Souss

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Souss
(ber) Sus, ⵙⵓⵙ
Image illustrative de l’article Souss
Agadir la plus grande ville du Souss

Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun
Villes principales Agadir
Inezgane
Tiznit
Tafraout
Taroudant
Ouled Teima
Massa
Aït Melloul
Biougra
Aït Baha
Guelmim
Sidi Ifni
Bouizakarne
Tata
Coordonnées 30° 18′ nord, 9° 20′ ouest
Flore remarquable Arganier, Takiḍa, Amandier

Le Souss (en berbère : Sus, ⵙⵓⵙ) est une région historique et géographique du Maroc, qui constitue une partie de la région administrative de Souss-Massa et Guelmim-Oued Noun. Il s'agit d'une région agricole majeure du royaume. La production maraîchère, partagée entre les très grandes exploitations et les petits producteurs, participe au développement économique de la région. La plaine du Souss produit 40% des agrumes marocains, et 60% de la production des primeurs[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Souss est une région amazighophone du Sud-Ouest du Maroc, dont la capitale est Agadir. Les autres villes importantes sont Inezgane, Ouled Taima, Tiznit, Tafraout, Taroudant, Taghazout, Aït Melloul, Biougra, Aït Baha, Sidi Ifni, Bouizakarne, Taliouine, Imouzzer des Ida-Outanane.

Géologie et végétation[modifier | modifier le code]

Le Souss est, géologiquement parlant, le bassin alluvial de l'Oued Souss, séparé du Sahara par les montagnes de l'Anti-Atlas.

La végétation courante est la savane dominée par l'arganier (Argania spinosa), un arbre endémique ; une partie de la région plantée d'arganiers est maintenant une réserve de biosphère de l'UNESCO qui tente de protéger cet habitat unique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Taroudannte en 1998.

Un bassin très bien irrigué a fait du Souss l'une des régions les plus fertiles du Maroc pendant des siècles, connue depuis au moins le XIe siècle pour la culture et l'exportation du sucre. La région connut un règne indépendant des Amazighs almohades sous l'égide des Ben Yedder entre 1252 et 1354[2]. L'âge d'or du Souss se situe aux alentours du XVIIe siècle pendant l'ère du royaume de Tazeroualte, quand la région entière a bénéficié de l'autonomie et a profité de l'exploitation commerciale du transport de l'or saharien et de la vente du sucre aux commerçants portugais, hollandais et anglais. Le commerce extérieur, à cette époque, se faisait à partir de la baie d'Agadir, située à 10 km au nord de l'embouchure du fleuve Souss.

Population[modifier | modifier le code]

Le Souss est habité majoritairement par des Berbères chleuhs ; hormis quelques tribus berbères arabophones, la majorité des habitants du Souss, les Aït Souss, sont principalement berbérophones.

On trouve aussi beaucoup de villages arabophones. Les appellations de ces villages commencent par Oulad (fils de...). Comme Oulad-Dahou, Ou même Oulad-taïma (actuellement Oulataïma). Ces villages sont connus par Houara et les habitants Houaris.

Les habitants du Souss sont dits Ayt Sus /aït souss/ (pl. masc.) (u sus au singulier) ou Ist Sus /isst souss/ (pl. fém.) (ult sus au singulier) en tamazight.

Sites d'intérêt[modifier | modifier le code]

  • Une réserve naturelle qui tente de préserver des animaux en voie de disparition (addax, oryx, plusieurs espèces de gazelles et des autruches à cou rouge).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mohamed Boujnikh et André Humbert, « L’eau dans le bassin du Souss : concurrences et désorganisation des systèmes paysans », Norois. Environnement, aménagement, société, no 214,‎ , p. 113–126 (ISSN 0029-182X, DOI 10.4000/norois.3178, lire en ligne, consulté le 31 mars 2019)
  2. Tawiza no 43, novembre 2000 اليماني قسوح لمحة عن تاريخ إمارة آيت يدر بسوس

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Atmane Hnaka (université Ibn Zohr), « Évolution démographique et dynamique urbaine dans la région du Souss (Sud du Maroc) », dans Migrations internes et urbanisation dans le monde arabe (séance 14 du XXVIe congrès international de la population de l'Union internationale pour l’étude scientifique de la population), Marrakech, , 14 p. (lire en ligne [PDF])