Explosion au gaz

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Recherche de victimes avec chien dans les décombres de l'explosion de gaz (en) à Porto Rico en novembre 1996.

Une explosion au gaz ou explosion de gaz est un accident qui se produit lorsque le mélange carburant-comburant se situe dans les limites d'explosivité dans l'air et que le mélange est mis à feu de manière fortuite (enclenchement du chauffage, allumage de l'éclairage, sonnerie…) ou intentionnelle (suicide ou attentat).

Afin d'éviter ces accidents dont les conséquences peuvent être catastrophiques, on incorpore dans les gaz domestiques (gaz de ville, gaz naturel, butane, propane…) des molécules odorantes à l'état de traces (éthanethiol, éthylmercaptan, tétrahydrothiophène...).

Le gaz qui peut s'accumuler dans des espaces confinés (caves, égouts, habitations,..), parfois en quantités importantes, provoque des explosions dévastatrices qui peuvent détruire des quartiers entiers. Même s'ils ne sont pas détruits par l'explosion, les bâtiments peuvent subir une déformation irrémédiable de leur structure et doivent être démolis.

Explosions mémorables dans des bâtiments d'habitation ou des usines[modifier | modifier le code]

Ces explosions sont généralement très meurtrières car elles sont situées dans des zones fortement habitées et elles entraînent des destructions de bâtiments.

En Algérie[modifier | modifier le code]

  • À Tlemcen, le , sept étudiants de l'École Préparatoire en Sciences et Techniques aux Grandes Écoles d'Ingénieur (CPGE) et une employée des œuvres sociales ont été tués lors d’une explosion de gaz qui a soufflé littéralement le restaurant de la cité universitaire Bekhti-Abdelmadjid, située au centre-ville de Tlemcen, au moment où ils étaient attablés pour le dîner, à 19h40. L’accumulation de gaz au niveau du vide sanitaire situé près de la cuisine serait à l’origine de la très forte déflagration entendue d’ailleurs à plusieurs kilomètres à la ronde, provoquant l’effondrement total de l’édifice qui a enseveli les malheureux étudiants et la travailleuse affectée à la cuisine. Même les poutres et les murs des installations annexes ont été fissurés, ce qui démontre que l’explosion a été très forte, endommageant de nombreux équipements.Les étudiants, ayant senti l'odeur du gaz 15 jours avant la catastrophe, dénoncent un laisser-aller total de la part de la direction qui a été avertie[1],[2].

En Angleterre[modifier | modifier le code]

  • À Londres, en 1865, l'explosion du gazomètre de l'usine de Three Elms fit douze morts et de nombreux blessés, firent pour la première fois douter la population de la sécurité des installations du gaz d'éclairage tout récemment inventé[3].

En Autriche[modifier | modifier le code]

Après l'incendie du Ringtheater (en) le

En Belgique[modifier | modifier le code]

  • À Theux, le , du gaz accumulé aux environs de l'agence de la banque BBL explose et tue deux pompiers volontaires chargés de faire évacuer le quartier.
  • À Liège, le , une explosion rue Léopold, en plein centre ville, provoque la mort de 14 personnes. Le quartier entier est évacué pendant plus d'une semaine.

En France[modifier | modifier le code]

  • À Opéra de Nice en 1881, le gaz d'éclairage met le feu au décor. L'Opéra est entièrement détruit. Dans la panique, deux cents personnes meurent asphyxiées, brûlées ou étouffées. Après la catastrophe, les lampes à huiles feront leur retour dans certaines salles de spectacle[3].
  • À Marseille, le 5 février 1985, au carrefour des boulevards Périer et Michelet, une explosion de gaz provoque la mort de 6 personnes, dont 1 marin pompier, le quartier maître Repetto, et un policier, le brigadier Ferrante et en blesse 38 dont 18 marins pompiers[4].
  • À Villeurbanne, le 5 avril 2001, au no 1 de la rue Jubin, une importante fuite de gaz émanant d'une blanchisserie provoque une explosion alors que les services de secours sont sur les lieux. Un policier (Guillaume Viscaino) et un sapeur-pompier (Bernard Pauletto) trouvent la mort[5].
  • À Lyon, le 28 février 2008, au 117-119 Cours Lafayette, une entreprise procède au remplacement de canalisations d'eau. Une conduite de gaz est arrachée par erreur, la fuite est importante, le quartier est bouclé. À 12h15, l'explosion retentit et fait un mort chez les sapeurs-pompiers (Stéphane Abbes), un technicien GrDF est grièvement blessé, une quarantaine de riverains sont légèrement blessés.

En Espagne[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

En Géorgie[modifier | modifier le code]

  • le 2 décembre 1984, un immeuble de neuf étages à Tbilissi, en Géorgie et qui a tué au moins 100 personnes[6].

Au Japon[modifier | modifier le code]

  • Le 8 avril 1970, suite à une explosion de gaz qui s'est produite dans la station Tenjinbashisuji 6-chōme en construction pour le prolongement de la ligne de métro Tanimachi, Kita-ku, (anciennement district Oyodo) Osaka, au Japon, 79 personnes sont mortes, 420 blessées. Destruction de 26 maisons, dégâts à 336 maisons à proximité : portes ou fenêtres de verre brisées par l'explosion[7].

En Corée du Sud[modifier | modifier le code]

Explosion au gaz das Kaosiung, Taïwan, 31 juillet 2014
  • Le , ligne de métro Daegu 1 Chapitre intervalle de gamme 1-2 est une explosion s'est produite sur les sites de construction. L'accident a causé la zone de l'accident dans le sud-ouest point de Daegu Department Store Merchant injection de nouveaux sites de construction pour percer un trou de 75 mm de forage 31 exercices par erreur par le gazoduc de la ville à travers les trous par poinçonnage de la fuite de gaz, près de drain à travers une construction du métro Site été introduit dans l'explosion par un incendie d'origine inconnue est le seul à acheter. De 50 m avec une explosion de feu explosé et tué 101 personnes, comprend 42 Dalseo lycéens Sangindong, 202 personnes ont été blessées dans Sangindong, Daegu, Corée du Sud[6].

À Taïwan[modifier | modifier le code]

  • Le , une série d'explosions de gaz a eu lieu dans les districts Cianjhen et Lingya de Kaohsiung, à Taïwan, à la suite des rapports de fuites de gaz plus tôt ce soir-là. 30 personnes ont été tuées et 309 autres ont été blessées[8]'[9].

Explosions mémorables de gazoducs[modifier | modifier le code]

Des explosions, spectaculaires mais généralement moins meurtrières car situées plus loin des zones fortement habitées, surviennent également sur les canalisations de transport de gaz naturel à haute pression.

En Allemagne[modifier | modifier le code]

En Belgique[modifier | modifier le code]

Le gazoduc qui relie le port belge de Zeebruges à la France est géré par le transporteur Fluxys. Une usine Diamant Boart située à proximité était en construction au moment de l'accident. La responsabilité de ces deux sociétés est finalement reconnue par la justice belge[11].
Un monument est élevé sur le site même de la catastrophe, en hommage au 24 victimes décédées.
Article détaillé : Explosion de gaz de Ghislenghien.

Au Canada[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Lors de l'enquête, PG&E la société exploitante de la canalisation, n'est pas capable de fournir à la California Public Utilities Commission les documents établissant la pression limite d'exploitation de certains de ses ouvrages. Il apparaît également que le tronçon de canalisation entre Milpitas et San Francisco a connu 26 fuites entre 1951 et 2009, dont certaines sans cause identifiée.
Des épreuves hydrauliques ultérieures sur cette même canalisation mettent en évidence une microfuite et conduisent à un nouvel éclatement du tube[13],[14],[15],[16],[17].
  • Le , un gazoduc de la société Kinder Morgan explose et s'enflamme à Borger au Texas. Une habitation est évacuée mais aucun dommage sérieux ni aucune victime ne sont recensés[18].

En France[modifier | modifier le code]

En Malaisie[modifier | modifier le code]

  • Le vers 2 heures du matin, un gazoduc de la compagnie nationale Petronas explose dans l'État de Sarawak entre les villes de Lawas et de Long Sukang, entraînant l'évacuation des villages situés à proximité du lieu de l'accident[21].

Au Mexique[modifier | modifier le code]

  • Le , un gazoduc explose et s'enflamme, tuant 52 personnes dans la colonia Benito Juarez, dans l'État du Tabasco et en blessant 11 autres. L'explosion crée un cratère de 100 mètres de large et de plus de 6 mètres de profondeur[22].

En Russie[modifier | modifier le code]

  • Le à 01h15 (heure locale), une fuite survenant sur une canalisation de GPL[23] créa un nuage hautement inflammable qui prit feu au contact avec les étincelles créées par le passage de deux trains de passagers se croisant sur une ligne de la Compagnie des chemins de fer de Kouïbychev, à près de 50 kilomètres de la ville d'Oufa, en Union soviétique[23].
Les deux trains transportaient de nombreux enfants, l'un revenant de vacances sur la mer Noire, l'autre s'y rendant[24]. Des estimations quant à la puissance de l'explosion oscillent entre 250 et 300 tonnes[25] et jusqu'à 10 000 tonnes d'équivalent TNT[23]. L'onde de choc fit éclater des fenêtres jusqu'à 13 km de là, dans la ville d'Acha. Selon les chiffres officiels, 575 personnes périrent et plus de 800 furent blessées[23],[26].
Il s'agit de l'accident ferroviaire le plus meurtrier de l'histoire soviétique[23].
Article détaillé : Catastrophe ferroviaire d'Oufa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. dna-algerie.com 7 morts à Tlemcen : des étudiants ont signalé une fuite de gaz 15 jours avant l'explosion.
  2. liberte-algerie.com 6 étudiants et une employée tués dans une explosion de gaz : l'université de Tlemcen en deuil.
  3. a et b "Gaz, gazomètres, expertises et controverses. Londres, Paris, 815-1860. Par Jean Baptiste Fressoz sur le site harvard.academia.edu
  4. Page dédiée sur le site des policiers français morts en service commandé: http://policehommage.blogspot.fr/1984/02/francois-ferrante-csp-marseille-13.html
  5. Page dédiée sur le site des policiers français morts en service commandé: http://policehommage.blogspot.fr/2001/10/guillaume-viscaino-csp-lyon-69.html
  6. a et b [citation nécessaire]
  7. (en) Article consacré à l'explosion au gaz lors de la construction du prolongement de la ligne Tanimachi, par Hideo Kogayashi
  8. 年臺灣高雄氣爆事故 (zh) (chinois)
  9. Explosions de gaz à Kaohsiung en 2014 (en)
  10. (en) iab-atex.nl HInt Dossier : Gas Pipeline Explosion at Ghislenghien, Belgium
  11. lesoir.be Ghislenghien : Diamant Boart et Fluxys coupables.
  12. (en) newsreview.com TransCanada pipeline explosion
  13. Jeran Wittenstein, « Gas Explosion Engulfs Houses in San Francisco suburb of San Bruno », Bloomberg.com,‎ (lire en ligne)
  14. « San Bruno explosion and fire kills 4, destroys 38 homes », Mercurynews.com,‎ (consulté le 2 avril 2013)
  15. Katie Worth, « PG&E threatened with fines of $1 million for pipeline data | Katie Worth | Bay Area | San Francisco Examiner », Sfexaminer.com (consulté le 2 avril 2013)
  16. Jaxon Van Derbeken, « PG&E knew of many leaks in San Bruno pipeline », The San Francisco Chronicle,‎ (lire en ligne)
  17. « Pacific Gas & Electric Pipeline Bursts During Test, Closing Freeway », Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  18. (en) newschannel10.com Natural gas pipeline fire near Borger extinguished.
  19. « Audition conjointe de représentants de la Fédération Nationale des Mines et de l'Energie - CGT (FNME-CGT) », sur assemblee-nationale.fr Extrait du procès-verbal de la séance du mardi 15 janvier 2002 (consulté le 16 juin 2015)
  20. Michel Descazeaux, « La sécurité industrielle du gaz », sur preventique.org (consulté le 16 juin 2015)
  21. (en) thestar.com.my Blast rips Sabah-Sarawak gas pipeline.
  22. (en) The Telegraph Pipeline explosion in Mexico kills 52
  23. a, b, c, d et e (en) « Russia remembers 1989 Ufa train disaster », RIA Novosti,‎ (consulté le 15 juin 2015)
  24. (en) Bill Keller, « 500 on 2 Trains Reported Killed By Soviet Gas Pipeline Explosion », New York Times,‎ (consulté le 18 septembre 2011)
  25. (ru) « Железнодорожные катастрофы на территории России », Vesti,‎ (consulté le 18 septembre 2011)
  26. (en) Toll up to 645 in Soviet train blast, Chicago Sun-Times (26 juillet 1989)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]