Diana Filippova

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Diana Filippova
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Diana Filippova en 2014.
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Diana Filippova, née le 6 mars 1986 à Moscou, est une romancière, une essayiste et personnalité politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Moscou, fille de professeurs d'université, Diana Filippova arrive en France à l'âge de huit ans.

Elle effectue ses classes préparatoires B/L au lycée Henri IV sans parvenir à intégrer l'École normale supérieure. Elle poursuit ses études à Sciences Po, à HEC Paris et à l'université où elle obtient un master de droit des affaires[1].

Elle est lauréate en 2011 du Prix Juridique & Fiscal Allen & Overy et HEC Paris[2] pour son mémoire, « Le contrôle des investissements étrangers par les États membres face à l'Union européenne : quatrième pilier ou cinquième colonne »[3].

En 2011, elle rejoint le Ministère de l'Économie et des Finances comme adjointe au chef de bureau de la justice et des médias au sein de la Direction du Budget.

En 2013, Diana Filippova rejoint l'association OuiShare, dont elle devient porte-parole de 2013 à 2016[4].

Elle intervient dans le débat public sur les questions d'ubérisation[5],[6] et de la réforme du droit du travail[5], notamment à l'occasion de la loi El Khomri. Elle plaide pour le renforcement de la protection des travailleurs quel que soit leur statut et la refonte des mécanismes de solidarité nationale.

En 2016, elle est chroniqueuse aux Matins du samedi de Caroline Broué sur France Culture, où elle présente une fois par semaine une initiative citoyenne[7].

En 2015, elle rejoint Microsoft en tant que directrice de l'écosystème start-up. Elle y développe KissMyFrogs[8], média d'analyse et de critique qui prend le contre-pied du discours laudateur de l'entrepreneuriat technologique.

En 2018, elle co-fonde et dirige l'agence de stratégie Stroïka[9].

Elle est l'auteure de deux essais, Technopouvoir, dépolitiser pour mieux régner (Les Liens Qui Libèrent)[10] en 2019 et Société collaborative, la fin des hiérarchies[11] (Rue de l'Échiquier) en 2015.

Son premier roman, L'Amour et la Violence, paraît le 25 août 2021 aux éditions Flammarion[12].

Vie publique[modifier | modifier le code]

Elle s'engage en politique en 2018, dans le mouvement politique Place publique dont elle est co-fondatrice aux côtés de Raphaël Glucksmann, Claire Nouvian, et Thomas Porcher[13],[14]. Cet engagement s'inscrit dans son activité antérieure de militante et d'essayiste : elle plaide alors depuis plusieurs années pour une reprise du pouvoir politique par les citoyens et la conquête partout en France d'une démocratie effective. Pour elle, la pratique politique, notamment au sein de corps intermédiaires renforcés, est une voie de sortie du « néolibéralisme, fondé sur la hiérarchie et les rapports de force. »[15]. Elle co-préside le mouvement avec Jo Spiegel[16] jusqu'en juillet 2019 lorsqu'elle quitte ses fonctions pour raisons personnelles.

Aux élections municipales de mars 2020, elle est candidate[17],[18] pour Anne Hidalgo à la mairie du 7e arrondissement de Paris[19]. Elle obtient 11,43% des voix au premier tour[20].

Dans le cadre de la conception du programme, elle a été chargée par Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris et président de Paris en commun, d’une mission d’exploration sur les communs numériques[21], en vue d’une politique technologique axée sur la souveraineté politique, l'intérêt général et l’inclusivité[22],[23].

En septembre 2020, elle est nommée conseillère au cabinet de la Maire de Paris, en charge de l'égalité femmes-hommes, des droits humains, de l'innovation, du numérique et de la ville du quart d'heure[24].

Essais[modifier | modifier le code]

  • Société collaborative, la fin des hiérarchies, Paris, Rue de l'Échiquier, 2015, 128 p. (ISBN 978-2917770894)
  • Technopouvoir. Dépolitiser pour mieux régner, Paris, Les Liens Qui Libèrent, 2019, 288 p. (ISBN 979-10-209-0791-2)

Fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vanessa Schneider, « Diana Filippova, un premier pas sur la Place publique », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. « Prix Juridique & Fiscal Allen & Overy / HEC Paris: les lauréats - LE MONDE DU DROIT : le magazine des professions juridiques », sur www.lemondedudroit.fr (consulté le )
  3. « Le contrôle des investissements étrangers par les Etats Membres face à l'Union Européenne - Diana FILIPPOVA », sur Le petit juriste, (consulté le )
  4. « Ouishare Fest 2015: «C’est à Paris que s’invente l’économie collaborative» », sur www.20minutes.fr (consulté le )
  5. a et b Frédéric Taddeï, « La loi travail : un débat historique ? », sur CSOJ, Ce Soir Ou Jamais,
  6. Rachida El Azzouzi, « Entretien avec Benjamin Coriat et Diana Filippova », Mediapart,
  7. « Les Initiatives citoyennes : podcast et réécoute sur France Culture », sur France Culture (consulté le )
  8. « Collectif Bam | Kiss My Frogs », sur Collectif Bam (consulté le )
  9. « Faire-part de naissance : Stroïka, l’agence de propagande », sur CB News (consulté le )
  10. Hubert Guillaud, « Recension de Technopouvoir de Diana Filippova : comment le numérique est devenu l’enjeu de son propre accomplissement », sur lemonde.fr, Internet Actu (blog hébergé par Le Monde), (consulté le )
  11. « Une société collaborative peut-elle naître de l’économie du partage ? », sur usine-digitale.fr (consulté le )
  12. Diana Filippova, « L’Amour et la Violence de Diana Filippova - Editions Flammarion », sur editions.flammarion.com (consulté le )
  13. Le Point magazine, « Place publique, un nouveau parti dans un paysage déjà très émietté à gauche », sur Le Point, (consulté le )
  14. « «Agir avant qu’il ne soit trop tard» : le manifeste du nouveau mouvement Place publique », sur Libération.fr, (consulté le )
  15. « Diana Filippova, un premier pas sur la Place publique », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. « Diana Filippova L’apôtre de l’économie collaborative Raphaël Glucksmann La tête d’affiche Claire Nouvian L’écolo qui veut rester «libre» Jo Spiegel Le chantre de la démocratie participative Thomas Porcher L’économiste «hérétique» », sur Libération.fr, (consulté le )
  17. « Diana Filippova », sur Paris En Commun (consulté le )
  18. « Paris 2020 : négociations tendues entre Hidalgo et ses partenaires de gauche - 12/12/2019 », sur La Lettre A, (consulté le )
  19. Pierrick Geais et Condé Nast Digital France, « Municipales 2020 : Diana Filippova, poulain d’Anne Hidalgo et rivale de Rachida Dati », sur Vanity Fair, (consulté le )
  20. « Résultats municipales 2020 à Paris 7e arrondissement », sur Le Monde.fr (consulté le )
  21. « Paris : les partisans d'Hidalgo comptent s'attaquer à la privatisation des données », sur Les Echos, (consulté le )
  22. « Municipales : Hidalgo veut soumettre les géants du Net à Paris », sur La Tribune (consulté le )
  23. Elsa Bembaron, « Uber, Airbnb, Amazon... La ville de Paris dans le piège des grandes plateformes », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  24. « La nouvelle garde rapprochée d'Anne Hidalgo à l'Hôtel de ville », sur lettrea.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]