Jean-François Cail

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Jean-François Cail
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Portrait de Jean-François Cail

Naissance
Chef-Boutonne
Décès (à 67 ans)
La Faye (domaine des Plans)
Profession
entrepreneur
Distinctions
Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur Red ribbon bar - general use.svg

Compléments

Pionnier français des chemins de fer, constructeur de locomotives

Jean-François Cail est un entrepreneur industriel, constructeur mécanicien français, né le à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres) et mort le au domaine des Plants (ou Plans) à La Faye en Charente.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-François Cail nait le (18 pluviôse an XII) dans une petite maison donnant sur une venelle reliant le vieux Chef-Boutonne au château de Malesherbes, dans le département des Deux-Sèvres. C'est le troisième enfant d'une fratrie qui ira jusqu'à huit. Ses parents sont Charles Cail (1777-1854) et Marie Pinpin (1777-1839)[1] qui se sont marié le (10 nivôse an 7) alors qu'ils avaient vingt-et-un ans tout les deux. Son père est charron et également sacristain[2],.

Société Cail[modifier | modifier le code]

Installée à Chaillot, puis à Grenelle[3], la maison Cail construisit des locomotives à partir de 1844 dont les célèbres locomotives de vitesse Crampton, qui plus tard furent surnommées les TGV du XIXe siècle, car elles roulaient à 120 km/h, dès 1862.

Elle fut aussi active dans la construction métallique (viaduc des Fades, pont de fer de Moulins) et l'industrie agricole sucrière près de Ruffec ou à la ferme de la Briche, sur Rillé et les communes limitrophes d'Indre-et-Loire.

Elle fusionna avec la société Fives-Lille.
On lui doit aussi la mise au point et la construction du premier distillateur à plateau capable de produire de l'éthanol pur : Le distillateur Adam-Derosne et Cail. Cet appareil fut ensuite supplanté par le distillateur Savalle qui pouvait fonctionner en continu.

Chronologie industrielle[modifier | modifier le code]

Plaque de constructeur du tender 23 A 168 attelé à la locomotive 230 D 116.

Locomotives préservées[modifier | modifier le code]

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

  • Son nom est inscrit sur la tour Eiffel.
  • Jean-François Cail a légué son nom à la rue Cail à Paris dans le Xe. La rue est bordée d'immeubles qu'il a construits afin de loger les ouvriers de chemin de fer de la Gare du Nord toute proche.
  • La place centrale et le lycée professionnel de Chef-Boutonne portent son nom.
  • L'allée où est situé son monumental tombeau au Cimetière du Père-Lachaise porte son nom.
  • La principale artère de la zone industrielle Sébastopol à Luçon porte son nom, J.F.Cail ayant travaillé à Luçon dans ses toutes premières années.

Jean-François Cail dans la littérature française[modifier | modifier le code]

Jules Verne mentionne les entreprises de Jean-François Cail dans plusieurs de ses romans, comme Vingt mille lieues sous les mers[Note 1], Le Chancellor[Note 2] ou Sans dessus dessous[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

La mairie du 8e arrondissement de Paris a été son hôtel particulier dans la seconde moitié de sa vie. (voir Hôtel Cail).

Son fils sera également industriel, dans les Deux-Sèvres où il initiera une activité de production d'alcool de betterave, qui est à l'origine du site de l'usine Rhodia de Melle, devenue second employeur industriel du département.

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Publications[modifier | modifier le code]

  • Terre de la Briche : propriété de M.J. F. Cail / Exposition universelle de 1867, Paris, librairie agricole de la Maison rustique, , 33 (+ pl.) p. (lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'entreprise Cail et Cie a fabriqué les réservoirs du Nautilus[5].
  2. Des moulins à force centrifuge produits par Cail équipent une usine hydraulique en Caroline du Sud[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Surville, « Jean-François Cail (généalogie de François de Surville) », sur http://gw.geneanet.org/ (consulté le 2 avril 2016).
  2. « Cail Jean François (1804-1871) : 69eme division (V, 4) », sur Amis et passionnés du Père-Lachaise,‎ (consulté le 2 avril 2016).
  3. Les usines Cail à Grenelle. Résumé d'un article de Michel Debonne in Bull. Soc. hist. & arch. du XVe arrondt de Paris – No 13 & 14".
  4. « Décret de nomination », sur Base Léonore du ministère de la Culture (consulté le 10 décembre 2015).
  5. Jules Verne, Vingt mille lieues sous les mers, Le Livre de poche - Hachette, , « XIII », p. 135.
  6. Jules Verne, Le Chancellor, Toulouse, Petite Bibliothèque Ombres, , « IV », p. 22.
  7. Jules Verne, Sans dessus dessous, Grama, , p. 94.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Thomas, Jean-François Cail : Un acteur majeur de la première révolution industrielle, Association CAIL, , 335 p. (ISBN 978-2952207003), (présentation de l'ouvrage dans les dossiers documentaires de l'espace pédagogique du patrimoine industriel de Poitou-Charente : L'ascension sociale et Les activités industrielles),
  • Jacques-Marie Vaslin (maître de conférences à l'IAE d'Amiens), « L'irrésistible ascension de Jean-François Cai », Le Monde, no supplément Économie,‎ , p. 2 (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]