Jean-François Cail

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Jean-François Cail
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Portrait de Jean-François Cail

Naissance
Chef-Boutonne
Décès
aux Plants, près de Ruffec
Profession
entrepreneur
Distinctions
Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur Red ribbon bar - general use.svg

Compléments

Pionnier français des chemins de fer, constructeur de locomotives

Jean-François Cail est un entrepreneur industriel, constructeur mécanicien français, né le à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres) et mort le aux Plants, près de Ruffec (Charente).

Société Cail[modifier | modifier le code]

Installée à Chaillot, puis à Grenelle[1], la maison Cail construisit des locomotives à partir de 1844 dont les célèbres locomotives de vitesse Crampton, qui plus tard furent surnommées les TGV du XIXe siècle, car elles roulaient à 120 km/h, dès 1862.

Elle fut aussi active dans la construction métallique (viaduc des Fades, pont de fer de Moulins) et l'industrie agricole sucrière près de Ruffec ou à la ferme de la Briche, sur Rillé et les communes limitrophes d'Indre-et-Loire.

Elle fusionna avec la société Fives-Lille.
On lui doit aussi la mise au point et la construction du premier distillateur à plateau capable de produire de l'éthanol pur : Le distillateur Adam-Derosne et Cail. Cet appareil fut ensuite supplanté par le distillateur Savalle qui pouvait fonctionner en continu.

Chronologie industrielle[modifier | modifier le code]

Plaque de constructeur du tender 23 A 168 attelé à la locomotive 230 D 116.

Locomotives préservées[modifier | modifier le code]

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

  • Son nom est inscrit sur la tour Eiffel.
  • Jean-François Cail a légué son nom à la rue Cail à Paris dans le Xe. La rue est bordée d'immeubles qu'il a construits afin de loger les ouvriers de chemin de fer de la Gare du Nord toute proche.
  • La place centrale et le lycée professionnel de Chef-Boutonne portent son nom.
  • L'allée où est situé son monumental tombeau au Cimetière du Père-Lachaise porte son nom.
  • La principale artère de la zone industrielle Sébastopol à Luçon porte son nom, J.F.Cail ayant travaillé à Luçon dans ses toutes premières années.

Vie privée[modifier | modifier le code]

La mairie du 8e arrondissement de Paris a été son hôtel particulier dans la seconde moitié de sa vie. (voir Hôtel Cail).

Son fils sera également industriel, dans les Deux-Sèvres où il initiera une activité de production d'alcool de betterave, qui est à l'origine du site de l'usine Rhodia de Melle, devenue second employeur industriel du département.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les usines Cail à Grenelle. Résumé d'un article de Michel Debonne in Bull. Soc. hist. & arch. du XVe arrondt de Paris – No 13 & 14".
  2. « Décret de nomination », sur Base Léonore du ministère de la Culture (consulté le 10 décembre 2015).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Thomas, Jean-François Cail, un acteur majeur de la première révolution industrielle, Éditions de l'association CAIL = Comité Autour d'un Inventeur Local, 2004. [PDF] [lire en ligne] Extraits sur le site Découverte.inventaire.poitou.charentes.fr.
  • Jacques-Marie Vaslin, L'irrésistible ascension de Jean-François Cail, Le Monde, 21 septembre 2010, p. 2 du supplément Économie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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