Gioconda Belli

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Gioconda Belli
Description de cette image, également commentée ci-après
Gioconda Belli au festival international de poésie de Granada en février 2007.
Naissance (70 ans)
Managua, Drapeau du Nicaragua Nicaragua
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture espagnol
Genres

Gioconda Belli, née le à Managua, est une poète et romancière nicaraguayenne qui jouit d'une grande reconnaissance internationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Gioconda Belli est née le à Managua, au Nicaragua. Elle est d'ascendance italienne du côté de son grand-père, Antonio Belli. Ce dernier était arpenteur-géomètre, né à Biella en 1865 et a émigré en Amérique du Sud en participant à la construction du canal de Panama. Le père de Gioconda Belli, Humberto Belli, était un entrepreneur. Sa mère, Gloria Pereira, était un fondateur du Théâtre Expérimental de Managua. Gioconda était la deuxième de cinq enfants: Humberto, Eduardo, Lucie et Lavinia, et a reçu son enseignement primaire dans le Collège de l'Assomption à Managua et secondaire au Collège royal de Saint Elizabeth à Madrid, en Espagne, où elle a obtenu le baccalauréat en 1965. Après avoir obtenu un diplôme en publicité et en journalisme à Philadelphie, elle retourne à Managua. Depuis 1990, Gioconda alterne son temps entre les États-Unis et le Nicaragua.

Gioconda Belli en 1989.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 1988, son livre La femme habitée (La Mujer Habitada de Belli), un roman semi-autobiographique qui a soulevé les questions de genre pour la première fois dans les récits révolutionnaires nicaraguayens, la fait davantage connaitre. Ce livre a été publié en plusieurs langues et fut sur la liste de lecture dans certaines universités aux États-Unis. Le roman suit deux histoires en parallèle. Il y a la résistance indigène à l'insurrection espagnole et moderne en Amérique centrale avec divers points communs. Et il y a l'émancipation des femmes, la passion et un engagement pour la libération.

En 2000, elle publie son autobiographie, mettant l'accent sur son implication dans le mouvement révolutionnaire, Le pays que j'ai dans la peau (El país bajo mi piel). Cet ouvrage l'amène à être finaliste pour le prix Los Angeles Times Book en 2003[1].

Par ailleurs, la poésie représente pour Belli, la plus importante partie de son travail. En 1972, elle reçoit le prix de poésie Mariano Fiallos Gil[2] et, en 1978, le prestigieux prix Casa de las Américas[3].

En 2008, elle a reçu le prix Biblioteca Breve pour son livre L'Infini dans la paume de la main (El Infinito en la palma de la mano), allégorie sur Adam et Ève au paradis[4].

Les livres de Belli ont été publiés dans de nombreuses langues.

Son travail le plus récent a été présenté avec le titre Cronicas de la Izquierda Erótica, mais a dû être changé pour El País de las Mujeres, puisque le titre précédent appartenait à un livre primé par Ana María Rodas: Poemas de la Izquierda Erótica, publié en 1973. Le livre raconte l'histoire d'un monde gouverné par des femmes. Dans le roman, elle portraits un groupe de femmes qui prennent le pouvoir par le moyen d'un parti politique sous le nom de Partido de la Izquierda Erotica (Parti de la Gauche érotique). Curieusement, c'est le même nom qu'un mouvement formé par les femmes pendant les années 80, à laquelle appartenait Belli, qui avait été nommé en hommage au travail Rodas.

Gioconda Belli, Salon du livre de Leipzig 2016

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésies[modifier | modifier le code]

  • Sobre la grama (1972)
  • Linea de fuego (1978)
  • Truenos y arcoiris (1982)
  • Amor insurrecto (1985)
  • De la costilla de Eva (1987)
  • El ojo de la mujer (1990)
  • Apogeo (1997)
  • Fuego soy apartado y espada puesta lejos (2006)
  • En la avanzada juventud (2013)

Romans[modifier | modifier le code]

  • La femme habitée (La Mujer Habitada de Belli), 1988
  • Sophie des présages (Sofía de los Presagios), 1990.
  • Waslala, 1996.
  • Le pays que j'ai dans la peau (El país bajo mi piel), 2000.
  • El pergamino de la seducción, 2007.
  • L'Infini dans la paume de la main (El Infinito en la palma de la mano), 2008.
  • El país de las mujeres, 2010.
  • El intenso calor de la luna, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « REVOLUTION: A User's Manual », The New York Public Library,‎ (lire en ligne)
  2. Biografia de Gioconda Belli
  3. Gioconda Belli Profile
  4. « Nicaragua: Gioconda Belli's Recent Work », Prensa Latina,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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