La Tessoualle

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La Tessoualle
La Tessoualle
La mairie.
Blason de La Tessoualle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Cholet-2
Intercommunalité Agglomération du Choletais
Maire
Mandat
Marc Gental
2014-2020
Code postal 49280
Code commune 49343
Démographie
Gentilé Tessouallais
Population
municipale
3 126 hab. (2015 en augmentation de 2,19 % par rapport à 2010)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 20″ nord, 0° 50′ 58″ ouest
Altitude 144 m
Min. 72 m
Max. 164 m
Superficie 21,21 km2
Localisation

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La Tessoualle est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés Tessouallais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune angevine des Mauges, La Tessoualle se situe au sud de la ville de Cholet, en limite du département des Deux-Sèvres, sur les routes D 157, Maulévrier, et D 258, Cholet[1].

La Tessoualle, c’est avant tout un espace de terres agricoles (1 607 hectares exploités pour 2 100 hectares de superficie totale). Cet espace est délimité au nord par le lac de Ribou, à l’est par celui du Verdon (réserves d’eau potable du Choletais), à l’ouest par l’autoroute A87, et au sud par la 2 × 2 voies RN 24, Nantes-Poitiers.

Transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Sanctae Mariae Tassoeliae en 1123[2], S. Mariae de Taissolia en 1158[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Tessoualle Blason D'argent à l'usine d'azur chargée d'une chaussure contournée de tenné posée en bande, soutenue de deux épis de blé d'or, les tiges passées en sautoir en pointe; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or[4].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du nom de la Tessoualle remontent au XIe siècle. La paroisse Notre-Dame de La Tessoualle dépendait alors de l'abbaye de La Trinité de Mauléon. Une bulle du pape Callixte II, datée de mai 1123, cite les nombreuses églises qui dépendent de cette abbaye et notamment ecclesiam Sanctae Mariae Tassoeliae[5]. Une autre bulle du pape Adrien IV le confirme en avril 1158 eccl. S. Mariae de Taissolia[6]. La paroisse est alors dans le diocèse de Poitiers.

Elle passera dans le diocèse de Maillezais à sa création le 13 août 1317. Puis dans le diocèse de La Rochelle le 4 mai 1648, et enfin dans le diocèse d'Angers en 1802.

Lors de la Révolution, la commune passe du Poitou à l'Anjou.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1587 La Tessoualle, comme les communes voisines, subira de nombreux dégâts causés par les bandes rivales durant les guerres de religion, lors des multiples sièges de Mauléon. En 1591 les Tessouallais réclameront à Henri IV une indemnisation sous forme d'exemption d'impôts lors de débats organisés à Saint-Amand-sur-Sèvre. L'appellation "La Tessoualle" qui y apparaît date au moins de cette époque[7].

Les registres paroissiaux de La Tessoualle débutent en 1693[8].

En février 1752 La Tessoualle obtient son bureau pour la marque des toiles et mouchoirs comme Cholet et Vihiers[9].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le cahier des doléances de La Tessoualle a été rédigé le 5 mars 1789. Pierre Levron est alors le syndic de la municipalité. Dès mars 1793, les Tessouallais participent à l'insurrection vendéenne. Pierre Bibard est le premier capitaine de la paroisse et il y a laissé un souvenir durable.

L'église fut incendiée le 22 janvier 1794 par les colonnes infernales de Boucret et Caffin.

Le 24 juin 1815, la conférence des chefs royalistes consent à La Tessoualle la pacification du secteur avec les délégués du général Lamarque. 36 officiers vendéens ont été conviés à La Tessoualle, « un petit bourg distant de deux lieues de Cholet[10] » et jugée suffisamment sûre. Le rassemblement a été organisé à La Pallerie, dans le bourg de La Tessoualle. Les débats furent houleux, mais la paix est finalement acceptée( 22 voix pour, 12 contre). Le traité sera signé le 26 juin à Cholet et définitivement ratifié par Charles Sapinaud, général en chef de l'armée vendéenne, le 28 juin.

Concernant la Première Guerre mondiale, 43 noms sont gravés sur le monument aux morts de la commune mais l'association locale « La Tessoualle histoires Histoire » a recensé 66 Tessouallais morts durant la Grande Guerre. Plus de 400 jeunes Tessouallais ont participé au conflit et onze d'entre eux ont reçu la Légion d'honneur. Un livre leur a été consacré en novembre 2014[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1908 François Mainguet    
1908 1919 Henri Merceau    
1919 1949 Léon Augereau    
1949 1955 Marius Coudrain    
1955 mars 1977 Léon Augereau    
mars 1977 juin 1995 Paul Barbaud    
juin 1995 mars 2001 Chantal Fonteneau    
mars 2001 mars 2008 Marie-Odile Malinge DVD  
mars 2008 en cours Marc Gental[13] DVD Retraité
Vice-président de l'Agglomération du Choletais
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de l'Agglomération du Choletais.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Tessoualle est jumelée depuis 1973 avec Zwiefalten une commune allemande de l'arrondissement de Reutlingen, dans le land de Bade-Wurtemberg. Les premiers échanges entre les deux communes remontent à 1965.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2015, la commune comptait 3 126 habitants[Note 1], en augmentation de 2,19 % par rapport à 2010 (Maine-et-Loire : +3,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7231 6871 0861 1941 4151 4881 4801 5541 511
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6081 7121 6201 4951 5291 4841 4531 4241 377
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2811 2271 2171 0511 1111 1371 1441 2121 352
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 5171 6482 0522 6772 7812 9413 0233 0323 092
2015 - - - - - - - -
3 126--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est sensiblement égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 19,4 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 22,6 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 23,5 %).
Pyramide des âges à La Tessoualle en 2008 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
5,2 
75 à 89 ans
8,6 
13,7 
60 à 74 ans
13,4 
22,2 
45 à 59 ans
21,2 
21,6 
30 à 44 ans
22,6 
14,3 
15 à 29 ans
13,0 
22,5 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de La Tessoualle compte 2 écoles dont une est privée et l'autre est publique.

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 193 établissements présents sur la commune à fin 2010, 18 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 10 % du secteur de la construction, 52 % de celui du commerce et des services et 11 % du secteur de l'administration et de la santé[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame (1820) : dédiée à Notre-Dame, l'église fut incendiée par les colonnes infernales en 1794 pendant les guerres de Vendée. Elle est reconstruite au XIXe siècle dans le style baroque. Les vitraux de l'église ont été réalisés en 1864 dans le style du XVIIe siècle. L'église possède trois cloches datant de 1876 et elle abritait un autel à baldaquin en stuc, enlevé en 1968. Le tableau Présentation de la Vierge de Bazin est exposé dans l’église.
  • Stèle Pierre Bibard (1913) : ce monument, érigé en 1913 par souscription publique à la mémoire de Pierre Bibard, né à La Tessoualle en 1770, porte l'inscription « Souviens-toi que je t'ai pardonné pour l'amour de notre Seigneur. » Cette inscription fait référence au pardon de l'homme de la commune à son geôlier, alors que capitaine de paroisse et fait prisonnier, il souffrait de ses maltraitances. Il devint par la suite tisserand.
  • Le lac du Verdon : le lac du Verdon est situé à 7 km au sud-est de Cholet. Ce plan d'eau, reparti sur trois communes (Maulévrier, La Tessoualle, et Saint-Pierre-des-Echaubrognes), est l'entière propriété de la communauté d'agglomération du Choletais depuis début 2003.
  • Le barrage du Verdon : construit selon le type mixte c'est-à-dire qu'il est composé de six voûtes en béton armé, cinq contreforts, deux murs de soutènement et deux ailes en terre avec un noyau d'argile.
    La longueur totale de l'édifice est de 825 m, sa hauteur atteint 27 m au départ des fondations. L'édifice est solidement ancré sur un socle de granit. La mise en eau du barrage d'une capacité de 14,6 millions de m3 a été effectué en 1979
  • Le lavoir de la Mercerie (1899) : il est actuellement le dernier existant à la Tessoualle. Il a été construit par adjudication en mars 1899. Il est alimenté en eau par un puits se situant en amont sur le bord droit du chemin longeant le lotissement de Parcé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bibard (La Tessoualle 1770 - Saint-Laurent-sur-Sèvre 1841), capitaine de paroisse. C'est le premier Tessouallais à avoir obtenu la Légion d'honneur. Une stèle à sa mémoire, financée par une souscription publique, a été érigée en 1913. Une pièce de théâtre lui a été consacrée. Une rue de La Tessoualle porte son nom dans le quartier de l'Angevinière[21].
  • Dom André Mocquereau (La Tessoualle le 6 juin 1849[22] - Solesmes 1930) bénédictin auprès de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes, qui fut à l’origine de la restauration du chant grégorien authentique, est également né à La Tessoualle. Son père était médecin et il grandit sous influence de ses parents effectivement cultivés. Donc, d'abord, le jeune André devint un musicien talentueux jouant le violoncelle[22]. Devenu moine en 1875, il succéda à Dom Pothier comme directeur du chœur et de l'école de plain-chant auprès de l'abbaye où il fut ordonné prêtre le 28 décembre 1879[22]. Dom Mocquereau ira plus loin en entreprenant, en 1889, l'édition de fac-similés de manuscrits dans la série Paléographie musicale. Ce travail énorme se solda par une collection de plus de 600 manuscrits de toutes sortes et de livres de chant. C'est ainsi que la base de la méthode Mocquereau a formé des centaines de milliers de grégorianistes. Dom Mocquereau fut membre et président de la commission pontificales chargée de publier l'Édition Vaticane du chant grégorien de l'Église romaine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages. Dom Mocquereau vaut à La Tessoualle son unique citation dans l'Encyclopédie Larousse. Une rue de La Tessoualle porte son nom dans le quartier de l'Angevinière[23].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail La Tessoualle (49), consulté le 13 novembre 2012
  2. Revue du Poitou, Archives historiques du Poitou, tome XX, 1889.
  3. ibidem
  4. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=18466
  5. Revue du Poitou. Archives historiques du Poitou, tome XX. Publié en 1889.
  6. Archives historiques du Poitou. Page 26 du tome XX.
  7. Archives historiques du Poitou, 1899, tome XX, p.  413 et suivantes.
  8. Registres paroissiaux de La Tessoualle.
  9. « La Tessoualle, en Poitou ». Pascal Dollé. Cholet et l’industrie toilière au début du XVIIe siècle. In Annales de Bretagne. Tome 107. Pages 71 à 85.
  10. Histoire de la Vendée militaire. Jacques Crétineau-Joly. Page 660.
  11. La Tessoualle histoires Histoire, Les Tessouallais dans la Grande Guerre, La Tessoualle,
  12. Les 23 maires de La Tessoualle, de 1800 à 2014
  13. Ouest-France, Le nouveau conseil municipal est installé, article du 30 mars 2014
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. « Évolution et structure de la population à La Tessoualle en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juin 2012)
  19. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juin 2012)
  20. Insee, Statistiques locales du territoire de La Tessoualle (49), consultées le 9 juin 2013
  21. Un héros vendéen, Pierre Bibard de La Tessoualle. Abel Fillaudeau.
  22. a b et c Marie-Emmanuel Pierre, Cantabo Domino, Cours de chant grégorien, p. 122, abbaye Saint-Michel de Kergonan, Plouharnel 2005
  23. La Croix, daté du 19 janvier 1930, dans un article annonçant la mort de dom Mocquereau.