Le Moustoir (Côtes-d'Armor)

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Le Moustoir
L'église Saint-Juvénal.
L'église Saint-Juvénal.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Rostrenen
Intercommunalité Poher communauté
Maire
Mandat
Marie-Hélène Le Bihan
2014-2020
Code postal 22340
Code commune 22157
Démographie
Gentilé Moustoirien
Population
municipale
681 hab. (2014)
Densité 46 hab./km2
Population
aire urbaine
14 136 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 59″ nord, 3° 30′ 03″ ouest
Altitude 104 m
Min. 98 m
Max. 192 m
Superficie 14,85 km2
Localisation

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Le Moustoir [lə mustwaʁ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Il ne faut pas confondre cette commune avec l'ancienne trève du Moustoir, désormais un hameau de la commune de Châteauneuf-du-Faou dans le département du Finistère.

Géographie[modifier | modifier le code]

La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fisel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Le Moustouer au XVe siècle et en 1591, La Moustoir en 1599[1].

Le nom de la commune provient du vieux mot breton moster ou mouster qui signifie « monastère » ou « abbaye »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Le Moustoir faisait partie de la vaste paroisse de l'Armorique primitive de Maël, puis fut une trève de la paroisse de Trébrivan avant de devenir une commune indépendante lors de la Révolution française en 1790[2].

Le tunnel de l'aqueduc romain[modifier | modifier le code]

L'aqueduc romain qui prend sa source à Paule pour alimenter Vorgium (Carhaix), long de 27 km a fait l'objet d'une étude globale menée par A. Provost et L. Aubry, qui a restitué l'ensemble de son tracé. « La conduite était constituée d'un canal maçonné enduit de mortier de tuileau de teinte rose, rendu plus étanche par les morceaux de tuile pilée qui y ont été incorporés. L'aqueduc était le plus souvent couvert de dalles de schistes [ardoisiers] recouvertes d'une mince couche de terre [argileuse]. Ainsi pouvait-on facilement accéder à la conduite pour les opérations d'entretien ». Un tunnel long de 900 mètres fut foré dans le schiste à 25 mètres de profondeur sous une colline à Kervoaguel en Le Moustoir pour permettre le passage de l'eau, des puits espacés de 20 à 44 mètres ayant servi à évacuer les déblais lors du creusement du tunnel[3].

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La deuxième guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , huit jeunes résistants pris par surprise par des Allemands de la division de parachutistes Kreta, qui se dirigeait vers le front de Normandie, dans une ferme du hameau de Lamprat en Plounévézel sont successivement pendus à différents endroits entre Plounévézel et Saint-Caradec, dont l'un, Georges Le Naëlou, 22 ans, dans le bourg du Moustoir[4].

Le , au village de Leinhon, une compagnie du maquis FTP de Plévin-Paule fit un coup de main contre un dépôt d'habillement allemand.

Les convois allemands étaient souvent attaqués par les maquisards, particulièrement entre Le Moustoir et Rostrenen : par exemple le , des maquisards attaquent dans une embuscade une Mercédès allemande décapotable se rendant de Châteaulin à Rennes à 500 mètres à l'est du lieu-dit « la Pie », commune de Paule, tuant deux officiers et blessant le général Paul Mulhmann. Le , des troupes allemandes venues de Brest tentent d'en finir avec ce nid de résistants qui entre autres actions attaque régulièrement les convois allemands au lieu-dit « la Pie » en Paule, entre Carhaix et Rostrenen[5]. Les troupes allemandes subirent de fortes pertes pendant ces combats qui firent 144 victimes françaises[6] (dont 70 résistants tués pendant les combats ou fusillés, 33 résistants morts en déportation, 40 victimes civiles) dont les noms figurent sur le monument commémoratif qui se trouve sur place[7],[8].

Des agents allemands tentèrent régulièrement d'infiltrer ce maquis : d'abord un milicien, François Enet, qui fut fusillé fin juin 1944 par des résistants après un jugement sommaire ; puis Charles Le Luel, originaire d'Auray, engagé dans la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, exécuté lui aussi par les résistants ; sa femme fut étranglée et son corps jeté à l'eau dans le canal de Nantes à Brest au pont de Goariva (commune du Moustoir).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 François Kersulec    
mars 2008 en cours Marie-Hélène Le Bihan DVG Cadre de santé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 681 habitants, en augmentation de 3,18 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 442 754 690 797 907 882 910 930
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
862 874 869 794 849 853 903 920 911
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
901 888 906 956 928 819 761 719 644
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
576 514 476 523 549 583 617 683 681
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Étymologie et Histoire de Le Moustoir », sur infobretagne.com
  2. « Le Moustoir : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Maël-Carhaix) », sur www.infobretagne.com (consulté le 19 février 2017)
  3. Yves Menez et Stéphane Hingant, Fouilles et découvertes en Bretagne, Rennes Paris, Éd. Ouest-France Inrap, (ISBN 978-2-737-35074-0).
  4. Éric Rondel, Crimes nazis en Bretagne : 1941-1944, Sables-d'Or-les-Pins, Éd. Ouest & compagnie, , 255 p. (ISBN 978-2-364-28032-8, OCLC 864818964) et « À Carhaix, le martyre de neuf jeunes résistants », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne).
  5. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Mael-Carhaix/Paule%20La%20Pie%20Le%20Memorial/1l.html.
  6. « Mémorial 1939-1945 de La Pie. », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 19 février 2017)
  7. « Monument de la Déportation et de la Résistance, La Pie en Paule », sur cerp22.free.fr (consulté le 20 février 2017)
  8. « Plaque des résistants tombés à Paule, Monument aux Morts de Paule », sur cerp22.free.fr (consulté le 20 février 2017)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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