Jean-Michel Clément

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Jean-Michel Clément
Illustration.
Jean-Michel Clément au palais Bourbon en .
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(10 ans, 11 mois et 2 jours)
Élection
Réélection
Circonscription 3e de la Vienne
Groupe politique SRC (2007-2016)
SER (2016-2017)
REM (2017-2018)
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Mauprévoir (Vienne)
Parti politique PS (1968-2017)
REM (depuis 2017)
Diplômé de université de Poitiers
Profession avocat

Jean-Michel Clément, né le à Mauprévoir (Vienne), est un avocat et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Clément est élu député pour la première fois le , pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la troisième circonscription de la Vienne. Il intègre le groupe socialiste, écologiste et républicain, et est membre de la commission des lois. Il fait partie des proches de Ségolène Royal[1].

En mars 2012, Jean-Michel Clément s'associe à l'économiste Pierre Larrouturou ainsi qu'à diverses personnalités comme Stéphane Hessel, Susan George, Edgar Morin ou encore Michel Rocard, en faveur de la création du Collectif Roosevelt[2]. Ce mouvement citoyen vise à influencer les décisions des dirigeants politiques en leur proposant 15 réformes d'ordres financier, économique, social et environnemental.

Candidat à sa succession en 2012, Jean-Michel Clément est réélu face au candidat de l'Union pour un mouvement populaire, Enguerrand Delannoy.

Lors des élections législatives de 2017, Clément décide de se représenter. Il est d'abord investi par le Parti socialiste (PS), tout en étant « Macron-compatible ». Début , Jean-Michel Clément figure sur la liste des candidats investis par La République en marche (LaREM), le parti d'Emmanuel Macron, élu Président de la République. La position du Parti socialiste est claire : un candidat PS ne peut être également investi par LaREM. Le Parti socialiste de la Vienne lui retire alors son soutien, et une partie des cadres souhaitent que l'on investisse une candidate face à lui. Finalement, il n'est pas concurrencé par une candidate PS.

Le , face à une candidate du Front National, Jean-Michel Clément est réélu avec près de 68 % des voix. Il devient membre du groupe La République en marche, et rejoint la commission des lois. Peu présent à l'Assemblée nationale, il explique « laisser passer la vague des jeunes parlementaires fougueux et ambitieux » et dit avoir peu d'intérêt à siéger « dans cette majorité pléthorique, où on nous impose un devoir de silence »[3]. Il plaide ainsi pour la constitution d'un groupe parlementaire dissident de LaREM, afin de constituer son aile gauche[4].

Cherchant à infléchir le projet de loi sur l'immigration, Clément choisit de défendre une batterie d’amendements personnels, comme plusieurs de ses collègues[5]. Ayant annoncé qu'il ne voterait pas la loi asile et immigration, il est menacé d'exclusion du groupe LaREM de l'Assemblée nationale par son président Richard Ferrand qui déclare : « si s'abstenir est un péché véniel, voter contre un texte est un péché mortel qui mérite l'exclusion[6]. » Le , il se retire de lui-même du groupe REM à la suite du vote de cette loi[7]. Il dit ne pas exclure de fonder un nouveau groupe parlementaire après la rentrée[8].

Mandats[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]