Saint-Romans-lès-Melle

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Saint-Romans-lès-Melle
Vue extérieure (le lavoir, l'église, l'ancien cimetière).
Vue extérieure (le lavoir, l'église, l'ancien cimetière).
Blason de Saint-Romans-lès-Melle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Melle
Intercommunalité Communauté de communes du Mellois
Maire
Mandat
Jérôme Peltier
2014-2020
Code postal 79500
Code commune 79295
Démographie
Population
municipale
723 hab. (2014)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 33″ nord, 0° 11′ 23″ ouest
Altitude Min. 63 m
Max. 124 m
Superficie 8,91 km2
Localisation

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Saint-Romans-lès-Melle est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Romans est située à environ 30 kilomètres de Niort, préfecture des Deux Sevres.

Vallonné, le village est jalonné de différents lavoirs restaurés alimentés par la Béronne.

Lavoir de la fontaine de Font Maye.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant d'être attribuée au siège royal de Melle, Saint-Romans-lès-Melle faisait partie de la châtellenie de Lusignan et était de son ressort. La localité dépendait de l'élection de Saint-Maixent. En 1103, à son retour de la croisade, Guillaume IX, comte de Poitiers, concéda à l'abbé de Saint-Maixent la redevance qui lui était due à Saint-Romans-lès-Melle.

Geoffroy Thébaud, l'un de ses plus anciens seigneurs connus, décéda avant 1366. Après lui vinrent Aimery Rechin, son gendre, les de Prahec (vers 1363), les de Poix — sous lesquels, en faveur de Jeanne de Poix, le château fut érigé en baronnie par Henri IV — les Girard (à partir de 1594), les Fouquet de la Varenne, les Brandelis de Champagne. En 1732, Marie de Champagne épousa César Gabriel de Choiseul-Praslin, duc de Choiseul-Praslin, cousin du ministre de Louis XV, qui fut ministre des Affaires étrangères puis de la Marine.

Au début de la Révolution, un, Antoine-César de Choiseul-Praslin (1756-1808), fut élu en 1789 délégué suppléant de la noblesse aux États généraux pour la sénéchaussée du Maine. Il y siégea le 20 août, prêta le serment civique, fut promu maréchal de camp en 1791, n'émigra pas, mais fut arrêté comme suspect en 1793, emprisonné et libéré le 9 thermidor. Bonaparte le nomma sénateur et le fit commandeur de la Légion d'honneur.

Il vendit son domaine de Saint-Romans à Pierre Andrault, ancien président du district de Melle, l'un des plus riches propriétaires (sa fortune était évaluée à plus d'un million en immeubles), qui fut député des Deux-Sèvres de novembre 1820 à mai 1822. Après lui, sa fille, Mme Belleroche, Mme Main de Boissière, Mme Rabany, furent propriétaires du logis de Saint-Romans, actuellement encore aux mains de leurs descendants.

Érigé en baronnie par Henri IV en 1607, le domaine de Saint-Romans était fort important.

En 1698, le revenu de la seigneurie s'élevait à 8000 livres, soit le double de celui des fiefs de Melzear et de Saint-Léger. Construit au XVe siècle, le logis de Saint-Romans a subi, au fil des ans, diverses transformations. L'une de ses tours a été démolie, mais l'autre, côté jardin, a été conservée. Elle est surmontée de créneaux en partie refaits. Le blason des de Poix, surmontant jadis la porte de la tour disparue, a été réemployé lorsque le logis a été doté d'une aile supplémentaire. Il est doté d’une cheminée monumentale aux armes de la même famille.

Huit et même neuf importantes foires annuelles se tinrent longtemps à Saint-Romans qui possédait des halles, données au début XIXe siècle par le duc de Choiseul-Praslin, dernier seigneur de la commune. Il s'y effectuait de nombreuses transactions sur les mulets et les mules.

Un temple fut inauguré en 1846 et y recevait les protestants de Brioux, Périgné, Mazières-sur-Béronne et Paizay-le-Tort.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à la croix latine alésée d’argent, accompagnée en pointe de trois coquilles du même ordonnées 2.1[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La vallée de la Béronne, au pied d'Etrochon, un matin de novembre 2006.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  décembre 1872 Pierre Ernest Chabot    
février 1873   Pierre Foucher    
    Déchaine François    
mars 2001 2002 Martine Chard-Hutchinson    
2002 2008 Robert Barreaud    
mars 2008   Jérôme Peltier[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
605 504 606 650 770 774 799 870 940
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
917 881 808 828 831 801 751 776 812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
760 797 748 625 626 592 583 597 614
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
607 621 551 645 620 638 660 713 723
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaso.fr
  2. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .