Corcondray

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Corcondray
Corcondray
Ancienne tour du château de Corcondray.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Saint-Vit
Intercommunalité Communauté de communes du Val Marnaysien
Maire
Mandat
Daniel Pouret
2014-2020
Code postal 25410
Code commune 25164
Démographie
Population
municipale
144 hab. (2016 en augmentation de 10,77 % par rapport à 2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 53″ nord, 5° 49′ 35″ est
Altitude Min. 214 m
Max. 298 m
Superficie 5,38 km2
Localisation

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Corcondray est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Corcelles-Ferrières Lavernay Villers-Buzon Rose des vents
N
O    Corcondray    E
S
Ferrières-les-Bois Saint-Vit Pouilley-Français

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu a été désigné comme Corgundrayo, Corcondre en 1230 ; Corcondray en 1245 ; Corcundray en 1313 ; Corcondray depuis la fin du XIVe siècle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1366 un traité est signé entre la Comtesse de Bourgogne et les Grandes Compagnies, en présence d'Arnaud de Cervole, et dont les troupes ravageaient la région et qui devaient quitter la Comté sous cinq jours moyennant le paiement de milliers de florins[réf. nécessaire].

Au début du XIVe siècle, avec Jean de Corcondray, écolâtre, puis doyen du chapitre métropolitain pendant 30 ans, savant reconnu à son époque, la seigneurie de Corcondray est très importante[réf. nécessaire].

Ce site castral a été ruiné par les troupes de Louis XI.

En 1584, il était réduit à être utilisé comme poulailler !

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Besançon du département du Doubs. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la première circonscription du Doubs.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Audeux [2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Saint-Vit.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes du val Saint-Vitois, créée fin 2001.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), le préfet du Doubs a arrêté le nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit notamment l'éclatement de cette communauté de communes et le rattachement de certaines de ses communes à la communauté de communes du Val marnaysien, d'autres à Grand Besançon Métropole, et deux, enfin, à la communauté de communes Loue-Lison[3]

C'est ainsi que la commune est membre depuis le de la communauté de communes du Val marnaysien.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 9 décembre 2016)
Daniel Pouret DVG Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 144 habitants[Note 1], en augmentation de 10,77 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
180220267204219235221198198
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
177169179159183151153139128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13213310410211611911810397
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
96102108118127130120130144
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une première enceinte protégée par un fossé enserrait une basse-cour et était située à l'avant du château à proprement parlé. Le château était constitué d'une enceinte dominée par une haute tour de quatre étages, constituant le donjon. Ce dernier commandait l'unique accès à la forteresse constitué d'une belle et grande porte ceintrée.

  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille dite "de Corcondray" est issue des sires et seigneurs de Montferrand-le-Château. Ils portaient comme armes : d'azur au lion d'or couronné de même[8].

  • Fromond de Montferrand, dit « Fromond de Cicon », chevalier, fils de Jean de Montferrand et de N... de La Tour. Il reçoit la seigneurie de Corcondray dont il prend le nom[8].
    Son épouse est inconnue, il a comme fils Guillaume, qui suit.
  • Renaud de Corcondray, (? - 20 octobre 1315), seigneur de Corcondray et d'Avanne, chevalier. Il choisit sa sépulture dans le chœur de l'église des Frères Mineurs de Besançon. Il désigne son fils Jean comme héritier et ordonne que si son deuxième enfant, dont Jeanne de Rougemont son épouse était enceinte, est un garçon, il soit religieux. Il place ses enfants sous la tutelle d'Eudes, sire de Montferrand et de son frère Jean et confie leurs biens à la garde d'Hugues Ier de Chalon-Arlay et de Jean de Montfaucond. Il nomme Aymé d'Avanne, damoiseau, capitaine du château d'Avanne ; il oblige les habitants de Pouilley et de Dannemarie de faire le guet et la garde au château de Corcondray, il fonde une chapelle dans ce même fort et construit des fours et un hospice dans cette ville. Il lègue à Poincard, son frère, sa maison située à Besançon ainsi que des terre à Pouilley[8].
    Il épouse Jeanne, (? - octobre 1315), fille d'Humbert IV de Rougemont et d'Agnès de Durnes, de qui il a comme enfants :
    • Jean qui suit,
    • Jean, dit le jeune, chanoine de Besançon,
    • Étiennette, elle épouse en 1388 Guillaume II d'Etrabonne, (? - 1361/66).
  • Jean de Corcondray, seigneur de Corcondray et d'Avanne[8].
    Il épouse en 1335 Jeanne, fille de Jacques d'Arguel et de Marguerite de Belvoir, de qui il a comme enfants :
  • Fromond,
  • Jean,
  • Clémence, elle épouse N... de Fraisans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, Besançon, Jean-Antoine Vieille, (lire en ligne), p. 288 à 299
  • Louis Borne. Les sires de Montferrand, Thoraise, Torpes, Corcondray, aux XIIIe, XIVe et XVe siècles. Essai de généalogie et d'histoire d'une famille féodale franc-comtoise. Besançon, impr. Jacques et Demontrond, 1924.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, Besançon, Cêtre,
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Arrêté du 29 mars 2016 du Préfet du Doubs arrêtant le schéma départemental de coopération intercommunale du Doubs », Recueil des actes administratifs de la préfecture du Doubs, vol. numéro=25-2016-013,‎ , p. 44 (lire en ligne [PDF], consulté le 2 juillet 2018).
  4. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Daniel Pouret rempile », L'Est républicain,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2018) « Pas de surprise à Corcondray, petit village de 131 habitants, où Daniel Pouret a été réélu à l’unanimité pour un troisième mandat à la tête de la commune ».
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. a b c d et e histoire généalogique des sires de Salins, document mentionnée en bibliographie
  9. « de Corcondray », Base de données généalogique Roglo (consulté le 2 juillet 2018).