Chef-Boutonne

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Chef-Boutonne
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Chef-Boutonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Melle
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur du Poitou
Maire
Mandat
Fabrice Michelet
2014-2020
Code postal 79110
Code commune 79083
Démographie
Population
municipale
2 137 hab. (2015 en augmentation de 0,52 % par rapport à 2010)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 38″ nord, 0° 04′ 06″ ouest
Altitude Min. 71 m
Max. 146 m
Superficie 19,81 km2
Localisation

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Chef-Boutonne est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chef-Boutonne est située au sud du département des Deux-Sèvres à 80 km de Poitiers, 100 km de La Rochelle, 40 km de Niort et à 60 km d’Angoulême, dans une région de plaine qui correspond au Mellois.

L'altitude s'élève de 72 m au bord de la Boutonne en aval de Lusseau à 140 m au Maboué[1].

Du bocage subsiste principalement au sud de la commune, les champs ouverts dominent au nord sur un relief entrecoupé par des vallées sèches[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à la rivière la Boutonne, qui prend sa source au cœur de la ville, sous le lavoir de la rue de la Fontaine, d'où le nom de chef pour la tête de la Boutonne.

En poitevin, son nom est Ch' Boutoune [ʃˀ butu:n][2],[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chef-Boutonne est un chef-lieu de canton peu connu si ce n'est par la célébrité nationale de deux personnages : Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, défenseur malheureux de Louis XVI, et plus près de nous, Jean-François Cail, qui fut, au XIXe siècle, l'équivalent de ce que représentent actuellement les industriels Dassault ou Bouygues. Le premier a laissé son nom à la place créée sur les ruines de l'ancien château féodal, au lieu-dit la Plaine, le second à la principale place au centre du bourg.

Carte du Sud-Est des Deux-Sèvres à l'époque gallo-romaine d'après la toponymie et l'archéologie.

Javarzay, dont le nom est d'origine gallo-romaine, a constitué l'habitat principal à l'origine, on a retrouvé dans son sous-sol des vestiges antiques ; toutefois, les tumuli au Champ des Chirons (rue du Pont-Supérieur, fouillé par Henri Beauchet-Filleau) indique que Chef-Boutonne a pu exister dès cette époque[3],[4].

En 1061, Guillaume VIII d'Aquitaine partit du château fort de Chef-Boutonne pour attaquer Foulque le Réchin, comte d'Anjou, campé à La Bataille[3].

Il ne reste que quelques vestiges de l'ancien château fort de Chef-Boutonne, qui a été démoli au début de la Révolution, les deux dernières tours rasées en 1813 ; mais ce château fort paraît extrêmement imposant sur une gravure de Chastillon au XVIe siècle[4]. Le château de Javarzay construit vers 1513, 1514 est en partie conservé[3].

Le premier seigneur connu de Chef-Boutonne s'appelle Pons de Mortagne, époux de Claire de Lezay, vécut au XIVe siècle[4].

L'église paroissiale de Chef-Boutonne, Saint-Barnabé, a disparu au cours des guerres de religion, la chapelle du château accueillit une partie des fidèle puis, démolie en 1824, elle fut remplacée par l'église actuelle deux ans plus tard. La religion protestante calviniste, alias réformée, cessa d'être célébrée dans la commune en 1685[4]. L'église romane de Javarzay, bâtie au XIIe siècle, possédait 115 reliques. Elle fut en partie détruite en 1567, puis reconstruite au XVIe siècle.

Dans les registres paroissiaux de Javarzay, Chef-Boutonne est encore qualifié de hameau en 1674, pourtant elle atteint 1 280 habitants en 1714[3],[4]. Quant à Lussay, la population de la commune était de 165 habitants en 1793, 130 habitants en 1796 et 167 habitants en 1800[3].

Chef-Boutonne, Javarzay et Lussay formant chacune une paroisse, elles devinrent des communes distinctes en 1789. Dès 1790, la commune de Javarzay fut rattachée à Chef-Boutonne, Lussay en fit de même en 1829[3] ou 1830 [4].

En 1714, 12 foires se tenaient dans la ville. Une faïencerie, fondée vers 1778, fonctionna au moins jusqu'en 1810. La fabrication des textiles disparut au XIXe siècle. Un filature de Javarzay brûla en 1859. En 1800, il y avait sept tanneries, toutes avaient cessé leur activité cinquante ans plus tard[4].

La gare, dont le bâtiment subsiste, était desservie par deux lignes, actuellement disparues :

Riche d'une vie associative abondante et diversifiée, la commune connaît depuis quelques années le renom d'un tournoi international de tennis de table. En effet de nombreux joueurs classés dans le top 100 mondial y participent. La 9e édition d'un tel tournoi a eu lieu en 2011.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Fabrice Michelet DVD  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 2 137 habitants[Note 2], en augmentation de 0,52 % par rapport à 2010 (Deux-Sèvres : +1,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 529 1 422 1 614 1 933 2 079 2 260 2 366 2 296 2 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 232 2 341 2 401 2 311 2 346 2 273 2 504 2 211 2 139
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 102 2 104 2 170 2 005 2 036 2 029 2 157 2 088 2 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 150 2 218 2 394 2 387 2 288 2 218 2 193 2 126 2 137
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Stations de radio[modifier | modifier le code]

Chaînes de télévision[modifier | modifier le code]

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église romane Saint-Chartier, qui a fait partie de la première liste des bâtiments classés monuments historiques en 1840 ;
  • Le château de Javarzay (XVIe siècle), classé monument historique, et qui abrite le musée de la Coiffe ;
  • L'ancienne rue du château devenue avenue des fils Fouquaud qui rappelle qu'ils furent fusillés par les Allemands en 1944.
  • L'avenue Louis-Proust rappelle que ce jeune résistant fut fusillé à l'âge de seize ans et demi. Cette "avenue" part de l’ancienne place du Marché où il y eut des halles démolies en 1787.
  • À Chef-Boutonne les dénominations officielles ne font pas de différences entre une avenue et une rue. Ainsi l'avenue Louis-Proust est prolongée par une rue, celle de l'Hôtel-de-Ville et des Écoles, de même importance, de même largeur, dans le même alignement, formant une partie de ce qu'on appelle tout simplement et plus justement l'avenue de Javarzay et qui est une création intentionnelle en 1738.
  • La Croix Perrine : le nom de cette petite place existait déjà en 1654 et il a sans doute son origine dans l'aumônerie qu'il y avait autrefois. C'était un établissement charitable accueillant les mendiants, les pèlerins au cours de leurs pérégrinations, pourvu d'une chapelle pour prier, d'un cimetière et qui naturellement devait avoir une croix. Il fut supprimé sous Louis XIV en 1696.
  • La Grand'Maison attire l'attention par son architecture. Dans le fronton triangulaire qui est au-dessus de la porte on pouvait lire à l'intérieur du médaillon une inscription latine affirmant que "la crainte du Seigneur est le début de la sagesse". Elle est datée de 1567 et, comme les protestants aimaient graver des citations bibliques à l'entrée de leur demeure, on peut supposer que la "Grand'Maison" fut construite par un protestant en 1567.
  • La source de la Boutonne ;
  • L'écomusée de la Vestegaille[10].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison natale de Jean-François Cail.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux cinq tours de sable posées à plomb et ordonnées en chevron [11]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le patois de Chef-Boutonne est présenté dans l'article sur le poitevin.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Géoportail »
  2. Jules Gilléron et Édmond Édmont, Atlas linguistique de la France, Paris, Champion, 1902-1910, point 513
  3. a, b, c, d, e et f Raymond Proust (imprimeur : Pairault (Lezay)), Chef-Boutonne, notes d'histoire, 88 p.
  4. a, b, c, d, e, f et g Maurice Poignat, Le Pays Mellois. Histoire des communes des Deux-Sèvres, Niort, Editions du Terroir, , 425 p. (ISBN 2-903283-06-X (édité erroné), notice BnF no FRBNF34757011), p 161 à 175.
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2017.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Ecomusée de la Vestegaille », sur Ville de Chef-Boutonne (consulté le 8 février 2010)
  11. Gaso.fr.