Langues au Maroc

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Langues au Maroc
Image illustrative de l'article Langues au Maroc

Langues officielles Arabe
Berbère
Langues vernaculaires Parlers arabes (80-90 %)
Parlers berbères (27-40 %)
Principales langues étrangères Français[1] (31 %)
Espagnol (22 %)
Anglais (14 %)
Langues des signes Langue des signes marocaine
Principales langues liturgiques Arabe (Islam)
Hébreu (Judaïsme)

Le Maroc compte deux langues officielles : l'arabe et l'amazighe[2]. Chacune des deux langues est parlée sous différentes formes dialectales, alors que l'arabe classique est la langue administrative et que l'amazighe ne possède pas de forme unifiée ; cependant une version standardisée de l'amazighe est progressivement introduite.

D'autres langues comme le français (dont une traduction officielle existe dans le Bulletin officiel du Royaume du Maroc, parallèlement à une version officielle en arabe), et dans une moindre mesure, l'espagnol, sont aussi très présentes au Maroc, tandis que l'anglais gagne du terrain dans le monde des affaires et des échanges internationaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ère pré-islamique[modifier | modifier le code]

Existant depuis au moins 5000 ans, le berbère (dit officiellement « amazighe » au Maroc) est la langue la plus ancienne attestée au Maroc[3]. Le long de la période pré-islamique, d'autres langues sont introduites par les conquérants consécutifs au sein des territoires qu'ils contrôlent, tel le punique, introduit par les Phéniciens et les Carthaginois entre le VIIIe siècle av. J.-C. et le IIIe siècle av. J.-C., ainsi que le latin, introduit par les Romains qui s'installent dans la région à partir du Ier siècle av. J.-C. et ayant engendré un parler local aujourd'hui éteint, le roman africain.

D'autres populations, notamment des Juifs et des Noirs, sont attestées dans la région pendant l'ère pré-islamique[4]. Les Juifs, établis depuis le Ier siècle av. J.-C., ont adopté la langue berbère tout en gardant une certaine connaissance de l'hébreu, qui demeure leur langue liturgique. Les Noirs de la région, désignées en tant que Kouchites par des manuscrits hébreux, forment selon ces manuscrits la majorité de la population de la vallée du Draâ jusqu'au Ve siècle. Berbérophones, ils seraient les ascendants d'une partie de la population noire actuelle de la Vallée.

Islamisation et « première arabisation »[modifier | modifier le code]

La première phase d'arabisation au Maroc suit la conquête musulmane, survenue entre la fin du VIIIe siècle et le début du IXe siècle[5]. Touchant d'abord les centres urbains (Fès, Volubilis, Moulay Idriss Zerhoun, Basra, Sefrou), les ports (Salé, Tanger, Sebta) et les zaouïas, l'arabisation concernera par la suite les voies de communication, menant à la diffusion de la langue arabe au Tafilalet, chez les Jbalas et chez les Ghomaras[5].

Cette première phase de diffusion de la langue arabe au Maroc donnera naissance aux parlers dits pré-hilaliens[5].

Invasions hilaliennes et « seconde arabisation »[modifier | modifier le code]

À partir du XIIe siècle, les Almohades entreprennent le déplacement de tribus arabes hilaliennes vers les plaines du Tamesna. Ces tribus supplantent ou fusionnent avec des tribus berbères préalablement établies dans la région, ces dernières adoptant la langue arabe. Cette phase d'arabisation donnera naissance aux parlers dits hilaliens, qui s'implantent durablement dans les plaines occidentales et les plateaux de l'Oriental.

Dans le Sud, les tribus sanhajiennes sont arabisées au contact des Dwi H'ssan, tribu arabe maqilienne qui s'est installée dans la région entre le XIIe siècle et le XIIIe siècle. Cette phase donnera naissance au parler hassanya.

Évolutions pendant l'ère « classique »[modifier | modifier le code]

Entre le XVe et le XVIe siècle, les interventions portugaises, suivies de famines et d'épidémies entre le XVIe et le début du XVIIIe siècle, provoquent un dépeuplement suivi d'un repeuplement de certaines régions. Ainsi, les Rhamna arabes s'installent dans le Haouz tandis que les Sanhaja s'installent dans le Gharb, le Guerouane et le Zemmour, réintroduisant le berbère dans ces régions.

Entre la fin du XVe siècle et le début du XVIIe siècle, plusieurs dizaines de milliers d'exilés Juifs et Musulmans d'Al-Andalus s'installent au Maroc, principalement dans les villes, y implantant des parlers arabes non-hilaliens ainsi que l'espagnol. Cette phase verra le renforcement des parlers non-hilaliens, cependant le castillan déclinera et cessera d’être parlé au sein des communautés musulmanes à la fin du XIXe siècle, tandis que le haketia, parler judéo-espagnol, demeurera en usage au sein des communautés juives.

La présence coloniale pendant la première moitié du XXe siècle introduit l'usage du français et le renforcement de l'espagnol. Cette période connait également, dans le cadre des missions de reconnaissance et des missions scientifiques européennes, le début de l’intérêt des scientifiques envers les langues et les dialectes du Maroc.

Le XXe siècle connait également des mouvements d'exode rural vers les centres urbains qui mènent à plus de contact entre les populations de langues maternelles et de dialectes différents, provoquant l'apparition de koinès urbaines qui surpassent en nombre de locuteurs les parlers citadins traditionnels, mais également la réintroduction des parlers berbères dans les villes arabophones. Cependant, les berbérophones en milieu urbain arabophone tendent à délaisser leur langue et à adopter l'arabe en tant que langue de communications, mais également au sein des foyers.

Situation linguistique actuelle[modifier | modifier le code]

Dispositions constitutionnelles et légales[modifier | modifier le code]

La constitution marocaine, dans son 5e article, reconnait l'arabe et le berbère en tant que langues officielles. Elle stipule également, au sein du même article, que « L’État œuvre à la préservation du Hassani, en tant que partie intégrante de l’identité culturelle marocaine unie, ainsi qu’à la protection des expressions culturelles et des parlers pratiqués au Maroc. De même, il veille à la cohérence de la politique linguistique et culturelle nationale et à l’apprentissage et la maîtrise des langues étrangères les plus utilisées dans le monde », et que des lois organiques relatives à l'introduction de la langue berbère et la création d'un « Conseil national des langues et de la culture marocaine » sont prévus[2].

Parlers arabes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arabe marocain.

L'arabe, dans ses formes dialectales, est la langue la plus parlée au Maroc.

Les différents dialectes arabes, désignés sans distinction par le terme « darija », sont classifiés au sein de deux familles: d'un coté les parlers non-hilaliens ou pré-hilaliens, de l'autre les parlers hilaliens et maqiliens[5],[6].

Parlers non-hilaliens[modifier | modifier le code]

Les parlers non-hilaliens sont essentiellement présents dans le nord du Maroc (parlers citadins et montagnards), sauf les parlers judéo-arabes qui sont à l'origine disséminés à travers le territoire.

Carte ethnolinguistique du nord du Maroc

Parlers hilaliens et maqiliens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parlers hilaliens.

Parlers berbères[modifier | modifier le code]

Carte des aires berbérophones du Maroc

Parlers masmoudiens et sanhajiens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues de l'Atlas.

Les parlers masmoudiens et sanhajiens sont les plus parlés au Maroc, principalement dans le Souss, l'Atlas et les plaines avoisinantes, ainsi que sur le versant occidental du Rif[16]:

Parlers zénètes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues zénètes.

On trouve au Maroc plusieurs parlers zénètes, principalement au Nord et dans l'Est du pays :

Autres langues[modifier | modifier le code]

L'arabe (littéraire) et le français partagent l'espace administratif et commercial au Maroc

Français[modifier | modifier le code]

Le français, dont l'implantation date du protectorat français, est la première langue étrangère au Maroc par le nombre de locuteurs. Il est largement utilisé par les médias et dans l'administration.

La langue française est enseignée depuis le primaire en tant que seconde langue. Elle est également la langue d'enseignement des études supérieures dans les domaines scientifiques et techniques.

Selon l'OIF, 33 % des Marocains parlent français, dont 13,5 % sont pleinement francophones[18]. Le recensement de 2014 fait état, lui, de 66 % de la population alphabétisée qui peut lire ou écrire en français[19], soit 44,9 % de la population totale.

Anglais[modifier | modifier le code]

Dans les établissements d'enseignement publics, la langue anglaise est enseignée à partir de la 4e année de l'enseignement fondamental (CM1), tandis que certains établissements privés l'enseignent plus tôt. Au niveau de l'enseignement supérieur, certains établissements privés sont pleinement anglophones, tel que l'université Al Akhawayn ou encore l'International Institute for Higher Education in Morocco.

Selon une enquête réalisée par Euromonitor pour le British Council en 2012, l'anglais est parlé par environ 14 % des habitants[20].

Espagnol[modifier | modifier le code]

Historique

L'introduction de la langue espagnole au Maroc est attestée dès le début de l'afflux des réfugiés andalous, à la suite de l'avancée chrétienne en Al-Andalus. La présence de la langue espagnole est renforcée par l'afflux des Sépharades puis des Morisques, en grande partie hispanophones.

La langue castillane exercera une grande influence sur les parlers arabes citadins et juifs, demeurera parlée par une partie des descendants des Morisques en tant que langue maternelle puis que seconde langue après leur adoption de la langue arabe et donnera naissance au haketia, dialecte judéo-espagnol, qui demeure parlé par une partie des Megorashim.

L'espagnol devient une langue de communication de la diplomatie marocaine et du commerce international pendant les siècles qui suivent son introduction.

Au XIXe et XXe siècles, la pénétration coloniale espagnole au nord et au sud du Maroc donne une nouvelle impulsion à l'espagnol.

Haketia

Le haketia est un dialecte judéo-espagnol jadis parlé par les Megorachim, les Juifs séfarades installés au Maroc à la suite de l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492. Son foyer se situe sur la côte nord du Maroc, à Tétouan, avec une forte implantation dans les villes de Tanger, Larache, Arcila, Alcazarquivir et Chefchaouen ; il s'est également diffusé par la suite en Oranie et en Amérique latine, puis plus récemment en Israël, du fait des mouvements migratoires des populations juives d'origine marocaine.

Le haketia n'est plus considérée comme une langue vivante de nos jours[21]. On relève une reviviscence de ce parler appliqué au registre du burlesque et un maintien dans la langue courante qui doit beaucoup au domaine de la parémiologie[22], tandis que quelques locuteurs et chercheurs déplorent un délaissement du haketia au profit d'un judéo-espagnol normalisé dans les publications consacrées au monde séfarade[23].

Castillan

Au Maroc, le castillan moderne est parlé par plus de 5 millions de personnes[24], dont 20 000 en tant que langue maternelle[25].

Hébreu[modifier | modifier le code]

La présence de la langue hébraïque remonte à l'implantation des premières communautés juives au Maroc, établies dès le Ier siècle av. J.-C.. Bien qu'elle n'ait pas été la langue maternelle desdites communautés, elle fut maintenue en tant que langue liturgique et servait de lingua franca pour la communication avec les communautés juives étrangères.

L'hébreu est enseigné comme seconde langue obligatoire au sein des écoles et des lycées juifs du pays ; les élèves musulmans peuvent néanmoins en être dispensés et choisir une autre langue étrangère.

Données démolinguistiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs études portant sur la maitrise des langues ont été réalisées au Maroc, dont les résultats varient significativement:

Langues parlées[26]
Langue Euromonitor (2012)[20] Enquête IRES (2012)[27] ethnologue.com[25] RGPH (2014)
Arabe 98 % 95,9 % 73,7 % 90,7 %
Amazighe 43 % 31 % 22,5 % 26,7 %
Français 63 % 27,9 % 30,6 % 69 %[n 1]
Anglais 14 % 9,9 % - -
Espagnol 10 % 4,6 % 10,1 % -

La proportion de berbérophones demeure largement débattue malgré le recensement. Salem Chaker estime que les berbérophones représentent environ 40 % de la population du Maroc[28]. Ahmed Boukouss, pour sa part, estime qu'il est difficile de déterminer le nombre de locuteurs en milieu urbain en raison de la diglossie, cependant il estime que les berbérophones représentent entre 45 % et 50 % de la population rurale[29].

Plusieurs études et estimations concernant les dialectes berbères, dont les résultats varient également de manière significative, ont été publiées:

Dialectes berbères parlés
Langue INALCO[n 2] (2011) H. Stroomer (2002)[30],[n 3] RGPH (2014)[31]
Tarifit env. 8 %[32] 3-7 % 4,1 %
Tamazight env. 11-14 %[33] 6-10 % 7,6 %
Tachelhit env. 23 %[34] 20-27% 15 %
Total env. 42-45% 29-44 % 26,7 %

Recensement de 2014[modifier | modifier le code]

Questionnaire démolinguistique

Le recensement effectué en 2014 au Maroc comporte les questions démolinguistiques suivantes (les questionnaires[35] étaient disponibles en arabe et en français ainsi que les rapports des résultats) :

  • Instruction et alphabétisation : Alphabétisation et langues. Pour toute personne âgée de 10 ans et plus :
    • Savez vous lire et écrire ? Oui / Non.
    • Préciser et codifier les 3 langues lues et écrites : arabe, amazigh (tifinagh), français, anglais, espagnol, autres langues à précise.
  • Langues locales : Langues locales utilisées :
    • Préciser et codifier au plus 2 langues utilisées : néant, darija, tachelhit, tamazight, tarifit, hassania.
Données recueillies
Langues locales utilisées en 2014[31]
# Langue Locuteurs Évolution 2004-2014
1 Darija 89,8 % stagnation ± 0,0 %
- Amazigh[n 4] 26,7 % en diminution - 1,5 %
2 Tachelhit 15,0 % en augmentation + 0,4 %
3 Tamazight 7,6 % en diminution - 1,2 %
4 Tarifit 4,1 % en diminution - 0,7 %
5 Hassania 0,9 % en augmentation + 0,2 %
Langues lues et écrites en 2014 parmi la population de 10 ans et plus[19]
# Langue Locuteurs Évolution 2004-2014
1 Arabe 67,6 % en augmentation + 10,7 %
2 Français 44,9 % en augmentation + 5,5 %
3 Anglais 12,4 % stagnation[n 5]
4 Amazigh 1,9 % stagnation[n 5]
5 Espagnol 1,0 % stagnation[n 5]
- Autres 0,3 % stagnation[n 5]
- Aucune 32,0 % en diminution - 11,0 %[36]
Langues lues et écrites en 2014 parmi la population alphabétisée de 10 ans et plus[19]
# Langue Locuteurs Évolution 2004-2014
1 Arabe 99,4 % en diminution - 0,3 %
2 Français 66,0 % en diminution - 3,1 %
3 Anglais 18,3 % stagnation[n 6]
4 Amazigh 2,8 % stagnation[n 6]
5 Espagnol 1,5 % stagnation[n 6]
- Autres 0,4 % stagnation[n 6]
Réactions au recensement

Les militants et les ONG berbères ont sévèrement critiqué le recensement et ses résultats.

Avant sa tenue, des militants de l'Assemblée Mondiale des Amazighs[37] et du Congrès Mondial Amazigh[38] ont appelé à boycotter le recensement en raison de certaines questions contenues dans le questionnaire. La méthodologie du recensement démolinguistique a ensuite été critiquée et les résultats rejetés par les berbéristes à la suite de leur publication, jugeant le pourcentage de « 27 % » comme extrêmement bas par rapport à la réalité[39].

Ahmed Lahlimi Alami, ditecteur du Haut-Commissariat au plan, a pour sa part rejeté les critiques du recensement et a insisté sur la crédibilité des résultats présentés[40].

Usages sur l'internet[modifier | modifier le code]

En avril 2016, l'encyclopédie Wikipédia en langue française est la plus consultée au Maroc avec 40,7 % du total des vues, suivie par celle en langue arabe avec 39 % puis celle en langue anglaise avec 17,6 %, l'ensemble des autres langues réunissant les 2,7 % restants. En décembre 2014, l'encyclopédie Wikipédia en langue arabe était la plus consultée au Maroc avec 46 % du total des vues, suivie par celle en langue française avec 40 % puis celle en langue anglaise avec 12 %[41].

En mai 2014, la langue française est la plus utilisée dans les posts sur Facebook avec 75 %, devant la langue arabe (33 %) et la langue anglaise (13 %)[42].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chiffre RGPH 2004
  2. Pourcentages sur une estimation de la population à 35 millions d'habitants
  3. Pourcentages sur une estimation de la population à 30 millions d'habitants
  4. Regroupe les trois langues berbères que sont le tachelhit, le tamazight et le tarifit.
  5. a, b, c et d La progression de l'alphabétisation en anglais, en espagnol et en amazigh ne peut être définie car en 2004 elle était incluse dans la catégorie "autres langues". Le total pour les langues autres que l'arabe et le français était de 9,4 % en 2004.
  6. a, b, c et d La progression de l'alphabétisation en anglais, en espagnol et en amazigh ne peut être définie car en 2004 elle était incluse dans la catégorie "autres langues". Le total pour les langues autres que l'arabe et le français était de 16,5 % en 2004.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport OIF, « La langue française dans le monde, Édition 2014 », Ed. Nathan (2014), p. 16
  2. a et b Constitution du Royaume du Maroc de 2011, Art.5
  3. Boukouss 2006, p. 72 (consulté le 24 février 2014)
  4. Ahmed Zainabi, « La Vallée du Dra: Développement Alternatif et Action Communautaire » (background paper), dans: World Development Report, World Bank (2003)
  5. a, b, c, d, e et f S. Levy, « Repères pour une histoire linguistique du Maroc », dans: EDNA n°1 (1996), pp. 127-137
  6. Kees Versteegh, « Dialects of Arabic: Maghreb dialects », dans: The Arabic Language, Edinburgh University Press (2001), pp. 164–169
  7. L. Messaoudi, « Notes sur l'affriquée G dans le parler des Jbala », dans: EDNA n°1 (1996), pp. 167-176
  8. a, b et c L. Messaoudi, « Urbanisation linguistique et dynamique langagière dans la ville de Rabat », dans: Cahiers de Sociolinguistique n°6 (2001), pp. 89-100
  9. M. Elhimer, « Identité urbaine de la population de Salé », dans: Cahiers de Sociolinguistique n°6 (2001), pp. 131-145
  10. H. Zafrani, « Les langues juives du Maroc », dans: Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée n°4 (1967), pp. 175-188
  11. A. Bernard & P. Moussard, « Arabophones et berbérophones au Maroc », dans: Annales de Géographie n°183 (1924), pp. 267-282
  12. S. Elbaz, « La subordination en arabe d'Oujda », dans: Arabica n°28 (1981), pp. 333-344
  13. P. Behnstedt & M. Benabbou, « Données nouvelles sur les parlers arabes du Nord-Est marocain », dans: Zeitschrift für arabische Linguistik n°44 (2005), pp. 17-70
  14. C. Taine-Cheikh, « Les langues parlées au sud Sahara et au nord Sahel », dans: De l'Atlantique à l'Ennedi (Catalogue de l'exposition «Sahara-Sahel»), Ed. Centre Culturel Français d'Abidjan (1989), pp. 155-173
  15. C. Taine-Cheikh, « Les hassanophones du Maroc. Entre affirmation de soi et autoreniement », dans: Peuples méditerranéens n°79 (1997), p. 158
  16. W. Cline, « Berber Dialects and Berber Script », dans: Southwestern Journal of Anthropology, Vol. 9, No. 3 (1953), pp. 268-276
  17. Edmond Destaing, « Essai de classification des dialectes berbères du Maroc », dans: Études et Documents Berbère, vol. 19-20 (2001-2002, orig. 1915), pp. 85-101
  18. Rapport OIF, « La langue française dans le monde, Édition 2006-2007 », Ed. Nathan (2007), p. 16
  19. a, b et c HCP, RGPH 2014: Présentation des principaux résultats, p.26
  20. a et b Euromonitor, « The Benefits of the English Language for Individuals and Societies: Quantitative Indicators from Algeria, Egypt, Iraq, Jordan, Lebanon, Morocco, Tunisia and Yemen », Enquête réalisée pour le British Council (2012)
  21. Yaakov Bentolila, « Haketía : El Djudeo-Espagnol de la Afrika del Nord », dans: Los Muestros, n° 61 (décembre 2005)
  22. Yaakov Bentolila, « Le processus d'hispanisation de la hakétia à la lumière de quelques sources littéraires », dans: Linguistique des langues juives, Publ. CNRS (2003), pp. 250-251
  23. Solly Lévy, « La haquetía, langue vernaculaire des Judéo-espagnols du Maroc », dans: Los Muestros, n° 57 (décembre 2004)
  24. Selon une étude du CIDOB datant de 2005, 21,9 % de la population marocaine parle espagnol [1], [2]
  25. a et b Fiche « Maroc », sur ethnologue.com
  26. David Fernández Vítores & Fatiha Benlabbah, « La lengua española en Marruecos », informe por: Embajada de España en Marruecos, AECID & Instituto de Estudios Hispano-Lusos UM5 Rabat (2014), p.32
  27. M.-O. Benjelloun, « La question de la diversité à la lumière des résultats de l’enquête nationale sur le lien social », Institut Royal des Études Stratégiques (2012)
  28. Salem Chaker, Langue et littérature berbères, Clio.fr, mai 2004
  29. Boukouss 2006, p. 80 (consulté le 26 mai 2016)
  30. Harry Stroomer, « In de schaduw van het Arabisch: over niet-Arabische talen en culturen in Noord-Afrika en het Midden-Oosten » (lecture), Leiden University (2002), p. 14
  31. a et b HCP, RGPH 2014: Présentation des principaux résultats, p.29
  32. Fiche « Rifain », INALCO
  33. Fiche « Tamazight (Maroc central) », INALCO
  34. Fiche « Tachelhit », INALCO
  35. HCP, « Questionnaire du sixième Recensement Général de la Population et de l’habitat du Maroc effectué en 2014. », p. 4
  36. HCP, RGPH 2014: Présentation des principaux résultats, p.23
  37. Soufiane Sbiti, Recensement: les Amazighs chargent le HCP, Telquel, 5 septembre 2014
  38. Samir N’Ayt Ouiazan, Recensement marocain 2014 : le retrait de la question ‘Tifinagh’ laisse poser des questions, amazighworld.org, 10 septembre 2014
  39. Nizar Bennamate, Amazighophones: « Nous ne sommes pas 27 % », Telquel, 25 octobre 2015
  40. Youssef Aït Akdim, Maroc : la revue de détail du dernier recensement, Jeune Afrique, 10 avril 2015
  41. « Wikimedia Traffic Analysis Report - Wikipedia Page Views Per Country - Breakdown », wikimedia.org
  42. Rapport Arab Social Media Report, « Citizen Engagement and Public Services in the Arab World: The Potential of Social Media », Publ. Mohammed bin Rashid School of Government (2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Simon Lévy, « Repères pour une histoire linguistique du Maroc », EDNA, no 1,‎ , p. 127-137 (lire en ligne [PDF]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ahmed Boukouss, « Dynamique d’une situation linguistique : Le marché linguistique au Maroc », dans Collectif, 50 ans de développement humain au Maroc et perspectives 2025 : L'avenir se construit et le meilleur est possible,‎ (lire en ligne [PDF]), p. 69-112 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Stéphanie Pouessel, « Écrire la langue berbère au royaume de Mohamed VI », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 124,‎ (lire en ligne) — Stéphanie Pouessel est une anthropologue française.
  • Ruth Grosrichard, « Les langues au Maroc : Entendons-nous ! », Zamane, Casablanca, no 39,‎ , p. 44-49 Chapeau : « Arabe classique, darija, amazighe, français... La question linguistique est certes plus que jamais d'actualité. Mais, de quoi parle-t-on au juste ? État des lieux et rappel historique. » — Ruth Grosrichard est agrégée d'arabe et professeur à Sciences-Po Paris.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]