Gaillefontaine

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Gaillefontaine
Gaillefontaine
Le château de Gaillefontaine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Gournay-en-Bray
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Rivières
Maire
Mandat
Dany Guesdon
2014-2020
Code postal 76870
Code commune 76295
Démographie
Gentilé Gaillefontains
Population
municipale
1 235 hab. (2015 en diminution de 5,8 % par rapport à 2010)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 16″ nord, 1° 37′ 01″ est
Altitude Min. 143 m
Max. 246 m
Superficie 26,23 km2
Localisation

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Liens
Site web gaillefontaine.fr

Gaillefontaine est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Gaillefontaine est une commune du pays de Bray, dans la vallée de la Béthune, dont elle abrite la source.

Elle se trouve sur l'axe Rouen - Amiens, à environ 60 km de Rouen et 70 km d'Amiens, au carrefour de l'ex-RN 319 (RD 919) avec les D 9 et D 135.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Gaillefontaine est bordée au Nord-ouest par la commune de Beaussault, au Nord-est par celle de Conteville, à l'Est par celle de Criquiers, au sud-est par celle d'Haucourt, au Sud par celle de Longmesnil, à l'Ouest par celles du Thil-Riberpé et de Compainville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est attestée sous le nom de Goislen fontana vers 1040 et 1066[1].

Selon Dauzat et Rostaing[2], il s'expliquerait par le nom de personne germanique Gailo et le latin fontana, fontaine, source.

Histoire[modifier | modifier le code]

La motte castrale[3] domine la ville.

Haute époque et moyen-âge[modifier | modifier le code]

De la Renaissance à la Révolution[modifier | modifier le code]

Sortie de messe en 1906.

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Gaillefontaine fut chef-lieu de canton sous la Révolution.

  • 5 avril 1800 : Le domaine de Gaillefontaine est acheté aux héritiers de M. du Ruey par Anne Adélaïde Dechaux, veuve du général Hoche .
  • 1823 : Gaillefontaine absorbe Saint-Maurice[11] ("Sancti Mauricii" au XIIe siècle).
  • 1825 : Gaillefontaine absorbe Noyers[11] ("Noiers", "Nouiers" en 1210 : plantation de noyers).
  • Entre 1881 et 1886, le marquis des Roys, petit-fils de la générale Hoche, fait construire l'actuel château.
  • Gaillefontaine fut l'une des plus importantes localités du pays de Bray. De nos jours, les trois églises, les vieux noms des rues et des maisons anciennes à pans de bois sculptés datant du XVIe au XVIIIe siècle rappellent son ancienneté.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Avant, la Révolution, la paroisse et châtellenie de Gaillefontaine était située au temporel dans le Baillage et l'Election de Neufchâtel, dans la Généralité de Rouen. Au spirituel, elle appartenait au doyenné de Neufchâtel, dans l'Archidiocèse de Rouen.

La commune se trouvait depuis la Révolution dans l'arrondissement de Neufchâtel, rattaché depuis 1926 à l'arrondissement de Dieppe dans le département de la Seine-inférieure, devenu la Seine-Maritime. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la sixième circonscription de la Seine-Maritime.

Elle était de 1793 à 1801 le chef-lieu d'un éphémère canton de Gaillefontaine, année où elle est rattachée au canton de Forges-les-Eaux[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Gournay-en-Bray.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du canton de Forges-les-Eaux, créée fin 2001.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[12], cette petite intercommunalité fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes des 4 rivières, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Taburet    
    Louis Thillais    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Christian Plailly   Médecin
mars 2008[14] en cours
(au 30 juillet 2018[15])
Dany Guesdon   Vice-président de la communauté de communes des 4 rivières (2017 → )

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2015, la commune comptait 1 235 habitants[Note 2], en diminution de 5,8 % par rapport à 2010 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9501 1961 3281 1361 6531 6291 6621 6991 660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7021 7121 8441 6371 6401 6081 5681 5471 481
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4381 4971 4291 2731 2941 2931 2691 2571 239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 2321 4521 5031 3731 4461 4601 3951 2741 235
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gaillefontaine sous la neige.
  • Église Notre-Dame de Gaillefontaine, du XIIIe siècle, avec remaniements et extensions aux siècles suivants ;
  • Église Saint-Jean-Baptiste (Les Noyers), cette église remonte au moins au XIIe siècle, avec remaniements aux siècles suivants ;
  • Église Saint-Maurice (Saint-Maurice). Cette église remonte au moins au XIe siècle, ce qui en fait l'une des plus anciennes du Pays de Bray, avec remaniements aux siècles suivants [19] ;
  • Restes du prieuré du Clair-Ruissel, autrefois affilié à l'Ordre de Fontevraud. Prieuré fondé dans la seconde moitié du XIIe siècle par Hugues IV de Gournay. En 1726, le prieuré hébergeait encore 38 religieuses [20]. Il est fermé en 1790 et ses biens convertis en exploitation agricole.
  • Château de Gaillefontaine [3], construit de 1881 à 1886 par le marquis des Roys, dans un style néo-renaissance; en brique et pierre, avec tourelles, clochetons, fenêtres à meneaux. A proximité, communs élevés selon un plan en "U" et chapelle sépulcrale familiale élevée selon un plan en forme de croix. L'ensemble des bâtiments et leurs abords sont classés monument historique depuis un arrêté du 1er février 2001.
  • Motte féodale, reste d'un ancien château édifié au XIe siècle, entre le bourg de Gaillefontaine et le château actuel. Cette forteresse était défendue par d'épaisses murailles et une triple enceinte. Demeure des seigneurs de Gaillefontaine au moyen-âge et siège d'une châtellenie, elle dominait les environs, aux plans géographique, judiciaire et politique. En 1472, elle fut prise, puis détruite, en même temps que le bourg de Gaillefontaine, par Charles le téméraire, duc de Bourgogne, et ne fut pas reconstruite [21].
  • Ancien château, édifié au XVIIIe siècle , utilisé comme tel jusqu'à la construction de l'actuel ;
  • Manoir de la Longuedalle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À la mort de Charles de France (empoisonné ?), son frère Louis XI en profite pour occuper son duché de Guyenne. Charles le Téméraire y voit le prétexte à lui déclarer la guerre et envahit la Picardie en juin. Après avoir investi plusieurs villes, il connaît des échecs devant Beauvais, défendue par Jeanne Hachette (22 juillet) puis à Rouen. Début novembre, la trêve de Compiègne arrête les hostilités
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Adigard des Gautries - Les noms de lieux de la Seine-Maritime attestés entre 911 et 1066 (suite) [article] page 148.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989, page 309.
  3. a b et c Notice no PA00100670.
  4. Abbé J.-E. Decorde, Essai historique et archéologique sur le canton de Forges les Eaux, Paris & Rouen, Derache & Lebrument, , 327 p. (lire en ligne), p. 71-78
  5. Abbé Cochet, La Seine-inférieure historique et archéologique : époques gauloise, romaine et franque, Paris, Librairie historique et archéologique Derache, , 552 p. (lire en ligne), p. 382 sur Google books.
  6. Abbé J.-E. Decorde, Essai historique et archéologique sur le Canton de Forges les Eaux, Paris & Rouen, Derache & Lebrument, , 327 p. (lire en ligne), p. 155
  7. Abbé J.-E. Decorde, Essai historique et archéologique sur le canton de Forges les eaux, Paris & Rouen, Derache & Lebrument, , 327 p. (lire en ligne), p. 155-156
  8. Christine Favre-Lejeune, Les Secrétaires du Roi de la Grande Chancellerie de France, tome 2, Paris, Sedopols, , 1318 p. (ISBN 2 904177 07 8), p. 834-835
  9. « Thomas Le Gendre de Collandres », sur Hyacinthe Rigaud (consulté le 27 octobre 2018)
  10. Abbé J.-E. Decorde, Essai historique et archéologique sur le Canton de Forges les Eaux, Paris & Rouen, Derache & Lebrument, , 327 p. (lire en ligne), p. 156-157
  11. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  13. « Les maires de Gaillefontaine », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 31 juillet 2018).
  14. Source : Hebdomadaire Le réveil du 27 mars 2008.
  15. « 5 démolitions de HLM à l’ordre du jour du Conseil municipal de Gaillefontaine : Le 12 juillet, le conseil municipal s'est réuni à la mairie sous la présidence de Dany Guesdon, maire », L'Éclaireur - La Dépèche,‎ (lire en ligne).
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, tome 1, Charenton le Pont, Flohic, , 702 p. (ISBN 2 84234 017 5), p. 639
  20. « Prieuré fontevriste de Clair-Ruissel », sur Prieurés fontevristes (consulté le 28 octobre 2018)
  21. Michel Coffin, Promenade géographique, historique, touristique au coeur du Pays de Bray [tome 1], Forges les Eaux, Syndicat d'initiative de Forges les Eaux, , 252 p., p. 110-111