valiergues au nord de Mentières. La queue coincée entre deux rochers et prenant appuis pour se libérer sur la petite falaise, le diable a imprimé dans la roche tendre l’empreinte de sa patte avec les griffes déployées.[réf. nécessaire]

La commune est traversée d'est en ouest par l'ancienne voie ferrée Saint-Flour - Brioude. Sur son tracé on rencontre trois tunnels, trois maisonnettes, des poudrières, un réservoir. Elle fut inaugurée le 1er juin 1910 et le dernier train y passera en 1940. Elle sera déclassée et déferrée en 1941 sur décision des forces d'occupation. Les rails ont servi en Algérie et au Maroc à construire la voie ferrée (de) de Bouarfa à Colomb-Béchar et à Khénifra[2]. À Mentières, sa construction fut source de revenus pour les habitants : prestations, location de logement, vente de denrées alimentaires. Ils ont découvert le café grâce à ces travailleurs venus d'ailleurs. Depuis 1966, les tunnels son aménagés en cave d'affinage pour les fourmes de cantal[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Étienne Reol    
mars 2008   Michel Amarger[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
344 272 297 294 294 330 334 311 327
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
323 330 292 260 242 235 247 228 219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
235 229 257 250 203 209 201 189 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
172 176 143 136 120 112 128 130 125
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Mentières constitue un des édifices romans les mieux préservés de la Margeride. Les chapiteaux, plus tardifs, sont intéressants.

L'Étang ou le « Peschier » : il s'agit d'un ancien étang artificiel de 4 à 5 ha construit sur le ruisseau de Chadelat. Les vestiges de sa digue éventrée subsistent encore aujourd'hui. Comme son nom l'indique il était destiné à la pêche. Autrefois la consommation de poissons était dictée par les pratiques religieuses : vendredi et 40 jours de carême. Au bord du lit du ruisseau on devine encore le moine, ouvrage qui permettait de régler le niveau de l'étang et de le vidanger. Une grosse pierre de taille, avec saignée de 5 ou 6 cm pour glisser les plateaux de bois ou les rondins, témoigne de son existence. Avec sa digue de 250 m, ce plan d'eau est doublé d'un aménagement très particulier et rare : une nasse. Du coté sud de la digue (limite rasas de la Serbe) un monticule crée une cloison à l’intérieur de l'étang, pareil à une jetée, formant ainsi une cuvette qui d’après la topographie avait sa propre vidange. Cette petite retenue d'eau de faible profondeur, un piège en fait, facilitait la capture du poisson sans vider entièrement le « peschier ». Mentières tire son nom du mot monastère. Entre les moines bâtisseurs d'étangs pour leur subsistance en période de jeûne d'une part,[réf. nécessaire] et le prieuré (petit monastère) de Mentières de 1180[6] d'autre part, une corrélation existe sûrement.[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aimé Rudel, Curiosités géologiques d'Auvergne et du Velay, édition Volcans, 1970, page 166
  2. Aimé Durand, La vie rurale dans les massifs volcaniques des Dores, du Cézalier, du Cantal et de l'Aubrac, Aurillac, Imprimerie moderne, page 123 à 128
  3. Conseil général du Cantal fichier au format PDF daté du 4 avril 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Jean-Baptiste de Ribier du Châtelet, Dictionnaire statistique, ou Histoire, description et statistique du département du Cantal, volume 4, Aurillac, imprimerie de Mme Vve. Picut, 1856, page 348


Liens externes[modifier | modifier le code]

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