Breguet 280T

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Breguet 280T
Image illustrative de l’article Breguet 280T

Rôle Avion de transport de fret et de passagers
Constructeur Drapeau : France Breguet
Équipage 2
Premier vol
Mise en service 1928
Retrait 1934
Production 20
Dimensions
Longueur 12,12 m
Envergure 17,25 m
Aire alaire 55,86 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 2 040 t
Max. au décollage 3 320 t
Passagers 6
Motorisation
Moteurs 1 Renault 12Jb
Puissance unitaire 500 ch kW
Performances
Vitesse de croisière maximale 198 km/h
Vitesse maximale 220 km/h
Autonomie 1 100 km
Plafond 4 700 m

Le Breguet 280 est un avion de transport de passagers sesquiplan réalisé par Breguet.

Conception[modifier | modifier le code]

En 1928, Breguet reprend la voiture du Breguet 19 et crée un avion de ligne à long rayon d’action pour huit passagers en développant un nouveau fuselage élargi (1,70 m) et plus haut (1,85 m) doté de hublots caractéristiques, en forme de U renversé. Le poste de pilotage, fermé, est situé juste derrière le moteur et en avant de l’aile supérieure. La cabine se situe entre les ailes. Elle est capitonnée, chauffée et munie de toilettes. L’appareil possède deux soutes à bagages de 2,4 m3, situées respectivement sous le poste de pilotage et à l’arrière du fuselage. Les réservoirs de carburant de 640 litres permettent au Breguet 28 T de parcourir 1 100 km sans escale. L’appareil est destiné aux lignes d’Orient d’Air Union[1].

Engagements[modifier | modifier le code]

Deux prototypes sont construits :

  • le Breguet 280 T à moteur Renault 12 Jb de 500 ch
  • le Breguet 281 T à moteur Lorraine 12 Eb de 450 ou 480 ch

Le Breguet 280 effectue son premier vol en . Des améliorations sont apportées : dérives auxiliaires surnommées « oreilles de cochon », essuie-glaces, radiateurs rétractables.

En incluant le prototype, 10 Breguet 280 T et 2 Breguet 281 sont fabriqués en 1929 et livrés à Air Union[1]. Cette compagnie mit en service, à partir de 1929, ces appareils sur les liaisons entre Paris et le sud de la France, Paris et la Suisse, et parfois, entre Paris et Londres. Cette flotte fut complétée par un dixième exemplaire issu de la conversion d'un prototype de 281T (moteur Lorraine-Dietrich). Quelques avions d'Air Union (types 280T ou 284T) étaient encore en service en 1933 au moment de l'intégration dans Air France[2].

Variantes[modifier | modifier le code]

  • Breguet 280 : moteur Renault 12 Jb de 500 ch. 10 exemplaires.
  • Breguet 281 : moteur Lorraine 12 Ed de 450 ou 480 ch. 2 exemplaires.
  • Breguet 284 : En 1929, Breguet propose une version sanitaire et coloniale, baptisée Breguet 284 T, à moteur Hispano-Suiza 12 Lbrs de 580 ch, capable d’emporter trois civières. 7 exemplaires sont construits en 1930 et livrés à Air Union pour les lignes d’Air Orient [1] qui les exploita sur des lignes vers l'Asie du Sud-Est[2].

Accidents[modifier | modifier le code]

Le , le Breguet 280 n°8, numéro constructeur 2355, immatriculé « F-AJKX » le , est perdu. Appartenant à Air France mais portant encore les couleurs d'Air Union (Air France était fondée depuis 6 mois et censée absorber Air Union), il effectuait la liaison entre Marseille-Marignane et Paris quand il s’écrasa contre la colline du Paty, se trouvant sur la commune de Caromb, dans le Vaucluse. L’équipage, tué sur le coup, se composait de :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Gérard Hartmann, « Vers les sommets : Breguet 1919-1939 », sur La coupe Schneider et hydravions anciens. Dossiers historiques hydravions et moteurs (consulté le 14 septembre 2017).
  2. a et b « Breguet 280T ».
  3. « Breguet 280 Air France », sur Aérostèles, lieux de mémoire aéronautique, .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Hartmann, « Vers les sommets : Breguet 1919-1939 », sur La coupe Schneider et hydravions anciens. Dossiers historiques hydravions et moteurs (consulté le 14 septembre 2017).
  • Robert Espérou, « Les limousines Breguet 1926-1936 (1ère partie) », le Fana de l’Aviation, no 123,‎ , p. 40.
  • « Air Union, tome 1 », Icare, no 103,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :