Antonio Villas Boas

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Antonio Villas Boas
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Antonio Villas Boas, né en et mort le , est un fermier brésilien qui a prétendu avoir été enlevé par des extraterrestres en 1957. Si d'autres affaires similaires circulaient déjà depuis des années, le récit de Villas Boas a toutefois été l'un des premiers récits d'enlèvement (rencontre rapprochée du 7e type) à susciter un grand intérêt.

Le récit de Villas Boas[modifier | modifier le code]

Au moment de son enlèvement présumé, Antonio Villas Boas[1] était un fermier brésilien de 23 ans qui travaillait la nuit pour éviter les chaudes températures de la journée[2].

L'enlèvement[modifier | modifier le code]

Le , alors qu'il laboure ses champs près de São Francisco de Sales, il aperçoit, dans le ciel nocturne, ce qu'il décrit comme étant une « étoile rouge ». Selon son récit, cette « étoile » se rapproche de l'endroit où il se trouve, en grossissant jusqu'à prendre l'aspect d'un engin aérien à peu près circulaire ou ovale, avec une lumière rouge sur le devant et une coupole tournante sur le dessus. L'engin amorce sa descente, se posant dans le champ sur trois « jambes ». Villas Boas s'enfuit.

Villas Boas tente d'abord de se sauver sur son tracteur, mais après avoir parcouru une courte distance, le moteur et les phares s'arrêtent et il décide de continuer à pied[3]. Il est alors saisi par un humanoïde de 1,50 m de haut qui porte une combinaison grise et un casque. Ses yeux sont petits et bleus, et il ne parle pas une langue humaine mais émet des aboiements et des jappements. Trois êtres semblables se joignent ensuite au premier pour maîtriser Villas Boas, traînant celui-ci à l'intérieur de leur vaisseau.

Une fois à l'intérieur de l'engin, Villas Boas est dépouillé de ses vêtements et oint de la tête aux pieds d'un gel inconnu par des humanoïdes qui semblent communiquer entre eux au moyen de sons ressemblant à des vocalises et des cris d'animaux. Il est ensuite conduit dans une grande salle semi-circulaire, franchissant une porte arborant d'étranges symboles rouges. (Villas Boas affirme avoir pu mémoriser ces symboles, qu'il reproduisit plus tard à la demande des enquêteurs.) Dans cette salle, les êtres prélèvent des échantillons de sang au niveau de son menton. Après cela, il est amené dans une troisième pièce et laissé seul pendant environ une demi-heure. Pendant ce temps, une sorte de gaz se diffuse dans la pièce, qui rend Villas Boas très malade.

L'accouplement[modifier | modifier le code]

Peu après, à ce que prétend Villas Boas, il est conduit dans la salle par un autre humanoïde. Celui-ci, cependant, est une femelle, très attirante, et nue. Elle est de la même taille que les autres êtres qu'il a rencontrés, avec un visage « triangulaire » au menton petit et pointu et aux grands yeux bleus comme ceux d'un félin . Ses cheveux sont longs et blancs, voire blond platine, mais ses poils des aisselles et du pubis sont rouge vif[4]. Villas Boas, qui rapporte avoir été fortement attiré par la femelle, a des rapports sexuels avec elle. Pendant l'acte, Villas Boas note que la femelle ne l'embrasse pas mais, plutôt, qu'elle lui pince le menton.

Quand tout est terminé, la femelle sourit à Villas Boas, frottant son ventre et faisant un geste vers le haut[5]. Villas Boas y voit le signe qu'elle va élever leur enfant dans l'espace[5]. La femelle semble soulagée que leur « tâche » soit terminée, tandis que Villas Boas lui-même s'irrite de n'avoir été qu'une sorte d'« étalon » pour les humanoïdes[6].

La sortie[modifier | modifier le code]

Villas Boas est invité par les humanoïdes à se rhabiller puis à faire le tour du vaisseau. Durant la visite, il essaie de prendre un objet ressemblant à une montre comme preuve de sa rencontre, mais est surpris par les humanoïdes qui l'en empêchent. Escorté ensuite hors de l'engin, il assiste au décollage et au départ du vaisseau brillant de mille feux. De retour chez lui, Villas Boas constate que quatre heures se sont écoulées[7].

Les suites[modifier | modifier le code]

Antonio Villas Boas devint plus tard avocat, se maria et eut quatre enfants[7]. Il mourut en 1991. Il maintint l'histoire de son enlèvement présumé toute sa vie[8].

Les doutes[modifier | modifier le code]

Le chercheur Peter Rogerson doute de la véracité du récit de Villas Boas. Il fait remarquer que plusieurs mois avant que celui-ci ne fasse le récit de son enlèvement supposé, le périodique O Cruzeiro avait publié un article sur une affaire similaire dans son numéro de 1957. Villas Boas aurait emprunté certains détails de ce premier récit, y ajoutant des éléments puisés dans les récits de George Adamski[9].

Peter Rogerson note en outre que la raison pour laquelle le récit de Villas Boas parut crédible est le préjugé selon lequel tout fermier de l'intérieur du Brésil ne peut être qu'un paysan illettré, incapable d'« inventer une telle histoire ». Le fait que les Villas Boas étaient propriétaires d'un tracteur montrait qu'ils appartenaient à une catégorie sociale bien au-dessus de celle des paysans. On sait désormais qu'Antonio Villas Boas était un jeune homme en pleine ascension sociale, qui suivait des cours par correspondance pour devenir avocat (apprenant cela, les ovnilogues qui trouvaient Villas Boas trop simple d'esprit pour avoir fabriqué toute cette histoire, se mirent dès lors à soutenir qu'il était trop bourgeois et respectable pour se prêter à un tel simulacre)[10].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Antonio Villas Boas était le fils de Jerônimo Pedro Villas Boas (1887–1963) et Enésia Cândida de Oliveira (1897–1963). Dans la littérature sur son prétendu enlèvement, on trouve également Villas-Boas.
  2. (en) Bruce Rux, Architects of the Underworld: Unriddling Atlantis, Anomalies of Mars, and the Mystery of the Sphinx, Frog Books, (ISBN 978-1-883319-46-5, lire en ligne), p. 109–120.
  3. (en) Brenda Denzler, The Lure of the Edge: Scientific Passions, Religious Beliefs, and the Pursuit of UFOs, University of California Press, (ISBN 978-0-520-93027-8, lire en ligne), p. 51–.
  4. (en) Mark Pilkington, Mirage Men: A Journey into Disinformation, Paranoia and UFOs., Constable & Robinson Limited, (ISBN 978-1-84901-240-9, lire en ligne), p. 1950.
  5. a et b (en) James L. Thompson, Alien Encounters: The Deception Menace, Cedar Fort, (ISBN 978-0-88290-516-7, lire en ligne), p. 90.
  6. (en) David M. Jacobs, Secret Life: Firsthand, Documented Accounts of Ufo Abductions, Simon and Schuster, (ISBN 978-1-4391-3677-5, lire en ligne), p. 39.
  7. a et b (en) Chris A. Rutkowski, A World of UFOs, Dundurn, (ISBN 978-1-4597-2051-0, lire en ligne), p. 58.
  8. (en) Barna William Donovan, Conspiracy Films: A Tour of Dark Places in the American Conscious, McFarland, (ISBN 978-0-7864-8615-1, lire en ligne), p. 54.
  9. (en) Peter Rogerson, Notes towards a revisionist history of abductions – Part 1, in Magonia, No 46, June 1993 : « Researcher Peter Rogerson, however, doubts the veracity of Boas' story. He notes that several months before Boas first related his claims, a similar story was printed in the November 1957 issue of the periodical O Cruzeiro, and suggests that Boas borrowed details of this earlier account, along with elements of the contactee stories of George Adamski ».
  10. (en) Peter Rogerson, « Notes towards a revisionist history of abductions – Part One » (version du 27 avril 2006 sur l'Internet Archive), Magonia No. 46, juin 1993.