Amelia Earhart

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Amelia Earhart
Description de cette image, également commentée ci-après
Amelia Earhart le .
Nom de naissance Amelia Mary Earhart
Alias
Meeley
Millie
Lady Lindy
Naissance
Atchison (Kansas, États-Unis)
Décès Date inconnue[1]
vraisemblablement dans l'archipel des Kiribati
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Pays de résidence États-Unis
Profession
Ascendants
Samuel « Edwin » Stanton Earhart (son père)
Amelia « Amy » Otis Earhart (sa mère)
Conjoint
Famille
Alfred Gideon Otis (son grand-père maternel)
Amelia Josephine Harres (sa grand-mère)
Mary Wells Patton (sa grand-mère)
Grace Muriel Earhart (sa sœur)

Amelia Earhart, née à Atchison dans le Kansas le et disparue dans la région de l'archipel des îles Phœnix (actuelles Kiribati) le , est une aviatrice américaine. Elle est célèbre notamment pour avoir été, en juin 1928, la première femme à traverser l'océan Atlantique en avion puis, en 1932, la première femme à le traverser en solitaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Amelia Earhart, enfant.

Amelia Mary Earhart, fille de Samuel « Edwin » Stanton Earhart (1868-1940) et d'Amelia « Amy » Otis Earhart (1869-1962), est née à Atchison, Kansas, dans la maison de son grand-père maternel, Alfred Gideon Otis (1827-1912). Celui-ci était un ancien juge fédéral américain, président de l’Atchison Savings Bank et citoyen important d'Atchison. Alfred Otis n'avait pas approuvé le mariage et n'était pas satisfait du progrès d'Edwin dans ses études d'avocat.

Amelia reçut les prénoms de ses deux grand-mères (Amelia Josephine Harres et Mary Wells Patton), conformément à la tradition familiale.

Depuis un âge précoce, Amelia, surnommée « Meeley » ou « Millie », fut une meneuse. Sa jeune sœur, née deux ans après elle, Grace Muriel Earhart (1899-1998), surnommée « Pidge », se comportait en suiveuse fidèle.

Les deux filles continuaient à répondre à leurs surnoms bien après être entrées dans l'âge adulte. Leur comportement était non conventionnel, puisque par exemple Amy Earhart ne voyait pas la nécessité d'élever ses enfants comme des « gentilles petites filles ».

En 1920, un baptême de l'air lui donna la passion pour le vol. Elle devint apprentie infirmière puis assistante sociale et se paya des leçons de pilotage, économisant assez d'argent pour s'acheter un biplan jaune vif, le Canary. Le , Earhart atteignit l'altitude de 4 300 m, record pour une aviatrice à cette époque[2].

Vol transatlantique de 1928[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à Burry Port.

Après le premier vol New York-Paris de Charles Lindbergh en 1927, l'idée naquit dans l'esprit des éditeurs qui avaient publié le récit de sa traversée, en particulier George P. Putnam (en), qu'un retentissement semblable pourrait accompagner la première traversée de l'Atlantique effectuée en avion par une femme. Plusieurs avaient eu cette idée et l'aventure restait risquée : au cours des douze mois qui suivirent, cinq femmes tentèrent l'aventure, toutes échouèrent et sur les cinq, trois disparurent purement et simplement en mer[3].

C'est ainsi qu'Amelia fut contactée, en avril 1928, par Hilton Railey, collaborateur de Putnam, qui lui demanda « Aimeriez-vous être la première femme à traverser l'Atlantique en avion ? ». Son rôle devait, au cours du vol, se limiter à tenir le journal de bord du trimoteur Fokker F.VIIb/3 « Friendship » piloté par Wilmer Stultz, lui-même assisté par le copilote et mécanicien Louis Gordon. Parti de Trepassey Harbor, Terre-Neuve, le , le trio amerrit près de Burry Port, au Pays de Galles, après 20 h 40 min de vol. Amelia déclara sans fard à l'arrivée qu'elle n'avait été dans cette traversée qu'un « sac de pommes de terre[4] », ajoutant tout de même que peut-être elle essaierait de la refaire seule un jour.

Elle n'en reçut pas moins un accueil triomphal en Angleterre quand, après qu'on l'eut ravitaillé en carburant, le trimoteur y arriva le . Le trio eut droit à une ticker-tape parade lors de son retour à New York et fut reçu à la Maison-Blanche par le président Coolidge. Amelia était désormais une aviatrice célèbre.

Vol transatlantique en solitaire de 1932[modifier | modifier le code]

Le Lockheed Vega 5B d'Amelia Earhart exposé au National Air and Space Museum.

Réalisant la promesse qu'elle s'était faite en 1928, Earhart décolla le matin du de Harbour Grace (province de Terre-Neuve-et-Labrador) à bord d'un Lockheed Vega et après un vol en solo de 14 h 56 min se posa dans un pré à Culmore, au nord de Derry, en Irlande du Nord. Elle devint de ce fait la première femme à traverser seule l'océan Atlantique en avion.

Premier vol en solitaire entre Hawaï et la Californie de 1935[modifier | modifier le code]

Le 11 janvier 1935, elle réalise le tout premier vol en solitaire d'Hawaï à la Californie[5],[6],[7] sans souci[8], après plusieurs vaines tentatives d'autres aviateurs.

Tour du monde de 1937 et disparition[modifier | modifier le code]

Son plan de vol.

Elle disparut le , après avoir été vue pour la dernière fois à Lae en Papouasie-Nouvelle-Guinée alors qu'elle tentait, avec son navigateur Fred Noonan, de faire le tour du monde par l'est, en passant par l'équateur, sur un bimoteur Lockheed Electra 10-E[9].

Le vol d'Amelia Earhart était prévu de l'aérodrome de Lae à l'Île Howland, un voyage de 4.100 km. Cette étape était la plus longue du plan de vol, la longueur était proche du rayon d'action de l'avion, la destination étant une île minuscule dans un vaste océan.

Une piste avait été aménagée sur la minuscule île Howland, au milieu du Pacifique, pour permettre une étape indispensable entre Lae et Hawaï, mais l'avion n'y arriva jamais. Les garde-côtes des États-Unis y avaient envoyé un navire muni d'une radio, l’Itasca (en). À 19 h 12 GMT, h 42, heure locale[10], l'Itasca reçut le message « Nous devrions être au-dessus de vous, mais nous ne vous voyons pas. Le carburant commence à baisser », à 19 h 30 GMT, h « Nous vous entendons mais n'arrivons pas à relever un minimum, s'il vous plaît faites un relèvement sur nous et répondez sur 3105 en phonie », à 20 h 13 GMT, h 43, heure locale, « KHAQQ à Itasca, nous sommes sur la droite 157 337, nous répéterons ce message sur 6 210 kilocycles, attendez... », enfin à h 55 « Nous cherchons vers le nord et vers le sud »[11]. La « droite 157 337 » a le sens clair d'une droite de hauteur. L'observation du soleil à son lever, à l'azimut 67°, avait sans doute permis à Noonan de préciser la position de l'avion dans cette direction et de savoir quelle distance restait à courir pour que Howland se trouve quelque part dans la direction exactement perpendiculaire, 157 ou 337°[12]. Soit que le point astronomique de Noonan fût trop imprécis, soit que l'avion ait été décalé trop loin, à droite ou à gauche, sur la droite en question, cette méthode ne suffit pas à Earhart et Noonan pour rejoindre Howland. L'équipage de l'Itasca ne vit ni n'entendit jamais l'avion.

Recherches et hypothèses[modifier | modifier le code]

La disparition est la conséquence d'une méthode de navigation trop peu fiable, dans laquelle l'aide radio-goniométrique sur laquelle comptait l'équipage n'a pas pu être obtenue faute principalement d'une préparation suffisante. La seule information apportée par l'heure du lever du soleil a laissé l'équipage dans l'incertitude de sa position en latitude, ce qui l'a conduit soit à un amerrissage forcé, lorsque les réserves de carburant de l'avion furent épuisées, soit à un atterrissage de fortune sur une île autre que Howland[13].

Monument à la mémoire d’Earhart à Harrison (New York) 10528, dans la rue qui porte maintenant son nom.

Le gouvernement américain, le président Roosevelt en tête, lança une dizaine de navires et une cinquantaine d'avions à la recherche d'Earhart et Noonan, durant quatre mois. Aucune trace de leur appareil ne fut détectée, pas plus que ne furent recueillis de témoignages sur les dernières îles qu'ils auraient pu survoler.

Premières recherches et abandon de l'hypothèse d'un atterrissage aux îles Phœnix[modifier | modifier le code]

Lorsqu'à 10 h 40, heure locale, le 2 juillet les autorités furent certaines que l'avion n'était plus en l'air, l'Itasca appareilla immédiatement pour se mettre à sa recherche, d'abord dans le nord-ouest de Howland[14],[15]. Le soir du 2 juillet, un hydravion Catalina décollait de Pearl Harbor en direction de Howland, mais dut rebrousser chemin à cause du mauvais temps et rentra bredouille à sa base après un vol héroïque de 24 h 3 min[16]. À 23 h 12 GMT le 3 juillet, le cuirassé Colorado appareillait d'Hawaï et pouvait, à partir du 7 juillet, lancer ses trois hydravions en reconnaissance au-dessus des îles Phœnix, où il était logique de penser, celles-ci se trouvant sur la même droite 157-337 qu'Howland, qu'Amelia Earhart avait pu aboutir[17]. Dans son rapport, le lieutenant Lambrecht note à propos du survol de l'île Gardner (aujourd'hui Nikumaroro, Kiribati) le 9 juillet que « ... des signes d'occupation récente étaient clairement visibles, mais des survols répétés ne réussirent pas à provoquer la moindre réaction de réponse de la part d'éventuels habitants, si bien que nous conclûmes qu'il n'y avait personne »[18]. Sauf pendant le séjour transitoire des rescapés du naufrage du cargo Norwich City en 1929, l'île n'avait plus eu d'habitants depuis 1892. Le commandant du Colorado nota quant à lui dans son rapport qu'aucun signe d'habitation n'avait été observé sur Gardner[19] et télégraphia le 10 juillet à l'amiral Murphin que toutes les îles Phœnix avaient été localisées et soigneusement fouillées à la recherche de traces d'Amelia Earhart ou d'habitants[20]. L'US Navy conclut qu'Earhart et Noonan avaient disparu en mer.

Messages radio post-disparition[modifier | modifier le code]

De nombreux opérateurs radio rendirent compte, dans les heures qui suivirent la disparition, de la réception de messages qui pouvaient avoir été émis par Earhart et Noonan. Ces messages devaient être considérés avec précaution, car des messages demandant des nouvelles des aviateurs pouvaient avoir été interprétés comme des messages émis par eux. Certains de ces messages pouvaient aussi être des faux délibérés. L'hypothèse que quelques messages fussent authentiques, associée à l'information, fournie par les ingénieurs de Lockheed, que l'avion ne pouvait émettre que s'il était posé sur la terre ferme et en état de faire tourner le moteur tribord (droit) pour recharger ses batteries, fut un des motifs de la reconnaissance entreprise par le Colorado dans l'archipel des îles Phœnix. Le seul message que reçut un service officiel fut, le soir du 4 juillet, un message maladroitement codé en morse que les opérateurs de l'US Navy à Wailupe (Hawaï) transcrivirent comme une suite de mots sans sens clair (et donc intraduisible) : « 281 north Howland call KHAQQ beyond north don’t [or won’t] hold with us much longer above water shut off »[21],[22]. Les trois premiers mots provoquèrent un regain d'intérêt pour la zone située au nord de Howland, sans considération pour la possibilité que l'opérateur maladroit ait pu vouloir coder tout autre chose que "281 N". Les opérateurs de la Pan Am avaient quant à eux obtenu depuis les îles Mokapu, Midway et Wake des relèvements radio-goniométriques convergeant sur l'archipel des îles Phœnix[23].

Des messages captés par des radio-amateurs sur le continent américain donnèrent lieu dans certains cas à des articles dans les journaux locaux[24]. D'autres restèrent longtemps inconnus[25]. En 2000, l'International Group for Historic Aircraft Recovery (TIGHAR (en)) fut contacté par Betty Klenck, une ancienne habitante de St. Petersburg (Floride) qui, en juillet 1937, avait noté ce qu'elle avait pu comprendre d'un message qu'elle avait immédiatement attribué à Amelia Earhart. Les notes de Betty, qui ont été conservées[26], évoquent de façon répétée la montée de l'eau et « quelque chose qui, à l'oreille, ressemblait à "New York City" ». Le père de Betty Klenck, alors adolescente, avait alerté les garde-côtes, qui lui avaient répondu que le gouvernement avait des bateaux sur zone et que tout était sous contrôle.

Amelia Earhart fut déclarée officiellement morte le [27].

Découvertes ultérieures et recherches modernes[modifier | modifier le code]

Carte de Nikumaroro (archipel des Kiribati).

En 1940, un officier britannique, Gerald Gallagher (en), trouva sur Nikumaroro treize os, dont un crâne, les restes d'une chaussure d'homme et d'une chaussure de femme ainsi qu'une boîte de sextant[28]. Il les envoya aux îles Fidji où le docteur Hoodless, médecin principal de l'École de médecine des îles Fidji (en), crut pouvoir conclure que les os étaient ceux d'un homme, d'environ 1,66 m[29]. Ces restes ayant été, depuis, égarés, TIGHAR demanda en 1998 à deux anthropologues médico-légistes de réanalyser les mensurations consignées par le Dr Hoodless. Ceux-ci conclurent que les os étaient plus probablement ceux d'une femme que d'un homme et plus probablement d'origine nord-européenne[29]. En décembre 2010, une équipe universitaire annonçait avoir trouvé, dans la zone de l'île où les restes avaient été précédemment découverts, trois fragments d'os qui auraient pu être ceux d'un doigt humain mais une analyse ADN ne permit pas de confirmer que ces fragments fussent d'origine humaine[30]. En 2018, une nouvelle étude des mesures effectuées par Hoodless indique l'extrême probabilité que les os trouvés en 1940, et perdus depuis, soient effectivement ceux d'Amelia Earhart[31]. Un article publié en mars 2018 dans la revue de l’université de Floride Forensic Anthropology par l’anthropologue Richard L. Jantz conclut que les os trouvés à Nikumaroro par Gallagher, en 1940, correspondent « davantage au squelette d’Amelia Earhart qu’à 99 % d’autres individus quelconques »[32].

En août 2012, des chercheurs avaient repéré à l'ouest de Nikumaroro, sous l'eau, des débris qui pourraient provenir de l'avion d'Earhart et Noonan, notamment des éléments ressemblant aux restes d'un train d'atterrissage[33]. Selon ces chercheurs, l'avion pourrait avoir atterri sur le platier de corail bordant l'île puis avoir été ensuite emporté par la marée[34], de la même façon que le bimoteur General Aircraft Croydon, qui s'était égaré au-dessus de la mer de Timor en septembre 1936[35],[36].

En août 2017, l'anthropologue médico_légiste Richard L. Jantz de l'Université du Tennessee publie une étude des ossements trouvés à Nikumaroro (Îles Phœnix), d'après les observations et les mensurations relevées en 1940 par le docteur D. W. Hoodless (les ossements ont malheureusement été égarés !). Il remet en cause le diagnostic sur l'établissement du sexe et utilise des méthodes modernes ainsi que des observations sur la morphologie de l'aviatrice, une femme grande et mince, avec des hanches étroites et des jambes solides[37]. Il conclut qu'en l'absence des ossements, son analyse l'amène à affirmer que « si les os ne sont pas ceux d'Amelia Earhart, les arguments les plus convaincants sont qu'ils sont les siens » (traduit de l'anglais). Ce sont ceux d'une grande et mince femme au corps élancé possédant des tibias robustes[38].

En 2018, les archives révèlent que le numéro 1542 inscrit dans la boîte de sextant trouvée en 1940 est celui d'un instrument ayant fait partie de l'équipement embarqué à bord de l'USS Bushnell (en) en 1939[39]. À moins donc que ce sextant ne se fût pas trouvé dans sa boîte et que, par extraordinaire, celle-ci eût été en possession de Noonan et d'Earhart en 1937, cette boîte n'aurait finalement rien à voir avec la tentative de tour du monde d'Amelia Earhart.

Hypothèse atterrissage et survie sur Nikumaroro[modifier | modifier le code]

Carte de Nikumaroro (on voit la passe de Tatiman et plus au sud la passe étroite de Baureke
Entrés du lagon de Nikumaroro (Tatiman passage), vue vers Taraïa)

Que sont devenus les aviateurs ? Amelia Earhart-Putnam et Fred Noonan, respectivement pilote et navigateur du Lockheed Electra parti de Lae (Nouvelle Guinée), ont disparu et n’ont jamais atteint l’île Howland. Les faits résultant de plus de 31 ans d'enquête minutieuse donnent une forte présomption en faveur de l'hypothèse de l'atterrissage et de la survie limitée sur l'île (atoll) de Nikumaroro.

De Howland vers Nikumaroro[modifier | modifier le code]

Comment le vol en direction de Howland a-t-il pu atterrir à Nikumaroro ? Nous avons une explication logique[40]-->. Le navigateur de l'avion, Fred Noonan, guette le lever du soleil en vol : celui-ci se lève à l’est mais chaque jour, il se décale un peu (les décalages sont prévisibles et enregistrés dans des almanachs). Le 2 juillet 1937, Noonan sait que la position du soleil par rapport au nord-est de 67°. Cette information lui permet de tracer une ligne de position (LOP, en anglais, LDP en français) qui croise la ligne de vol de l’avion à 90° (la LDP forme toujours un angle droit avec la direction de l’astre observé qui est la ligne de vol). La LDP sera la ligne 157°E-337°O, 2 points opposés à 180°. Il trace un parallèle passant pas Howland et calcule la distance entre les deux lignes (370 km) pour savoir combien de temps il lui reste à voler. Un problème : il ignore à quel point de la ligne de vol il se situe (problème de chronomètres). Lorsqu’Amelia sera en approche du minuscule atoll de Howland, elle aura besoin qu’un navire la guide (ici l’Itasca des US-Coast Guards).

Des problèmes radio empêchent la pilote de communiquer avec l’Itasca. Elle improvise mais la procédure est tout à fait normale. Elle va voler le long de la LDP en perdant de l’altitude pour chercher Howland à vue. Quel cap : au nord ou au sud ? La carte indique de nombreuses îles au sud, elle va dans cette direction. Au sud de Howland, presque sur la LDP (sa nouvelle ligne de vol) se trouve l’atoll Gardner (actuellement Nikumaroro). Elle aborde l’atoll par la pointe nord-ouest et voit le large récif barrière découvert à marée basse avec une surface apparemment presque lisse. Elle pose l’Electra et s’arrêtera à 400 m de l’épave du Norwich City. Craignant les rouleaux déferlants sur le platier du récif et la marée montante qui va le recouvrir, elle pourrait faire demi-tour et remonter vers le nord pour se rapprocher du motu qui se dresse au nord et qu'elle voit à sa gauche. Sur la vue aérienne de l'atoll, on voit que la zone déchiquetée intérieure du récif diminue de largeur. Elle ne bougera pas l'avion. Pourquoi ? Crainte de l'endommager ou immobilisation forcée (une roue d'une jambe de son train d’aterrissage serait-elle engagée dans une possible fissure du récif ?). Souci de ménager le carburant qui lui reste pour faire tourner le moteur droit qui alimente les batteries servant au démarrage et à l'émetteur radio ?

Les recherches de Tighar[modifier | modifier le code]

La fondation TIGHAR a commencé ses recherches et a publié un premier article dans sa revue « Tighar Tracks » vol. 4 n° 2 du 15 juillet 1988.n° 402, p. 6[41]. La suite des publications va rendre compte des recherches de TIGHAR qui va passer l'atoll au peigne de l'archéologie la plus rigoureuse. Le vol. 5 n° 1 du 15 mai 1989 (été 1988) p. 1[42], annonce que la fondation a présenté une demande de permis de fouilles au gouvernement de la République de Kiribati, via le département d’État des U.S.A : ce permis a été approuvé par le Président de la République de Kiribati. Il concerne les îles Phoenix en général et l’île de Nikumaroro (ex Gardner) en particulier, où l’avion Lockheed Electra aurait atterri le , trompé pas une erreur de navigation. Le « projet Earhart » est lancé, des fonds sont réunis et les Tighar Tracks vont rendre compte, mois après trimestres de l’avancement des travaux. Les indices vont s’accumuler mais aucune trace des ossement perdus[43] et quelques artefacts qui proviendraient de l’avion détruit qui aurait basculé du récif, emporté par les vagues déferlantes. Deux points importants viennent donner des pistes.

Nouvelle étude des mesures des ossements[modifier | modifier le code]

A l’aide de méthodes modernes, une nouvelle étude des mesures[44] effectuées sur les ossements retrouvés à l'endroit désigné par « site sept », est refaite par le Dr. Richard L. Jantz et ses collaborateurs[45], anthropologues légistes de l’Université du Tennessee, qui concluent à un squelette de femme blanche de type nordique, mesurant entre 5'5" et 5'9", certes gracile, mais qui pourrait être « celui d’une femme ressemblant à plus de 99% à Amelia Earhart ». Il manque la preuve de l’ADN, les ossement ayant été perdus.

Etude des messages radio post-disparition[modifier | modifier le code]

TIGHAR, ayant maintenant accès à tous les documents déclassifiés de l'administration US et en particulier à ceux de la marine des USA, crée une base de données enregistrant tous messages émis et reçus, y compris ceux des écoutes de radioamateurs[46]. Chaque message fait l’objet d’une évaluation sur sa crédibilité (crédible, douteux, non crédible). Une reconstitution des horaires de marées est corrélée graphiquement sur des périodes horaires de 24 h centrées sur minuit ; les messages crédibles sont aussi reportés sur les graphiques. C’est le document des Tighar Tracks vol. 34 n° 2 août 2018[47]. Il y est reporté 16 périodes où il apparaît que les messages crédibles sont émis la nuit pendant des périodes d’une heure suivies d’une période d'une heure 1/2 de silence. Aucun message n’est émis pendant le jour. Ceci correspond au fonctionnement nocturne à bas régime (900 t/m) du moteur droit équipé d’une génératrice permettant de recharger les batteries alimentant l’émetteur pendant une heure, la période de silence correspond à l’arrêt du moteur pour refroidissement[48].

Le report de cinq relèvements radio-goniométriques crédibles sur une carte se croisent, sans aucun doute possible, sur ou près de l'atoll de Nikumaroro. Ceci est une preuve irréfutable de l'origine des émissions et des appels de détresse[49].

Influence de la marée[modifier | modifier le code]

Les diagrammes montrent aussi la hauteur de l’eau empêchant l’hélice de tourner à marée haute et la hauteur par rapport à l’émetteur situé dans le plancher de l’avion. Le diagramme 7/8 juillet montre que la hauteur d’eau frise l’émetteur ainsi que celui du 8/9 juillet. Ce jour là, aucun message n’a été émis par l’avion et les hydravions de reconnaissance du cuirassé Colorado survolent un récif en apparence vide, ils ne distinguent rien : ils volent au-dessus de 400 pieds (120 m) pour ne pas risquer un choc avec un oiseau. La conclusion officielle est que l’avion a disparu en mer. Aucune reconnaissance des « signes de vie ne sera faite » par un débarquement à terre.

Hypothèse sur les occupants[modifier | modifier le code]

Le diagramme messages-marée-jours prouve que les occupants de l’appareil sont présents la nuit pour mettre en marche le moteur droit et émettre tout en rechargeant les batteries. Sous le soleil violent de l’équateur, la température de la carlingue surchauffée oblige les occupants, de jour, à trouver refuge, à l’ombre, sur la partie boisée voisine (motu de Nutiran supposé avoir abrité le camp Zero et la réserves de vivres laisée par l'équipage du Norwich City). A l’aube, ils remonteraient le récif extérieur afin d'éviter le récif intérieur troué de flaques plus ou moins profondes, glissantes, hérissé de pointes de corail, infesté de requins[50]. Ils reviennent au coucher du soleil, avant l'obscurité, longeant une nouvelle fois la zone corallienne dangereuse, sur le platier longeant l'océan, exposés aux lames déferlantes. TIGHAR fait remarquer que la traversée de la zone corallienne intérieure de nuit, quel que soit l’état de la marée, est une pure folie. Cela expliquerait que le 6/7 juillet le message n° 170 fasse état d’une sérieuse blessure de Fred Noonan, probablement dûe au corail venimeux des récifs coralliens, à la suite d'une chute provoquée par un rouleau du ressac ?

Où était Noonan après sa blessure ? Dans l’avion ou à terre ? Rien ne permet de l’établir. Amelia Earhart aussi est blessée mais moins gravement, semble-t-il [51] La température élevée de la mi-journée a pu provoquer, en l'absence des naufragés, l'explosion d’un réservoir d'essence le vers midi vraisemblablement[52], détruisant l’avion et projetant des débris loin autour où des vagues suffisamment puissantes à marée haute (vers 7h00) ont achevé ou provoqué la destruction de l’appareil ou de ses restes, entraînés vers l’extérieur du récif, vers l'océan.

Seule la découverte de l’épave pourrait nous dire ce qui s'est passé ? Si Noonan était resté dans la carlingue(mort ou vivant ?), il aura été entraîné avec l’épave. Une autre hypothèse est qu’il a été enterré sur le rivage, au pied de la steppe végétale. Les recherches n'ont rien donné jusqu'à présent[53].

Survie et décès d’Amélia[modifier | modifier le code]

Il est possible que les occupants de l’avion aient entreposé sur la terre ferme leurs maigres trésors, notamment des équipements très limités de survie[54]. Ils auraient trouvé sur Nutiran le dépôt de vivres du Norwich City. Nous ne pouvons que spéculer, appuyés sur l'énorme accumulation de documents librement accessibles sur le site de TIGHAR : Amelia, réfugiée sur le motu du site de Nutiran, ne voulant se risquer à franchir à pied la passe de Tatiman[55], part du nord de l'atoll en longeant son littoral nord-est, se dirige vers le sud en suivant ce littoral (Taraïa) vers Aukaraime-Nord. Elle aurait établi un campement de fortune sur le site sept (près de la pointe sud de l'atoll) où ses ossement présumés seront découverts en 1940. Elle aura survécu là un certain temps, se nourrissant de poissons, de tortues, de coquillages, avant de décéder[56].

La liste des artefacts retrouvés par les différentes expéditions montées par TIGHAR[57] notamment le pot de crème anti-taches de rousseur retrouvé sur le site sept[58], les restes d'un poudrier avec sa glace brisée, des restes de chaussures de femme, ... montrent qu'une femme naufragée a campé là, là où son squelette a été retrouvé (puis perdu). En faut-il plus ? Les indices sont forts et vraisemblables.

Questions sans réponses[modifier | modifier le code]

La première question qui se pose est pourquoi les aviateurs n’ont pas essayé de faire demi-tour à l’appareil et de rouler vers la terre ferme voisine (Nutiran) ? L’avion était-il immobilisé avec une des jambes du train d’atterrissage (droit ou gauche) plantée dans une fissure du récif ? La traversée du récif intérieur, coupé de trous profonds, était impossible au risque de briser le train d'atterrissage de l'appareil et de compromettre le fonctionnement du moteur droit et de sa précieuse génératrice, privant l’émetteur de la charge des batteries ou le noyant. Il y a eu, en 1936, un précédent dont Amelia avait eu connaissance, l'atterrissage d'un bimoteur de la même classe que son avion, Landing on a Reef: Landing on a reef, a Case Study (Ameliapedia). Ce bimoteur General Aircraft Monospar Croydon ST-18 avait atterri le sur un récif. En voulant le soustraire à la marée et aux vagues, un élément du train d'atterrissage avait cédé lors du court roulage sur le récif. L'équipage et les passagers avaient été sauvés par un bateau de pêche stationné là.

Avion General Aircraft Croydon Monospar ST-18

Epilogue[modifier | modifier le code]

Pour gagner du poids et de la place dans un avion bourré de réservoirs d’essence, il semble que les équipements de survie n'aient été jamais été embarqués à Lae ou ailleurs. Ni parachutes ni dinghy pneumatique n’étaient à bord.

Un élément qui a joué un rôle néfaste : l’antenne du récepteur radio de l’Electra située sous l’avion avait été arrachée au décollage de Lae (Nouvelle-Guinée). Elle aurait été remplacée par l’antenne du radio-goniométre, après l'atterissage sur l'atoll de Nikumaroro? Ceci expliquerait l'absence de réception des messages de l'Itasca le avant l'atterrissage sur l'atoll.

Dans son numéro des Tighar Tracks, volume 9, n° 2 du 15 juin 1993 (pp. 4-5)[59], TIGHAR examine les documents accessibles : le flux des messages échangés, les journaux des bateaux, les rapports officiels et les courriers personnels. Tout montre les raisons pour lesquelles les recherches de l’US-Navy ont échoué. TIGHART contredit la version officielle de l’US-Navy selon laquelle « les recherches avaient été un effort humanitaire bien planifié qui a échoué parce que l’avion s’est écrasé et a coulé en mer sans laisser la moindre trace » et conclut : « La réaction de l’US-Navy à la disparition d’Amelia Earhart n’a été "ni bien planifiée, ni pauvrement planifiée. Elles n’a pas été planifiée du tout". »[60].

TIGHAR publie une carte (en anglais) qui résume ses arguments en faveur de l'hypothèse qui veut que ce soit bien Amelia Earhart dont les restes et ceux de son avion qui ont été retrouvés sur Nikumaroro. Les recherches sont sur le point de repartir (départ prévu le ) pour localiser (et éventuellement, relever) l’épave de l’avion, à l'aide d'un engin d'exploration sous-marine bien adapté aux grandes profondeurs , dont le concepteur a déjà retrouvé le Titanic[61]. Des réponses gisent peut-être à 1.200 m de profondeur, sur le flanc nord-ouest du récif de Nikumaroro, là ou une anomalie a été détectée à l'ouest de Nutiran.

Autres hypothèses[modifier | modifier le code]

Depuis 1937, en l'absence de trace de l'avion, plusieurs hypothèses ont été émises, supposant que la mort de l'aviatrice n'était pas due à un banal accident. Aucune de ces hypothèses, détaillées ci-dessous, n'a pu être prouvée, vérifiée ou confirmée :

  • Le tour du monde aurait été un prétexte pour un vol d'espionnage (semblable à celui de l'U2), dont le gouvernement américain aurait chargé Earhart, au-dessus des installations japonaises du Pacifique. Repéré, l'avion aurait été abattu par la DCA nippone près des îles Marshall. Si elle a été capturée, Earhart serait décédée à Saipan en captivité, ou aurait été emmenée à Tokyo pour servir de monnaie d'échange. Elle aurait permis à l'empereur de rester au pouvoir après 1945, et aurait pris de son côté l'identité d'Irene Craigmile, nom qu'elle aurait porté jusqu'à sa mort en 1982[62],[63].
  • Amelia aurait été capturée par les Japonais, qui l'utilisèrent durant toute la durée du conflit, en compagnie d'autres prisonnières anglo-saxonnes et nippones anglophones, sous le pseudo de Tokyo Rose en tant qu'arme psychologique ou de propagande pro-nippone, dans le but de démotiver les Marines via les commentaires radiodiffusés où étaient suggérés, entre morceaux de jazz et « tubes » du moment, l'infidélité de leurs compagnes restées au pays et la crédulité des engagés, utilisés comme de la chair à canon. Un récent avatar de cette théorie est constitué, en 2017, par un documentaire du History Channel intitulé Amelia Earhart: The Lost Evidence, où l'on prétend reconnaître, parmi des personnages photographiés à la fin des années 1930 sur le port de Jaluit aux îles Marshall, Earhart et Noonan[64]. Mais il apparaît après coup que la photographie a été publiée à Tokyo en 1935[65]...
  • Elle aurait survécu, après un atterrissage de fortune, sur une île du Pacifique en compagnie d'autochtones.

Ces hypothèses sont maintenant rendues obsolètes par l'expertise des ossements trouvés sur l'île, les recoupements goniométriques des émissions de l'avion et l'examen des objets entrevus sur le site supposé du crash, publiés par la carte de Nikumanoro documentée par TIGHAR.

Ossements de Nikumaroro[modifier | modifier le code]

L'Organisation TIGHAR a publié un relevé chronologique précis des découvertes, des correspondances et des télégrammes échangés à propos des ossements avec l'administration britannique des îles[66]. Les documents sont cités, affichés et transcrits, ce qui ne laisse aucune ambgüité ni de place à la moindre falsification ni canular.

Détail des ossements récupèrés[modifier | modifier le code]

Selon le Dr. Hoodless, les ossements examinés comprenaient[67] : (1) un crâne avec l'os zygomatique-malaire brisé ; (2) une mandibule (mâchoire inférieure) avec seulement quatre dents en place ; (3) une partie de l’omoplate droite ; (4) la première vertèbre thoracique ; (5) une portion de côte (? la 2e côte droite) ; (6) l’humérus gauche; (7) le radius droit ; (8) un os non-dénommé droit ; (9) le fémur droit ; (10) le fémur gauche ; (11) le tibia droit ; (12) le péroné droit ; (13) l’os scaphoïde du pied.

Où sont les ossements[modifier | modifier le code]

Les ossements ont été perdus. Il convient de considérer l'attitude de l'être humain vis-à-vis des ossements humains et ce depuis la préhistoire. Les autochtones des îles du Pacifique ne font pas exception aux superstitions sur le royaume des ombres. La preuve en est donnée par l'empressement de l'administrateur autochtone Magistrate Teng Koata de Nikumaroro qui fit inhumer le crâne retrouvé sur le site sept, sans prévenir sa hiérarchie. L'administrateur britannique qui lui succéda en 1940, Gerald Gallagher, le fit exhumer, rendit compte et procéda à de nouvelles trouvailles permettant de reconstituer un squelette incomplet associé à de nouveaux artéfacts. Sa hiérarchie demanda d'exercer la plus grande discrétion et de faire l'expédition des restes à Fidji pour expertise médico-légale. Cette expertise, effectuée par le Dr. D. W. Hoodless, qualifia ces restes comme étant ceux d'un homme autochtone. Les restes furent emballés dans un mini-cercueil de fabrication locale.

Il est probable qu'après l'expertise, les ossements et les artéfacts aient étés discrètement inhumés, sans laisser de trace, à Fidji ou à Tarawa. Les recherches minutieuses et systématiques de TIGHAR à Tarawa et Fidji n'ont donné aucun résultat. Les fouilles menées sur le site sept n'ont pas permis de retrouver des dents ni de l'ADN utilisable (la mâchoire inférieure n'avait que 4 dents).

Exploits et records[modifier | modifier le code]

Amelia Earhart en tenue de pilote.
  • Record d'altitude féminin : 14 000 pieds (4 267,2 mètres) (1922)
  • Première femme à traverser l'océan Atlantique en 1928 (pilote Wilmer Stultz et copilote Louis Gordon)
  • Première femme à traverser les États-Unis en solitaire, de New York à Los Angeles aller et retour (1928)[68]
  • Première femme à piloter un autogire et record d'altitude (15 000 pieds) (4 572 mètres) (1931)
  • Première personne à traverser les États-Unis en autogire (1932)
  • Première femme à traverser l'océan Atlantique en solitaire (20-21 mai 1932)[69] et première personne à le traverser deux fois (1932)
  • Première femme à recevoir la Distinguished Flying Cross (1932) ainsi que la médaille d'or de la Société Nationale Géographique.
  • Première personne à effectuer un vol en solitaire entre Honolulu (Hawaï) et Oakland (Californie) (le ) sans escale.
  • Première personne à effectuer un vol en solitaire entre Los Angeles et Mexico (1935) sans escale.
  • Première personne à effectuer un vol en solitaire et sans escale entre Mexico et Newark (New Jersey) (1935) (en 14 heures et 19 minutes).

On l'avait surnommée Miss Lindy, en clin d'œil au vainqueur de l'Atlantique nord Charles Lindbergh, en raison d'une certaine ressemblance physique avec ce dernier.

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

  • Décorée le de la Légion d'honneur par le ministre de l'Air Paul Painlevé[70],[71]
  • Earhart, un petit satellite naturel de Saturne, a été nommé en son honneur.
  • Le pic Amelia Earhart, en Californie, porte son nom.
  • Elle est inscrite au National Women's Hall of Fame.
  • Google lui rend hommage le avec un « doodle » à son effigie[72].
  • Le graphiste Stan Herd (en) a dessiné, au sud de la ville d'Atchison (Kansas) et sur 4 000 m2, un portrait géant de l'aviatrice, en utilisant 50 t de pierres pour le visage et 500 genévriers rampants, ainsi que d'autres plantes, pour les lunettes et le casque. Il est visible aux coordonnées 39.537645, -95.145180[73].
  • Une bourse Amelia Earhart a été créée par le Zonta International en 1938, en hommage à la pilote et « zontienne ». Une bourse de 10 000 dollars US est décernée chaque année à 30 femmes doctorantes poursuivant en sciences appliquées à l'aérospatiale ou en génie appliqué à l'aérospatiale. Depuis la création du programme en 1938, le Zonta a attribué 1 573 bourses Amelia Earhart, totalisant plus de 10 millions de dollars américains, à 1 144 femmes de 73 pays. En 2018, la Française Narindra Ranaivomiarana, originaire de Madagascar, a été l'une des lauréates.

Références dans les médias[modifier | modifier le code]

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Incarnations[modifier | modifier le code]

Mentions[modifier | modifier le code]

  • Dans son livre Sahara, Clive Cussler lui donne le nom de Kitty Mannock. Son héros, Dirk Pitt, retrouve l'aviatrice, morte dans son avion dans le Sahara.
  • Un épisode de la série documentaire Les énigmes de l'histoire lui est consacré[76].
  • Dans la série télévisée Lost, son nom est utilisé comme anagramme dans un épisode.
  • Dans la série télévisée Friends (saison 9, épisode 18), Ross veut monter un parc d'attraction en sa mémoire si jamais il gagne à la loterie.
  • Dans la série Les Griffin, il est sous-entendu qu'Amelia est morte en réalité tuée par Charles Lindbergh. Elle aurait été témoin de la disparition accidentelle du bébé Lindbergh, aspiré par la cuvette des WC actionnés par le père.
  • Dans la saison 2 de la série de science-fiction Sanctuary, le générique présente une photo du personnage principal, Helen Magnus, en compagnie d'Amelia Earhart devant son avion.
  • Il est sous-entendu dans l'épisode Hors du temps de Torchwood qu'elle serait passée à travers une faille spatio-temporelle.
  • Son nom est mentionné dans l'un des épisodes de la série télévisée Corner Gas, saison 2, An American…
  • Dans un épisode du dessin animé Phinéas et Ferb, une de leurs amies fait référence a Amelia Earhart en voyant un avion au fond de l'océan.
  • Dans la série télévisée Star Trek: Voyager (saison 2, épisode 1), elle est retrouvée cryogénisée sur une planète lointaine. Il apparaît qu'ainsi que plusieurs autres personnes, elle a été enlevée en plein vol par des extraterrestres, expliquant sa disparition mystérieuse.
  • Dans le film La Nuit au musée 2 elle est l'un des protagonistes principaux du film, aux côtés du gardien de nuit.
  • Elle apparaît au générique de la série télévisée Star Trek: Enterprise
  • Dans le manga City Hall, elle apparaît comme étant le garde du corps de Jules Verne et d'Arthur Conan Doyle.
  • Dans le film d'animation Fly me to the moon, le grand-père dit l'avoir aidée lors de la traversée de l'Atlantique.
  • Dans le film Caddyshack (Le Golf en folie), Rodney Dangerfield fait référence à Amelia Earhart durant la séquence du bateau.
  • Dans le livre Love Letters to the Dead d'Ava Dellaira (2014), l'héroïne Laurel lui dédie une de ses lettres[77]
  • La série américaine pour enfants "Qui c'était ?" lui rend hommage en lui consacrant un épisode.
  • Dans l'épisode 4 de la Saison 11 de Doctor Who (période NuWho), le Docteur évoque le fait de l'avoir rencontrée

Musique[modifier | modifier le code]

  • Plainsong, le groupe de Iain Matthews, sort en 1972 l'album In Search of Amelia Earhart.
  • Une chanson de la chanteuse canadienne Joni Mitchell (Amelia) fait référence à elle, sur l'album Hejira.
  • Une chanson du groupe canadien Bachman-Turner Overdrive porte son nom.
  • Une chanson du songwriter anglais Tom McRae (The Ballad of Amelia Earhart) porte son nom.
  • Son nom est cité dans la chanson Someday Well Know des New Radicals.
  • Son nom est cité dans la chanson Dinner With Gershwin de Donna Summer.
  • Une chanson de la chanteuse Heather Nova I Miss My Sky (Amelia Earhart's Last Days) fait référence à elle.
  • Une chanson du groupe australien The Lucksmiths The Golden Age of Aviation fait référence à elle, et commence par un extrait d'un de ses discours lors d'une arrivée de vol en Australie.
  • Une chanson du chanteur-compositeur canadien Lennie Gallant lui est dédiée (Amelia).
  • Son nom est cité dans la chanson du groupe Coldplay intitulée Miracles (Someone Special)
  • Le morceau joué par Brad Mehldau et Mark Guiliana, Elegy for Amelia E., sur leur album Mehliana: Taming the Dragon lui est explicitement dédié et contient un extrait de son discours radiophonique.

Autres médias[modifier | modifier le code]

  • Hugo Pratt, dans , fait rencontrer à Corto Maltese l'aviatrice Tracy Eberhard, qui lui déclare « Amelia Erhart, ma collègue, m'a beaucoup parlé de vous » et ressemble étrangement à Amelia Earhart.
  • Elle apparaît sur l'île de Pâques dans l'épisode « Moai Better Blues » du jeu vidéo Sam and Max : Au-delà du temps et de l'espace sous la forme d'un bébé (elle a bu l'eau de la fontaine de jouvence), et dans l'épisode The Tomb of Sammun-Mak du jeu vidéo Sam and Max: The Devil's Playhouse aussi sous la forme d'un bébé (l'épisode se passe vers 1901).
  • Charlaine Harris la fait apparaître dans sa nouvelle The Britlingens Go to Hell parue dans l'anthologie (en) Must Love Hellhounds, Berkley Trade, 2009.
  • Dans le film d'animation Disney La Planète au trésor (2002), le personnage du capitaine du RLS Héritage, Amélia, est inspirée d’Amélia Earhart.
  • L'écrivain de science-fiction américain, Robert Bloch, propose dans sa nouvelle Un Jouet pour Juliette (A Toy for Juliette), publiée en 1967 dans l'anthologie d'Harlan Ellison, Dangereuses Visions (Dangerous Visions), une explication de sa disparition. Pour assouvir les pulsions sadiques de sa petite-fille, Juliette, un homme du futur possédant une machine à voyager dans le temps, part régulièrement dans le passé pour kidnapper des hommes et des femmes et les livrer aux actes de barbarie de Juliette. Il lui a rapporté notamment Benjamin Bathurst, l'équipage de la Mary Celeste, Jack l'Éventreur et donc Amelia Earhart, expliquant de cette manière plusieurs disparitions mystérieuses.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Amelia Earhart » (voir la liste des auteurs).
  1. Disparue le et déclarée officiellement morte le .
  2. Françoise Dargent, « Amelia Earhart, aviatrice de tous les records », sur lefigaro.fr,
  3. Butler 1997, p. 144
  4. (en) « Medal, Amelia Earhart, First Woman to Cross the Atlantic by Airplane », sur airandspace (consulté le 21 octobre 2017)
  5. "11–12 January 1935." This Day in Aviation, January 11, 2017. Retrieved: July 13, 2017.
  6. 'Hawaii Aviation; Amelia Earhart." aviation.hawaii.gov. Retrieved: September 23, 2017.
  7. "Earhart, Amelia; Lockheed Model 5C Vega Special (6th Earhart Aircraft, NR-965Y). (photograph)." National Air and Space Museum. Retrieved: July 13, 2017.
  8. Goldstein et Dillon 1997, p. 132.
  9. « Itinéraire du tour du monde entrepris par Amelia Earhart et Fred Noonan », sur Lizcalifornia.blogspot.fr (consulté le 31 octobre 2013)
  10. (en) « Transmissions heard from NR16020 », sur TIGHAR (consulté le 29 octobre 2013)
  11. (en) « Last words », sur TIGHAR, (consulté le 29 octobre 2013)
  12. (en) « We are on the line 157 337 » [PDF], sur TIGHAR, (consulté le 29 octobre 2013)
  13. possiblement l'île Nikumaroro selon lassociation TIGHAR
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  16. (en) « PBY flight from Pearl Harbor », sur TIGHAR (consulté le 29 octobre 2013)
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  42. TTracks 1989 Vol_5 0501
  43. Impossibilité de faire des analyses ADN
  44. Document retrouvé par Tighar et publié.
  45. TTracks 1998 Vol 14 bonesandshoes
  46. Document d'écoutes de Betty Klenck
  47. TTracks 2018 Vol 34 TIGHARTracks34_02Jul2018
  48. Il s'agit d'un moteur d'avion à refroidissement par air dont le régime à 900 t/m ne peut garantir un bon refroidissement compte-tenu des températures tropicales nocturnes, ce qui exclut un tel fonctionnement de jour avec des températures infernales.
  49. Tighar ironise sur ceux qui prétendaient que ces messages étaient des faux. « Y aurait-il eu un plaisantin sur cette île déserte ? Juste pour amuser la galerie ? »
  50. Faits constatés in-situ par les expéditions de Tighar.
  51. Message n° 170 du 7 juillet 1937 "... my navigator is badly hurt (repeat) ... ".
  52. Au moment le plus chaud de la journée
  53. Selon les rapports des missions Tighar
  54. L'avion avait été systématiquement débarrassé de tout équipement jugé inutile pas son chef de bord Amelia.
  55. Au sud de l'épave du City of Norwich
  56. On ignore de quoi elle est morte : de soif, d'épuisement, d'intoxication alimentaire, des suites de sa/ses blessure/s, de la piqûre d’un poisson venimeux (poisson des récifs) lors d’une séance de pêche ou d'une intoxication par un poisson de récifs toxique (ciguatera) ?
  57. Ameliapedia : Artifact analysis
  58. Earhart Archives Research Papers : freckle in time
  59. TTracks 1993 Vol 9, 0902 : pp. 4-5
  60. Grave accusation d'incurie appuyée sur des faits irréfutables. L'envoi d'une chaloupe sur l'île aurait pu sauver une naufragée épuisée ?
  61. Bob Ballard du Titanic
  62. (en) Sarah Pruitt, « Was Amelia Earhart Captured While Spying on Japan? », History,‎ (lire en ligne)
  63. (en) Eric Levenson, « All the theories of Amelia Earhart's mystery disappearance », CNN,‎ (lire en ligne)
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  66. Bones Chronology
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  68. (en) « Amelia Earhart's flight across America », sur ameliaflight, (consulté le 3 novembre 2013)
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  76. « Amelia Earhart », Les Énigmes de l'histoire, sur lintern@aute,
  77. (en) « Love Letters to the Dead », sur Barnes & Noble (consulté le 2 décembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Natacha Scheldauer, « Des chiens renifleurs de fantômes », Sciences et Vie Junior, no 338,‎ , p. 78-81 (ISSN 0992-5899)
  • (en) Richard L. Jantz (Researcher), Amelia Earhart and the Nikumaroro Bones : A 1941 analysis versus Modern Quantitative Techniques, University of Florida Press, coll. « Forensic Anthropology / Vol. 1 » (no 2), , 83-98
  • Jane Mendelsohn, Amelia Earhart, Paris, 10/18, , 160 p. (ISBN 978-2264024831)
  • Jeanne Zaka et Pascale Perrier, Amelia Earhart : Le mystère de l'aviatrice disparue, Paris, Oskar jeunesse, , 97 p. (ISBN 978-2350004365)
  • Jennifer Lesieur, Amelia Earhart, Paris, Éditions Grasset et Fasquelle, coll. « Essais Français », , 210 p. (ISBN 9782246757313)
  • Bernard Marck, Amelia : le fascinant destin de la plus grande aviatrice du monde (Prix Guynemer 2011), Flammarion/Arthaud, , 648 p. (ISBN 978-2-7003-0236-3, présentation en ligne)
  • (en) Susan Butler, East to the dawn : The life of Amelia Earhart, Da Capo, , 489 p. (ISBN 978-0-306-81837-0, présentation en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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