What do you want? Me to go back to my plane and go back to France?

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Jacques Chirac en 1997.

« What do you want? Me to go back to my plane and go back to France? » (« Qu'est-ce que vous voulez ? Que, moi, je retourne dans mon avion et que je rentre en France ? ») est l'extrait d'une apostrophe prononcée, en anglais, par Jacques Chirac, président de la République française, à des membres de la sécurité israëlienne, lors d'un voyage officiel à Jérusalem, le .

Citation entière et circonstances[modifier | modifier le code]

Via Dolorosa.

Le texte entier de cette apostrophe (ou petite phrase), tel qu'il a été retranscrit par la presse écrite de l'époque se présente ainsi :

« Qu'est-ce qu'il y a encore comme problème ? Je commence à en avoir assez ! What do you want? Me to go back to my plane and go back to France, is that what you want? Then let them go. Let them do. No that's… no, no danger, no problem. This is not a method. This is provocation. That is provocation. Please you stop now. Bonjour[1] ! »

C’est lors de sa visite à Jérusalem et accompagné d'un grand nombre de journalistes, le , que le président Jacques Chirac déclare cette apostrophe à un membre de la sécurité israélienne alors qu'il tente d’aller saluer des personnes placées sur son parcours (qui emprunte en grande partie Via Dolorosa, situé dans le quartier musulman de la ville). En effet, la plupart d'entre elles, d'origine palestinienne, sont venues à sa rencontre et le service d’ordre israélien pose apparemment de sérieux problèmes, l'empêchant ainsi d'aller à la rencontre de ces personnes[2].

Selon le journaliste Pierre Haski, reporter pour Libération, « ils [les gardes-frontières israéliens] bloquaient chacune des ruelles et empêchaient Jacques Chirac d'avoir le moindre contact avec les Palestiniens [...] Le but était d'empêcher Chirac de serrer des mains et d'embrasser la foule, comme il aime le faire. » En raison de la bousculade qui en est la conséquence, Jacques Chirac va cette fois s'emporter contre le premier agent israélien devant lui. Un incident similaire aura également lieu quelques instants plus tard devant l'église Sainte-Anne de Jérusalem, Jacques Chirac demandant alors aux policiers israéliens de sortir de l’édifice afin qu'il puisse y pénétrer[3].

Invité ensuite par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui lui a présenté ses excuses, Jacques Chirac a alors considéré l'incident comme clos[4].

Postérité et évocation[modifier | modifier le code]

Au niveau médiatique[modifier | modifier le code]

Considérée comme une « phrase culte », cette apostrophe lancée dans le feu de l'action reste, pour de nombreux organes de presse, une des citations les plus célèbres de l'ancien président de la République française[5],[6],[7],[8].

Au niveau politique[modifier | modifier le code]

Le , à l'occasion d'une nouvelle visite présidentielle, Emmanuel Macron a, lui aussi, exigé que les membres des services de sécurité israéliens sortent de cette église présentée comme un territoire français, rappelant « les règles qui existent depuis plusieurs siècles ». La presse audiovisuelle, puis la presse écrite ont, dès lors, rapidement fait référence à l'incident de 1996[9],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]