Loulav

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Cet article traite du loulav lui-même, pour le faisceau des quatre espèces appelé loulav par métonymie,voir Quatre espèces
Loulav
Image illustrative de l’article Loulav
Branches de loulavim exposées à la vente dans un marché des quatre espèces, avant la fête juive de Souccot
Sources halakhiques
Textes dans la Loi juive relatifs à cet article
Bible Lévitique 23:40
Talmud de Babylone Soukka 32a

Le loulav (hébreu : לולב), branche fermée de palmier-dattier, est l’une des quatre espèces que la Bible prescrit lors de la fête biblique de Souccot.

Le loulav dans les sources juives[modifier | modifier le code]

Dans la Bible hébraïque[modifier | modifier le code]

Il est prescrit, dans le Lévitique, de prendre « le premier jour, du fruit de l’arbre hadar, des palmes de dattier (kappot tamarim), des rameaux de l’arbre ʿavot et des saules de fleuve, et [de se réjouir] devant YWHW votre Dieu, pendant sept jours » (Lévitique 23:40).

L’identification des kappot tamarim est relativement aisée : il s’agit du palmier-dattier commun (Phoenix dactylifera), répandu dans la péninsule du Sinaï septentrionale, dans les oasis, dans la vallée du Jourdain et en terre d’Israël mais non en Europe, du fait du climat plus rigoureux[1]. En revanche, rien n’est dit du nombre de palmes, de ses caractéristiques (longueur, état de maturation etc.) ni même de son usage. Lors du retour à Sion, les notables prescrivent au peuple, après avoir entendu la lecture publique de la Torah, de « [rapporter de la montagne] des feuilles d'olivier, des feuilles de l'arbre qui donne de l'huile, des feuilles de myrte, des feuilles de palmier [et] des feuilles d'arbres touffus [pour] faire des soukkot (huttes), comme il est écrit » (Néhémie 8:15). La tradition juive rabbinique suivra cependant une autre voie que cette interprétation[2].

Dans la littérature des Sages[modifier | modifier le code]

La Mishna, compilation de traditions orales transmises selon les rabbins de maître à disciple depuis le don de la Torah par Moïse, stipule qu’« un loulav volé ou desséché est disqualifié à l’usage, [s'il provient] d'une ashera [arbre voué à un culte idolâtre] ou d'une ville détruite [pour s'être livrée à l'idolâtrie], il est disqualifié »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (he) « Midrashei arbaat haminim » [doc], sur Shittim (consulté le 20 septembre 2015)
  2. Schiffman 1997, p. 103-104

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Lawrence Schiffman, Texts and Traditions : A Source Reader for the Study of Second Temple and Rabbinic Judaism, KTAV Publishers Inc., , 777 p. (ISBN 978-0-88125-455-6)