Palau-del-Vidre

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Palau-del-Vidre
Le centre-ville de Palau-del-Vidre
Le centre-ville de Palau-del-Vidre
Blason de Palau-del-Vidre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton La Côte Vermeille
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Marcel Descossy
2014-2020
Code postal 66690
Code commune 66133
Démographie
Gentilé Palauiencs, Palauiencques
Population
municipale
3 052 hab. (2012)
Densité 293 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 26″ N 2° 57′ 43″ E / 42.5738888889, 2.9619444444442° 34′ 26″ Nord 2° 57′ 43″ Est / 42.5738888889, 2.96194444444
Altitude Min. 9 m – Max. 46 m
Superficie 10,41 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.palau-del-vidre.com

Palau-del-Vidre est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Palauencs[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Palau-del-Vidre s'étend entièrement sur la plaine du Roussillon. Le nord de la commune est limité par le fleuve côtier Tech. L'agglomération s'étend au centre du territoire de la commune. Le sud du territoire possède une zone boisée naturelle (forêt de Villeclare). En dehors de l'agglomération, la majorité des terres sont agricoles (vignes, arbres fruitiers, salades notamment).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Palau-del-Vidre[2]
Ortaffa Elne
Saint-Génis-des-Fontaines Palau-del-Vidre[2] Argelès-sur-Mer
Laroque-des-Albères Sorède Saint-André

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Palau del Vidre (comme en français, mais sans les traits d’union)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien fundus de l'époque wisigothique, on trouve le village mentionné pour la première fois au IXe siècle sous le nom de Palacio Rodegario, ce nom signifie le « Palais de Roger », peut-être le nom de son propriétaire ancien. Au Moyen Âge, Palau fut acquise par les Templiers du Mas Deu (Trouillas) qui en firent l'un de leurs centres dans le Roussillon. À la suite de la dissolution de cet ordre, les Hospitaliers reprirent le village. Dès le XIIIe siècle, l'artisanat verrier fut très présent à Palau, c'est ainsi qu'on joignit à son nom le qualificatif « del Vidre », ce qui en catalan signifie « du Verre ». Cet artisanat, très présent jusqu'au XVIIIe siècle, disparut presque entièrement au début du XIXe siècle. Récemment toutefois une tentative de réimplantation de cet artisanat s'est révélée efficace et porte ses fruits.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune de Palau-del-Vidre est incluse dans le canton d'Argelès au sein du district de Céret. Elle est rattachée au canton de Laroque en 1793 puis revient au canton d'Argelès en 1801, dont elle fait toujours partie aujourd'hui[4].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1971 1999 Jacques Bordaneil[5] Radicaux de Gauche  
  mars 2001 Jean Rigaud    
mars 2001 en cours Marcel Descossy[6],[7]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1424 1470 1515 1553 1643 1709 1720
13 f 71 f 56 f 62 f 64 f 36 f 19 f 72 f 69 f
1730 1767 1774 1789 1790 - - - -
74 f 277 H 74 f 92 f 483 H - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1365 : pour le hameau de Villeclara ;
  • 1378 : dont 15 f pour Villeclara ;
  • 1470 : dont 3 f pour Villeclara ;
  • 1515 : dont 3 f pour Villeclara ;
  • 1789 : pour Palau-del-Vidre et Taxo-d'Amont.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 052 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
301 440 493 643 672 715 716 780 777
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
838 802 898 965 915 1 042 1 087 1 070 1 137
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 142 1 234 1 265 1 121 1 091 1 230 1 214 1 156 1 201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 238 1 330 1 417 1 738 2 004 2 117 2 545 2 668 3 052
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 844 €[11].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Sébastien, édifice datant du XIIe siècle, ancienne salle du château de Palau. Elle renferme plusieurs retables d'intérêt. Deux datant du XVe siècle, dont l'un étant l'œuvre d'Arnaud Gassies, peintre perpignanais. À cela s'ajoute une curieuse "Vierge Ouvrante" exemple rare de ce type de sculpture en Roussillon, datant du XVe siècle également. L'église possédait autrefois un retable du maître-autel, signé du sculpteur Llàtzer Tremullas, mais qui fut détruit suite a un sinistre survenu en 1972.
  • L'ancien centre du village (cellera), autour de l'église, était fermé par une muraille de forme ovoïde dont on voit encore quelques vestiges.
  • Le Château de Villeclare à un kilomètre au sud du village, célèbre pour sa production vinicole, avec sa chapelle Saint-Pierre de Vilaclara.

Associations[modifier | modifier le code]

  • Patrimoine: Les Arts du Verre, association pour le patrimoine, les arts et la culture [1]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Palau-del-Vidre Blason D’or au palais de gueules ouvert et ajouré du champ, surélevé en médiane en une tour couverte en chevron d’azur, le corps principal essoré en croupe du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ (lire en ligne)
  4. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  5. Gérard Bonet, « Bordaneil (Jacques) », dans Nouveau Dictionnaire de Biographies Roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier,‎ , 699 p. (ISBN 9782908866414)
  6. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  7. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  10. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ (ISBN 2-7399-5066-7)
  11. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 février 2013).