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Guillaume Meurice

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Guillaume Meurice
Guillaume Meurice 09117 les nuits de champagne.jpg
Guillaume Meurice aux Nuits de Champagne en octobre 2016.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (39 ans)
ChenôveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Cours Florent (2002-2005)
Activités
Autres informations
A travaillé pour
France Inter (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Guillaume Meurice, né le à Chenôve en Côte-d'Or, est un humoriste et chroniqueur de radio français. Connu pour ses micro-trottoirs et ses chroniques satiriques sur France Inter, il a fondé un groupe de rock humoristique, The Disruptive, dont il écrit les textes et a publié plusieurs ouvrages.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Guillaume Meurice est né à Chenôve le 14 juin 1981 dans une famille modeste, son père étant cheminot et sa mère femme au foyer[1],[2],[3]. La famille déménage à Jussey lorsque l'enfant à 6 ans et ses parents ouvrent alors une maison de la presse. Adulte, Guillaume Meurice reconnaît que l'affaire tenue par ses parents lui a permis de baigner dans une culture politique et de développer son sens de la répartie et de l'humour[4].

Le jeune homme poursuit une scolarité normale et débute des études supérieures dans la gestion d'entreprise et le commerce qui le mène à l'IEP d'Aix en Provence[3]. Il décide toutefois de changer de voie et débute une carrière artistique au théâtre[5],[6]. Il part pour Paris à 21 ans et suit des cours de théâtres, notamment le cours Florent. En parallèle, le jeune homme effectue divers petits emplois qui lui permettent de vivre lorsque sa carrière n'est pas encore lancée.

Carrière[modifier | modifier le code]

En , Guillaume Meurice crée son premier one-man-show[5]. Initialement intitulé Annulé, le spectacle ne rencontre pas un grand succès les premières années et est renommé par la suite[6]. L'artiste réalise également quelques caméras cachées dans les rues durant cette période et tient un blog humoristique.

En 2012, son travail est repéré et l'artiste est engagé à France Inter au sein de l'émission Frédéric Lopez On va tous y passer[6],[5]. Guillaume Meurice y tient alors pendant près de trois ans une chronique caustique et se construit un personnage de « comique d'investigation » réalisant des micro-trottoirs.

Fort de sa notoriété radiophonique grandissante, Guillaume Meurice monte un nouveau spectacle en 2014, Que demande le peuple ?[3]. Surtout, il rejoint Alex Vizorek et Charline Vanhoenacker à la fin de l'année pour une nouvelle émission sur France Inter, Si tu écoutes, j’annule tout (qui devient Par Jupiter ![7])[4],[6]. Il poursuit ses chroniques à l'humour acide ainsi que ses micro-trottoirs et se voit plébisciter par le public.

À côté de ses activités sur France Inter et au théâtre, Guillaume Meurice commence à travailler avec la chaîne télévisuelle Canal+ en janvier 2015[8]. Cette collaboration se rompt toutefois brutalement après une unique chronique lorsque les dirigeants de la chaîne lui interdisent de montrer un dessin de Charb à l'antenne pour des raisons de sécurité suite à l'attaque terroriste de Charlie Hebdo.

En 2017, Guillaume Meurice et son ami, le caricaturiste Marc Large, publient une bande dessinée, On n'est pas sérieux quand on a 2017 ans[9],[10]. Basé sur des textes issus des chroniques de Guillaume Meurice, l'album présente avec humour le quinquennat de François Hollande qui s'achève.

Guillaume Meurice lors de l'enregistrement public de l'émission Si tu écoutes, j'annule tout à Dijon en 2016.

Suite au départ de Matthieu Gallet, Guillaume Meurice dépose avec Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek une candidature humoristique à la présidence de Radio France en mars 2018[11],[12]. La candidature des trois acolytes est écartée quelques jours plus tard.

La même année, l'humoriste bourguignon publie son premier roman, Cosme[13],[14]. L'ouvrage, qui met en scène la vie de son ami et amateur de poésie, le régisseur Cosme Olvera, développe une trame autour de la signification du poème Voyelles écrit par Rimbaud[15].

Toujours en 2018, il fonde un groupe de rock humoristique, The Disruptive, et monte un spectacle musical[16],[17]. Se présentant comme un groupe macroniste, l'ensemble parodie les éléments de langage du président Emmanuel Macron et de son mouvement La République en marche en appuyant ses musiques sur des textes satiriques de Guillaume Meurice.

Humour et engagements[modifier | modifier le code]

Le style humoristique et les engagements personnels de Guillaume Meurice sont indissociables[18],[3]. Il défend des idées de gauche, voire gauche radicale ou pour certains, d'extrême gauche. Le comique se définit lui-même comme écologiste mais rejette toute forme de militantisme ou d'engagement politicien[19],[15]. Il affirme ainsi n'avoir jamais été militant au sein d'un parti politique et revendique davantage une liberté et une indépendance de paroles en lien avec ses convictions. L'Humanité rappelle d'ailleurs que l'humoriste vise de nombreuses personnalités, y compris au sein de France Inter. Qui plus est, Meurice insiste sur l'importance de la caricature dans l'humour ainsi que du retournement de certains rapports de forces sociaux[15].

Adepte des interviews sur des terrains variés, souvent d’anonymes, l'humoriste parvient avec des questions simples et spontanées, ainsi que de son audace, à mettre en exergue les incohérences de ses interlocuteurs et à susciter des réponses comiques, qu'elles soient farfelues ou paradoxales[6].

Adulte, Guillaume Meurice est devenu végétarien[19]. Cet engagement se traduit par certaines chroniques engagées pour la cause animale et la participation à une vidéo militante de l'association L214[20],[21].

L'artiste est également engagé pour l’accueil des migrants en France[15],[22].

Critiques[modifier | modifier le code]

Pour Libération, Jérôme Lefilliâtre reconnaît à Guillaume Meurice une maîtrise de l'actualité et de l'art oratoire mais remarque qu’il cède parfois à la facilité[3]. Lefilliâtre note également que Meurice suscite une grande admiration de la « gauche de la gauche », sans forcément en avoir conscience[3].

S'ils sont appréciés par de nombreux auditeurs de toutes sensibilités idéologiques[3], le style et les engagements de Guillaume Meurice provoquent toutefois diverses critiques. Plusieurs auditeurs de France Inter ont par exemple regretté le caractère partisan et complaisant à l'égard de l'extrême gauche de certaines chroniques, ce à quoi l'intéressé répond en rappelant que ses interventions sont proches de l'édito ce qui implique donc la défense de valeurs personnelles[23].

Critique, le journal l'Obs indique que l'artiste peine à créer des ressorts comiques et que son style, tout comme celui de l'émission Si tu écoutes, j’annule tout, masque un certain conformisme derrière des transgressions de façade[24]. De son côté, Élisabeth Lévy rappelle l'importance de la liberté d'expression et de caricature mais regrette certains propos de l'humoriste[25][pertinence contestée].

En décembre 2020, l'animateur de la chaîne CNews Pascal Praud demande dans son émission aux dirigeants de France Inter d'éloigner Guillaume Meurice de l'antenne suite à un tweet moquant la police[26]. Ce dernier raille cette demande lors de sa chronique suivante.[pertinence contestée].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dijon : Guillaume Meurice (France Inter), un envoyé « un peu » spécial », sur Le Bien public, (consulté le 18 janvier 2016).
  2. Guillaume Meurice, « Biographie », sur https://www.guillaumemeurice.fr
  3. a b c d e f et g Jérôme Lefilliâtre, « Guillaume Meurice : D'extrême gausse », sur Libération, .
  4. a et b Clémence Olivier et Guillaume Meurice, « Radio. Guillaume Meurice, le « comique d’investigation » », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  5. a b et c Rossana di Vincenzo, « Charlie Hebdo, Restos du cœur... Avec Guillaume Meurice, on peut rire de tout sur France Inter », Télérama,‎ (lire en ligne)
  6. a b c d et e Sandrine Blanchard, « Guillaume Meurice, comique d’investigation », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Nicolas Goinard, Pauline Darvey et Bartolomé Simon, « On a testé «Scandale à l’Elysée», l’escape game politique de Guillaume Meurice », La Parisien,‎ (lire en ligne)
  8. Lauren Provost, « Guillaume Meurice renonce à sa chronique dans "La Nouvelle Edition" de Canal+ après le refus de diffuser un dessin de Charb », Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  9. Marion Gadea, « "On n'est pas sérieux quand on a 2017 ans" : Large et Meurice croquent le quinquennat Hollande », France TV Info,‎ (lire en ligne)
  10. Maxime Bacquié, « L'humour grinçant du dessinateur Marc Large s'expose à la médiathèque de Mont-de-Marsan », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  11. Mariel Bluteau, « Les Belges candidats à la présidence de Radio France : candidature véritable ou canular ? », sur France Inter.fr, .
  12. Lauren Provost, « Les humoristes de France Inter ne seront pas présidents de Radio France: "C'est la stupeur et l'incompréhension" », Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  13. Marianne Payot, « Guillaume Meurice et Cosme, le jongleur de voyelles », L'Express,‎ (lire en ligne)
  14. Sorya Khaldoun, « L'humoriste Guillaume Meurice s'attaque à Rimbaud dans son premier roman », France TV Info,‎ (lire en ligne)
  15. a b c et d Catherine Calvet, Thibaut Fardier et Guillaume Meurice, « Guillaume Meurice: «Comment justifieront-ils dans vingt ans le non-accueil des migrants ? Si je suis encore là, je le leur rappellerai !» », Libération,‎ (lire en ligne)
  16. Sandrine Blanchard, « L’humoriste Guillaume Meurice en marche vers le rock », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  17. Jessica Saval et Guillaume Meurice, « INTERVIEW – Guillaume Meurice : avec The Disruptives, « on a une chanson qui s’appelle ‘Raffarin président' » », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  18. « France Inter. « L’humour est la vaseline du débat » », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  19. a et b Audrey Kucinskas, « France Inter: Guillaume Meurice, le "Bisounours" de l'humour noir », L'Express,‎ (lire en ligne)
  20. Elise Racque, « “Les dernières fois” sur France Inter, une vie sans filet mignon », Télérama,‎ (lire en ligne)
  21. Enzo Conticello, « L214 publie une nouvelle vidéo-choc qui accable un abattoir de cochons », Le Point,‎ (lire en ligne)
  22. « A Breil-sur-Roya, Meurice et ses complices font salle comble pour les migrants », France 3 Provence Alpes Côte d'Azur,‎ (lire en ligne)
  23. Bruno Denaes, « Le Rendez-Vous du médiateur - Invités politiques "coupés" et humour "sélectif" ? », sur France Inter, .
  24. Jean-Claude Guillebaud, « L'injonction rigolote », sur L'Obs, .
  25. Élisabeth Lévy, « Le regard libre d'Élisabeth Lévy - Quand Guillaume Meurice, "payé par nos impôts, se moque des prétendus assistés" », Sud Radio,‎ (lire en ligne)
  26. « Pascal Praud s'en prend à Guillaume Meurice pour un tweet sur la police, l'humoriste riposte », Paris Match,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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