Celles-sur-Belle

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Celles-sur-Belle
Celles-sur-Belle
L'abbaye royale Notre-Dame.
Blason de Celles-sur-Belle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Intercommunalité Communauté de communes Mellois en Poitou
Maire
Mandat
Sylvie Brunet
2020-2026
Code postal 79370
Code commune 79061
Démographie
Gentilé Celloise, Cellois
Population
municipale
3 906 hab. (2018 en augmentation de 4,58 % par rapport à 2013)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 46″ nord, 0° 12′ 36″ ouest
Altitude Min. 60 m
Max. 162 m
Superficie 37,24 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Celles-sur-Belle
(ville isolée)
Aire d'attraction Niort
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Celles-sur-Belle
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Celles-sur-Belle
Liens
Site web http://www.ville-celles-sur-belle.com

Celles-sur-Belle est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le , elle prend le statut de commune nouvelle par sa fusion avec Saint-Médard.

Ses habitants sont appelés les Celloises et Cellois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve entre Niort et Limoges dans le département des Deux-Sèvres, au sein de la communauté de communes Mellois en Poitou, dont elle est devenue la commune la plus peuplée depuis 2009, devançant Melle. Toutefois le bourg de Celles reste actif avec environ 2 499 habitants, et a gardé notamment depuis la construction de la déviation son aspect de petite ville tranquille.

Elle est située sur l'un des chemins de Compostelle, entre Poitiers et Bordeaux : la via Turonensis.

Transports[modifier | modifier le code]

Celles-sur-Belle est située sur l'ancienne route nationale 148 qui reliait Sainte-Hermine à Étagnac en passant par Niort et Limoges. Cette route s'appelle désormais la départementale 948.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Un cours d'eau référencé par le Sandre traverse la commune. Il s'agit de la Belle[2], affluent de la Boutonne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Celles-sur-Belle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Celles-sur-Belle, une unité urbaine monocommunale[6] de 3 907 habitants en 2017, constituant une ville isolée[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Niort, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 91 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Appelée d'abord Celles (ou Celle), la commune a pris le nom de Celles-sur-Belle en 1892[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une légende nous renseigne que le premier pèlerinage vers Notre-Dame-de-Celles se serait effectué en 507, par le roi Clovis, après sa victoire à la bataille de Vouillé sur les Wisigoths[12]. Notre-Dame-de-Celles était un prieuré de l’abbaye de Lesterps, érigé en abbaye vers 1137 par l'évêque de Poitiers. L'abbaye royale de Celles-sur-Belle suit la règle de Saint Augustin jusqu'en 1651, lorsque l'abbaye est rattachée à la congrégation des génovéfains.

Vers 1460-1477, le roi Louis XI fait reconstruire l'abbaye. Parfois en faisant la déviation, Louis XI effectuait plusieurs pèlerinages vers cette abbaye (9 fois au minimum), notamment le dimanche 22 avril 1470 pour célébrer Pâques[13]. En octobre 1472, par ses lettres patentes, Louis XI autorisa de nouveau plusieurs privilèges, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère[14].

L'abbaye est détruite en 1568 par les protestants.

Il faut attendre l'intervention de l'architecte François le Duc dit Toscane pour voir l'église reconstruite à nouveau. Une inscription peinte dans le chœur rappelle les malheurs de l'église : « Constructa sub Ludovico XI Destructa ab Hereticis Anno 1568 Anno 1669 restaurata Le Duc dit Toscane »[15].

Par arrêté préfectoral du 10 novembre 1972 prenant effet au 1er janvier 1973, les communes de Montigné et Verrines-sous-Celles entrent en fusion-association avec Celles-sur-Belle[16].

Le , Saint-Médard fusionne au sein de Celles-sur-Belle, qui prend le statut de commune nouvelle[17],[18]. Les anciennes communes associées de Montigné et Verrines-sous-Celles deviennent des communes déléguées et s'ajoutent à celles de Celles-sur-Belle et de Saint-Médard.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Niort du département des Deux-Sèvres. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Celles-sur-Belle[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 9 à 27 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la communauté cantonale de Celles-sur-Belle, une communauté de communes créée fin 1992.

Celle-ci fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Mellois en Poitou, dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs avant la fusion de 2019
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 juin 1995 Pierre Billard[19] UDF Chef d'entreprise industrielle retraité
Conseiller régional de Poitou-Charentes (1985 → 1998)
Vice-président du conseil régional de Poitou-Charentes (1986 → 1998)
Conseiller général du canton de Celles-sur-Belle (1979 → 1998)
Vice-président du conseil général des Deux-Sèvres (1979 → 1998)
juin 1995 décembre 2018 Jean-Marie Roy[20] DVD Masseur-kinésithérapeute
Président de la communauté cantonale de Celles-sur-Belle (2015 → 2016)
Liste des maires de la commune nouvelle
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2019[réf. nécessaire] En cours Jean-Marie Roy DVD Masseur-kinésithérapeute

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué trois fleurs à la commune[21].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2018, la commune comptait 3 906 habitants[Note 3], en augmentation de 4,58 % par rapport à 2013 (Deux-Sèvres : +0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0521 1021 0931 3381 4611 4731 4791 5711 679
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7121 5891 5531 4241 6121 6131 5991 6241 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5751 5621 5941 4341 4481 3891 4321 4021 409
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 5081 5552 8983 2743 4253 4803 5763 5913 736
2017 2018 - - - - - - -
3 9073 906-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1973, les communes de Montigné et Verrines-sous-Celles fusionnent avec Celles-sur-Belle.

En 2019, une nouvelle fusion intervient entre Celles-sur-Belle et Saint-Médard. La population municipale 2018 du nouvel ensemble s'établit à 3 858 habitants, pour une population totale de 3 918 habitants[17].

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Celles-sur-Belle accueille plus d'une cinquantaine d'entreprises actives au service de sa population. Artisans, commerçants, services divers, tout est représenté à Celles-sur-Belle.

S'appuyant sur des traditions de savoir-faire, le tissu économique repose, pour l'essentiel, sur un maillage relativement dense de TPE (très petites entreprises) autour de deux plus importantes, du secteur agro-alimentaire (Sèvre-et-Belle et la SOCOPA) qui emploient plus de 400 salariés. Les petites entreprises personnelles, artisanales, industrielles, tertiaires et de services, très dynamiques, ont l'avantage d'être plus réactives en cas de crise.

À Celles-sur-Belle, 90 % des entreprises ont moins de 10 salariés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye royale de Celles-sur-Belle[25] du XIIe siècle, située sur le chemin de Jacques de Compostelle.
  • Église du XIIe siècle d'architecture romane, reconstruite plus tard en style gothique.
  • Maison du protestantisme poitevin à Beaussais.
  • Faux menhirs de l'Abbesse : deux rochers naturels, figurant sur la carte IGN au 1/25 000 comme menhirs, et classés, à tort[26], comme monuments historiques depuis 1889[27].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • La talle à teurtous (châtaignier à tout le monde), arbre remarquable. Une talle est un châtaignier greffé pour la production de fruits. Celui-ci a donné son nom au lieu où il se trouve sur le hameau de la Revêtizon. Le tronc principal dont la circonférence dépasse les 7 mètres à une hauteur de 1,80 m est mort depuis plusieurs années ; mais deux drageons qui l'entourent lui ont redonné une nouvelle jeunesse. L'ensemble fait 11,65 m de circonférence à une hauteur de 1 m.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à cinq fusées d’or accolées en fasce, surmontées de trois oiseaux volants du même rangés en chef.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés des Deux-Sèvres
  2. La Belle sur le site du sandre
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  6. « Unité urbaine 2020 de Celles-sur-Belle », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 4 avril 2021).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Niort », sur insee.fr (consulté le 4 avril 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  11. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. http://www.diocese-poitiers.com.fr/annee-2010/septembre-2010/fete-de-la-septembreche
  13. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI "itinéraire", Librairie Renouard, Paris 1909
  14. Lettres patentes de Louis XI, Abbaye royale Notre-Dame de Selles, octobre 1472 (lire en ligne).
  15. « Celles-sur-Belle - Abbaye Notre-Dame », Le canton de Celles-sur-Belle : les 1 620 éléments du patrimoine étudiés, Région Poitou-Charentes, inventaire général du patrimoine culturel, 2008-2013 (consulté le 2 février 2019).
  16. Code officiel géographique - Fiche de la commune de Celles-sur-Belle sur le site de l'Insee, consulté le 28 novembre 2010.
  17. a et b « Arrêté préfectoral du 25 octobre 2018 portant création de la commune nouvelle de Celles-sur-Belle » [PDF], Préfecture des Deux-Sèvres, (consulté le 2 février 2019).
  18. « Hier, dix-sept nouvelles communes ont vu le jour », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2019).
  19. « Dernier hommage à Pierre Billard », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2019) « L'ancien conseiller général s'est éteint mercredi 19 novembre dans sa 93e année. (...) Pierre Billard a été élu conseiller municipal de Celles-sur-Belle en 1965, puis maire de 1971 à 1995. Il a créé avec ses collègues du canton un des tout premiers districts ruraux de France, et présidé aux destinées du Syndicat mixte du Pays Mellois de 1979 à 1991. Conseiller général du canton de Celles-sur-Belle de 1979 à 1998, vice-président du conseil général puis de 1986 à 1998 conseiller régional, 2 evice-président de la Régio ».
  20. « Jean-Marie Roy se représente », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2019) « Jean-Marie Roy, maire sortant, 66 ans, se représente sans étiquette avec une liste complète de 27 conseillers dont 15 sortants et 12 jeunes nouveaux ».
  21. Site des villes et villages fleuris, consulté le 6 février 2021.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. Base Mérimée : Ancienne abbaye royale Notre-Dame
  26. Georges Germond, Inventaire des mégalithes de la France : Deux-Sèvres, Paris, Éditions du CNRS, , 286 p. (ISBN 2-222-02469-2), p. 61.
  27. « Menhirs (trois) », notice no PA00101208, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]