Jean Fauque

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Jean Fauque, né en 1951 en Afrique du Nord, est un parolier, chanteur et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une vocation précoce[modifier | modifier le code]

Fils de militaire, se sentant très tôt l'âme d'un auteur et rêvant de se faire une place dans le monde de la chanson, Jean Fauque commence à écrire et à chanter vers l'âge de 7 ans. Il se met véritablement à composer ses premiers textes à l'âge de 15 ans, influencé par les musiques qui rythment son enfance : les grands de la chanson française comme Georges Brassens, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud, puis bientôt les mythiques Bob Dylan ou Beatles.

Vingt années de patience[modifier | modifier le code]

En 1969, à 18 ans, il s'installe à Paris dans le but de faire de l'écriture de chansons son métier. En 1970, il rencontre le compositeur André Popp, qui connaît alors un succès international avec son titre L'amour est bleu (Love is blue en version anglaise, chanté par Claudine Longet). Fort des encouragements de ce dernier, Jean Fauque enregistre en 1972 un 45 tours en tant qu'auteur-compositeur-interprète, qui ne sortira jamais dans le commerce mais qui lui ouvrira quelques portes. Il commence ensuite à envoyer ses textes à de grandes maisons de production musicale qui, très vite, lui répondent positivement. Il lui faudra cependant attendre de nombreuses années pour se faire un nom dans le métier.

En 1975, il fait la connaissance d'Alain Bashung, rencontre qui débouche d'abord sur une histoire d'amitié et sur des tentatives de collaboration avortées, mais qui s'avérera plus tard cruciale pour la suite de sa carrière. À cette époque, ils écrivent ensemble une quinzaine de chansons, jamais exploitées.

En 1976, Jean Fauque intègre les éditions Barclay où, en plus de découvrir le monde des professionnels de la musique de l'intérieur et le travail d'équipe qu'il représente, il a l'occasion de faire des rencontres intéressantes.

Ce n'est qu'en 1977 que paraît chez Barclay la première chanson signée Jean Fauque : Les Highways, interprétée par la chanteuse Charity. Entre 1978 et 1979, il signe cinq ou six 45 tours pour divers interprètes, mais ses droits d'auteur ne lui permettent toujours pas de vivre de sa plume. De 1980 à 1982, il devient ingénieur du son puis régisseur sur les tournées d'Alain Bashung.

Il a alors envie de réitérer l'expérience de la chanson en tant qu'auteur-compositeur-interprète, et produit, sous le nom de Janot, avec les musiciens de Bashung, en 1983 et en 1984, deux 45 tours, dont le titre Béret basque et bottes de cuir, qui obtient un succès d'estime.

De 1987 à 1990, Jean Fauque se consacre essentiellement, en collaboration avec son ami Jacques Roseau, à l'écriture de deux romans historiques sur l'Algérie de leurs racines communes : Le Treizième Convoi et Le 113e Été, publiés chez Robert Laffont.

Il revient dans le monde de la musique en 1989, pour ses premières collaborations abouties avec Alain Bashung : trois titres sur l'album Novice (Bombez !, Étrange Été et Tu m'as jeté).

Reconnaissance et succès[modifier | modifier le code]

En 1991, il coécrit cinq titres de l'album Osez Joséphine de Alain Bashung, qui se vendra à 400 000 exemplaires et qui recevra trois Victoires de la musique. En 1994[Lien à corriger], il coécrit entièrement l'album Chatterton du même Alain Bashung, qui contient le titre mythique Ma petite entreprise et qui obtient, en 1995, le Prix de l'Académie Charles-Cros.

À partir de 1995, tout en restant fidèle à Bashung pour chacun de ses albums futurs, il entame des collaborations avec différents interprètes, tel Jacques Dutronc (Elle m'a rien dit m'a tout dit), Johnny Hallyday pour lequel il adapte sur l'album Destination Vegas sept originaux anglo-saxons, dont La ville des âmes en peine d'après Lonesome town de Ricky Nelson), Patricia Kaas (Dans ma chair), Carole Laure, Isabelle Boulay, Marc Lavoine, Guesch Patti, Luz Casal, Art Mengo, Dolly, Aston Villa, Romane Serda, Les Cherche Midi, Anggun, Lizzy Ling entre autres. En 2005, il collabore, en tant qu'auteur et chanteur, à un titre (Hildegarde) sur l'album Moonbootica du duo électro allemand Moonbootica. En 2006, Jean Fauque collabore sur un titre (Elle se balance) au premier album du comédien Tchéky Karyo. En 2007, on le retrouve sur l'album Divinidylle de Vanessa Paradis (Chet Baker), Le Cœur d'un homme de Johnny Hallyday et Psychédélices d'Alizée.

En 2003, Jean Fauque déclare : « Je n'ai jamais éprouvé de frustration à rester dans l'ombre des interprètes, mais j'ai toujours envie de chanter les choses que je pense être le seul à pouvoir défendre. » Il démarre alors la production d'un album en tant qu'interprète, en s'entourant de prestigieux pianistes compositeurs tel Baptiste Trotignon, Christian Gaubert, Jean-Pierre Mas, entre autres, venus pour l'essentiel du monde du jazz. Il paraît en juin 2008 chez EMI sous le nom de 13 Aurores.

En 2005, il signe et interprète aux côtés de Lizzy Ling le texte "Hildegarde" avec le groupe allemand Moonbootica.

En 2011, Jean Fauque collabore au livre-album N'importe où, hors du monde du groupe Weepers Circus, dans lequel il signe et interprète un texte inédit (mis en musique par le Weepers Circus) en hommage à Alain Bashung.

Jean Fauque fait ses premiers pas au cinéma devant la caméra de Christophe Gomes et Ludovic Gaudry, un rôle sombre dans le film Les Fils de l'Hydre, dont la sortie est prévue en 2012

Participe également en 2011 sur Le Film De Rashed Mdini " SHOW BUZZ " Un film de long métrage indépendant

En 2013, Jean Fauque participe à l'album de Tristan Décamps "Le Bruit des Humains" en lui écrivant le texte de la chanson "Le Calice".

Le style de Jean Fauque[modifier | modifier le code]

Les jeux de mots sont au cœur même du style de Jean Fauque, qu'il a peaufiné au fil de ses années de collaboration avec Alain Bashung. Ici, le recours au jeu de mots n'est jamais gratuit : auteur empreint d'une « mélancolie lucide » qui le porte à préférer écrire sur des sujets rarement légers, Jean Fauque pense que « lorsqu'on traite un sujet grave, il faut le "casser" avec de l'humour et c'est là qu'intervient le jeu de mots, pour dédramatiser la situation, la résumer et en dire parfois plus long qu'un discours philosophique ».

Adepte des jeux de mots depuis son enfance, nourri des lectures de Boris Vian, San Antonio ou Marcel Aymé au cours de son adolescence, ce mode d'écriture, s'il est devenu un automatisme, ne constitue cependant pas pour Jean Fauque une fin en soi, qui accorde aussi une importance cruciale à la signification et à la sonorité des phrases, résumant ainsi son travail d'écriture : « La parole, c'est la pensée, c'est aussi le social et, à partir du moment où on la détruit, où l'on envoie une boule de bowling dans le jeu de quilles des mots, on détruit le jeu social, les apparences, on casse cette comédie humaine : c'est le rôle de l'humour, qui est un peu l'arme des désespérés. »

Discographie[modifier | modifier le code]

  • En solo
    • 2008 : 13 Aurores, EMI

Collaborations artistiques en tant que parolier[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]