Daniel Ortega

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Daniel Ortega
Daniel Ortega portant l'écharpe présidentielle.
Daniel Ortega portant l'écharpe présidentielle.
Fonctions
Président de la République du Nicaragua
En fonction depuis le
(10 ans, 5 mois et 12 jours)
Élection 5 novembre 2006
Réélection 6 novembre 2011
6 novembre 2016
Vice-président Jaime Morales Carazo
Omar Halleslevens
Rosario Murillo
Prédécesseur Enrique Bolaños

(5 ans, 3 mois et 15 jours)
Élection
Vice-président Sergio Ramírez Mercado
Prédécesseur Lui-même (président de la Junte de gouvernement de reconstruction nationale)
Successeur Violeta Chamorro
Président de la Junte de gouvernement de reconstruction nationale
de la République du Nicaragua

(5 ans, 5 mois et 23 jours)
Vice-président Sergio Ramírez Mercado
Moisés Hassan Morales
Prédécesseur Francisco Urcuyo Maliaños(président de la République)
Successeur Lui-même (président de la République)
Coordinateur, puis secrétaire général du
Front sandiniste de libération nationale
En fonction depuis le
(37 ans, 6 mois et 21 jours)
Prédécesseur Poste créé
Biographie
Nom de naissance Daniel José Ortega Saavedra
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance La Libertad, Chontales (Nicaragua)
Nationalité Nicaraguayenne
Parti politique FSLN
Conjoint Rosario Murillo
Religion Catholicisme

Daniel Ortega
Présidents de la République du Nicaragua

Daniel Ortega Saavedra, né le à La Libertad, est un homme politique nicaraguayen, membre du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) au sein duquel il participe au renversement de la dynastie des Somoza. Membre de la junte de gouvernement de reconstruction nationale durant la première période de la révolution sandiniste, de 1979 à 1985, il est président de la République de 1985 à 1990 et de nouveau depuis le .

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Daniel Ortega, issu d'une famille de la classe moyenne, est le fils de Daniel Ortega et Lidia Saavedra, tous deux actifs opposants à la dictature d'Anastasio Somoza García. En 1963, il entre à l'université Centraméricaine de Managua. Il abandonne cependant très vite ses études et rejoint le Front sandiniste de libération nationale qui lutte contre le régime d'Anastasio Somoza Debayle. En 1967, il est arrêté avec plusieurs autres militants et emprisonné ; comme tous les prisonniers politiques, il est soumis à la torture durant ses années de détention. Il est libéré en 1974, après sept ans d'emprisonnement, à la faveur d'un échange de prisonniers entre la guérilla et le régime (un commando sandiniste avait capturé un membre de la famille Somoza, ainsi que les ambassadeurs américain et chilien au Nicaragua).

En 1978, il rencontre la poétesse Rosario Murillo avec laquelle il se mariera. Son frère, Camillo, lui aussi engagé contre les Somoza, meurt sous la torture en 1978.

La révolution sandiniste[modifier | modifier le code]

Junte de reconstruction nationale[modifier | modifier le code]

En juillet 1979, avec l'aide d'un soulèvement populaire, la guérilla socialiste du Front sandiniste de libération nationale renverse le dictateur Anastasio Somoza Debayle. Une Junta de Gobierno de Reconstrucción Nacional est constituée, regroupant des représentants des différentes forces d'opposition au régime renversé : Daniel Ortega, chef de file de la faction dite tercériste du FSLN (qui insistait sur l'action militaire davantage que sur le travail idéologique pour abattre le régime) ; Sergio Ramírez Mercado (écrivain et sympathisant sandiniste), Moisés Hassan (militant sandiniste) ; Alfonso Robelo Callejas (homme d'affaires libéral) et Violeta Barrios de Chamorro (directrice du journal libéral la Prensa).

Très tôt, la junte se défit, abandonnée par ses représentants de mouvements libéraux qui n’acceptèrent pas la mainmise croissante des sandinistes sur les organes essentiels du pouvoir. Sous la conduite de Daniel Ortega, se confirmèrent les craintes des libéraux de voir s’instaurer un régime de type socialiste avec le FSLN dans le rôle de parti politique pratiquant la « démocratie participative » encadrée par les Comités de Défense[réf. nécessaire]. La peine de mort est abolie[1] et l’homosexualité dépénalisée.

Politique sociale[modifier | modifier le code]

Le gouvernement sandiniste planifie une « Croisade nationale d'alphabétisation » qui constituera sans doute sa plus grande réussite. Inspirées des programmes développés à Cuba après la révolution, des milliers de patrouilles d'alphabétisations sont envoyées partout dans le pays dotées par le gouvernement d'importants moyens. Alors que le pays était plongé dans la guerre civile, le budget consacré à l'éducation est plus que doublé, et le taux d'analphabétisme tombe d'approximativement 50 % à 13 % au cours des années 1980. L'UNESCO remet au Nicaragua le prix Nadezhda K. Krupskaya en reconnaissance de ces efforts[2].

Le FSLN porte également son attention sur l’amélioration du système de santé nicaraguayen, notamment à travers des campagnes de vaccinations et par la construction d’hôpitaux publics, ce qui permet principalement de réduire de moitié la mortalité infantile en la ramenant à 40 pour mille[3]. Dans le domaine de la réforme agraire, les propriétés de la famille Somoza et de certains cadres du régime déchu sont redistribuées aux paysans ou converties en fermes d’État. L'envergure de la réforme reste toutefois limitée puisqu'elle ne concernait que les propriétaires les plus notoirement somozistes et non pas l’ensemble de la structure agraire[4].

Conflit avec les États-Unis et insurrection intérieure[modifier | modifier le code]

Le gouvernement de Daniel Ortega se déclarait inspiré par le socialisme démocratique de Salvador Allende tout en affichant une proximité diplomatique avec Cuba. En réaction, les États-Unis placent le Nicaragua sous embargo et soutiennent la guerre des Contras, mouvement d'opposition armé et entraîné par la CIA, car le président Ronald Reagan avait la crainte d'un pays communiste allié à l'Union des républiques socialistes soviétiques en Amérique centrale.

Le se tint la première élection présidentielle depuis le soulèvement armé de 1979, et son parti sortit victorieux (67 %), mais les États-Unis rejetèrent l'élection sous motif de fraude, malgré la présence massive d'observateurs internationaux. Le il fait adopter une nouvelle constitution[5].

Les ports du pays sont minés par les États-Unis pour empêcher le Nicaragua de commercer avec l'extérieur, et la guerre menée par les Contras occasionne près de 30 000 morts et de lourds dommages à l'économie. Plusieurs scandales viennent médiatiser cette guerre: révélation en 1986 des ventes d’armes à l’Iran (Irangate) ou du trafic de cocaïne institutionnalisé par la Central Intelligence Agency (CIA) depuis la Colombie pour financer la « contra ». Les États-Unis sont condamnés en 1987 par le Tribunal international de La Haye à 17 milliards de dollars d'indemnisation au Nicaragua, somme qui ne sera jamais versée[6][7].

Après 1990[modifier | modifier le code]

Daniel Ortega (droite) félicitant Violeta Chamorro pour sa victoire.

Le , de nouvelles élections virent la défaite du FSLN au profit de Violeta Chamorro, du parti UNO (Unión Nacional Opositora), alliance de partis opposés au gouvernement sandiniste. Daniel Ortega reconnut sa défaite, ce qui crédibilisa grandement la volonté déclarée de transparence du régime sandiniste, mais il déclara néanmoins que le FSLN continuerait de gouverner « d'en bas ». Ainsi, quelque temps avant la transmission du pouvoir, le gouvernement Ortega enregistra le passage à la propriété de cadres du parti d’une fortune en biens fonciers privés, confisqués aux premiers jours de la révolution. S'il s'agissait prétendument d'assurer au parti des ressources financières pour continuer la lutte, beaucoup estimèrent que cette manœuvre témoignait de la corruption qui s'était insinuée au FSLN après des années de gestion du pouvoir.

Le , Ortega fut à nouveau battu à la présidentielle, le vainqueur étant Arnoldo Alemán du parti libéral AL (Alianza Liberal), à la suite d'une élection entachée de fraudes électorales. Cependant, Ortega conclut avec celui-ci un pacte de partage des pouvoirs, qui permit aux deux partis, libéral et sandiniste, pourtant historiquement et politiquement opposés, de contrôler la grande majorité des institutions. Ce pacte fut désapprouvé par beaucoup d'intellectuels de gauche qui y virent une trahison aux idéaux sandinistes. Les partisans de ce pacte assurèrent au contraire qu'une conquête du pouvoir nécessite des compromis et que le FSLN s'était déjà par le passé allié avec certains secteurs de la bourgeoisie pour combattre la dictature.

Le , le libéral Enrique Bolaños, soutenu par les États-Unis, l'emporta largement avec 56,3 % des suffrages, loin devant Daniel Ortega qui en recueillit 42,3 %. Daniel Ortega, qui s'était présenté comme candidat de la Convergencia Nacional (une alliance rassemblant le FSLN et divers partis de gauche et centre-gauche), fut appelé par ses détracteurs « ami de terroristes », pour les relations qu'il maintint dans les années 1980 avec des dirigeants arabes tels que Mouammar Kadhafi et Yasser Arafat.

En 2004, Ortega renouvela formellement le pacte avec l'ex-président Arnoldo Alemán, malgré le fait que celui-ci ait été condamné à 20 ans de détention et assigné à résidence pour corruption et blanchiment d'argent, entre autres. Ces deux leaders politiques comptent sur un fort soutien des masses populaires, sandinistes pour l'un, libérales pour l'autre. Ils sont alors opposés au président Enrique Bolaños Geyer, dont le parti, le PLC (Partido Liberal Constitucionalista), est resté fidèle à Alemán.

Plusieurs opposants au pacte, dont Ernesto Cardenal, Herty Lewites ou encore le chanteur populaire Carlos Mejía Godoy, ont rejoint un parti dissident, le Mouvement de rénovation sandiniste (MRS), fondé en 1995 par Sergio Ramírez[8].

Selon l'ambassadeur des États-Unis à Managua, Paul Trivelli, fortement impliqué dans la campagne présidentielle du candidat conservateur Eduardo Montealegre, le président nicaraguayen Daniel Ortega et le Front sandiniste de libération nationale reçoivent régulièrement de l'argent des cartels de la drogue pour financer les campagnes électorales au Nicaragua. En échange de cet argent, il ordonnerait aux juges de prononcer des peines clémentes contre les trafiquants arrêtés par les forces de sécurité[9].

Les élections de 2006[modifier | modifier le code]

L'élection présidentielle du 5 novembre 2006, a opposé Daniel Ortega (FSLN) à Eduardo Montealegre (ALN, droite), José Rizo Castellón (PLC, droite), Edmundo Jarquín Calderón (MRS, gauche) et Edén Pastora (AC, gauche). Son principal rival, Eduardo Montealegre, bénéficiait du soutien du gouvernement sortant et de Washington[10].

Favori dans les sondages, Daniel Ortega remporte 37,99 % des suffrages (soit 930 862 voix), ce qui lui assure la victoire au premier tour, avec une avance confortable de presque 9 points sur Eduardo Montealegre qui n'emporte que 28,30 % des votes. José Rizo bénéficie de 26,21 % de votes, Edmundo Jarquín de 6,44 % et Edén Pastora de 0,27 %.

Daniel Ortega est élu président de la République au premier tour du fait de son résultat situé au-dessus des 35 % et de son avance de plus de cinq points sur son adversaire le plus proche. La constitution étant ainsi arrangée de façon à faciliter l’élection d'un candidat au premier tour pour en éviter un second dont le poids financier serait conséquent pour le budget du Nicaragua.

Retour à la présidence[modifier | modifier le code]

Daniel Ortega et des militants sandinistes célèbrent leur victoire électorale (2011)

Ortega a voulu donner une nouvelle image de son parti, plus modérée que le passé révolutionnaire[11]. Paradoxalement, cela l'a mené à s'allier à des intérêts traditionnellement considérés comme de droite, comme l'Église catholique romaine et des ex-Contras (son candidat à la vice-présidence en est un). En 2006, le camp sandiniste a ainsi appuyé un projet de loi présenté par les députés libéraux (en en modérant toutefois la sévérité des peines encourues) interdisant l'avortement thérapeutique (autorisé depuis 1837), loi qui a été adoptée par le Parlement[12]. En revanche l’homosexualité est dépénalisée en 2007, malgré l'opposition des partis de droite, après avoir été pénalisé en 1992 par le gouvernement de l'Union nationale d'opposition.

Les fondamentaux sandinistes en matière de politique sociale sont néanmoins préservés : les frais de scolarité sont supprimés, tandis qu’hôpitaux et centres de santé publics redeviennent accessibles gratuitement. Avec l'aide de Cuba, une nouvelle politique de lutte contre l’analphabétisme est engagée (l'analphabétisme s'était considérablement développé depuis la présidence Chamorro) et « l'Opération miracle » permet de proposer à la population des opérations de chirurgies oculaires gratuites. Enfin, un plan « zéro faim », consistant en une distribution auprès des plus pauvres de produits agricoles et d'une somme d'argent pour permettre le développement de petites exploitations, est appliqué à destination des campagnes[13].

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

Daniel Ortega soutient notamment les revendications nationales de la Palestine[14], de l'Ossétie du Sud[15], et du Sahara occidental[16]. C'est un des seuls dirigeants étrangers à soutenir ouvertement le colonel Kadhafi au début de la guerre en Libye de 2011, par solidarité « anti-impérialiste » et en souvenir du soutien apporté par la Libye dans la lutte contre la dictature de Somoza, puis contre les contras [17]. Le Nicaragua adhère par ailleurs à l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) en 2007. Ortega dénonce les « coups d’État » menés en 2009 au Honduras contre Manuel Zelaya[18] et en 2012 au Paraguay contre Fernando Lugo[19]. Il critique également la destitution de la présidente brésilienne Dilma Rousseff en 2016, regrettant le retour du « néolibéralisme »[20].

Il semble sympathiser avec les guérilleros colombiens des FARC qu'il qualifie de « frères » tout en accordant l'asile politique à des guérilleros rescapés du bombardement de leur campement en 2008[21] et reconnait l'asile politique en 2009 au meneur indigène péruvien Alberto Pizango (en) accusé de « rébellion » par les autorités de son pays[22].

Considéré comme l'un des pays qui seront le plus affectés dans l'avenir par le réchauffement climatique et pourtant faible pollueur, le Nicaragua figure en 2016 parmi les rares pays à ne pas signer l'accord de Paris sur le climat[23]. Le gouvernement nicaraguayen avait demandé à ce que les principaux responsables du changement climatique soient davantage mis à contribution, et considérait l'accord insuffisamment contraignant[24]. Le Nicaragua a en outre repoussé des projets d’exploitation minière du groupe canadien B2 Gold qui pouvaient représenter une menace pour l’environnement[25].

Les élections de 2011[modifier | modifier le code]

L'élection présidentielle a lieu le [26], en même temps que les élections législatives. Selon les résultats finaux, Daniel Ortega est réélu avec 62,65 % des voix dès le premier tour, tandis que le Front sandiniste obtient 63 députés, parmi lesquels 34 femmes. Après l'annonce des résultats, une partie de l'opposition refuse de les reconnaitre et des manifestations éclatent, faisant quatre morts et une dizaine de blessés[27]. Le 10 janvier 2012, Ortega entame donc un second mandat de cinq ans à la tête du pays.

Les élections de 2016[modifier | modifier le code]

La candidature d'Ortega est enregistrée en août 2016 pour l’élection présidentielle du 6 novembre. Il est accompagné de son épouse Rosario Murillo, poétesse et militante sandiniste qui assumait alors la fonction de porte-parole du gouvernement, comme candidate à la vice-présidence. Alors que l'opposition dénonce une manœuvre népotiste, Ortega justifie ce choix par l'intention d'encourager la participation des femmes à la vie politique[28]. Cette candidature est jugée largement favorite, en raison de la forte popularité du président[29], de la réussite des programmes sociaux (le taux de pauvreté a reculé de 42,5 % à 30 % entre 2009 et 2014)[30], et alors que l'opposition, très divisée, présente cinq candidatures distinctes.

Dans le même temps, le Parti libéral indépendant (PLI), l'un des principaux partis d'opposition, est pénalisé par des querelles intestines. Dans l'attente du renouvellement du Parlement par les élections législatives du 6 novembre (concomitantes à la présidentielle), la direction du PLI fait révoquer les mandats de 16 députés qui avaient refusé de se conformer aux nouveaux statuts du parti dans un recours auprès du Conseil suprême électoral, et la candidature présidentielle de Luis Callejas, un ancien contra choisi par la direction précédente, est écartée au profit de José del Carmen Alvarado Ruíz[31][32][33].

Daniel Ortega est réélu au premier tour avec 72 % des voix, ce qui provoque des réactions très critiques de la part du Département d'État américain[34]. Les parlementaires américains avaient peu auparavant approuvé le Nica act, permettant aux États-Unis de bloquer les prêts contractés par le Nicaragua auprès d’organismes financiers internationaux[35].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Nicaragua y la pena de muerte », sur La Prensa,
  2. Dr. Ulrike Hanemann, « Nicaragua’s literacy campaign », UNESCO Institute for Education,‎
  3. « La santé c’est d’abord un choix politique et gouvernemental », sur Le Courrier
  4. (es) « La reforma agraria sandinista »
  5. Encyclopédia Universalis, volume 16, édition 1990, p.329.
  6. « Le Nicaragua sandiniste persiste et signe »,
  7. « Au Nicaragua, les quatre vies du sandinisme. -- Hernando Calvo Ospina »
  8. Maurice Lemoinde, « Le Nicaragua tenté par un retour au passé », Le Monde diplomatique,‎ , p. 20 (lire en ligne).
  9. « .Ortega financé par la drogue et Chavez », Le Figaro, .
  10. Jean-Michel Caroit, « Managua sous l'œil attentif de Washington et de Caracas », Le Monde,‎ (résumé).
  11. « Nicaragua : victoire, joie, et... préoccupations », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. « Nicaragua : l'avortement interdit en toutes circonstances | Perspective Monde », sur perspective.usherbrooke.ca
  13. « Quand les réussites sociales du sandinisme se traduisent par les urnes »
  14. Ruptly TV, « Nicaragua: Stop the killing of Palestinian civilians, says Ortega »,
  15. « Le président Ortega reconnaît l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie | International », La Presse,‎ (lire en ligne)
  16. « Nicaragua apoya la justa causa del pueblo saharaui »,
  17. (en) Nicaragua would welcome Gaddafi, Global Post, 24 août 2011
  18. « Daniel Ortega condena Golpe de Estado contra Manuel Zelaya », sur www.cadenagramonte.cu
  19. Sur, « Ortega condena "golpe de Estado" en Paraguay y no reconocerá a otra autoridad. Sur.es », sur www.diariosur.es
  20. (es) El Nuevo Diario, « Nicaragua lamenta la destitución de Rousseff en Brasil »
  21. « RFI - Bogota rejette une médiation de Daniel Ortega avec les FARC », sur www1.rfi.fr
  22. « Nicaragua otorga asilo político al líder indígena peruano Alberto Pizango en Noticias24.com », sur www.noticias24.com
  23. « Climat : un risque d'isolation pour Washington ? », France Inter,‎ (lire en ligne)
  24. « Nicaragua y su posición firme ante el Acuerdo de Paris », sur Energia Limpia
  25. « Le Salvador devient le premier pays au monde à interdire les mines de métaux », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  26. http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/nicaragua-le-sandiniste-daniel-ortega-sur-la-voie-d-un-troisieme-mandat_1048186.html
  27. « Nicaragua: 4 morts et 10 blessés dans des heurts post-électoraux », L'Express, 9 novembre 2011
  28. ACH, « Ortega y Murillo son candidatos a la presidencia de Nicaragua »
  29. HispanTV, « Gestión de presidente Ortega aumenta su popularidad en Nicaragua - - HispanTV.com », sur HISPANTV
  30. Zone Bourse, « Nicaragua-Ouverture de la campagne présidentielle, Ortega favori »
  31. (es) « Asamblea ejecuta destitución de diputados »
  32. (es) « CSJ resuelve extenso conflicto del PLI »
  33. (es) El Nuevo Diario, « Odontólogo es el candidato presidencial del PLI »
  34. EE UU califica de “proceso viciado” las elecciones de Nicaragua, El País, 7 novembre 2016.
  35. (es) El Nuevo Diario, « La Nica Act y sus consecuencias », El Nuevo Diario,‎ (lire en ligne)