Celles-sur-Belle

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Celles-sur-Belle
L'abbaye royale Notre-Dame.
L'abbaye royale Notre-Dame.
Blason de Celles-sur-Belle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Celles-sur-Belle
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté cantonale de Celles-sur-Belle
Maire
Mandat
Jean-Marie Roy
2014-2020
Code postal 79370
Code commune 79061
Démographie
Gentilé Celloise, Cellois
Population
municipale
3 726 hab. (2014)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 46″ nord, 0° 12′ 36″ ouest
Altitude Min. 60 m
Max. 162 m
Superficie 37,24 km2
Localisation

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Celles-sur-Belle est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Celloises et Cellois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve entre Niort et Melle dans le département des Deux-Sèvres, au sein du Pays Mellois, dont elle est devenue la commune la plus peuplée depuis 2009, devançant Melle. Toutefois le bourg de Celles reste modeste avec environ 1600 habitants, et a gardé notamment depuis la construction de la déviation son aspect de petit village tranquille.

Elle est située sur l'un des chemins de Compostelle, entre Poitiers et Bordeaux : la via Turonensis.

Transports[modifier | modifier le code]

Celles-sur-Belle est située sur l'ancienne route nationale 148 qui reliait Sainte-Hermine à Étagnac en passant par Niort et Melle. Cette route s'appelle désormais la départementale 948.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Un cours d'eau référencé par le Sandre traverse la commune. Il s'agit de la Belle[2] affluent de la Boutonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une légende nous renseigne que le premier pèlerinage vers Notre-Dame-de-Celles se serait effectué en 507, par le roi Clovis, après sa victoire à Vouillé sur les Wisigoths[3]. Notre-Dame-de-Celles était un prieuré de l’abbaye de Lesterps en Limousin, érigé en abbaye vers 1137 par l'évêque de Poitiers. Vers 1460-1477, le roi Louis XI fait reconstruire l'abbaye qui est détruite en 1568 par les protestants. Parfois en faisant la déviation, Louis XI effectuait plusieurs pèlerinages vers cette abbaye (9 fois au minimum), notamment le dimanche 22 avril 1470 pour célébrer Pâques[4]. En octobre 1472, par ses lettres patentes, Louis XI autorisa de nouveau plusieurs privilèges, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère[5]. Il faut attendre l'intervention de l'architecte François le Duc dit Toscane pour voir l'église reconstruite à nouveau. Une inscription peinte dans le chœur rappelle les malheurs de l'église : « Constructa sub Ludovico XI Destructa ab Hereticis Anno 1568 Anno 1669 restaurata Le Duc dit Toscane ».

Par arrêté préfectoral du 10 novembre 1972 prenant effet au 1er janvier 1973, les communes de Montigné et Verrines-sous-Celles entrent en fusion-association avec Celles-sur-Belle[6].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1995 Pierre Billard UDF  
mars 2001 en cours Jean-Marie Roy[7] DVD  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1973, les communes de Montigné et Verrines-sous-Celles fusionnent avec Celles-sur-Belle.

Avant la fusion des communes de 1973[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Montigné
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
256 211 245 298 367 346 377 383
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
392 436 446 427 393 373 388 381
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
395 373 351 365 378 335 312 298
1936 1946 1954 1962 1968 - - -
290 280 307 267 217 - - -
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [9].)
Évolution démographique de Verrines-sous-Celles
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
907 1 057 1 057 1 065 1 133 1 150 1 110 1 232
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
1 236 1 227 1 223 1 232 1 244 1 277 1 314 1 305
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 328 1 308 1 291 1 164 1 139 976 932 950
1936 1946 1954 1962 1968 - - -
950 948 914 908 913 - - -
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [10].)
Évolution démographique de Celles-sur-Belle
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
1 052 1 102 1 093 1 338 1 461 1 473 1 479 1 571
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
1 679 1 712 1 589 1 553 1 424 1 612 1 613 1 599
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 624 1 594 1 575 1 562 1 594 1 434 1 448 1 389
1936 1946 1954 1962 1968 - - -
1 432 1 402 1 409 1 508 1 555 - - -
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [11].)

Après la fusion des communes[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Celles-sur-Belle, cela correspond à 2007, 2012, 2017[12], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.

Évolution démographique
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2009 2012 -
2 898 3 274 3 425 3 478 3 576 3 591 3 761 3 736 -
De 1975 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
(Source : Insee : 1975-1999[13], 2006[14], 2007[15], 2009[16])

Économie[modifier | modifier le code]

Celles-sur-Belle accueille plus d'une cinquantaine d'entreprises actives au service de sa population. Artisans, commerçants, services divers, tout est représenté à Celles-sur-Belle.

S'appuyant sur des traditions de savoir-faire, le tissu économique repose, pour l'essentiel, sur un maillage relativement dense de TPE (très petites entreprises) autour de deux plus importantes, du secteur agro-alimentaire (Sèvre-et-Belle et la SOCOPA) qui emploient plus de 400 salariés. Les petites entreprises personnelles, artisanales, industrielles, tertiaires et de services, très dynamiques ont l'avantage d'être plus réactives en cas de crise.

A Celles-sur-Belle, 90 % des entreprises ont moins de 10 salariés.

Sports[modifier | modifier le code]

Son club de handball, le HBC Celles-sur Belle, est très réputé pour son équipe féminine. En 2006, les Celloises, pour leur 1ère saison en Nationale 1 obtiennent le titre de championne de France contre La Crau à Celles-sur-Belle. Devant un public aux anges, les Celloises obtiennent le ticket de la montée en Division 2 Féminine et entrent ainsi dans l’antichambre de l’élite du handball français.

Grâce au soutien des collectivités locales, le HBCC se dote d’une nouvelle salle moderne, dédiée 100 % handball, pouvant accueillir plus de 1 000 personnes.

Dominique Giraud, démissionne en mai 2008 et c’est Fréderic Vignier qui lui succède au poste de président. Milenko Kojic devient alors, entraîneur de l’équipe élite.

Sous l’impulsion de son nouveau président Frédéric Vignier, d’une nouvelle équipe de chefs d’entreprise et de bénévoles, le club se lance un challenge : maintenir et développer un club féminin de haut niveau dans un milieu rural. En 2013, après 7 belles années dans l'antichambre de la LFH, l'équipe première est rétrogradée en Nationale 1. L’équipe réserve  est en prénationale tout comme l'équipe masculine. Les moins de 18 ans féminine retrouvent le championnat de France.

Les Celloises remontent à la suite de la deuxième saison en Nationale 1 avec Vincent Philippart qui fait son retour au club et se retrouvent en 2015 une nouvelle fois en Division 2 Féminine. Soucieux que ce plaisir ne soit pas qu’éphémère, le club se structure en obtenant le statut VAP (voie d'accession au professionnalisme). Ce statut est essentiel pour accéder en première division : la Ligue Féminine de Handball. La LFH annonce de plus qu'ils sont désireux de créer un championnat à 12 clubs pour 2016/2017, contre seulement 10 jusqu'alors. Les deux premiers clubs VAP en Division 2 monteront et le troisième effectuera un barrage contre le dernier de LFH. Mais surprise pour le HBCC, seuls trois clubs inscrits en Division 2 possèdent ce statut essentiel pour monter en LFH. Le club est alors comblé de pouvoir disputer un match de barrage pour les 40 ans du club contre une équipe de LFH.

Suite aux difficultés rencontrées par un club de LFH, le 3ème club VAP se voit alors ouvrir une porte vers la LFH. A partir de là, une réflexion de grande envergure est lancée et tous les membres actifs du club sont concertés. La décision finale est prise en mars 2016 et c'est un « oui » à l'accession en LFH qui en sort suite à un vote du conseil d'administration du club à l’unanimité.

L'équipe fanion du HBCC a donc évolué en LFH pour la saison 2016/2017, avant d'être rétrogradée en Division 2 a la suite d'une dernière place à l'issue du championnat.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye Royale de Celles-sur-Belle[17] du XIIe siècle, située sur le chemin de Jacques de Compostelle.
  • Église du XIIe siècle d'architecture romane, reconstruite plus tard en style gothique.
  • Maison du protestantisme poitevin à Beaussais.
  • La talle à teurtous (châtaignier à tout le monde), arbre remarquable. Une talle est un châtaignier greffé pour la production de fruits. Celui-ci a donné son nom au lieu où il se trouve sur le hameau de la Revêtizon. Le tronc principal dont la circonférence dépasse les 7 mètres à une hauteur de 1,80 m est mort depuis plusieurs années ; mais deux drageons qui l'entourent lui ont redonné une nouvelle jeunesse. L'ensemble fait 11,65 m de circonférence à une hauteur de 1 m.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à cinq fusées d’or accolées en fasce, surmontées de trois oiseaux volants du même rangés en chef.


Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés des Deux-Sèvres
  2. La Belle sur le site du sandre
  3. http://www.diocese-poitiers.com.fr/annee-2010/septembre-2010/fete-de-la-septembreche
  4. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI "itinéraire", Librairie Renouard, Paris 1909
  5. https://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA543 Lettres patentes de Louis XI, Abbaye royale Notre-Dame de Selles, octobre 1472
  6. Code officiel géographique - Fiche de la commune de Celles-sur-Belle sur le site de l'Insee, consulté le 28 novembre 2010.
  7. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  8. Site des villes et villages fleuris, consulté le 26 décembre 2016.
  9. « Notice communale de Montigné », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 28 novembre 2010)
  10. « Notice communale de Verrines-sous-Celles », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 28 novembre 2010)
  11. « Notice communale de Celles-sur-Belle », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 28 novembre 2010)
  12. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 1er avril 2012)
  13. « Évolution et structure de la population », sur Insee (consulté le 1er avril 2012)
  14. « Populations légales 2006 des communes du département », sur Insee (consulté le 1er avril 2012)
  15. « Populations légales 2007 des communes du département », sur Insee (consulté le 1er avril 2012)
  16. « Populations légales 2009 des communes du département », sur Insee (consulté le 1er avril 2012)
  17. Base Mérimée : Ancienne abbaye royale Notre-Dame


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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