Villemain (Deux-Sèvres)

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Villemain
Villemain (Deux-Sèvres)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Arrondissement de Niort
Canton Melle
Intercommunalité Communauté de communes Mellois en Poitou
Maire
Mandat
Jean Bertrand
2014-2020
Code postal 79110
Code commune 79349
Démographie
Population
municipale
155 hab. (2015 en diminution de 7,19 % par rapport à 2010)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 27″ nord, 0° 05′ 09″ ouest
Altitude Min. 93 m
Max. 148 m
Superficie 16,68 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villemain.fr

Villemain est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

ÉloignéE d’une quarantaine de kilomètres de la capitale deux-sévrienne, à l’extrême sud du département, la commune de Villemain appartient à une zone boisée, qui flirte davantage avec la Charente et la Charente-Maritime toutes proches, sur la partie la plus septentrionale du Bassin aquitain.

Ce petit territoire d’à peine 17 km2 s’insère entre la route départementale 173 qui mène de Loubillé à Couture-d’Argenson et la départementale 105 d’Aulnay-de-Saintonge à Chef-Boutonne. Il est également traversé de part en part par la route départementale 104 qui rejoint Couture-d’Argenson à Aubigné. Ainsi Villemain est à l’écart de toutes grandes routes nationales comme de toutes voies ferrées, à l’orée des forêts d’Aulnay et de Chef-Boutonne.

Sans être monotone, le relief de la commune n’oppose aucun obstacle majeur. Le territoire d’une altitude moyenne de 120 m s’abaisse doucement vers son centre où coule le ru du Guidier pour remontrer vers le sud-ouest à la limite de la Charente-Maritime.

Cette commune, comme beaucoup dans cette région, appartient à ces zones rurales en voie de désertification. Lors du recensement de 1999, Villemain comptait 171 habitants. À son apogée au milieu du XIXe siècle, elle en comptait le triple, 541 en 1856. Aujourd’hui la densité est tombée à 10 habitants au km² ce qui en fait une des communes les moins densément peuplées du département. Sa population se disperse entre le bourg éclaté et excentré à l'est et plusieurs gros villages ; Guidier et les fermes de la Portauderie et de la Bouteillerie au sud, Echorigné et la Caille à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villemain[1]
Aubigné Loubillé
Villemain[1]
Villiers-Couture
(Charente-Maritime)
Couture-d'Argenson

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciens vestiges répertoriés à Villemain datent de la période gallo-romaine. Des restes de la même époque ont été signalés également dans les communes proches, à Loubillé, Aubigné et Couture-d'Argenson. Cette présence romaine n'est pas surprenante dans cette région puisqu'elle est toute proche de la célèbre voie romaine Limonum (Poitiers) - Mediolanum (Saintes) qui passait par Rom, Brioux, Aulnay-de-Saintonge au nord et, on peut supposer que plusieurs chemins secondaires irradiaient la zone vers la Charente actuelle, traversant le sud du département des Deux-Sèvres.

À Villemain, la tradition orale garde le souvenir au lieu-dit La Billarderie, au sud du village de Guidier, de ruines gallo-romaines qui, d'après l'historien local Marcel Daniaud, émergeaient encore dans les mers de garouils (maïs)au XIXe siècle. Sur le marchais d'Echorigné, lors d'une période de sécheresse, vers 1854, des pierres taillées et sculptées ont été dégagées. La rumeur a voulu y voir les éléments d'une villa gallo-romaine, sans possibilité de vérification, car ces découvertes n'ont jamais fait l'objet d'observations et de publications officielles et scientifiques. Par contre la toponymie peut être un bon indicateur de romanité. Ainsi Echorigné serait l'ancienne Scauriniacum ou villa scaurinii. Ce village se serait donc développé à partir du domaine agricole de Scaurinius, un riche propriétaire terrien de l'époque gallo-romaine.

Aux IVe et Ve siècles, l'Empire romain succombe aux invasions germaniques et en 418, le territoire du Poitou est confié par traité aux Wisigoths. Un siècle plus tard en 507, Clovis l'emporte sur Alaric II et fait passer le Poitou dans le royaume des Francs. C'est l'époque mérovingienne. Ces vicissitudes politiques, qui ont engendré guerres et destructions, n'ont pas fondamentalement changé la vie de la population et le peuplement, sur fond gallo-romain, s'est maintenu à Villemain, comme l'atteste la découverte fortuite en 1863 d'une nécropole mérovingienne.

En tout 25 fosses furent ouvertes et fouillées par Henri Beauchet-Filleau de Chef-Boutonne dans un champ près de Guidier : le Chiron-de-l'Ardoise. Onze ne contenaient que des ossements qui se sont vite effrités. Trois sarcophages contenaient du mobilier, des fragments de verre, quelques traces de charbon, des morceaux de tuiles rouges. Certaines de ces tombes contenaient également des plaques, boucles, fibules.

Mais la sépulture la plus importante fut dégagée par l'un des ouvriers, le 10 septembre 1863. Il s'agissait d'un sarcophage de pierre de dimensions exceptionnelles. Une fois le couvercle retiré, le squelette découvert était celui d'un homme d'une stature au-dessus de l'ordinaire qui mesurait 1,90 m. Le sarcophage d'1,78 m avait même été scié pour pouvoir y déposer sans mutilation le cadavre du défunt. M. Giraud, médecin de Chef-Boutonne avait identifié quatre fractures à la partie supérieure du crâne qui pouvaient être le résultat d'un coup violent asséné par une massue ou une francisque et la cause vraisemblable du décès. Il s'agissait certainement d'un guerrier franc, d'un chef, comme le prouvent les éléments trouvés auprès de lui. Une petite fibule en cuivre fabriquée au Ier siècle (réemployée ?) était encore posée sur sa poitrine. Furent également découverts près du corps des terminaisons de ceinturion, une petite boucle, un glaive à sa droite et à gauche une large et forte lame d'un scramasaxe.

De la nécropole mérovingienne avait été retirée également une bague féminine portant le monogramme énigmatique de VIRIA.

Tout ce mobilier, difficile à identifier, était en très mauvais état de conservation mais il permit néanmoins de dater la nécropole, certainement du VIIe ou VIIIe. En 1968, des sarcophages de la même époque furent également découverts dans les sablières d'Echorigné.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2008 René Vezinat    
mars 2008   Paul Georgelet[2]    
         

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2015, la commune comptait 155 habitants[Note 1], en diminution de 7,19 % par rapport à 2010 (Deux-Sèvres : +1,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
394430418484532522526539540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
541507475443448470447433414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
395364399394366374380328346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
326291241238208171174174159
2015 - - - - - - - -
155--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au milieu de la forêt, les hommes ont fait naître leurs habitations en calcaire. De l’écru presque blanc pour les murs abrités des intempéries au gris ardoisé, les pierres donnent aux villages une atmosphère chaleureuse et lumineuse comme en Charente ou en Saintonge. La pierre était trouvée dans les champs ou tirée de petites carrières, en forêt ou près des hameaux. À Echorigné, le champ des « pierrères », aujourd’hui loti, la « pierrère à David », à la Caille, La « perrère », à Villemain, signalent ces lieux d’extraction. Une fois taillée, cette pierre qui fait la fraîcheur l’été et garde hommes et bêtes au chaud l’hiver sert à la construction des bâtiments de ferme mais est aussi utilisée comme clôtures pour délimiter « ouches » et jardins. Les villages sont traditionnellement composés de fermes à cour fermée. Les bâtiments joints bordent sur quatre côtés une cour centrale. La maison d’habitation, orientée au midi est perpendiculaire ou fait face à l’entrée, encadrée par deux piliers massifs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Daniaud, L'histoire de nos villages, Couture d'Argenson, Salignac et leurs environs, imp. J.Romain, Chef-Boutonne, 1902, 239 p.
  • Jean Hiernard et Dominique Simon-Hiernard, Carte archéologique de la Gaule, les Deux-Sevres, Académie des Inscriptions et Belles-Letrres, Ministère de la Culture, Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, 1996, 400 pages.
  • Dominique Lenne-Fournier, Une commune sans histoires, 3 fascicules, 2012, (disponible en mairie de Villemain)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.