Herbert Léonard

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Herbert Léonard
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Herbert Léonard
Informations générales
Nom de naissance Hubert Lœnhardt
Naissance (76 ans)
Strasbourg, Drapeau de la France France
Activité principale chanteur
Genre musical Chanson française
Années actives 1966-
Labels Polydor
Site officiel herbert-leonard.fr

Hubert Lœnhardt[1] dit Herbert Léonard est un chanteur et auteur français, né à Strasbourg le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Herbert Léonard est né à Strasbourg dans une famille modeste, il a une sœur de 10 ans son aînée.

À 16 ans, il quitte le collège et apprend la guitare. Avec plusieurs copains, il forme le groupe de rock Les Jets, en référence à West Side Story. Le groupe répète durant deux ans et invite le chanteur Michel Ragot à se joindre à eux. Après avoir joué dans les bals de Strasbourg, ils participent en 1964 à une soirée rock au Golf-Drouot à Paris. La même année, Herbert Léonard quitte Les Jets pour effectuer son service militaire.

En 1966, il rencontre les membres du groupe Les Lionceaux lors de leur passage à Strasbourg et intègre le groupe en tant que guitariste. La même année, ils se produisent dans toute la France et font même un passage à l’Olympia. Après la séparation du groupe, Alain Hattat et Bob Mathieu (les ex-leaders des Lionceaux) l’invitent à Paris pour travailler à des séances d’enregistrement. Sur place, Alain Hattat le présente comme chanteur au directeur artistique Lee Hallyday, sur le label duquel il signe un contrat de sept ans.

Premiers titres[modifier | modifier le code]

Son premier single sort en 1967. Malgré sa diffusion sur de grandes radios nationales, le disque est un échec commercial. Durant l’année, il participe à la tournée d’Antoine en tant que guitariste puis enregistre la version française de Somebody to Love des Jefferson Airplane, un single vendu à 70 000 exemplaires.

En 1968, sort son troisième album et le tube Quelque chose tient mon cœur. L’année suivante, il participe à la tournée de Sylvie Vartan et enregistre son quatrième album.

En mars 1970, un accident de voiture empêche Herbert Léonard de continuer sa carrière. Après six mois de convalescence, Gérard Manset devient son nouvel agent artistique. Un album sort en 1971 et un second en 1972 mais ne rencontrent pas de succès. Après une tournée au Japon avec Sylvie Vartan et un dernier gala à l’Olympia, il décide de quitter le métier artistique.

En 1971, Il fait partie d'un groupe de musique nommé L'Alliance qui est composé de Michèle Torr, Serge Prisset et Bélinda. Le quatuor sort un 45 tours « Bye Bye l’amour » et durera une année avant de se séparer.

Entre 1973 et 1980, il enregistre plusieurs albums, sans succès. En paraît le single Sous le ciel de feu (enregistré en 1968), générique de Docteur Caraïbes, à l'occasion de la diffusion de la série sur la deuxième chaîne ORTF.

Durant ces années, il devient pigiste puis rédacteur pour Aviation Magazine, dans lequel il se spécialise notamment dans l’aviation soviétique durant la Seconde Guerre mondiale[2].

Années 1980[modifier | modifier le code]

En 1980, Vline Buggy découvre un jeune compositeur de talent, Julien Lepers, et contacte Herbert Léonard. Persuadée de l’alchimie entre le chanteur et ces compositions, elle devient sa productrice. Le single Pour le plaisir connaît un grand succès et devient disque d'or avec plus de 1 400 000 copies vendues[3].

En 1983, il enregistre l’album Ça donne envie d’aimer puis le single Amoureux fous, interprété avec Julie Pietri. Leur duo romantique devient l'un des tubes de l'été 1983[4] (400 000 ventes[5]) qui les amène à partir en tournée à travers la France l'année suivante. La naissance d'un album en commun est envisagée mais la chanteuse préfère renoncer afin de chanter des textes plus personnels[6]. La même année, il enregistre un autre duo, Tendrement, avec la chanteuse Nathalie Lermitte.

En 1985, sort le tube Puissance et gloire, générique de la série télévisée Châteauvallon composé par Vladimir Cosma, et Flagrant délit composé par Julien Lepers, qui devient numéro un au Québec[2].

En 1987, Herbert Léonard sort l'album Laissez-nous rêver dont les quatre singles se classent au Top 50 : Quand tu m'aimes (n°3), Sur des musiques érotiques (n°25), Tu ne pourras plus jamais m'oublier (n°13) et Laissez-nous rêver (n°19)[7]. En 1988, paraît un album live à l’Olympia.

Depuis les années 1990[modifier | modifier le code]

En 1999, il sort Génériquement vôtre, dans lequel il revisite plusieurs standards de génériques télévisés, dont L'Amour en héritage, Terre Indigo et Puissance et gloire. La même année, il reprend le rôle de Frollo dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris.

En 2002, il enregistre l'album Aimer une femme et fait appel à Julie Pietri pour chanter en duo sur les titres Orient Express, sorti en single l'année suivante, et Sur tes lèvres.

En 2006, il interprète un second rôle dans l'épisode La mort un dimanche de Navarro, dont il chante également le générique de fin.

En 2006, au début du film Dikkenek, Florence Foresti tente de faire un portrait-robot de l'agresseur de Jérémie Renier à l'aide de différents LP, dont Pour le plaisir.

En 2008, il participe à la tournée des idoles Âge Tendre, lors de la saison 3, puis en 2010 à la saison 5, Âge tendre et Têtes de bois. Le , il publie sa biographie, Pour le plaisir… et pour le reste.

En 2013, il effectue une tournée d'un mois au Québec, puis participe à la huitième saison de la tournée Âge Tendre.

Le , il publie l'opus Demi-Tour [8]. En 2015, avec Bernard Sauvat, il chante à Madagascar.

En 2016, sort l'album Mise à jour. Une tournée prévue au Québec est annulée en raison d'une hospitalisation lourde à la suite d'une embolie pulmonaire en [9]. Le , il est placé dans un coma artificiel dont il se réveillera le [10]. Après cette mauvaise passe, il effectue son retour sur scène en participant à la croisière Âge Tendre, du 4 au [11].

De janvier à , il participe à la tournée Âge Tendre, la tournée des idoles, sa première tournée depuis son accident.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le mari de la chanteuse Cléo, avec qui il a eu une fille, Éléa. Elle et lui ont enregistré un disque ensemble en 2002, Aimer une femme.

Il est également l'auteur de plusieurs livres spécialisés sur les avions de guerre de la première moitié du XXe siècle[12]. Il est également passionné de football et a fait partie de l'équipe des Globe Trotters.

Il réside dans le village des peintres impressionnistes de Barbizon (Seine-et-Marne).

Discographie[modifier | modifier le code]

Titres solo[modifier | modifier le code]

Albums de 1967 à 1977[modifier | modifier le code]

Albums de 1981 à 2000[modifier | modifier le code]

Albums depuis 2000[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Études et documents sur l'aviation[modifier | modifier le code]

  • Les avions de chasse Polikarpov. Paris : "Ouest-France", 1981, 32 p. (Guides-couleurs. Aviation). (ISBN 2-85882-322-7)
  • Les avions de chasse russes et soviétiques, 1915-1950. Bayeux : Heimdal, 1995, 479 p. (Album mémorial) (Album historique). (ISBN 2-84048-086-7)
  • Herbert Léonard, Bombardiers en piqué soviétiques dans les années 1930 et 1940, Paris, e-dite, , 372 p. (ISBN 978-2-84608-288-4, présentation en ligne)
  • Les chasseurs Polikarpov : histoire de tous les concepts de chasseurs monomoteurs imaginés, étudiés, projetés et conçus par N. N. Polikarpov. Clichy : Larivière, 2004, 358 p. (Docavia ; 48). (ISBN 2-914205-07-4)
  • Les Chtourmovik / en collab. avec Gérard Gorokhoff. Clichy : Larivière, 1999, 256 p. (Docavia). (ISBN 2-907051-26-1)
  • Encyclopédie des chasseurs soviétiques, 1939-1951 : les chasseurs monomoteurs à piston et à propulsion mixte : études, projets, prototypes, séries et dérivés. Paris : Histoire & collections, 2005, 208 p. (ISBN 2-915239-59-2)
  • Junkers Ju-87 : de 1936 à 1945 / ill. André Jouineau. Paris : Histoire et collections, 2003, 82 p. (Avions et pilotes ; 4). (ISBN 2-913903-52-5)
  • Les Stukas. Bayeux : Éd. Heimdal, 1997, 196 p. (Album historique). La couv. porte en plus : "Les avions allemands d'attaque au sol, 1933-1945". (ISBN 2-84048-100-6)
  • Tupolev : le Tu-2 : Tu-2, Tu-6, Tu-8, Tu-10, Tu-12 et les prototypes dérivés. Bayeux : Éd. Heimdal, 1998, 112 p. (Album historique). Titre de couv. : "Le Toupolev". La couv. porte en plus "Tupolev" en russe. (ISBN 2-84048-116-2)

Traductions des ouvrages de l'auteur[modifier | modifier le code]

  • Chronological encyclopaedia of Soviet single-engined fighters, 1939-1951 : piston-engines or mixed power-plants : studies, projects, prototypes series and variants / Herbert Léonard ; translated from the French by Alan McKay. Paris : Histoire & collections, 2005, 208 p. Trad. de : Encyclopédie des chasseurs soviétiques, 1939-1951. (ISBN 2-915239-60-6)
  • The Junkers JU-87 : from 1936 to 1945 / ill. André Jouineau ; transl. from the French by Alan McKay. Paris : Histoire et collections, 2003, 82 p. (Planes and pilots ; 4). (ISBN 2-913903-53-3)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Herbert Léonard », sur www.bide-et-musique.com (consulté le 27 octobre 2010).
  2. a et b Télé Loisirs no 81, du 19 au 25 septembre 1987, p. 9
  3. Ventes de 1981
  4. Meilleur classement des ventes mensuelles de Amoureux fous par Top-France
  5. Ventes de 1983
  6. Biographie du site web officiel d'Herbert Léonard (page 8)
  7. lescharts.com (classement des ventes réalisé par l'IFOP pour le SNEP)
  8. Herbert Léonard album Demi-Tour sur herbert-leonard.fr.
  9. « Hospitalisé, Herbert Léonard annule sa tournée | Musique », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juillet 2017)
  10. http://www.msn.com/fr-ch/divertissement/actualite/herbert-l%C3%A9onard-est-sorti-du-coma-et-%C2%AB-va-tous-les-jours-un-peu-mieux-%C2%BB/ar-AAouZ0J?li=AAaW2Tu
  11. « Herbert Léonard : « J'ai enfin pris conscience que la vie tient à un fil » », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2017)
  12. « Chasseurs russes et soviétiques - 1915-1950 », sur www.decitre.fr (consulté le 27 octobre 2010).

Liens externes[modifier | modifier le code]