Jacques Masdeu-Arus

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Jacques Masdeu-Arus
Illustration.
Fonctions
Député de la
12e circonscription des Yvelines

(21 ans, 4 mois et 1 jour)
Législature IXe, Xe, XIe, XIIe et XIIIe
Prédécesseur Robert Wagner
Successeur David Douillet
Maire de Poissy

(25 ans, 1 mois et 8 jours)
Prédécesseur Joseph Tréhel
Successeur Frédérik Bernard
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès Cannes
Parti politique RPR, UMP
Profession Ingénieur

Jacques Masdeu-Arus, né le à Paris et mort le à Cannes[1], est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur de profession travaillant à Peugeot, il devient conseiller municipal de Poissy en , lors du mandat de Joseph Trehel, à qui il succède au fauteuil de maire après les élections municipales de 1983. Sa campagne électorale est financée par l'homme d'affaires Michel Delfau[2]. Entre 1982 et 1988, il est également conseiller général des Yvelines[1].

Suppléant du député Robert Wagner, il lui succède après son décès en . En juin de la même année, il est reconduit à ce poste, vainqueur des élections législatives[1]. Il est député RPR puis UMP de la 12e circonscription des Yvelines jusqu'au , date de sa déchéance par le Conseil constitutionnel.

Il cosigne en 2004 une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour les auteurs d'actes de terrorisme[3] mais a voté en 2007 le projet de loi constitutionnelle relatif à l'interdiction de la peine de mort[4]. Il a été membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de l'Assemblée nationale[5].

En 2006, il cosigne et apporte son soutien au Manifeste contre l'homoparentalité, défendant l'idée que l'homosexualité serait un choix, mené par une entente UMP et UDF[6].

Le mandat municipal de Jacques Masdeu-Arus est marqué par sa volonté de détruire le quartier de la Coudraie, suscitant la réprobation des habitants[7]. Le quartier fait finalement l'objet d'une rénovation urbaine conduite par l'équipe municipale qui lui succéde.

Jacques Masdeu-Arus souhaite au début des années 2000 implanter un centre commercial sur 30 hectares de surface agricole au lieu dit les Terrasses de Poncy[8]. Le projet risquant de compromettre les équilibres commerciaux locaux et mal perçu par les élus, jusque dans les rangs de l'UMP, ne verra jamais le jour[9],[10].

Le , il est battu au second tour des élections municipales par la liste d'union PS/MoDem conduite par Frédérik Bernard, qui lui succède au poste de maire de Poissy. Lors de la campagne municipale de 2014, il apporte publiquement son soutien au candidat UMP Karl Olive, qui l'emporte[1].

Intégrité publique[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'affaire Bédier, Jacques Masdeu-Arus a été condamné en première instance le à deux ans de prison avec sursis, 150 000 euros d'amende, cinq ans de privation des droits civiques et dix ans d'inéligibilité pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux. Son ancien premier adjoint, Gilles Forray, a été condamné à trois ans de prison avec sursis.

En vertu de l'effet suspensif de leur appel à cette décision de justice, Jacques Masdeu-Arus a été investi par l'UMP pour les élections législatives de 2007 et réélu député au second tour du 17 juin.

La Cour d'appel de Paris, après l'audience du 2 au , a confirmé leurs peines à l'exception des amendes, divisées par deux de 150 000 à 75 000 euros.

Le , la Cour de cassation a rejeté leurs pourvois, rendant les condamnations définitives. Si Gilles Forray a alors démissionné du mandat de conseiller général, Jacques Masdeu-Arus est resté député des Yvelines.

Le , le Conseil constitutionnel a prononcé sa déchéance de son mandat dans sa décision n° 2009-20 D[11]. Une élection législative partielle est donc organisée les 11 et , gagnée par David Douillet, Jacques Masdeu-Arus se retirant de la vie politique. Il meurt en 2018.

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]