Guillaume Meurice

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Guillaume Meurice
Description de cette image, également commentée ci-après
Guillaume Meurice aux Nuits de Champagne en octobre 2016.
Naissance (37 ans)
Chenôve (Côte-d'Or), France
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Humoriste
Autres activités Chroniqueur radio
Diplômé de Gestion
Site internet guillaumemeurice.fr

Guillaume Meurice, né le à Chenôve (Côte-d'Or), est un humoriste et chroniqueur radio français.

Il est notamment connu pour sa participation à l'émission Par Jupiter ! (auparavant jusqu'en juin 2017, Si tu écoutes, j'annule tout) sur France Inter, où il s'illustre avec sa chronique humoristique « Le Moment Meurice », composée de micro-trottoirs caustiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Né à Chenôve[1], Guillaume Meurice naît d'un père cheminot et d'une mère femme au foyer[2]. Sa famille s'installe ensuite à Jussey (Haute-Saône) en 1987[3].

Il passe d'abord un DUT GEA à l'IUT de Besançon, étudie brièvement en licence à Aix-en-Provence, puis il s'intéresse au théâtre sans forcément avoir l'ambition de faire carrière[4]. Il étudie ainsi la comédie au Cours Florent entre 2002 et 2005[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En novembre 2007, Guillaume Meurice crée son premier one-man-show, initialement intitulé Annulé puis renommé Mort de rire en 2008 avant de changer à nouveau de nom au cours de la même année pour Tout le monde y passe[2]. À partir de 2009, il crée des caméras cachées[4], qu'il diffuse sur Internet[2]. Il apparaît pour la première fois à la télévision dans l'émission Café Picouly (diffusé à l'époque sur France 5) en [2].

En , l'humoriste édite un ouvrage intitulé Guillaume Meurice chronique la société, préfacé par François Morel[2]. En , il devient chroniqueur humoristique dans l'émission de radio On va tous y passer sur France Inter, jusqu'à l'arrêt de l'émission en [2]. En mars de la même année, il crée son deuxième spectacle, Que demande le peuple ?[2].

Guillaume Meurice lors de l'enregistrement public de l'émission Si tu écoutes, j'annule tout à Dijon en 2016.

En septembre 2014, il continue sa collaboration avec France Inter en intervenant dans l'émission matinale, Le Cinq sept (jusqu'à la fin de la saison en juin 2015), et dans l'émission Par Jupiter ![2] (anciennement Si tu écoutes, j'annule tout) de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, avec la chronique « Le Moment Meurice », composée de micro-trottoirs caustiques, présentée de manière humoristique par son auteur comme du « comique d'investigation »[5],[6].

En , il intervient une seule fois comme chroniqueur humoristique dans l'émission La Nouvelle Édition sur Canal+ puis il renonce après que la chaîne lui a interdit de montrer un dessin de Charb à l'antenne, à la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo[7].

En 2016, il met en scène le one-man-show Suicide artistique de Francisco E Cunha[8], lequel avait lui-même mis en scène Que demande le peuple ?[9].

En 2017, il sort une bande dessinée avec le dessinateur de presse Marc Large, intitulée On n'est pas sérieux quand on a 2017 ans. La même année, il participe au film documentaire Satire dans la campagne de Large et Maxime Carsel.

Le , avec Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, Guillaume Meurice dépose sa candidature à la présidence de Radio France auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Leur programme humoristique prévoit entre autres l'« euthanasie de France Info », le renommage de plusieurs émissions ainsi que la « mise en place d'un système de notation à cinq étoiles pour les animateurs [...], sur le modèle des chauffeurs Uber »[10].

En , il joue le rôle d'un syndicaliste dans la websérie Sibyle et Guy créée par Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, série qui parodie Sibyle Veil et Guy Lagache, les patrons de Radio France[réf. souhaitée][11].

Engagement associatif[modifier | modifier le code]

En , Guillaume Meurice déclare dans une chronique radiophonique être végétarien[12],[13]. Le film Cowspiracy a été un élément déclencheur de son végétarisme[14].

En , en accord avec ses convictions sur la défense des animaux, il réalise une vidéo en collaboration avec l'association L214[15].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Guillaume Meurice, du fait des sujets et du ton qu'il utilise dans son travail de chroniqueur, fait état de ses idées idéologiquement proches de la gauche, voire de l'extrême gauche. Ses chroniques radiophoniques et son humour reposent en grande partie sur des propos politiquement orientés[16],[17],[18]. Pour sa défense, l'humoriste affirme : « On me dit souvent que mes interviews sont caricaturales, on me demande où je vais chercher mes interlocuteurs. Mais ils sont partout, et puis c’est mon métier d’être caricatural ! Rechercher une forme de lutte des classes, c’est aussi souligner, montrer du doigt la pire des violences, celle qu’on ne voit pas, dont on ne parle pas, la violence économique »[19]. Concernant ses chroniques, il ajoute : « Le micro-trottoir est le recueil de ce que les gens ont retenu du traitement médiatique de la réalité. On y retrouve les éléments de langage des politiques. Cela montre que l’enjeu crucial, c’est la prise avec le réel »[19].

Pendant la campagne pour l'élection présidentielle française de 2017, il déclare vouloir voter à gauche, hésitant entre Philippe Poutou et Jean-Luc Mélenchon[20].

En juillet 2018, à la suite de l'affaire Benalla, l'humoriste lance sur les réseaux sociaux un appel à « aller chercher Manu », faisant référence aux propos du président de la République Emmanuel Macron qui, dans un discours privé, demande de manière plutôt moqueuse à ce que l'on vienne le « chercher » si on le soupçonne d'être responsable de cette affaire[21], tout en sachant qu’en tant que président de la République, Emmanuel Macron bénéficie d'une immunité (inviolabilité) jusqu'à la fin de son mandat.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dijon : Guillaume Meurice (France Inter), un envoyé « un peu » spécial », sur Le Bien public, (consulté le 18 janvier 2016).
  2. a b c d e f g h et i « Biographie », sur guillaumemeurice.fr (consulté le 17 novembre 2015).
  3. }Jérôme Lefilliâtre, « Guillaume Meurice : D'extrême gausse », sur Libération, .
  4. a et b Rossana Di Vincenzo, « Charlie Hebdo, Restos du cœur... Avec Guillaume Meurice, on peut rire de tout sur France Inter », sur telerama.fr, (consulté le 17 novembre 2015).
  5. Sandrine Blanchard, « Guillaume Meurice, comique d'investigation », sur Le Monde, .
  6. « Guillaume Meurice, le « comique d'investigation » », sur Ouest-France, .
  7. Lauren Provost, « Guillaume Meurice renonce à sa chronique dans La Nouvelle Edition de Canal+ après le refus de diffuser un dessin de Charb », sur le Huffington Post, (consulté le 17 novembre 2015).
  8. « Francisco E Cunha - Suicide artistique », sur Theatreonline.com (consulté le 29 avril 2016).
  9. « Guillaume Meurice - Que demande le peuple ? », sur Telerama (consulté le 29 avril 2016).
  10. Mariel Bluteau, « Les Belges candidats à la présidence de Radio France : candidature véritable ou canular ? », sur France Inter.fr, .
  11. « France Inter : Charline Vanhoenacker‏ et Alex Vizorek se moquent du dirlo », sur Le Parisien.fr,
  12. « Repas de substitution du 26 août 2015 », sur France Inter.fr, (consulté le 19 février 2017).
  13. « Le lobby de la viande - Le Moment Meurice », sur YouTube.com, .
  14. « Guillaume Meurice ne mange plus de viande », sur France Inter.fr, .
  15. « Le calvaire des cochons à l'abattoir de Houdan dans les Yvelines », sur L214.com (consulté le 19 février 2017).
  16. Bruno Denaes, « Le Rendez-Vous du médiateur - Invités politiques "coupés" et humour "sélectif" ? », sur France Inter, .
  17. Jean-Claude Guillebaud, « L'injonction rigolote », sur L'Obs, .
  18. Caroline Constant et Audrey Loussouarn, « France Inter. "L'humour est la vaseline du débat" », sur L'Humanité.fr, .
  19. a b et c Catherine Calvet et Thibaut Sardier, « Guillaume Meurice : "Comment justifieront-ils dans vingt ans le non-accueil des migrants ? Si je suis encore là, je le leur rappellerai !" », sur Libération.fr, .
  20. Pierre Jacquemin, « Sur France Inter, on a déjà Dominique Seux en humoriste de droite », sur YouTube, , chaîne de Mediapart.
  21. « Plus de 1000 personnes répondent à l'invitation de Guillaume Meurice pour aller "chercher Manu" », sur Le Huffington Post.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Guillaume Meurice : "Les luttes sociales manquent d’humour" », Ballast.fr,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]