Correspondant de guerre

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Correspondant de guerre
War correspondent typing his despatch.jpg

Correspondant de guerre britannique tapant sa dépêche près d'Arnhem en septembre 1944.

Secteur d'activité
Presse écrite et filmée
Compétences requises
Polyvalence, maitrise technique et rédactionnelle
Niveau de formation

Un correspondant de guerre est un journaliste qui rapporte des faits relatifs à un conflit militaire. Il peut se trouver dans les zones de combat, intégré dans une des forces en présence ou plus à l'arrière. Il peut étudier les aspects militaires et politiques, mais aussi les aspects diplomatiques, économiques et humanitaires.

Ces dernières décennies, le reportage de guerre a notamment trouvé ses lettres de noblesse lors du siège de Sarajevo, de la guerre d'Afghanistan, de celle d'Irak, du conflit israélo-palestinien et récemment en Libye.

Description[modifier | modifier le code]

Personnalités notables[modifier | modifier le code]

Période ancienne[modifier | modifier le code]

Parmi les anciens grands correspondants de guerre figurent des écrivains tels que Ferdinando Petruccelli della Gattina, Ernest Hemingway, Joseph Kessel, George Orwell, Jack London, Albert Londres, Lucien Bodard, Jean Lacouture, Curzio Malaparte, Evelyn Waugh, Ryszard Kapuściński, Olivier Todd, Michael Herr, Jean-Claude Guillebaud, Olivier Weber, Arturo Pérez-Reverte, Jean Rolin, Jean Hatzfeld, John Dos Passos, Vassili Grossman[1],[2],[3].

Les femmes aussi couvrent l'actualité des conflits armés du XXe siècle, à l'instar de Martha Gellhorn, troisième femme d'Hemingway, journaliste et écrivain qui sera correspondante de guerre sur une période proche de soixante ans, assurant entre autres la guerre civile espagnole de 1936, la seconde guerre sino-japonaise en 1941, Dachau[4].

Les photographes et les cinéastes[modifier | modifier le code]

Mais les correspondants de guerre ne sont pas tous des écrivains ; parmi eux il y a aussi les « faiseurs d'images », photographes et cinéastes.

Pour la seconde guerre mondiale, on peut citer la photographe américaine Margaret Bourke-White, première femme correspondant de guerre de l'armée américaine. Elle photographie la libération du camp de concentration de Buchenwald le 11 avril 1945.

Le photographe hongrois, puis naturalisé américain, Robert Capa, ou « l'homme aux 6 guerres » [5]puisqu'il a photographié la guerre d'Espagne (1936-1939), la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945), la seconde guerre mondiale (1939-1945), la deuxième partie de la guerre civile chinoise (1945-1949/50), la première guerre israélo-arabe (1948), la guerre d'Indochine (1946-1954). Capa est connu pour être l'auteur d'une image iconique de la mort d'un milicien au cours de la guerre d'Espagne, et des seules images fixes du premier assaut du Débarquement allié en Normandie au matin du 6 juin 1944.

Dans les cinéastes qui participent à la seconde guerre mondiale il y a les américains George Stevens et Samuel Fuller. George Stevens et son équipe furent les seuls à filmer la libération d'un camp de concentration avec une pellicule en couleurs, le camp de concentration de Dachau, le 29 avril 1945.

Période récente[modifier | modifier le code]

Parmi les grands correspondants de guerre des trois dernières décennies[Lesquelles ?] figurent les journalistes-écrivains John F. Burns, Marie Colvin, Robert Fisk, Sebastian Junger, Anthony Loyd, Anne Nivat, Rémy Ourdan ; et les photojournalistes Patrick Chauvel (surnommé « l'homme aux 34 guerres »), Luc Delahaye, Christopher Morris, James Nachtwey ou Laurent Van der Stockt.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le correspondant de guerre n'est pas un héros », Robert Fisk, Courrier international.com, 14 mars 2012 (consulté le 2 août 2015).
  2. (en) « O'Reilly, Williams and Real War Correspondents », Jon Soltz, The Huffington.com, 23 février 2015 (consulté le 2 août 2015).
  3. « Reporter en zone de guerre », France Inter.fr, 28 juillet 2014 (consulté le 2 août 2015).
  4. (en) « Gellhorn's work for Collier's weekly » [« Le travail de Gellhorn pour le journal Collier's Weekly »], sur gellhornmartha.blogspot.fr (consulté le 11 avril 2016)
  5. Patrick Chauvel a photographié 34 guerres
  6. Fiche du film, sur Allociné.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Ute Daniel (dir.), Augenzeugen : Kriegsberichterstattung vom 18. zum 21. Jahrhundert, Vandenhoeck & Ruprecht, Göttingen, 2006, 264 p. (ISBN 3-525-36737-6)
  • (en) Anthony Feinstein, Journalists under fire : the psychological hazards of covering war, Johns Hopkins University Press, Baltimore, 2006, 195 p. (ISBN 978-0-8018-8441-2)
  • (en) Donald Matheson et Stuart Allan, Digital war reporting, Polity, Cambridge (GB) ; Malden (Mass.), 2009, 218 p. (ISBN 978-0-7456-4275-8)
  • (en) Martha Gellhorn, What mad pursuit, Écrit Biographie, Frederick A. Stokes and Co. First Edition (1934); 1934, (OCLC 15727551)
  • (en) Howard Tumber et Frank Webster, Journalists under fire : information war and journalistic practices, Thousand Oaks, Londres ; Sage, New Delhi, 2006, 187 p. (ISBN 978-1-4129-2406-1)
  • Phillip Knightley, Le Correspondant de guerre. De la Crimée au Vietnam, héros ou propagandiste ? (traduit de l'anglais par Jacques Hall et Jacqueline Lagrange), Flammarion, Paris, 1976, 370 p. (ISBN 2-08-060897-5)
  • Pierre Lellouche et François Loncle, Rapport d'information déposé en application de l'article 145 du règlement par la Commission des affaires étrangères sur le statut des journalistes et correspondants de guerre en cas de conflit, Assemblée nationale, Paris, 2006, 65 p. (ISBN 2-1111-9809-9)
  • Anne Nivat et Daphné Collignon, Correspondante de guerre, publié par Reporters sans frontières, Soleil, Paris, 2009, 64 p. (ISBN 978-2-302-00565-5)
  • (it) Mario Soldati, Corrispondenti di guerra, Sellerio, Palerme, 2009, 123 p. (ISBN 978-88-389-2357-9)
  • Olivier Weber, Le faucon afghan : un voyage au pays des talibans, Robert Laffont, 2001 (ISBN 222-1-09313-5)
  • Edward Behr, Y a-t-il ici quelqu'un qui a été violé et qui parle anglais ?, Robert Laffont, 1978

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]