Béni-Snassen (ethnie)

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Béni-Snassen
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Carte de localisation des tribus des Béni-Snassen

Populations significatives par région
Drapeau du Maroc Maroc Plus de 100 000
Autres
Régions d’origine Béni-Snassen, Maroc
Langues Rifain oriental, Arabe
Religions Islam sunnite
Ethnies liées Rifains

Les Béni-Snassen ou Aït-Iznassen (berbère : ⴰⵢⵜ ⵉⵣⵏⴰⵙⵙⵏ, arabe : بني يزناسن) sont une confédération tribale, principalement berbérophone, établie au nord-est du Maroc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Béni-Snassen sont un ensemble d'origine principalement zénète. D’après la tradition locale, ils s’établissent dans leur région actuelle au VIIe siècle, refoulés par la conquête arabe depuis la région de Mascara, où ils étaient auparavant établis[1].

Au XIXe siècle, ils accueillent dans le nord de leur territoire un ensemble de 4 tribus arabes de l'Angad, qui s'etablissent dans la plaine de la Triffa. En 1859, les Béni-Snassen sont notamment la cible d'une expédition française depuis l'Algérie[2].

Territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire des Béni-Snassen représente une aire de forme triangulaire délimitée par la Moulouya à l'ouest, l'oued Kiss à l'est et la plaine des Angad au sud. Il comprend ainsi l'ensemble montageux des Béni-Snassen et la plaine de la Triffa.

L'aire des Béni-Snassen comprend ainsi les villes de Berkane, Saïdia, Ahfir, Lemris, Reggada, Fezouane et Tafoughalt, ainsi que plusieurs villages.

Composition tribale[modifier | modifier le code]

La confédération est constituée de 4 tribus principales, en plus de 4 petites tribus arabes établies dans la région:

  • Aït Khaled ;
  • Aït Mankouch ;
  • Aït Atiq ;
  • Aït Ourimech ;
  • Arabes de la Triffa:
    • Houara-Snassen ;
    • Ouled Sghir ;
    • Beni Mansour ;
    • Lâtamna.

Langues[modifier | modifier le code]

Les Béni-Snassen proprement dits sont principalement berbérophones. Leur parler fait partie de l'ensemble rifain[3].

Au départ limitée aux Arabes de la Triffa, la langue arabe a gagné du terrain aux dépens de l'aire berbérophone, principalement chez les Aït Khaled ainsi qu'au niveau des marges méridionales des trois autres tribus[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victor Bérard, « Questions extérieures : Algérie et Maroc », dans: La Revue de Paris - vol.6 (Bureau de la Revue de Paris, 1907), p.870-871
  2. Henri (1868-1943) Auteur du texte Mordacq, La guerre en Afrique : tactique des grosses colonnes, enseignement de l'expédition contre les Beni Snassen / par le commandant Mordacq,..., (lire en ligne)
  3. S. Chaker, Les Beni Iznasen - Linguistique, dans: Encyclopédie berbère - vol.10 (Edisud, 1991), pp.1468-1470
  4. Peter Behnstedt, « La frontera entre el bereber y el árabe en el Rif », dans: Estudios de dialectología norteafricana y andalusí - vol.6 (2002), p.7-18