Bages (Pyrénées-Orientales)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bages.

Bages
Bages (Pyrénées-Orientales)
Mairie de Bages.
Blason de Bages
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton La Plaine d'Illibéris
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Serge Soubielle
2014-2020
Code postal 66670
Code commune 66011
Démographie
Gentilé Bagéens - Bagéennes
Population
municipale
4 080 hab. (2015 en augmentation de 4,21 % par rapport à 2010)
Densité 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 36′ 24″ nord, 2° 53′ 51″ est
Altitude Min. 14 m
Max. 91 m
Superficie 12 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Bages

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Bages

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bages

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bages
Liens
Site web www.bages66.fr

Bages Écouter est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Bagéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bages est un village situé au centre de la plaine du Roussillon, à l'ouest d'Elne.

Situation de la commune de Bages.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bages[1]
Ponteilla Pollestres Montescot
Villemolaque Bages[1] Elne
Saint-Jean-Lasseille
(par un quadripoint)
Brouilla Ortaffa

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 14 et 91 mètres[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la localité de Bages, située au fond d'une cuvette, était entourée de trois zones marécageuses dont l'assèchement fut entamé à la fin du XIIe siècle par les Templiers de la Commanderie du Mas Deu[4]. L'Agulla de la Mar, qui traverse encore le nord de la commune d'ouest en est, est un des anciens canaux d'assèchement de l'ancien étang de Bages (stagnum de Bagis en 1204). Il afflue dans l'étang de Canet-Saint-Nazaire, à proximité de la mer[5]. Juste au nord du village, se trouvait également le petit étang de Bajoles (stagnum Baiolas en 928), qui recevait les eaux du Córrec del Diluvi. Il a aussi disparu, laissant son nom à un lieu-dit[6].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bages est citée en 922 sous le nom de Baias, puis de Bages dès 981[6].

Le toponyme catalan Bages est lié à la présence d'un étang, d'une zone marécageuse.

En catalan, le nom de la commune est Bages de Rosselló[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Des vestiges d'habitation romaines datées du Ier au IIIe siècle ont été trouvés dans le secteur nord-ouest du territoire de Bages, au Mas Nou et à Vulpilleres[6].

Au XIIe siècle, Bages abritait l'un des cinq dignitaires du chapitre d'Elne, qui possédait des Palau e casa (château et maison). Les quatre autres habitaient à Baixas, Elne, Saleilles et Trouillas.

Siège d'une seigneurie laïque, Bages est intégrée au marquisat d'Oms en 1767[6].

Le , la communauté de communes du secteur d'Illibéris est dissoute et intégrée dans la communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille, intégrant de fait Bages.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune de Bages est incluse dans le canton d'Elne au sein du district de Perpignan. Elle est rattachée au canton de Thuir en 1801, puis revient au canton d'Elne en 1985, qu'elle ne quitte plus par la suite[2],[8]. À compter des élections départementales de 2015, la commune de Bages rejoint le nouveau canton de la Plaine d'Illibéris.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
         
1945 1948 Joseph Fabréga-Gauze SFIO Agriculteur
1948 1958 Robert Bassède    
1958 1959 Maurice Bertrand    
François Ricard[9] SFIO puis PS Instituteur et directeur d'école
Jean-Claude Madrénas UDF-CDS  
en cours Serge Soubielle[10] DVD Professeur technique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

L'avenue Jean-Jaurès.

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709 1720
6 f65 f46 f36 f36 f28 f20 f76 f59 f
1730 1767 1774 1789 1790 - - - -
63 f246 H63 f80 f105 H----
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1358 : pour Reart ;
  • 1365 : dont 10 feux pour Reart ;
  • 1378 : dont 3 feux pour Reart.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2015, la commune comptait 4 080 habitants[Note 1], en augmentation de 4,21 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Orientales : +5,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
206231290388496546541622602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7267848218211 0761 3451 4771 7112 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2232 1061 9931 8031 7311 6821 7031 6151 640
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 7551 9002 1452 7113 3173 3283 7233 7793 834
2013 2015 - - - - - - -
3 9874 080-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 28 25 25 22 29 28 27 27
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville comporte une école maternelle publique, d'un effectif de 142 élèves (2016)[19] et une école élémentaire publique, d'un effectif de 226 élèves (2016)[20]. Pour les collégiens, il faut se rendre à Elne.[réf. nécessaire]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 30 novembre pour la saint Gaudérique[21] ;
  • Fête communale : 17 octobre pour la saint André[21] ;
  • Le festival médiéval de Bages a lieu chaque année en août et réunit une cinquantaine d'animateurs et un marché médiéval ;
  • Bal des sapeurs pompiers, au profit des orphelins des sapeurs pompiers ;
  • Fête de la bière, en partenariat avec la ville allemande de Niederstotzingen, avec qui Bages est jumelée, en octobre.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Nombreux clubs sportifs : rugby (USBV), judo, musculation, foot et, depuis la création de la Halle au sport Louis Noguères, badminton, handball, basket et tennis.

Rugby AS Bages

Lors de ces 2 finales, Jean-François Imbernon tenait la place de 2e ligne à l'AS Bages[22].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 873 €[23]. En 2011, ce revenu est de 25 952 €[24].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'entreprise Prosain spécialisée dans la fabrication de conserves biologiques de fruits et légumes, de plats cuisinés, de jus de fruits santé et de pâtes de fruits est implantée à Bages depuis 1968. Il y a également trois boulangeries, un restaurant, trois coiffeurs, des médecins, une ostéopathe,une librairie et une supérette.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-André de Bages ;
  • La Casa Carrère : la construction de cette maison particulière, entamée en 1954, prend une vingtaine d'années ; de 1991 à 2002, elle abrite le musée d'art naïf[25] ;
  • Les collections de l'ancien Musée d'art naïf de Bages ont été transmises en 2004 au Musée international d'art naïf de Vicq (Yvelines)[26],[27] ;
  • L'ancienne cella du monastère de Saint-Jean de Réart se trouvait au nord-ouest du village, on y trouve encore les ruines du château de Réart[6] ;
  • Un puits à glace (Pou de Gel) se trouvait près de l'ancien étang de Bajoles et a laissé son nom à un lieu-dit[6].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Centre culturel de Bages.
  • Centre culturel : salle de conférence et médiathèque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Noguères (1881-1956) : homme politique et résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, et qui aura protégé des centaines de personnes au péril de sa vie, et mort à Bages.
  • Henri Noguères (1916-1990) : homme politique, journaliste, avocat et historien français, né à Bages.
  • Jean-Pierre Serre (1926-) : mathématicien, né à Bages. Il a obtenu la médaille Fields (équivalent au prix Nobel en mathématiques) à l'âge de 28 ans (plus jeune récipiendaire) pour ses travaux en topologie algébrique. Il a été nommé professeur au Collège de France en 1956.
  • Joseph Galy (1929-1997) : joueur de rugby à XV né à Bages.
  • Claude Barate (1943-) : homme politique né à Bages.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bages

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur semé de fleurs de lys d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Capdet, Bages, la vaillante, Impr. Adrien Sinthe, , 91 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Notice Cassini
  3. « Plan séisme »
  4. a et b Pierre Capdet, Bages, la vaillante, Impr. Adrien Sinthe, , 91 p.
  5. Guide du Roussillon et de l'Andorre : touristique, historique, social, économique, Perpignan, Sud Roussillon, , 286 p.
  6. a, b, c, d, e et f Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  7. Article a l'Enciclopèdia Catalana
  8. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  9. « Encore un "Juste" qui est parti », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  10. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. Ministère de l'Éducation nationale, École maternelle publique des Albères à Bages
  20. Ministère de l'Éducation nationale, École élémentaire publique du Canigou à Bages
  21. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  22. L'AS Bages sur finalesrugby.com
  23. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  24. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 août 2013).
  25. La Casa Carrère sur le site de la mairie
  26. Midan, collections du musée international d'art naïf
  27. Mairie de Bages, structures municipales de Bages