Ortaffa

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Ortaffa
Ortaffa
Vue générale du village
Blason de Ortaffa
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret[1]
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Raymond Pla
2020-2026
Code postal 66560
Code commune 66129
Démographie
Population
municipale
1 537 hab. (2018 en augmentation de 23,45 % par rapport à 2013)
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 51″ nord, 2° 55′ 33″ est
Altitude Min. 19 m
Max. 90 m
Superficie 8,49 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales La Plaine d'Illibéris
Localisation
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Ortaffa
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Ortaffa

Ortaffa Écouter est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Ortaffanencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne 573 du réseau régional liO relie la commune à la gare de Perpignan depuis Brouilla.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ortaffa est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (43,5 %), zones agricoles hétérogènes (32,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,1 %), zones urbanisées (7,5 %), forêts (4,5 %), terres arables (1,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Ortafà[10].

Le nom de Ortafà est cité pour la première fois dans un acte du [11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la Communauté de communes du secteur d'Illibéris est dissoute et intégrée dans la Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille, intégrant de fait Ortaffa. À Ortaffa vous trouverez aussi son clocher qui le symbolise, mais aussi son château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Pierre Surjus    
1791 1792 Joseph Vignetirs    
1792 1797 Jean Roquerre    
1797 1804 Joseph Vignetirs    
1804 1821 Étienne Raingaut    
1821 1831 Barthélémy Carrol    
1831 1835 Jacques Carbonel    
1835 1848 Barthélémy Carrol    
1848 1853 André Marin    
1853 1853 Pierre Gras    
1853 1870 Jacques Carbonel    
1870 1871 Jacques Durand    
1871 1874 André Marty    
1874 1876 André Rous    
1876 1880 Paul Durand    
1880 1881 Honoré Sabiude    
1881 1888 Pierre Sahonet    
1888 1900 Sauveur Male    
1900 1906 Jean Dounyach    
1906 1911 Pierre Crabis    
1911 1912 François Sabiude    
1912 1915 Pierre Crabis    
1915 1919 Joseph Estebe    
1919 1925 Jean Bertrand    
1925 1935 Paul Lacreu    
1935 1955 André Ros    
1955 1971 Camille Bertrand    
1971 1986 Noël Degourie    
1986 En cours Raymond Pla[13] ,[14] PRG  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709 1720 1767
34 f19 f15 f16 f6 f25 f21 f23 f130 H
1774 1789 1790 - - - - - -
165 H38 f138 H------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2018, la commune comptait 1 537 habitants[Note 3], en augmentation de 23,45 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +2,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
137145160216234240323333335
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
363366387403409483594560592
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
612573605608517551573499512
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5145346066368031 0931 2611 2851 309
2013 2018 - - - - - - -
1 2451 537-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[19] 1975[19] 1982[19] 1990[19] 1999[19] 2006[20] 2009[21] 2013[22]
Rang de la commune dans le département 87 77 83 78 72 72 68 73
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : et [23].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 385 €[24].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Une centrale photovoltaïque couvrant 87 ha va être construite en 2013, pour une puissance de 25 MWc[25]. Les mesures compensatoires portent sur des vignes, pâturages et ruches. La commune compte plusieurs exploitants agricoles[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Sainte-Eugénie remonte au XIIe siècle. Elle présente d'importants éléments d'architecture romane : fenêtre en plein cintre sur la façade ouest, dominée par un clocher-mur, et une abside semi-circulaire ornée de grands arcs aveugles. Elle se dresse à côté du cimetière, sur une petite colline dominant le village et faisant face au château[27].

Le clocher civil, inspiré de la tour Eiffel, fut construit entre 1898 et 1900 et reste l'emblème du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ortaffa Blason
Fascé d'or et de sable la 1ère fasce chargée de trois losanges du même.
Détails
Armes adoptées par la famille seigneuriale d'Ortaffa.

Ces armes adoptées par la famille d'Ortaffa sont celles combinées des familles d'Oms et Perapertusa précédemment et successivement seigneurs du fief.

Les trois fasces de sable tout comme les trois losanges symbolisent les trois rois Maures vaincus par Arnald de Ulmis, revendiqué par chacune des familles comme leur ancêtre, lors de la bataille des Cluses à la fin du VIIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Modification des limites territoriales des arrondissements », Préfet des Pyrénées-Orientales.
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Plan séisme » (consulté le 30 mars 2017).
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Perpignan », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  10. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne).
  11. Jean Rifa, L'histoire de nos villages, Saint-Estève, Alliance éd., 174 p. (ISBN 978-2-916666-10-5), p.99.
  12. Liste des maires sur MairesGenWeb
  13. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  14. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 1999, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2017 et 2018.
  19. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  20. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  21. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  22. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  23. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7).
  24. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  25. MWc : mégawatt-crête. Le Wc est l'unité de mesure de la puissance maximale d'un dispositif.
  26. « Ortaffa (Pyrénées-Orientales, 1 300 hab.) : requalifier des exploitations agricoles grâce à un projet photovoltaïque », La gazette,‎ (lire en ligne).
  27. Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 978-2-85998-244-7), p. 148.